Vos avis sur une situation candauliste qui a dérapé

Par Moloksalo le 29 mars 2020 4
Dans Questions et conseils candaulistes

Bonjour à tous et toutes,

Suite à une expérience candauliste récente qui n’a pas vraiment bien tourné, je me tourne vers ce forum pour récolter quelques avis sur le sujet à partir desquels j’infléchirai mes réflexions et « nos » actions pour nos prochains évènements. Mais tout d’abord, exposons les faits :

Le vendredi 13 mars passé, nous étions tombé en accord avec ma femme pour que cette dernière passe une soirée dans un bar-concert de notre ville dans le but candauliste d’y rencontrer un homme - le draguer, le séduire, et éventuellement, si cela fonctionnait, d’avoir une relation sexuelle avec ce dernier dans les toilettes de ce même établissement ou de le ramener dans un club échangiste sur lequel nous étions tombé d’accord pour nous rejoindre, quoi qu’il arrive durant cette soirée.

Selon nos conventions établies auparavant (nous faisons toujours comme ça), elle doit me tenir au courant régulièrement de la situation au long de la soirée via sms ; cette façon de procéder maintenant une excitation de mon côté (après tout, je reste seul à la maison), bref matérialisant notre connivence amoureuse à travers ce « singularisme » du candaulisme.

La soirée se passe, rythmée par l’envoi régulier (mais espacé) de ses messages, jusqu’à ce qu’enfin, elle me fasse part avoir accroché un mec « jeune » (me dit-elle). Après quoi, silence radio... Vous vous doutez bien de mon excitation durant cette pause, me retrouvant à me branler à imaginer ce qui pouvait bien se tramer à l’autre bout de la ville - bref, le rêve candauliste prenant une allure concrète. Soudain une heure après, je reçois un message sibyllin faisont état qu’ils se sont embrassés, et ont eu une intimité rapprochée dans le bar durant au moins 30 minutes… Je lui demande alors de me rejoindre au club au plus vite pour me raconter tout ça (toute cette drague, les détails entourant ce moment intime) avec ce mec. D’après ses quelques SMS, elle n’a pas pu aller plus loin avec cet homme, puisque l’établissement fermait. Elle me fait part trente minutes plus tard qu’elle prend un taxi pour me rejoindre au club libertin, que j’avais rejoins ventre à terre dans l’intervalle. Dès son annonce qu’elle arrivait, je laissais la clef de la chambre que j’avais pris à l’accueil pour qu’elle la récupère à son arrivée. Après quoi, j’errais le coeur battant, seulement paré d’une serviette autour de ma taille à attendre ma beauté.

Il y avait beaucoup de monde ce soir-là au club, et c’est le coeur serré que j’entendis le claquement reconnaissable de ses talons hauts claquer sur le sol carrelé. La voilà… elle se dirige vers la porte de notre chambre, et quelle ne fut pas ma surprise de la voir accompagnée par un homme qui la suivait de près. Ils pénetrèrent tous deux dans la chambre. Au moment de refermer la porte, elle m’aperçut et me fit signe de la main de patienter… je n’en revenais pas ! À aucun moment, elle n’avait fait mention dans ses messages précédents de la venue d’un homme. Nous devions nous retrouver, je devais retrouver la femme que j’aimais, elle devait me raconter toute cette soirée… hors la voilà s’enfermant dans la chambre (me demandant qui plus est de rester éloigner) avec la dite conquête... Je prenais sur moi et m’approchais sans bruit de la porte pour y coller mon oreille (mais que faisaient-ils là-dedans !?!), j’entendis alors le son distinctif et sans équivoque d’un baiser… mon coeur battait la chamade, et je cognais discrètement au battant de la porte (je voulais au-moins voir ! C’est un de mes plaisirs que celui de la voir aux bras d’un autre homme), elle ouvrit et dans l’entrebâillement, je la vis complètement nu très proche de l’homme, qui, lui, était tose nu. Elle me demanda alors d’attendre, me disant que ce type avait peur de sortir de la chambre (Il n’était manifestement jamais venu dans ce type d’établissement libertin), et que je devais la laisser l’amadouer… sur quoi elle referma la porte sur mon nez… Je repartais dans le noir, une douleur m’étouffant violemment ayant la sensation d’une rupture de contrat entre nous... JE devais avoir la priorité sur toute chose, tout comme elle, pour moi, avait toute priorité sur mes actions. N’y tenant plus et cette fois-ci battais la porte avec force lui sommant à haute voix de sortir immédiatement de cette chambre. Devant la violence des coups sur le battant de la porte (tout le monde alentour s’intéressait à la scène maintenant), elle ouvrit et, nue, se porta à ma hauteur dans l’intention de m’expliquer la situation. À laquelle, je ne voulus rien entendre (dans mon esprit, elle avait violé sciemment notre exclusivité d’amour par son action non concertée) ; je lui demandais d’éjecter manu militari le bonhomme que je ne regardais même pas, d’ailleurs, tant ma colère était dirigée vers elle. Colère que j’accompagnais d’une gifle devant l’assistance (qui avait l’habitude de voir nos jeux BDSM ceci dit). Elle s’exécuta, docile, (et ma part de « dominant » trouva d’ailleurs un plaisir dans l’instant à la voir soumise - et je connais son penchant pour cette soumission), elle accompagna l’homme au-dehors de la chambre, et je les suivais de près. Après quoi, nous eûmes un plaisir dans une relation dominant-dominée (elle jouit trois fois durant cette session) que nous maitrisions tous les deux. Elle s’encula d’ailleurs sur une énorme bite (et vraiment grosse celle-là). Je lui pissais dessus pour faire bonne mesure, ce qu’elle apprécie au plus haut point. Bref, nous terminâmes la soirée sur un plan bien connu, mais fort éloigné du candaulisme tel que conçu en amont de la soirée.

