Belle de jouir

Par Pierre Dujardin le 25 mars 2020 5
Dans Fantasmes candaulistes

A toi,

Nous avons rendez-vous avec X à cinq heure dans un hôtel Parisien situé dans un quartier animé et commerçant. Nous arrivons Sonia et moi largement avant l’heure ce qui nous laisse tout le loisir de nous
préparer.
Je regarde Sonia se préparer.
Après un long bain chaud et mousseux, elle s’enduit le corps de lait hydrantant, s’applique une crème de soin sur le visage, fait la chasse à quelques poils rebelles le tout simplement habillée de deux serviettes
blanches d’hôtel ; une grande portée en pagne, une autre plus petite enturbannée autour des cheveux. Je la regarde penser, tout en s’affairant, aux heures qui viennent ; elle paraît absorbée par ses
préparatifs mais je crois lire sur son visage un mélange d’excitation et d’appréhension.
Cette ambivalence est très excitante, ce mélange de désir et de peur génère une foultitude de pensées et d’émotions violentes et paradoxales.
Je sens la tension monter au fur et à mesure que le temps défile.
Dernier essayage de la tenue de Sonia.
Escarpin à bout rond et talon carré en nubuck noir.
Des collants jarretelles noirs opaques
Pas de culotte (pas prévu dans le scénario)
Une robe noire cache-cœur à manches courtes, imprimée avec des motif de roses rouges et c’est tout.
Il va y avoir du sport mais nous, on reste tranquille, enfin on essaye. L’heure du rendez-vous approche à grand pas. La tension monte encore d’un cran.
Je jette un coup d’œil par la fenêtre ; le vent se lève, il commence à pleuvoir. Une lumière de fin d’automne inonde la rue d’un halo orangé, les piétons pressent le pas. La tempête annoncée arrive.
Je rabats le rideau épais et nous coupe ainsi du monde extérieur, de la rue ventée et froide où résonne le brouhaha de la circulation. Le contraste est saisissant entre l’agitation glacée de la rue et
l’ambiance feutrée qui règne dans la chambre plongée dans une semi-obscurité jaune orangée.

Il ne reste que quelques minutes avant l’heure du rendez-vous, notre hôte sera ponctuel, je n’en doute pas.

On frappe à la porte...

