SUITE de premier pas... une parole de trop ( épisode 2)

Par crayonné le 18 juillet 2021 2
Dans Expériences de conjoint(e)s

(suite de Premier pas… une parole de trop)

Nous n’avons plus reparlé de ce délicieux incident. Aucune discussion sérieuse. Aucune plaisanterie sur le sujet. J’étais décidé à ne pas relancer Clémentine. J’avais un sentiment ambivalent vis-à-vis de ce que nous avions vécu : j’étais partagé entre la honte et l’excitation. Quelques-fois, j’admets que je me surpris à me masturber seul en pensant à Clémentine prise par un autre. Mais je reléguais cela au rang des fantasmes destinés à rester simple fantaisie onirique. J’étais persuadé que cela me passerait avec le temps, comme toujours.
Environ un mois plus tard, après une étreinte passionnée avec Clémentine, je me rejetais sur le lit, en sueur. Ma femme, elle, se releva et m’annonça qu’elle allait prendre un verre d’eau dans la cuisine. Elle sortit de la chambre toute nue en me jetant un regard complice. J’attendis. J’attendis assez longtemps pour que je repense à la scène de la dernière fois. Mon sexe entra aussitôt en érection lorsque je me représentais Clémentine suçant un inconnu dans la salle de bains. A nouveau, mon cœur se mit à battre fort et mes poils se hérissèrent. Je ne me levais pas. J’attendis sagement. Soudain, j’entendis des bruits étranges. Chlac. Chlac, que ça faisait. Le son se répéta une petite dizaine de fois. Je ne m’inquiétais pas : ça devait être un store agité par le vent dans une autre pièce. Peu après, j’entendis la porte d’entrée claquer depuis le fond de l’appartement. Je me redressais. Quelqu’un était-il entré ? Ou alors c’était Clémentine qui était sortie ? Je n’y tenais plus, j’appelai mon épouse :
-  Clem ? Y a un problème ?
Soudain, Clémentine revient. Je suis soulagé. Elle affiche un air gêné, comme si elle avait fait une bêtise.
-  Y a un souci ?
Elle ne répond toujours pas. Elle a les yeux qui fuient mon regard. Ça m’interpelle. Je remarque qu’elle porte une culotte. Etrange, elle était sortie nue. Je baigne dans l’incompréhension la plus totale.
-  Clem, réponds-moi. Y a un souci ? Pourquoi tu as remis ta culotte ?
Clémentine relève la tête. Elle affiche toujours son air embarrassé, mais a les mains sur l’élastique de son dessous.
-  Tu veux que je l’enlève ?
Sa question me surprend.
-  Bah…oui.
-  Tu es sûr, Christophe ?
-  Mais oui… je ne comprends pas où est le problème…
Ma femme baisse alors lentement sa culotte. Elle le fait sensuellement, comme si elle se déshabillait pour la première fois devant moi. Elle est de trois quart, les fesses face à moi, la tête tournée.
Elle a une partie de la fesse gauche toute écarlate.
C’est comme si elle avait reçu des coups sur cette partie du postérieur. Je pousse un cri de stupeur. Qu’est-ce que c’est que ça. Clémentine me fixe. Elle est toujours gênée. Elle a une main sur la bouche, comme une gamine ayant fait une bêtise.
-  Je… je suis désolée, qu’elle me dit en achevant d’ôter sa culotte.
J’avale ma salive. Je suis partagé entre l’excitation et l’appréhension. Je suis comme à l’époque où je recevais les résultats d’un examen scolaire : je suis tiraillé entre l’envie et la peur de savoir.
Clémentine se caresse pensivement la fesse.
- Je te dois une explication. Mon amant m’attendait dans la cuisine. J’avais complètement oublié qu’on avait rendez-vous… Je me suis excusée platement, mais lui ai dit que j’étais avec toi, que ce ne serait pas possible. Evidemment, il n’était pas content de s’être fait poser un lapin. Je sentais la frustration qui contractait son visage. Il a tenté de me prendre dans ses bras, mais j’ai été ferme. Il a voulu négocier pour au moins avoir le droit de me glisser un doigt pour partir avec mon odeur. Mais j’ai refusé catégoriquement. Je n’étais pas d’humeur à lui céder, j’avais décidé que cet après-midi, je n’étais qu’à toi. Je lui ai défendu de me toucher.
Ma femme grimpe sur le lit. Elle note mon état d’excitation total en entendant son récit. Elle caresse distraitement d’un doigt mon sexe tendu et mes testicules. Elle reprend :
-  Il était furieux. Il m’a alors prise fermement par le bras et m’a plaqué sur le ventre contre le plan de travail. Il m’a dit : « très bien, je ne te toucherai pas ». Mais il s’est alors saisi de notre grosse spatule en bois qui traînait dans l’évier...

