Chapitre 3 – Mariage candauliste

Par Gattopardo le 10 décembre 2021
Dans Expériences de candaulistes

Le lendemain, je me suis réveillé le premier, vers 8h30. C’était samedi. Cela faisait près de deux semaines que nous étions chez Marc. Je suis directement allé me doucher. J’en avais vraiment besoin. Mon anus me faisait légèrement mal et cela me fit immédiatement repenser à ma soirée. Mon anneau, quant à lui, ne me gênait pas particulièrement.

Je me dirigeais alors vers la cuisine et mis sur le gaz la cafetière italienne que Carla avait offert à Marc quelques mois plus tôt. Je fis griller deux toasts sur lesquels j’étalais ensuite un peu de beurre et de la confiture de cerise. Dès que le café sortit, je remplis deux petites tasses que je disposais sur un plateau, en y rajoutant également les deux tartines. Je me dirigeais alors vers la chambre. Je toquais deux trois fois et rentrais après avoir entendu « Tu peux rentrer ! ». Je me doutais qu’ils étaient déjà réveillés car je les avais entendu rigoler et parler. Carla était blotie contre Marc, la main sur son sexe. Je posais alors le plateau sur un petit tabouret qui se trouvait au pied du lit. C’est alors que Carla dit en rigolant : « Chéri, que fais-tu ? Viens honorer ton Alpha. Tu sais quoi faire désormais, n’est-ce-pas ? ». Je m’approchais, m’agenouillais au pied du lit et commençais à sucer Marc, à lui lécher les testicules, à les prendre en bouche, à les mordiller. Carla s’assit sur le lit pour me regarder faire. Ça l’excitait… « Mon amour, désormais c’est ainsi que tu salueras Marc. Tu ne lui diras plus bonjour, ni bonsoir, c’est son sexe que tu honoreras. Et cela en toute situation. »

Nous sommes finalement restés chez Marc trois semaines. Toutes les bonnes choses ont une fin. Nous sommes donc finalement rentrés chez nous car nos deux enfants - qui étaient eux aussi chez leur copine et copain respectifs - nous avaient dit qu’ils regagnaient également la maison. Il était donc hors de question qu’ils ne nous y trouvent pas et qu’ils s’imaginent quoi que ce soit…

Nous avons donc repris notre train-train quotidien, la tête pleine de bons souvenirs. Inutile de vous dire que cela avait encore renforcé nos libidos respectives et que nous n’avons pas cessé d’échanger pendant plusieurs jours sur la nouvelle tournure qu’avait pris notre relation « à trois ». Nous étions intarissables sur la question et surtout de plus en plus heureux, en faisant le bilan de ces trois dernières années, à l’idée de nous êtres affranchis peu à peu de ce conformisme social et de la morale qui imposent aux couples la monogamie, la fidélité et surtout l’exclusivité. Nous avions réussi à transgresser les tabous de notre éducation judéo-chrétienne et cela nous provoquait en nous, je pense, un sentiment certain de liberté. Pour ce qui me concerne, le fait de regarder Carla dans les bras de Marc c’était un peu comme la redécouvrir en permanence.

