L’autostoppeur.

Par OursGris le 29 septembre 2018 4
Dans Expériences de candaulistes

Les maris posent souvent la question : être ou ne pas être présents. Ma femme faisait partie des femmes qui ne voulaient pas faire l’amour devant moi, j’en avais énormément souffert la première fois, ensuite je m’étais habitué à ses rencontres (extrêmement rares, il est vrai qu’il fallait une occasion très particulière). Mais un jour j’ai passé outre cet impératif. En voici le récit... En plusieurs fois, je ne sais pas être concis.

Nous prenons très rarement des autostoppeurs à cause des enfants, la voiture étant toujours pleine, mais aussi par crainte de mal tomber. Alors je ne sais pas pourquoi, je me suis arrêté sur la petite place juste à côté de lui.
Il doit y avoir au moins deux raisons à cela. La première c’est que son allure générale était plutôt sympathique, avec un sac de voyage genre sac de sport, la deuxième parce qu’il allait bientôt se faire un peu tard et qu’il ne trouverait peut-être plus personne pour le convoyer... il y avait bien sûr une troisième raison, plus ou moins inconsciente, mais qui n’est pas apparue à mon esprit sur le moment.
Martine n’a rien dit, elle n’avait pas l’air fâchée que je n’ai pas demandé son avis, je suppose que c’est son apparence qui l’a mise à l’aise elle aussi.
Je n’ai plus souvenir où il se rendait, il avait environ 300km encore à parcourir et craignait de se faire surprendre par la nuit. Nous lui avons proposé de l’accompagner jusqu’à notre destination, distante d’une trentaine de kilomètres.
Il nous a demandé s’il y avait une auberge, un hôtel.
Tout en discutant, j’ai regardé vers Martine et plusieurs fois et nos regards se sont croisés, elle a bien vu à quoi je pensais et j’ai compris qu’elle y pensait aussi... la raison inconsciente pour laquelle je m’étais arrêté, et pourquoi Martine n’avait pas protesté, était remontée à la surface et devenait dominante sur les autres raisons.
On lui a proposé de l’héberger pour la nuit, il ne voulait pas nous ennuyer, mais cela devait l’arranger pécuniairement, il a accepté. Avec Martine, nous nous sommes regardés de nouveau, on s’était compris.

