Of course, I’m (hot and wet) / Ie partie

Par Éléis le 28 août 2019 2
Dans Expériences de conjoint(e)s

Jupe droite rose pâle au genou, ceinturée à la taille du même tissu que la jupe, haut légèrement plus clair, crème à manches longues, transparent, sans col, boutonné tout du long, boutons ouverts juste avant la naissance de la poitrine, sagement. Juste une vue sur les grains de beauté en constellations sur le haut de mon buste. De la même couleur que ma jupe, un soutien gorge très couvrant et englobant dont on peut apercevoir en transparence les détails de la fine broderie, un peu moins sage. Des talons hauts au cuir métallisé rose poudré, à brides, ouverts à l’avant et à l’arrière. De dos, des cheveux relevés en chignon et à ma jupe un zip argenté qui casse légèrement son aspect très classique.

Il aurait voulu mes cheveux en chignon plus sauvage mais le shampooing et le brushing datent du jour même. Pas de boucles. J’ai acheté la jupe la veille au soir à défaut d’une robe que j’aurais voulue claire et vaporeuse, idéalement cache-coeur et portefeuille. Mon mari est dans l’avion lorsque je suis en cabine d’essayage. Des passagers ont du retard. Le vol est retardé, son téléphone toujours allumé. Ma chance. C’est lui qui me conseille mon haut transparent, mes dessous la veille et un peu plus tard mes cheveux relevés. J’aime être sa poupée. Quand nous sommes ensemble, je lui demande souvent de faire un choix entre telle ou telle tenue. Là il me prépare pour un autre que lui-même.
Cette situation est terriblement excitante. Elle rejoint mes fantasmes, être à lui, complètement soumise, objet de son désir, un objet dont il peut user quand il le souhaite. Demain ce n’est pas lui qui m’usera. Son attention est pour autant très précise. C’est lui qui me fait penser qu’il va falloir me préparer pas trop tard, m’épiler avec soin. Il a pris un taxi à 15h. Je rêvassais au lit jusqu’à 17h, clouée de désir, pas encore de l’amant à qui il m’offrait même s’il était aussi en toile de fond mais de lui qui me demandait d’ouvrir bien les jambes pendant son absence. Me laisser toucher par un autre. Me laisser prendre par un autre. Me préparer tout en sachant qu’il n’en profitera qu’en pensée. Décentrement et ubiquité, une qualité réservée aux Dieux. Me donner, m’offrir et me posséder par là-même encore plus. Il sera là et ailleurs, tout puissant, éthéré. Mon bas ventre est brûlant de désir. J’ai envie qu’il me touche. Il renonce à l’usage exclusif de mon corps. Il ne lui appartient pas. Je ne lui appartiens pas. Mais si. Ce corps qu’il prépare à un autre corps est à lui. Il le fait jouir, le regarde, le touche, l’habille pour être mieux déshabillé. Il me fait don de ma jouissance. Il l’ordonne. Ordonner, donner un ordre et ordonner, organiser. Dans une générosité extraordinaire, il me révèle à elle. Il imagine ma chatte très ouverte, pénétrée par une autre main que la sienne, une autre bite. Il voit un autre regard que le sien sur ma croupe bien offerte, en attente. Si la bite qui va me prendre est bien grosse, c’est mieux. Il veut que je sois bien défoncée, que je n’en puisse plus. Regarde chérie, tu vois que tu aimes ça, ce n’est pas seulement moi que tu aimes mais une bonne bite. Il suffit juste de te toucher un peu pour partir. Tu n’es pas seulement ma femme et la mère de mes enfants. Tu es une petite nympho qui aime la bite et qui mouille dès qu’elle suce, et pas seulement la mienne. Ne te trompe pas. Moi je ne me suis pas trompé. Je l’ai senti dès que je t’ai rencontré. Je t’ai choisi pour ça. 20 ans ensemble et à chaque fois que je te touche, tu commences à gémir ou retenir ton souffle au bout de 5mn quel que soit le jour, 10mn maximum dans les très mauvais jours.