C’est après que les choses se gâtent… Nous en discutâmes, et elle me fit part de sa frustration née de ma réaction, quant à moi je lui fis part de mes reproches, à savoir son manque de communication et la non-priorité soudaine que je devenais pour elle. Bref, la tempête était levée… Si j’ai fini par m’excuser de m’être emporté si violemment (de ne par avoir su m’adapter si rapidement à la situation), je lui faisais part tout de même, de ce que je considère encore à l’heure à laquelle j’écris ces lignes, du bien fondé de mes reproches.

Voilà, en somme, l’histoire de laquelle, soudain, il me faut repenser ces situations candaulistes à l’aune de cette nouvelle donne… Et vous qu’en pensez-vous ?

Merci de m’avoir lu.

Molok

4 commentaires

Derapage

Par Thomas66 le 21 avril 2020

Salut ,
Pour ma part , je comprends le désarroi et le mal que le changement imprevu peu provoqué.
Pour notre part nous ne pratiquons pas de candaulisme ou pas comme vous tous .
Je m explique mon epouse est bi et on libertine comme ca a notre rythm , lea a des relations avec d autres femmes devant moi , ou avec moi ( moi je ne m occuppe que de lea)
Et un soir en club ou nous n avions pas trouvé le graal lol .
Lea s est faites dragué par une charmante nana , baiseé attouchement legers ... le tout en me demandant a chaque acte .... situation très agréable...

Puis a un moment , discussion a l oreille ou la dame lui propose un calin avec elle et une amie.... en coin calin .
Lea m en fais part , pour commencer je lui dis oui si tu le veux , et lea me dit non non no on a toujours dis que tu devais être présent et moi je veux qu on continue comme ca
Ok ....
et trois mn apres lea part au wc ...
ne la voyant pas revenir , je file jeter un oeil .
Lea en pleine discussion avec la troisième nana ... petit signe entre nous « j arrive mon coeur on discute deux mn »
5 mn apres au risque de passer pour un lourd , je me lance à retourner voire ce qu il en etait .
En chemin un mec me dit « putin c est chaud les trois nana dans les douches.... »
Un mal etre c est emparé de moi
J arrive , ne voulant pas etre « lourd » je toc au hublot sans meme regarder ... aucube reaction ... j en peux plus j ouvre
Et la ma femme plaquée au mur une nana lui lechant les seins et se faiseant sucer les doigt et une autre entrain de lui lecher la chatte ( sur string) et de lui mettre un doigt .... le tout aux yeux de quelques voyeurs ..... mais pas MOI
S en est suivi une nuit d engueulade , et il a fallu vraiment discuter pour qu elle comprenne que je le vivait comme une trahison
Sa reponse de base etait
J etais entrain de leur dire que je voulais que tu sois la , elle m ont dit oui , il me tardais de venir te chercher et d une chose a une autre , l une m’a embrassé , etc etc etc ....
Ma crainte , melangé a l excitation est donc que , lors d un moment « caliente, » tout peu arriver ???
Depuis on essaie de mieux gerer nos rencontres afin su aucun de bous deux ne se sentent blessé.
Thomas