Quelques semaines plus tard, alors que nous étions confortablement installés sur le canapé du salon en train de siroter un thé, Carla me demanda : « Écoutes chéri, avec Marc nous voulions savoir si tu étais d’accord pour que nous partions à nouveau en vacances tous les trois, au mois d’août, comme l’année dernière ? ». Je répondis que oui et que j’étais évidemment plus que partant à l’idée de nous retrouver à nouveau ensemble. Et c’est là que je profitais de l’occasion pour lui avouer un fantasme qui me trottait à l’esprit depuis un moment déjà. « Carla, j’aimerais bien te demander quelque chose qui m’exciterais beaucoup. En fait, je souhaiterais que nous organisions cet été un genre de « cérémonie de mariage candauliste » entre toi et Marc, enfin… quelque chose qui scellerait votre union, d’autant plus que cela fait près de trois ans que vous vous fréquentez. Et quand je dis « mariage », j’entends avec des témoins. Je n’irais pas jusqu’à dire avec des invités parce-que cela risque d’être un peu compliqué, mais au moins des témoins. Qu’en penses-tu ? ».
J’avoue que j’avais un peu peur de sa réaction car – bien qu’elle avait fini, avec le temps, par se sentir beaucoup plus à l’aise dans cette nouvelle vie – je ne savais pas si elle aurait franchi cette autre étape qui – j’en conviens – était un peu inhabituelle… Elle me répondit : « Des témoins !! Dis-moi que tu ne penses pas à des gens que l’on connaît, j’espère !? ». Je lui dis alors « Mais pas du tout, tu sais très bien que nous avons toujours convenu que personne de notre entourage ne devait être au courant de notre vie privée. Non, en fait, je ne sais pas encore qui cela pourrait être, mais je pensais – je ne sais pas… - à un autre couple candauliste, par exemple… Tu la trouves conne cette idée ? ». « Non, en fait…, pas du tout, mais nous ne connaissons aucun couple candauliste, en fait… Bon, j’avoue, poursuivit-elle, ça m’émoustille quand même un peu cette affaire !... Petit cochon, va ! Ça fait un peu exhib, non ? Ça me fait le même effet que lorsque nous louons une chambre d’hôtel et que nous nous présentons à trois à la réception… Ça m’excite que d’autres se demandent ce que l’on fait ensemble dans une même chambre et qu’ils s’imaginent des choses… ». « Oui, c’est exactement ça ! » répondis-je. « C’est le côté exhibition qui m’excite, le fait de savoir que nous affichions et que nous puissions parler librement avec d’autres de notre relation. » « Bon, d’accord » dit-elle. « Mais à part le fait que nous devons en parler avec Marc pour savoir s’il est partant, on va les trouver où ces fameux témoins ? Et en plus, comment tu l’imagine cette « cérémonie » ? ». « Écoutes », répondis-je, « Pour nos témoins, nous avons environ trois ou quatre mois pour les trouver, donc nous avons suffisamment de temps. Je pourrais poster une annonce sur un site spécialisé, pour sélectionner un couple candauliste, qu’est-ce que tu en penses ? Et puis, pour le déroulement de la cérémonie, j’ai ma petite idée… Tu veux qu’on en parle ? ». « Ouaiiii, dis-moi tout mon amour… ». Je savais Carla un peu sur ses gardes, car bien qu’émoustillée par le fait de savoir qu’à de nombreuses occasions nous nous sommes souvent amusés à suggérer plus ou moins que nous avions une relation à trois, je ne savais pas encore si elle aurait accepté mon scénario qui faisait intervenir deux autres personnes dans notre relation cachée. Elle a toujours été quelqu’un d’assez discret, de plutôt pudique, un peu secrète, craignant par-dessus tout que nos proches - et nos enfants en particulier - ne puissent découvrir un jour notre nouveau mode de vie.
« Bon, commençons par le cadre où je souhaiterais que se déroule la cérémonie. Je verrais bien ça dans le jardin de la maison que nous avions loué l’année dernière. Tu sais, sous le grand olivier qui est presque au bord de la piscine. Là, c’est pas mal, parce-que nous serions à l’ombre. On pourrait étaler un grand drap sur la pelouse et y disposer en cercle les cinq grands coussins qui se trouvent sur le canapé du salon. Toi et Marc vous seriez assis côte à côte, moi juste en face de vous deux et, dernière moi, les deux témoins. Pour ce qui concerne les tenues, j’imagine Marc torse nu, avec sarouel en lin blanc. Pour toi, un body