Là j’ai envie qu’il me retourne et me fesse, en étoile de mer, immobile, me pénètre avec ses doigts, puis me mette à quatre pattes pour venir se faire jouir en moi. Il sait que j’aime être prise, passive, abandonnée, sa chose, ne plus m’appartenir, moi qui suis toujours très en contrôle, être sa pute, toujours offerte, toujours disponible.

Demain ce sera un autre que moi et tu vas voir tu vas jouir bien fort. Tu es vraiment une bonne salope. Et pourquoi d’autres n’en profiteraient pas de ce con très très sensible ? La première fois que tu m’as trompé avec l’amant que tu verras demain pour la troisième fois en trois ans, je n’étais pas là, parti pour un mois, voire un peu plus. Je venais de partir depuis seulement quelques jours. Je te téléphone ainsi qu’aux enfants pendant quelques précieuses minutes. J’ai énormément de boulot. J’allais raccrocher quand tu m’as dit au téléphone, envie irrépressible : Attends, attends ! J’ai quelque chose à te dire, j’ai rencontré quelqu’un, il est vraiment très très sympa avec une petite voix qui se décompose. Silence. Tu me demandes mon autorisation, c’est ça ? Non, attends moi chérie, sois patiente.

Malheureusement je ne l’ai pas été. J’ai essayé mais j’ai craqué. Tu m’en as voulu beaucoup. J’ai essayé de te le cacher mais ai très vite avoué. Faute avouée, faute à demi pardonnée. Tu m’avais déjà partagé avec un de mes amis, à plusieurs reprises, mais la situation était différente, à ton initiative. Tu étais là. La correction fut très très bonne ou plutôt furent très très bonnes. Pendant plusieurs jours, je jouissais et jouissais encore, essuyait à la serpillière, sur le carrelage de la cuisine, la grande étendue de mon eau, avec de grands mouvements larges des bras, à quatre pattes, ma culotte encore à mi-cuisses, devant toi, debout, comprenant très bien qui était le maître, mouillant encore de le savoir après avoir tout rendu. Je trempais les draps de notre lit quand tu me fessais et me prenais un peu plus brutalement qu’à l’habitude, heureuse que tu ne m’aies pas quitté et que tu veuilles bien encore de mes fesses, de mon ventre et du reste. Heureuse de savoir que mon clitoris serait toujours aussi bien touché.

C’était il y a trois ans.

La colère passée, tu m’avais autorisé voire incité à le revoir quand il m’avait recontacté par message. Je n’avais pas bien compris. Non tu ne voulais pas être présent. Juste que je me fasse sauter, seule. Être bien comblée et revenir vers toi. Car mon choix avait été clair. Toi bien sûr. Rien que toi. Le téléphone de mon amant d’un soir effacé. Tu m’avais demandé de te raconter. Je te racontais un soir en te branlant. À la question de savoir s’il avait une grosse bite, je répondis dans un souffle à ton oreille : oui. Tu éjaculas dans ma main à ce moment.