Nos filles ont été très surprises de nous voir arriver avec un invité inconnu, ce qui n’arrivait jamais.
Il a vite accaparé l’attention de tous par ses récits de voyage. Après trois mois sur un porte-container dans un port du midi, il retournait dans sa famille, ses parents ayant une grande maison où s’étaient installés sa femme et ses deux enfants pour être moins seuls pendant ses absences.
Plusieurs fois j’ai surpris son regard vers Martine, elle dégageait ce soir-là beaucoup de féminité, et je crois surtout qu’en cet instant, elle devait dégager un nuage de phéromones qui la suivait à la trace, ce n’est pas possible autrement, car elle se conduisait très naturellement comme à son habitude. Je voyais bien qu’il était nettement plus attiré par Martine au lieu de s’intéresser à nos grandes filles, avec leur poitrine innocemment provocante et qui avaient la beauté de la jeunesse. Il faut reconnaître qu’il était agréable de se faire servir par nos petites fées. Le voyageur a quand même fini par remarquer les petits seins juvéniles de la plus grande, qui pointaient sous son chemisier, mais son regard était plus souvent dirigé vers ceux de Martine, dont la générosité devait lui déclencher des envies interdites de découvertes.
La soirée est passée rapidement. J’ai entendu que Martine préparait le lit de notre chambre à l’étage pour l’invité pendant que j’ouvrais le canapé du salon, plus rudimentaire, pour nous.
Un moment plus tard, j’ai vu redescendre Martine en nuisette avec une robe de chambre pas trop fermée sur le devant laissant deviner ses formes et le début de la rondeur de ses seins... elle avait dû surprendre le regard de notre invité elle aussi.
Nous discutons encore un moment, Martine me regarde souvent, tirant fréquemment sur le bord de sa robe de chambre pour faire semblant de se couvrir, mais la relâchant aussitôt, laissant apparaître sa nuisette. Je voyais bien à ses yeux brillants quand elle me regardait, à sa respiration plus rapide que tout était possible ce soir et elle a bien vu que j’avais compris qu’elle avait envie de faire l’amour avec lui... je l’avais senti dès qu’elle avait accepté qu’il passe la nuit ici.
Je me doute pourquoi elle fait durer... elle veut être certaine que les filles soient bien endormies et ne puissent se rendre compte de rien.
Après un long silence et un encore plus long regard vers moi, elle s’est levée en rajustant ses vêtements.
— Venez... je vous montre votre chambre...
Il l’a suivie immédiatement. En montant l’escalier, elle a dernier regard rapide vers moi, elle me donne une dernière chance de lui faire signe que « non », et je sais que si je ne voulais pas, elle ne le ferait pas... mais mon cœur bat à cent à l’heure en imaginant déjà ce qui va se passer... je voudrais pouvoir lui dire non... mais en même temps, j’ai tellement envie qu’elle le fasse...
Je les entends parler, j’aperçois la lumière de la chambre, des paroles encore, inaudibles, la porte qui se referme et le rais de lumière qui disparait, les dés sont jetés. Plus un bruit et elle ne redescend pas, elle est entrée avec lui dans la chambre. Comme les autres fois, elle ne veut pas que j’assiste, elle estime qu’un mari ne doit jamais voir sa femme faire l’amour avec un autre homme... c’est pourtant ce que moi je voudrais... mais je n’ai pas le choix, sinon elle n’accepterait pas.
J’éteins les lumières. J’ai une terrible envie de monter pour aller les écouter. Je m’oblige à compter jusqu’à dix et puis je gravis l’escalier silencieusement. Martine n’est pas dans la salle de bain, elle est bien dans la chambre, un rai de lumière filtre sous la porte. Je m’approche tout contre. Si j’avais eu le moindre doute que Martine puisse se trouver dans une autre pièce, il s’envole immédiatement, les soupirs que j’entends et les bruits de grincement en cadence du matelas sont sans équivoque... ils ont déjà commencé !

À suivre

4 commentaires

L’autostoppeur.

Par sdelva le 1er octobre 2018

Quelle superbe histoire !
Les femmes sont reines et décident de la manière de nous faire cocus après tout !
C’est déjà une énorme chance de pouvoir vivre cela avec son épouse !
Merci et la suite svp :)))

L’autostoppeur.

Par OursGris le 1er octobre 2018

Tu as raison Kokinjoueur, c’était très frustrant, d’où mon récit. C’était bien ce que je voulais, lui tenir la main, être proche d’elle, voir la montée de son plaisir... c’est arrivé quelques années plus tard, mais j’aurais tellement voulu que ce soit dès cette fois là, quand elle était encore si jeune... voir son visage quand elle a été emportée pour la première fois par la jouissance que lui procurait un autre homme...
Effectivement, je n’avais pas eu le choix CandauCandau... la suite arrive...

L’autostoppeur.

Par candaucandau le 30 septembre 2018

Frustrant oui mais que faire quand la femme refuse que son mari soit la a regarder , en tout cas le récit est très excitant , vite la suite OURSGRIS et merci.

L’autostoppeur.

Par kokinjoueur le 30 septembre 2018

Je crois que moi pour ma part, je serais très frustré de rester derrière la porte et ne pas profiter du spectacle de voir son épouse faire l’amour avec un autre. Pour moi le candaulisme doit être un partage, et le plaisir physique de l’un ne devrait aller sans le plaisir des yeux de l’autre. Quel bonheur ce doit être de tenir la main de son épouse ou de l’embrasser, la caresser légèrement pendant qu’un autre la besogne.

Wyylde La plus excitante des expériences de couple
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