blanc transparent en dentelle et une petite coiffe en tulle blanche dans les cheveux. Pour nos deux témoins, je pense qu’il est préférable de leur donner le choix, tout en leur précisant que la tenue devra être plutôt sexy. Quant à moi, je serais nu avec juste une petit nœud papillon autour du cou et avec mon anneau pelvien. » « Ouah, me répondit-elle, franchement chéri, je ne sais pas si j’oserais m’afficher dans cette tenue devant des étrangers… Et toi, ça ne te gênerait pas d’être à poil ? ». « Écoutes, répondis-je, ça, je l’ai déjà vécu avec Marc même si ça n’était pas évident au tout début. Et c’est sans compter ce que tu m’as fait faire avec lui… Alors tu sais, à présent, ce genre de choses ne me font plus vraiment peur… Et puis, tu ne penses pas qu’il faut sauter le pas et essayer de nous défaire de ces pudibonderies, et d’assumer et partager notre sexualité, librement, devant d’autres ? Chérie, je n’ai pas honte d’assumer publiquement mon rôle de mâle Bêta. Je te l’ai déjà dit tant de fois, je suis tellement fier de te voir appartenir à Marc, si heureux de te voir jouir dans ses bras, de savoir qu’il jouit en toi, d’être à tes côtés quand tu te fais prendre ! Et à présent, je ressens la nécessité de partager tout cela avec d’autres. » Elle est alors restée silencieuse pendant une bonne dizaine de secondes qui m’ont parues une éternité, puis m’a répondu : « C’est vrai, tu as raison, merde après tout ! On le fait et je pense que Marc sera d’accord. Et dis-moi, comment tu imagines la cérémonie ? ». « Et, bien – dis-je – je pense qu’il faut préparer trois déclarations. Une que je lirais en guise de recueil des consentements et deux autres réponses que toi et Marc devrez prononcer. Et après avoir lu vos « consentements », je dirais à Marc « vous pouvez baiser la mariée » au lieu de « vous pouvez embrasser la mariée ». Vous pourrez alors vous accoupler devant nous. Qu’en penses-tu ? ». « C’est trop excitant ! répondit-elle. Je suis complètement trempée, touches ». Elle me prit la main et la plaça dans son pantalon de pyjama. Je glissais alors un doigt dans son vagin qui dégoulinais de plaisir. Pour ma part, cela faisait un moment que j’étais dur comme un roc. Je commençais donc à la masturber lentement en passant lentement mon doigt sur le clitoris qui était parfaitement lubrifié… « C’est trop bon chéri ! Vas-y continue. » dit-elle en s’allongeant sur le canapé. « Je crois que ça va être super excitant ! J’ai trop envie que tu suces Marc devant les témoins, que tu nous excite bien comme d’habitude, avant que l’on baise devant eux et qu’ils comprennent bien qu’il est mon mâle Alpha ! » Elle baissa alors mon pantalon et en sorti mon sexe qu’elle se mit en bouche. « Et le comble sera de leur montrer ton sexe rempli de la semence de Marc en t’écartant bien les jambes et en venant te nettoyer ensuite ! » dis-je. « Oh oui, ça sera trop bon ! Et je pense qu’ils seront super excités eux-aussi ! ». Elle continuât à me sucer et moi à la masturber pendant encore cinq bonnes minutes. Elle me demandât alors de la pénétrer car elle voulait que je jouisse en elle et aussi parce qu’elle ne voulait pas que je vienne dans sa bouche. Il n’y avait que Marc qui avait le droit de le faire et, dans ces cas, souvent, nous nous partagions son sperme en nous embrassant. Je finis par me décharger en elle et nous restâmes l’un dans les bras de l’autre un bon moment, en nous embrassant tendrement. Puis, comme d’habitude, elle me demanda de m’allonger sur le dos pour venir placer son sexe sur ma bouche afin que j’avale ma semence et que je la nettoie, tout comme je le faisais après un rapport entre elle et Marc. « La seule différence, disait-elle, c’est que quand tu avales le foutre de Marc, tu n’as pas joui et tu es donc super excité, alors que lorsque tu avales le tien, tu ne le fais pas par excitation, mais parce-que tu aimes le sperme, n’est-ce-pas ? … » Et c’était bien vrai, je fantasmais tellement sur le fait de boire le sperme de Marc avant que Clara ne lui avoue que j’étais au courant de leur relation, que j’en étais arrivé à vouloir systématiquement avaler le mien après chacun de nos rapports. Et, à force, c’est vrai, j’y avais réellement pris goût…

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