Sonia est assise, jambes croisées, sur une bergère en velours marron. Elle porte la robe cache-cœur noire fermée à la taille par une fine ceinture du même tissu. Ses jambes musclées et sculpturales sont
gainées de collants opaques noirs et affinées par ses escarpins. Cheveux noués, yeux bandés. Le bandeau en forme de lunettes est parfaitement bien ajusté, et pour cause il est spécialement dédié à cet
usage.
Posée sur un guéridon à côté, une paire de liens au cas où Sonia aurait le caprice de jouer l’insoumise, de simuler des velléités de rébellion feignant de chercher une vaine échappatoire. J’adore quand elle fait ça, cela stimule chez moi l’envie de la contraindre, de la forcer, de jouer avec l’idée de consentement. Je savoure cette faveur qu’elle me fait de me laisser caresser l’idée qu’elle est totalement
soumise aux caprices du désir, de mes désirs. Ce jeu de rôle... ce drôle de jeu, tellement enivrant, le fruit de l’imagination et du désir, un vrai nectar.
Je me lève pour ouvrir la porte, je fais franchir à X le petit couloir d’entrée qui débouche sur la chambre et le laisse se débarrasser de ses affaires. Nous restons silencieux.
L’homme, une trentaine d’année à l’allure sportive, 1 mètre 80 environ, musclé mais pas trop, enfin c’est ce que laisse deviner sa silhouette à travers son costume, se déplace avec souplesse. Nous échangeons
un regard et toujours muets chacun prend sa place. La partition est écrite, elle doit être interprétée. Moi, dans le fauteuil à l’autre extrémité de la pièce, lui debout devant elle. Il la regarde.
Scène 1 Acte I
Il la regarde.
Le visage de Sonia semble sans expression ou presque, puisque ses yeux sont cachés par le bandeau. Juste un petit sourire à peine perceptible ; entre l’envie de jouir et l’envie de fuir, frissons garantis. Que pense-t-elle à cet instant, impossible de le savoir. Je pense qu’elle est tiraillée entre deux émotions qui s’entrechoquent et se démultiplient ; une forte excitation parcourue par un petit frisson de peur. Le black out dans lequel elle se trouve augmente la sensation de perte d’équilibre, de perte de repères ; les pieds au bord de l’abîme, elle est prête. Prête à faire hennir les chevaux du plaisir, à faire craquer les
digues.
Elles craqueront.
Dehors, la pluie redouble.
Elle se laisse pénétrer par ce regard qu’elle ne peut pas jauger mais qu’elle sent glisser sur son corps. j’imagine que, privée de la vision, ses autres sens se sont mis en alerte.
Elle guette le moindre bruit, chaque souffle, le plus petit son qui puisse lui donner des indications sur les mouvements autour d’elle. Le silence dans la chambre est total, seuls les échos de la rue et le
battement de la pluie contre les vitres rappellent le monde extérieur. A partir de ce moment, le temps suspend son cours ; il se tord, se contracte, se dilate, il ne défile plus, il n’y a plus ni passé ni futur, il n’y
a que ce présent éternel et fugace.
X s’avance vers Sonia en saisissant ses mains qui étaient posées sur les accoudoirs tout en écartant ses genoux avec ses jambes, il embrasse le dos de chaque main et les repose sur ses hanches.
A cette distance elle commence à le sentir, son parfum d’abord, pas encore l’odeur de son corps. Elle hume l’air autour d’elle dans une profonde inspiration en gonflant ses narines au maximum pour essayer d’en savoir plus . Elle commence à distinguer derrière le parfum, l’odeur de sa peau avec une petite effluve de transpiration qui provoque chez elle un frisson d’excitation.