Clémentine s’arrête. Elle me fixe, d’un regard interrogatif. Je n’ai jamais été dans un tel état d’excitation ; Heureusement que je ne suis pas cardiaque, sinon je m’inquièterais pour ma santé.
-  Continue, je lui ordonne.
-  Je continue à te caresser, ou je continue à te raconter ?
-  Les deux.
Ma femme me porte un rapide baiser sur les lèvres et s’exécute :
-  J’ai pas eu le temps de réagir, ni même de protester. Il m’a asséné deux coups sur la fesse. Je me suis mordu pour ne pas crier. C’était pas si douloureux, mais quand même… « tu vois, je te touche pas. C’est la spatule qui fait tout le travail ». J’étais trop choquée pour me débattre. Il a continué à me frapper environ six… sept fois. Je sentais que ça chauffait. J’avais qu’une peur, c’est que tu débarques, alors j’ai retenu mes cris et prié pour qu’il arrête. Enfin, il a arrêté. Il est parti sans un regard, en me lâchant juste un « que ça te serve de leçon », avant de claquer la porte.
J’ai déjà fessé Clémentine. Mais c’était entre deux étreintes, et ça n’avait jamais été dans le cadre d’un jeu de rôle dominant / dominé très prononcé. Et surtout, j’y étais toujours allé manuellement. Sans accessoire. Je n’avais jamais laissé de traces.
Clémentine a tout inventé. Il ne peut en être autrement. Cette histoire est un mensonge. Il n’y a jamais eu d’amant. Et c’est elle qui s’est fessée elle-même avec la spatule, avant d’ouvrir et refermer la porte. Mais je ne m’aventure pas à lui dire. Cela détruirait tout. Je reste silencieux, digérant le récit, me représentant la scène de mon épouse battue et dominée par son amant furieux.
Clémentine me regarde avec son regard espiègle. Elle lâche un :
-  Bon d’accord… j’ai menti.
Un abîme de déception se creuse en moi. Elle a tout cassé avec cette phrase. Mais soudain, elle continue :
-  J’ai menti quand je t’ai dit que j’ai prié pour que ça s’arrête. J’avais envie qu’il continue et me batte le cul jusqu’à n’en plus pouvoir. Je me suis sentie sa petite soumise. Et j’ai aimé ça… j’ai mouillé comme une petite cochonne. Je suis désolée, Christophe.
Elle m’affiche de nouveau son air navré. Qu’est-ce qu’elle m’excite. J’ai envie de la prendre sauvagement. Mais avant, une idée me vient en tête. Je lui attrape les cheveux et plonge mon regard dans le sien.
-  Tu as raison d’être désolée… Tu t’es conduite n’importe comment.
J’ai la mâchoire serrée. Je fronce les sourcils. Je lis de l’incompréhension dans son regard face à ma réaction. A mon tour de jouer avec elle.
-  Ça ne se fait pas de poser un lapin à son amant qui était venu exprès pour te voir. La prochaine fois que ça arrive, même si je suis à côté, tu assumes ton erreur, et tu lui donnes ce qu’il veut. C’est la moindre des choses, compris ?
Clémentine me sourit. Je vois que ma réplique lui fait plaisir et l’excite. Je reprends la parole :
-  Je veux être certain que tu retiennes bien ce que je viens de te dire. Va chercher la spatule.

2 commentaires

SUITE de premier pas... une parole de trop ( épisode 2)

Par Samit le 23 juillet 2021

Superbe récit. Excellente facon de débuter le candaulisme.

Vivement la suite

SUITE de premier pas... une parole de trop ( épisode 2)

Par ledaoen le 19 juillet 2021

Merci pour ce très beau récit. Clémentine est une sacrée coquine. Je pense qu’elle a deviné votre penchant candauliste et qu’elle cherche à le stimuler. Sans doute a-t-elle déjà une idée derrière la tête.
A vous lire.