Vos avis sur une situation candauliste qui a dérapé

Par totop le 6 avril 2020

Bonjour à vous,

Me concernant, c’est un peu le même sentiment qui non pas m’a traversé mais a été semé dans mon esprit.

Je suis avec ma femme depuis une petite dizaine d’années, nous avons la trentaine. N’ayant connu que moi je lui avais fait tôt part du fait qu’il me semblait que compte tenu du bonheur qu’elle avait fait de ma vie et de la perfection avec laquelle elle tenait son rôle de femme et de maman, il me semblait être un juste retour des choses qu’elle connaisse "d’autres choses".

L’idée mit du temps à faire son chemin car son éducation, sa culture l’avaient vraiment fait sursauter lorsque je lui présentais l’idée au tout début.

Bref, comme chez toutes et tous, le temps fit son oeuvre puis il ne manquait que le candidat. Le temps fit à nouveau son oeuvre et j’invitais un midi un collègue de travail. Je vis tout de suite la tension monter, je savais qu’à nouveau il n’était plus qu’une question de temps et de situation propice à déclencher pour que cela arrive.

Dans ma tête, tout était en ordre, c’est un projet que je mûrissais depuis quelques années et c’était une idée qui me plaisait beaucoup : Ma beauté s’échappant des codes, de "la raison", de "la mesure".

Le temps passa puis une soirée eût lieu avec un ami d’enfance et ce collègue de travail. Bien arrosée, l’ambiance était parfaite, les astres étaient alignés. Je sentais qu’elle était devenue capable de passer le cap. J’allais me coucher le premier, j’étais fourbu. L’ami d’enfance en fit de même, puis les deux qui avaient discuté à quelques occasions, déjeuners, diners, allèrent à leur tour discuter.

Puis, elle franchit le cap, se lança et cela eut lieu tout près de moi, j’étais dans une pièce à côté.

J’étais traversé par deux sentiments très très contraires : la joie, l’euphorie, le plaisir de la savoir enfin libérée, et de l’autre un sentiment de détresse, de tristesse.

Le deal était comme vous tous qu’elle me tienne un peu au courant et que cela ne dure pas trop. C’était la première fois, il fallait "y aller mollo". Elle restait 4h30 avec lui qui n’en finissait plus de la baiser de toutes les manières possibles, et je l’entendais profiter et se goinfrer de plaisir : ce que je voulais.

Au bout d’un temps, c’en était trop, je lui ai demandé de me retrouver, ce qu’elle fit dans la minute. Je la dévorais évidemment, et la massacrais de questions de tous ordres. Elle était épuisée, il était 7h du matin, elle a répondu partiellement et brièvement, mais pas assez à mon goût. Le jour suivant passa, avec une gueule de bois pour les uns (dont elle) et de la fatigue et l’estomac retourné pour d’autres.

le lendemain soir, comme nous étions en weekend tous les quatre, un diner un peu moins arrosé eut lieu, puis une petite soirée détente sans objectif annoncé de quelque type que ce soit suivit. Epuisé, j’allais à nouveau me coucher le premier, mais cela déclencha le départ de tous vers le lit. Elle entrebaille la porte de la chambre pour me dire, je vais papoter un instant et je reviens. Puis 20 minutes plus tard, j’entendais de nouveau que les hostilités avaient repris. je pris à nouveau sur moi car l’occasion était rêvée, et je ne voulais pas la priver, je voulais qu’elle profite. Puis au bout de 2h30, à nouveau je n’y arrivais plus, et allais la chercher.

Cela mit à nouveau un malaise, mais plus fort et plus clivé que le premier : je la poussais à le faire, mais je l’empêchais d’aller au bout des choses.