Pas le temps de fouiller d’avantage dans sa mémoire olfactive. X de ses deux mains l’a saisie par le bassin, l’a tirée vers l’avant et a précisément positionné ses fesses sur le devant du coussin du fauteuil tout en soulevant ses jambes pour les reposer sur les accoudoirs. La voilà, jambe écartées, livrée au regard d’un presque inconnu, dans une position délicieusement indécente. Je bande comme un salaud et je réprime un mouvement de la main qui instinctivement voulait attraper ma bite ; je ne veux pas prendre le risque d’éjaculer maintenant.
Il se relève, recule un peu, s’assoit sur le lit. Il cherche la bonne distance . Il la regarde, je la contemple, je le regarde l’observer.

Dans le clair obscur de la chambre, la couleur noire de ses bas-collants contraste vivement avec sa peau ; elle paraît étonnamment blanche à côté de leur noirceur.
- Caresse toi ! dit-il d’une voix ferme.
Ah le salaud ! j’allais le dire, il m’a devancé !
D’une main elle écarte le pan de sa robe qui s’est glissé entre ses cuisses découvrant ainsi ton sexe parfaitement glabre, de l’autre elle entrouvre ses lèvres pour dégager son clitoris qui gonfle et irradie déjà
son ventre d’une onde brûlante.
Le temps pour X de se débarrasser de sa veste, de sa cravate, de sa chemise et de ses chaussures. Le voici debout, torse-nu devant elle à la regarder se masturber. Mon cœur ne sait plus s’il doit s’arrêter ou
continuer à battre...
Il se rapproche d’elle et l’attire vers lui en la redressant. Les pieds de Sonia reposent maintenant au sol, elle est assise droite, sa bouche à hauteur de ceinture.
Tandis que d’une main elle continue à se caresser, de l’autre elle dégrafe la ceinture d’X et fait tomber son pantalon sur ses chevilles.
Elle se retrouve nez à nez ou plutôt, bouche à bouche ou quelque chose comme ça ; à quelques centimètres de cette protubérance qui gonfle son boxer dans des proportions réjouissantes. Cette fois il lui
faut les deux mains pour faire glisser le dernier rempart qui se dresse entre sa bouche et cette queue qu’elle devine généreuse. Notre ami bande déjà copieusement alors qu’il n’a même pas goûté à sa
bouche. De ses deux mains donc, elle tire vers le bas son caleçon qui se distend un peu et finit par libérer cette bite qui dans un mouvement de ressort, repart vers le haut aussitôt et se stabilise enfin après
quelques oscillations devant la bouche de Sonia. Effectivement ce vît tient toutes ses promesses, belles proportions, ni trop, ni trop peu mais elle ne la voit pas.
X se saisit d’un préservatif, déchire l’emballage et l’enfile.
A cette distance elle peut sentir son parfum, l’odeur de son corps, de son sexe. Il s’avance encore un peu et pose le bout de sa queue sur ses lèvres.
Avec sa langue elle fait doucement le tour de son gland plusieurs fois en s’attardant sur le prépuce puis elle la fait courir le long de la hampe jusqu’à ses couilles qu’elle soupesait déjà d’une main. Ses
couilles elle les embrasse, les suce, les lèche, les prend délicatement à pleine bouche avec un enthousiasme qui réchauffe le cœur et pas que.
Que se passe-t-il dans sa tête à ce moment là. J’ai deux hypothèses :
Elle peste contre le latex qui la prive de quelques délicates sensations mais elle sent une onde sensuelle dans le bas ventre à l’idée que cette queue épaisse et vigoureuse dont elle vient d’apprécier les
dimensions avec sa bouche, va la pénétrer, l’éperonner, la labourer, la défoncer, lui faire chavirer les entrailles, la fouiller au plus profond d’elle-même en ne faisant le sacrifice d’aucun orifice, car tel est
son bon plaisir et le mien plus grand encore.