Aujourd’hui, comme les deux années précédentes, l’amant d’un soir sans ton accord et d’un second soir avec le tien, m’a contacté. Je n’avais pas répondu l’année dernière. Cette année je réponds. Il est prévu que je sois seule pendant 5 jours, les enfants en vacances et mon mari, toi, en voyage d’affaires. Tu me dis que je peux lui répondre. Je commence à rêvasser. Très fort. Sans trop rien dire. Mais à l’intérieur de moi, les portes claquent, s’ouvrent et se referment, courant d’air. Tu le vois. J’ai répondu. Je sens que tu es excité.
Ta petite chérie va prendre un bon coup quand tu ne seras pas là. Un autre que toi va confirmer ton choix, regarde comme elle est bonne. On a envie de bien la baiser. Elle rend ta queue toute dure. Regarde le tombé de ses reins. Touche sa chatte. Tu en vois souvent des mouillées comme ça ? Il faut vraiment essayer pour réaliser.
J’ai vraiment envie que tu t’occupes d’elle pendant mon absence, elle en a vraiment besoin. Elle est fidèle c’est vrai mais je sais qu’elle aime vraiment la bite. Dommage de la priver. Elle adore sucer. Elle peut parfois jouir sans qu’on la touche, cette fois-ci où je lui ai bandé les yeux par exemple, lui ai demandé de se mettre à quatre pattes comme une petite chienne, et la guidais avec ma voix jusqu’à moi, jusqu’à mon sexe. Il ne lui a pas fallu 5mn de la lécher pour qu’elle se vide en longs jets sur le parquet. Ce serait dommage de la laisser sans caresses. Elle adore quand je la récompense. Tu vois je suis un peu fou mais super strong. Je délègue le bien-être de ma petite femme. Je veux la retrouver très satisfaite et épanouie au retour de son maître, prête à lui faire la fête, très reconnaissante que je me sois occupée d’elle en la confiant à un autre. J’ai aussi envie de décupler mes fantasmes même si c’est très tendu pour moi. Il y a mes fantasmes et plus, au-delà de mes fantasmes, une réalité fantasmatique. Je sais que ce ne sont pas que des images, ça arrive, que ça arrive vraiment. Des images indistinctes, rêvées, dont je connais l’existence sans les voir, supposées et peut-être plus fortes que celles que je suis capable d’imaginer, des images et une réalité dont je suis à l’origine quand bien même elles évoluent sans moi. J’ai deux bites. La mienne et celle du mec qui la prend. Un plaisir assez hallucinant.

Ces confidences du mari à l’amant n’ont pas eu lieu. Il m’a dit ne pas vouloir le rencontrer. Je les imagine. J’essaye d’imaginer ce que mon mari pense et ce qu’il me fait plaisir qu’il pense (chéri, tu me diras).

Aujourd’hui n’est plus demain. C’est le grand jour. Je suis devant la glace en pied de notre chambre. Maquillée, coiffée, rasée plutôt qu’épilée, les pieds limés et crèmés, les poils de mon pubis cisaillés, le vernis de mes ongles retouché rapidement, les seins correctement ajustés dans mon soutien gorge, sur mes talons, trois quarts devant la glace, de face, de profil, rapidement, je tourne, soulève ma jupe jusqu’à ma culotte, la redescends. Je n’en mène pas large. Trois ans ont passé, j’ai pris quatre kilos depuis cet hiver. 60kg contre 56. 1m65. Quelques rides ont dû s’installer, c’est même sûr. J’ai maintenant 42 ans contre 39 quand je l’ai rencontré la première fois et ma peau est moins ferme, beaucoup moins ferme. Moment de doute. Il est plus jeune que moi. De 5 ans précisément, je le sais au moment où j’écris ces mots mais devant le miroir je ne le sais pas. Je me souviens juste qu’il est un plus jeune que moi, sourire charmant, intelligent, plutôt petit, fin, et très bien doté par la nature. Est-ce que je lui plairais encore ? Je me ressaisis, face miroir. Peu importe la plastique, la confiance et l’émotion partagée avant tout. Il n’y a rien à forcer, juste à apprécier... ou pas. Respiration. Je prends mon sac sur l’épaule, la tête un peu échevelée, et part sans avoir vérifié 5 fois si j’ai bien les clefs. Je sors fébrilement mon téléphone pour t’envoyer le petit mot promis à mon départ : Je suis dans l’ascenseur. Baisers mon amour.

À toi mon chéri la première partie de ce récit dont tu as permis l’existence,

Avec toute mon admiration,

Ton Éléis ;)

2 commentaires

Of course, I’m (hot and wet) / Ie partie

Par Kandaul le 3 septembre 2019

Je suis fan ! Remarquablement écrit ... vivement la ou les suites

Of course, I’m (hot and wet) / Ie partie

Par coupleamoureux88 le 29 août 2019

C’est agréable de lire un texte bien écrit.
De plus vous décrivez magnifiquement les ressentis dans votre couple.
J’ai hâte de découvrir la suite