Quand Dôle effleure le phantasme

Par Dôle et Dil le 25 septembre 2017
Dans Expériences de candaulistes

L’été finissait gentiment, la journée aussi ; ce début de soirée tentait de faire oublier l’après-midi plus que maussade. Ma femme Dôle et moi cheminions le long des quais sans but précis, c’était une flânerie tout en accord avec l’ambiance de la journée finissante. Nous arrivions à hauteur d’un espace où une animation danse de salon en plein air était organisée ; une espèce de guinguette était installée à proximité avec des chaises en fer totalement inconfortables, des tables en tôle et des verres en plastic… tout ce dont j’ai normalement horreur. En plus c’était bondé, il ne restait qu’une seule table libre avec une seule chaise. Pourtant, trois cent mètres avant il y avait un bar, un vrai, avec des fauteuils confortables en terrasse et une musique de jazz, pas une bande son avec des standards archi connus, non un endroit soft où tout avait l’air si bien. Alors pourquoi étions-nous là, à chercher à récupérer une chaise libre à l’autre bout et à nous installer dans ce capharnaüm ? Allez savoir.
De nombreux couples dansaient plus ou moins bien. Lorsque la musique entonna un morceau plus actuel qui peut se danser seul, Dôle ne tarda pas à se lever pour aller danser sur la piste qui n’en était d’ailleurs pas…et là, bien sûr je me mis à la regarder plus particulièrement, elle était encore très désirable, plus sportive que romantique mais ce jour-là exceptionnellement, été oblige, elle avait laissé tomber ses harnachements unisexes pour une ravissante petite robe assez courte, un peu vaporeuse sans être provoquante ni trop mini, elle se finissait, en haut, par un décolleté ouvert sur sa poitrine bien dessinée, jolie. Le tout était toujours très à mon gout et visiblement, au vu de la réaction des autres individus de mon sexe, et de l’autre aussi d’ailleurs, je n’étais visiblement pas le seul à partager cet avis. Sa démonstration de danse ne dura pas trop longtemps car le répertoire musical se recentra sur des danses de salons qui se dansent obligatoirement à deux et, vous l’avez compris, c’est pas mon fort ce genre d’activité… Dôle revint donc s’assoir sagement à côté de son mari, à y regarder de près maintenant, sa robe était vraiment très décolletée trop ? peut-être pas…Nous répriment notre contemplation des danseurs… finalement l’ambiance était plutôt bonne enfant, sur ce que je pus identifier il y eut des tangos, des pasodobles et surement beaucoup d’autres types de danses inconnus de moi… Dôle commençait à s’agiter sur sa chaise, je lui proposais de se choisir un cavalier pour aller danser c’est pas ce qu’il manquait… ça ne la tentait pas…j’insistais peut-être un peu lourdement, je lui proposais un cavalier que nous avions vu à l’œuvre et qui, pour moi se débrouillait plutôt pas mal mais il est vrai que mon niveau d’appréciation sur le sujet reste très superficiel.
C’était un homme pas très grand juste un peu plus grand qu’elle, plutôt râblé sans être trop carré d’épaules, il portait un pantalon blanc et un teeshirt bleu marine, simple, sans inscription. Le tout ne le faisait pas paraitre hyper élégant mais l’ensemble était très avenant…je me fis très vertement rembarré : « je ne le connais pas » là effectivement c’était imparable de toute façon nous ne connaissions personne. « Mais tu ne trouves pas qu’il danse bien ? Oui effectivement il danse très bien mais je ne le connais pas. » Elle l’avait donc également remarqué…un point pour moi... Elle l’avait surement remarqué à cause de ses abdos, Dôle fantasmait sur les abdos, les fameuses tablettes de chocolat… mais moi, c’était plutôt la version « nutella » alors que notre lascar lui était visiblement bien loti de ce côté.
Je me levais pour aller chercher deux plastics de bière car je ne pouvais me résoudre à appeler ça des verres de bière… sur le chemin du retour je m’arrangeai pour croiser le chemin de notre homme et sans beaucoup de détours je lui annonce que ma femme trouve qu’il danse très bien et que s’il était tenté il pouvait l’inviter pour les prochains raouts.
En retournant à notre place j’annonce tout de go à Dôle qu’il s’appelle Miguel, car nous avions pris le temps d’échanger nos prénoms en même temps qu’une poignée de main. « Comme ça maintenant tu ne pourras plus dire que tu ne le connais pas… » et sans qu’elle ait vraiment eu le temps de réagir voilà notre Miguel qui arrive pour proposer quelques tours de danse à Dôle. Hai ! là ça va être limite, elle commence par me lancer un regard noir… « Que lui as-tu dit ?
<imgsrc=

Soyez le premier à commenter cette contribution

Wyylde La plus excitante des expériences de couple
Wyylde La plus excitante des expériences de couple