N’y pouvant plus, il prend la tête de Sonia entre ses mains et d’une légère poussée du bassin s’introduit dans sa bouche. je vois sa queue disparaître presque entièrement dans sa bouche. Je vois ses lèvres
rouler sur sa verge tendue comme un arc, dans un mouvement de va et vient qu’elle imprime avec son buste. C’est beau à voir, comme dirait Annie ; je suis au paradis.

Il ne lui laisse pas le temps de s’alanguir sur son trophée et la replace fermement dans la position de départ ; jambes ouvertes posées sur les accoudoirs et buste basculé en arrière.
Il reprend ses droits de dominant puisque c’est le jeu ; Sonia doit être soumise ou feindre de l’être. Qu’elle le soit réellement avec un autre ne me gênerait pas en réalité ; vraiment soumise, au point de ne
pouvoir lui refuser aucune partie de son corps sachant qu’elle le ferait en pensant à moi ou devant moi. Disons que, je ne souhaite pas qu’il la sodomise ; mieux que ça, je désire qu’elle lui demande de
l’enculer, ce qui serait encore plus excitant.
X se concentre sur son sexe qu’elle offre à sa vue et sa bouche. Le voici à genoux entre ses jambes ; avec sa langue il écarte doucement ses lèvres pour accéder à son clitoris qu’il humidifie à petites touches.
Il me semble entendre Sonia gémir doucement au rythme de ses coups de langue en tout cas je la vois clairement avancer le bassin et écarter les cuisses plus largement afin de lui faciliter l’accès à sa vulve
qu’il puisse ainsi aisément fouiller les moindres recoins de son intimité.
- Mets tes doigts, écarte moi la chatte ! Alliant le geste à la paroles, elle ouvre largement son con avec ses doigts et X en profite pour commencer à lui masser l’anus avec le bout de son doigt
préalablement humecté avec sa salive.
Du coup notre ami s’enhardie et c’est à pleine bouche qu’il la suce en fouillant son cul avec le majeur. Je comprends grâce au crescendo des gémissements de Sonia et au bruit de succion qu’elle
commence à mouiller très sérieusement et qu’elle est au bord de la jouissance. Elle bascule la tête en arrière juste avant de venir une première fois.
Elle souffle quelques instants, bref répit, X repart à l’assaut.
X fait se lever Sonia toujours masquée et l’accompagne en la tenant par la main vers un siège dont l’assise est garnie de velours de la même couleur que la bergère. Une sorte de petit banc ressemblant à
un siège de pianiste, suffisamment long et large pour que Sonia puisse s’y installer à quatre pattes. En appui sur ses coudes elle offre ainsi son cul parfaitement rond et généreux à nos regards d’abord, à ses
mains ensuite. Il tourne autour de Sonia en la regardant, il prend son temps, il semble chercher la bonne distance pour bien fixer cette scène dans sa mémoire. Son attention ne semble pas porter sur sa
croupe mais plutôt sur sa bouche. Il s’est déjà positionné devant elle, les jambes suffisamment fléchies pour amener sa queue à hauteur de sa bouche dans laquelle il s’engouffre. Et oui le bougre, il en
redemande, il la fait languir si je puis dire.
Il sait très bien que ce premier orgasme n’a pas rassasié Sonia, que sa chatte appelle sa queux à toute force. Notre ami est fin psychologue.
Donc elle languira ou languera, à sa guise.
Je ne résiste au plaisir de m’approcher pour poser ma main sur ses fesses. Elle sursaute, elle ne m’a pas entendu venir.
Je ne résiste pas non plus au plaisir d’initier quelques claques sur ses fesses, d’abord un peu réservées et espacées ensuite plus fermes et soutenues.
Sous l’effet de ces gifles les fesses de Sonia commence à rosir.
A voir ses mimiques X est sur le point de jouir, il s’arrête, se retire de la bouche de Sonia et la contourne. Je m’efface.
Il donne quelques petites gifles avec sa bite sur son cul, elle remonte le bassin et écarte légèrement les fesses.
Son gland a disparu dans le bas de son sillon. Se tenant la queue d’une main il caresse ses lèvres et son clitoris avec.
N’y tenant plus, Sonia ajuste un petit mouvement arrière du bassin et vient s’empaler sur la queux d’X laissant échapper un long soupir de plaisir.
Ah ! la bougresse s’impatiente, elle mérite bien une bonne fessée, elle ne perd rien pour attendre.
Sa chatte est tellement prête à accueillir cette bite qu’il se retrouve directement en butée au fond, ce qui ne manque pas d’arracher un petit cri de jouissance à Sonia. il commence une série de va et vient
énergique agrémentés de bonnes gifles bien sonores sur le cul de Sonia.
Je bande comme un âne, je ferme les yeux pour contenir la jouissance, c’est pire encore, j’entends les gémissements de plaisirs de Sonia, les claquements de peau qui accompagne toute levrette digne de
ce nom, les râles d’X, l’humidité du sexe de Sonia, le son du claquement de ses fesses ; à pleine main le son est net et franc et c’est le cas.
Sous la violence de ses assauts, Sonia a du poser les pieds à terre. Elle enjambe maintenant le siège tout en conservant les avant-bras et le front posé sur le velours. Ses fesses sont aériennes et les
turbulences sévères. Il la maintient fermement des deux mains par les hanches pour qu’elle ne bascule pas en avant. Elle sent ses couilles battrent contre son cul de plus en plus fort ce qui augmente son
excitation. Il s’arrête soudainement, relâche son étreinte et fait deux pas vers le lit. Il saisit son pantalon d’une main et sa boucle de ceinture de l’autre, tire en écartant les bras et libère le ceinturon de cuir
des passants. Sonia n’a pas bougé...

Cette petite chorégraphie dure bien quelques minutes et produits quelques séances sonores et visuelles épiques qui s’achève par un point d’orgue.
A bout de souffle ils jouissent tous les deux en même temps.

5 commentaires

Belle de jouir

Par Pierre Dujardin le 26 mars 2020

Merci les amis pour les retours, remarques et compliments.

Belle de jouir

Par Tendramants le 26 mars 2020

Magnifique récit ! Merci !!

Belle de jouir

Par kirikou83520 le 26 mars 2020

tres belle écriture
Très belle écriture

Belle de jouir

Par mick1969 le 26 mars 2020

Wouaou, quelle scène, quel texte, quel (beau) style d’écriture... Bravo !!!

Belle de jouir

Par Patrickdk59240 le 25 mars 2020

très joli récit...bien érit, mais pourquoi X
tu aurais pu lui mettre un prénom,même si ce n est pas le sien....

et si tu veux nous raconter la suite de la chorégraphie, on s’en régalera....