Mon chéri, vraiment, il ne fallait pas !

Par JamesEnglishParis le 6 janvier 2021 3
Dans Expériences de complices

– Mon chéri, vraiment, il ne fallait pas !
Madame n’en espérait pas tant. Elle y avait songé, bien sûr, mais en avait vite repoussé l’idée. Elle avait craint qu’à trop en vouloir, elle finisse par tout perdre.

Son mari vient de lui donner tort.

Elle tend une main et effleure son nouveau jouet. C’est un modèle récent, probablement déjà rodé, mais la chose a son avantage : rien de plus ennuyeux que les précautions d’usage avec les engins trop neufs… Elle soupire d’aise. Ses yeux caressent autant que ses mains le tout nouvel objet de sa convoitise. Elle aime ce qu’elle voit : les formes sont superbes, la ligne fuselée et puissante, l’esthétique parfaite. Regarder, c’est déjà prendre du plaisir.

Elle fait quelques pas pour changer de perspective ; ses talons hauts claquent sur le marbre, le tissu satiné de sa jupe moulante frotte sur ses cuisses rondes. Elle se cale derrière son cadeau et fait deux pas en arrière pour avoir une vue d’ensemble : tout est exquis !

Madame fait glisser ses doigts de haut en bas, de droite à gauche. Parfois, elle enfonce légèrement les ongles, pour voir ce que ça fait. Le cadeau réagit, mais ne proteste pas. Son mari l’a bien choisi. Il faut dire qu’il connaît ses goûts ; c’est l’avantage d’être mariés depuis longtemps.

– C’est tout pour moi ? dit-t-elle en tournant autour du paquet, tirant de temps à autre sur le nœud de satin qui lui enserre la taille.

Son mari a un petit sourire.

– Oui, ma chérie.

Elle interrompt sa ronde, sa main droite posée sur l’épaule musclée du cadeau, la gauche sur sa hanche dodue.

Elle reprend sa marche, passant la main sur le torse, le dos, les fesses, remontant vers les cheveux, effleurant les lèvres. Le gentleman a 43 ans, mais son corps révèle un solide passé de sportif.

– Il est parfait. C’est pour emporter ou pour consommer tout de suite ?

Le sourire de son mari s’élargit. Ils savent tous les deux que c’est pour tout de suite.

Le cadeau trône au milieu du grand salon. Le rouge pourpre de son ruban jure avec les couleurs très pâles de la pièce, comme pour mieux attirer le regard. Madame en attrape une extrémité et tire ; le ruban se dénoue et tombe au sol. Elle se tourne vers son mari et lui adresse un grand sourire, tandis qu’elle attrape à pleine main le sexe du cadeau. Elle passe la langue sur ses lèvres couleur carmin et s’agenouille.

Elle a très envie d’y goûter, là, devant son mari. Elle sait qu’il bande déjà. Il aime la voir sucer d’autres hommes, presque autant qu’elle-même aime le faire. Il leur a fallu des années pour accorder leurs fantasmes, après avoir passé si longtemps, chacun de son côté, à les refouler. Que de temps perdu !

Elle ouvre la bouche et engloutit le sexe déjà dur. Il a bon goût, il sent bon. Sa forme est particulière ; plus l’érection est marquée, plus le gland semble former un angle avec le reste du sexe. C’est amusant et tandis qu’elle passe la langue sur sa circonférence, elle se dit que les effets à venir seront certainement des plus intéressants.

Le cadeau commence à gémir. Il lui faut ralentir la cadence, elle ne voudrait pas que tout s’achève trop vite !

Elle se redresse. Sa poitrine opulente fait rebondir la verge sur le ventre du gentleman. C’est ce qu’elle aime avec les hommes virils : les érections ont tant de vigueur que la queue est proche du bas-ventre ; elle a presque du mal à la garder en bouche.

Elle prend le cadeau par la main et l’emmène jusqu’à la chambre ; le pauvre est resté debout bien trop longtemps, il est temps de passer à autre chose. Elle trottine sur ses talons, tandis que lui marche calmement près d’elle.

Tandis qu’il avance, imperturbable, son érection à peine entamée, elle le regarde encore ; elle détaille le nez aquilin, les mâchoires carrées, les pectoraux parfaits. Où son mari est-il donc allé pêcher un si beau poisson.

Arrivés sur le pas de la porte, le cadeau s’arrête et se tourne vers elle. Il lui adresse un si beau sourire que Madame en est un instant décontenancée.

Madame s’approche du lit et fait signe au gentleman de s’asseoir. Elle ne sait pas comment le nommer, n’ose pas même le tutoyer. Tant de beauté lui fait perdre ses moyens.

Elle inspire un grand coup et se place devant lui. Il écarte les jambes. C’est elle, maintenant, qui sourit. Elle se met de nouveau à genoux. Elle veut le faire encore. C’est ce qu’elle préfère.

La moquette au sol amortit les bruits, pourtant elle devine que son mari les a suivis.

Elle ne voit plus de son cadeau que les larges cuisses musclées couvertes de poils fins et l’entrejambe à la toison savamment tondue. Elle n’a jamais rien trouvé de plus beau.

Le sexe durcit à vue d’œil sous ses yeux ; l’angle se reforme. Elle sourit, avance son visage, ouvre la bouche et entreprend une fellation goulue.

Le cadeau résiste vaillamment. Madame y met tout son savoir-faire, toute son expérience. Elle veut sentir son goût dans sa bouche.

Soudain, le gentleman tend la main et appuie sur le sommet de son crâne, tandis qu’un flot chaud inonde sa bouche par jets réguliers.
C’est ce qu’elle voulait. Elle déglutit, s’essuie les lèvres d’un geste de la main et se relève.

Le gentleman la fixe de ses grands yeux bruns. Il sourit toujours, d’un sourire presque étonné. Elle sourit aussi et lui fait un clin d’œil. Car elle sait que ce n’est que le début de la soirée et qu’elle a bien l’intention de profiter de son cadeau par tous ses orifices.

3 commentaires

Mon chéri, vraiment, il ne fallait pas !

Par mdesaf33 le 7 janvier 2021

Présentation vraiment raffinée de l’amant sous forme de cadeau.

J’aimerais être offerte ainsi moi aussi.

Appel lancé,
à mon mari : dis tu m’emballes et tu m’offres ?
à un auteur aussi doué que JAMES, svp écrivez-nous un texte aussi excitant

Mon chéri, vraiment, il ne fallait pas !

Par Jmre le 7 janvier 2021

Bonjour,
Merci pour votre partage, merci pour votre style. On attend la suite, bien sûr avec impatience et... s’il y en a une(?), mais autant pour le plaisir de la découvrir que celui de vous lire. Je m’associe au commentaire de Cando16. A travers votre manière de rédiger on participe à la scène. Nous imaginons votre compagne nue, peut-être, sûrement très belle, nous devinons son plaisir à honorer ce sexe raidi et son bonheur d’apprécier la liqueur tant désirée s’écoulant sur sa langue et au fond de sa gorge.
Un très grand merci

Mon chéri, vraiment, il ne fallait pas !

Par cando16 le 7 janvier 2021

Très belle écriture ! Il y a les récits descriptifs et les autres, plus rares, un cran au dessus dont le votre fait partie !