Sans nous hurler dessus nous avons fait valoir nos arguments respectifs :
- De mon côté je voyais que les choses prenaient une mesure et une teneur qui ne me convenaient pas car je ne l’avais jamais vue comme ça, insatiable et impatiente d’y retourner, ce qui me faisait mal.
- De son côté elle vivait mal le fait d’avoir été coupée en cours de route puis "privée" avant qu’il ne reparte.

Le temps a continué de passer, et me voilà aujourd’hui dans une situation tout aussi contrastée que depuis le premier jour.

Je la laisse recommencer à volonté mais sans être présent pour ne pas la gêner et profiter pleinement ? Ca pourquoi pas, c’était le deal de base.
Je sens un feeling énorme entre eux et qu’un potentiel sentimental se génère, sans la jeter dans ses bras, sait-on jamais, j’ai la sensation que cette histoire me "fait de l’ombre" et/ou nuit à ma quiétude et la quiétude de notre relation.
Je lui dois de ne manquer de rien dans la vie et la perspective de la retrouver encore haletante et humide m’excite au plus haut point.
Je ne veux la perdre pour rien au monde.

Voici le fruit de mes tergiversations, merci de m’avoir lu, et au plaisir de lire vos lumières dans ce que je perçois comme une jungle luxuriante et superbe, mais qui semble vraiment dangereuse de nuit.

Paul.

Vos avis sur une situation candauliste qui a dérapé

Par Moloksalo le 30 mars 2020

@Viouetmoi

Merci de votre réponse, elle résonne d’une certaine façon avec cette expérience malheureuse décrite ici. Oui, nous en discutons, nous en parlons, et comme vous le dites, chacun doit placer ses limites ; frontières mouvantes, sinon l’on pénètre l’univers du fétichisme, mais devant bouger en harmonie. Reste à ce que nous définissions, elle et moi, ces limites. Pour cela il me faut mieux cerner sa pulsion. Je dis bien cerner, car l’appréhender totalement est une idée loufoque. De façon concomitante, je dois opérer un discernement sur MES pulsions et désirs qui me sont propres. Pas facile de mener les deux de front.

Quoique qu’il en soit, merci encore d’avoir pris le temps de répondre.

Vos avis sur une situation candauliste qui a dérapé

Par viouetmoi le 30 mars 2020

Bonjour Molok (et autres aussi).

Nous comprenons votre désappointement. Il est sain à nos yeux.

Il nous est arrivé à Viou et moi une mésaventure du même ordre. Nous avions après des heures de discussion et de triolisme, vouloir découvrir le candaulisme. Nous avons décider de mettre des règles en place afin que ma femme et moi trouvions notre plaisir. Sachant qu’il y a différents degrés de candaulisme, on va dire que si c’ était sur une échelle de 1O on était au stade 5 . Lors d’ une soirée festive, Viou fit la connaissance d’ un homme, elle m’ en toucha un mot sans plus.. la soirée passe et ma chère épouse n’est plus dans mon "viseur" . Au bout d’ 1 heure, Elle revient au bras de ce monsieur..et me sourit sans me le présenter et encore moins raconter ce qu’ ils firent ensemble. Cas de figure que nous avions exclut dans notre "contrat". Belle engueulade de ma part et ceci devant tout le monde. ce sentiment de trahison, était en moi.( Surtout qu’ elle est d’une jalousie maladive, si je discute 1minute avec une femme, j ai droit à "Madame est vexée").
Donc je comprenais pas qu’ elle puisse décider de faire une entorse et surtout ne pas en discuter préalablement. Pendant 6mois j’ ai refusé toute relation intime avec elle et par conséquent aucunes autres séquences candauliste. Puis un jour, elle me demanda combien de temps ça allai durer, si je l’aimais encore. Après de longue explication, elle reconnue qu’ elle avait déraper. Je lui ai demandé si ça risquai de se reproduire, sachant que je ne l’ accepterai toujours pas comme elle ne supporterai pas que j ai une relation sexuelle avec une autre même devant elle. La réponse fût non car elle a compris que j avais mes limites (comme elle, les siennes, me concernant). Car pour finir chacun place le curseur où il le souhaite mais en harmonie avec son amour. Depuis nous avons repris nos activités candaulistes et avons monter le curseur à 7 (sourire) .. liberté oui mais respect de l’autre aussi. Bien cordialement.