Plan cul à Plan de Campagne. 3

Par jolie-belle le 10 octobre 2020
Dans Fantasmes candaulistes

Le "gorille" nous précède. Il nous guide dans ce village artificiel en se retournant de temps à autre pour s’assurer de ne pas nous perdre, il en profite pour jauger mon épouse d’un air hagard.Nous voilà face à une bâtisse faiblement éclairée, improbable mélange de bungalow et de bastide. Nadia qui balance lascivement devant moi, y entre, sans hésitation...l’endroit sent la peinture et résonne.
Elle se retourne et me fait signe de me taire avec son doigt sur la bouche accompagné d’un clin d’œil malicieux.
Retentis alors un énorme et bien marqué...
- "Bonsoir madame Dé-lé-riat ! Je vous attendais avec fébrilité. Vous êtes telle qu’Enzo vous décrit dans son message ; il n’a pas exagéré ! Classe ! Superbe ! Sexy Entrez, entrez...merci d’avoir répondu à mon invitation."
Elle rigole de sa voix la plus haute.
_Vous être flatteur !
Le buste d’un large type se lève, la quarantaine prétentieuse, bronzé aux UV, en bras de chemise-gourmette-montre- en- or, avec des cheveux longs, ondulés façon satrape perse. Il déborde derrière un immense bureau encadré de plans, de maquettes et d’échantillons de carrelages.
Il vient vers nous...énorme.
- "Bonsoir Mr Chédid", réponds tranquillement ma femme en prenant la grosse main tendue...tandis que je reste coi, complètement estomaqué.
- Approchez donc, asseyez-vous, on ne va pas vous manger...que puis-je vous servir à boire ? Monsieur ?
- Heu...Jean-Luc.
- Enchanté, moi c’est Chédid, monsieur Chédid ! Construction de villas de luxe..de super-luxe !"
Bien vite, nous sommes installés dans de profonds fauteuils club, devant cet homme au regard perçant (persan, même devrais-je dire) avec un verre de cognac pour ma femme et un Coca pour moi (puisque je conduis). Il nous parle de son entreprise, de ses ventes et d’immobilier en nous dévisageant continuellement à travers la fumée de ses cigarettes. Il inspecte les formes de Nadia, sa tenue, lui sourit sans cesse, et la toise comme une proie déjà acquise.
- "Enzo, votre mari..." (il se tourne vers moi, visiblement aux faits..." je ne parle pas de vous, bien sûr, cher monsieur"). "
- Enzo donc, m’a assuré qu’il n’y a pas d’ambiguïté sur votre présence ici, et...
- Et que je ferai ce que vous aurez envie que je fasse...oui."Dit-elle tremblant légèrement, décroisant et recroisant ses jambes, visiblement troublée.

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