L’autostoppeur 3

Par OursGris le 4 octobre 2018 2
Dans Expériences de candaulistes

Après avoir assisté à l’accouplement de ma femme avec l’autostoppeur, j’attends qu’elle redescende de la chambre.

Je comprends maintenant ce qu’elle voulait exprimer en disant qu’un mari ne doit jamais voir sa femme jouir dans les bras d’un autre homme, même quand le mari est consentant. Elle ne s’accouple paralysée par la timidité, osant à peine bouger, c’est tout le contraire, elle se donne totalement, concentrée sur les sensations provoquées par le gros mandrin qui va et qui vient dans son vagin... et quand elle jouit, c’est un orgasme violent qui l’emporte tellement l’émotion est grande de sentir cet homme jouir et s’épancher dans elle.... et c’est pourtant ce que je voulais voir...
J’ai compris aussi que ce n’est pas vraiment un homme en particulier qui crée en elle cette jouissance, que c’est simplement l’émotion de nouveauté... d’un sexe inconnu qui la pénètre pour la première fois.
Cela n’avait pas été le cas du premier. Elle n’aurait jamais pu faire ce premier pas sans un sentiment fort pour cet homme, confondant désir... amour... sexe... Pour qu’elle accepte d’ouvrir enfin ses cuisses devant son lui, impensable quelques mois plus tôt, il avait fallut qu’elle ressente un sentiment fort... et quelle surprise de se sentir emportée alors par un orgasme si puissant.

Plus tard, elle a eu envie de retrouver cette sensation, ayant compris que c’était l’émotion de la nouveauté, de sentir un autre homme se secouer et jouir dans elle. Si l’attrait physique reste important, je sais que dans ces moments de folie sexuelle qui la prennent, très rares il est vrai, elle peut s’accoupler à n’importe qui, ou presque, même d’un physique très différent de son type d’hommes... les hormones qu’elle doit sécréter dans ces moments-là inhibent toutes les autres considérations, je l’ai compris il y a deux ans, quand elle est partie retrouver dans sa chambre cet homme chauve et adipeux qui l’avait regardée. Quand elle est revenue deux heures plus tard, elle était épuisée d’orgasmes déclenchés par un énorme sexe et plusieurs prises successives, mais elle était aussi en pleurs de se sentir tomber si bas, de se donner à ce gros homme qui l’avait fait jouir encore et encore... même à la troisième fois où elle ne voulait plus, mais que son orgasme s’est déclenché quand même quand il a jouit en la forçant. Pas facile pour moi de la consoler dans des moments comme cela... et pourtant je l’ai baisée comme une bête tellement j’étais excité qu’elle ait pu faire ça...
Comment peut-on jouir si fort avec en même temps cette sensation de s’avilir ? Que le corps réclame des sensations que la raison réprouve ? Et que nous ne pouvons pas nous empêcher de lui donner satisfaction... que ce soit elle ou moi... elle d’écarter ses cuisses en attente d’une jouissante qui va lui rappeler celle ressentie avec le premier, que ce soit avec un presque inconnu au cours d’un voyage ou un ancien ami retrouvé, et moi de la laisser partir, l’imaginant râler de jouissances... souffrance et érection...
Ce fut le seule cas de regret, après elle est heureuse d’avoir obtenu ce qu’elle attendait de ce moment... et il ne se passera plus rien pendant des mois, des années.

Je n’arrivais pas à dormir. Quand j’ai enfin entendu la porte de la chambre s’ouvrir, je me suis levé pour l’attendre en bas de l’escalier.
— Tu es là ? me dit-elle, étonnée.
Elle était surprise que je l’aie attendue, pensant que je dormirais. Dans la pénombre je la sentais gênée que je la surprenne ainsi entièrement nue, sa nuisette à la main.... comme si elle se sentait coupable... comme si je ne savais pas...
— Attends... je vais dans la salle de bain.
Quand elle a vu que la suivait, elle a voulu m’arrêter de la main
— J’en ai encore... il faut que me lave.
Je sais bien de quoi elle parle, mais elle n’a pas protesté quand je l’ai suivie.
Derrière elle, je l’embrasse dans le cou, je la sens se détendre. On s’était compris par le regard, mais on n’avait pas eu le temps d’en parler, et elle sait bien que ce soir, c’est surtout elle qui en avait envie, je ne l’ai pas poussée. Ce n’est pas la première fois, mais elle sait aussi à quel point cela me plait aussi, sinon je lui aurais fait comprendre que je ne voulais pas d’une façon ou d’une autre.
Elle se retourne et cherche mes lèvres.
— Tu peux... il ne m’a pas embrassée.
Elle ne peut pas toujours empêcher l’homme de lui prendre sa bouche, mais elle sait que je n’aime pas trop qu’elle puisse avoir encore sa salive si je l’embrasse ; en me disant cela, je suppose qu’elle veut me faire plaisir, qu’elle veut minimiser le fait qu’elle l’a laissée lui remplir le vagin et qu’elle a préservé sa bouche pour moi, mais peut-être est-ce lui qui n’a même pas essayé, pressé de la pénétrer. C’est peu de chose à côté, mais cela me fait plaisir, c’est vrai.
Je la serre contre moi.
— Tu sens le sperme.
— Il m’en a mis plein, dit-elle en riant, comme si c’était quelque chose d’amusant. Elle essaie de déplacer le niveau émotionnel, d’en rire comme si ce n’était pas grand-chose, alors que nous savons très bien tous les deux au contraire que c’est toujours un moment d’une très grande importance qu’elle ait laissé un autre homme lui faire l’amour, surtout qu’elle me savait en bas... comme c’était arrivé avec le premier.
— Je suppose qu’il se réservait pour sa femme, ajoute-t-elle, d’une voix toujours un peu rieuse... tant pis pour elle... c’est moi qui en ai profité.
Aujourd’hui je la sens fière. Ce n’est pas la première fois que je constate qu’elle ressent un sentiment de fierté après un moment comme celui-là... fière de l’avoir fait, fière d’être une femme qui prend du plaisir avec d’autres hommes comme eux en prennent avec d’autres femmes... fière que cet homme n’ait pas hésité à lui donner tout son foutre qu’il devait réserver précieusement pour sa femme.
— Vous avez mis longtemps...
— Je ne sais pas... peut-être. On l’a « fait », après il est resté sur moi sans bouger,
— Vous avez recommencé plusieurs fois ?
— C’est ce qui t’inquiétait ? Non... pas du tout, une seule fois... il s’est un peu endormi. Au bout d’un moment, je l’ai repoussé doucement, j’ai éteint, et je suis partie... je pensais à toi, je ne t’aurais jamais laissé tout seul toute la nuit... ou alors je serais revenue de prévenir et te soulager... je suis désolée... tu m’en veux ?
— Non... pas du tout... mais il me tardait quand même que tu redescendes.
Je crois que c’est à cet instant que j’ai vraiment compris qu’elle ne m’avait pas vu entrer, ni la filmer, ni assister à son orgasme.

À suivre

2 commentaires

L’autostoppeur 3

Par hanifa le 5 octobre 2018

merci pour ce texte magnifique .un candaulisme qui me chavire toujours.

L’autostoppeur 3

Par ansiii le 5 octobre 2018

Oursgris, ta plume est on ne peut plus évocatrice et te lire éveille en moi bien des désirs... ^^

Wyylde La plus excitante des expériences de couple
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