Osez le Candaulisme – Eve de Candaulie se met à nu

Eve de Candaulie, l’interview

Par Candaule le 10 février 2019 4

J’ai retrouvé Ève lors d’un déplacement à Paris. D’un tempérament enthousiaste, elle a très rapidement répondu favorablement à ma proposition d’interview. Je lui ai donné rendez-vous à la station Villiers dans le 17e. Bien qu’ayant déjà échangé par téléphone lors de l’édition de son premier roman " mon mari est un homme formidable", je n’avais jamais rencontré ni même vu Ève auparavant.

C’est une jeune femme blonde aux cheveux coupés courts que j’ai vu se diriger vers moi. Rien dans sa démarche ni même à travers sa tenue ne laissait transparaître la pratique qu’elle chérit en toute complicité avec son homme : le candaulisme.
Mais quelle est donc la femme qui se cache derrière le pseudonyme d’Ève de Candaulie.

Bonjour Eve, ravi de faire ta connaissance. Je commencerais par une question facile. Eve c’est ton Véritable prénom ?

Oui, Eve c’est mon prénom au quotidien.

Comment en êtes-vous venue au candaulisme avec ton homme ?

Tu veux la véritable histoire ? La véritable histoire c’est que j’ai rencontré mon mari très très jeune, nous avions une vingtaine d’années et c’était la période où je commençais à découvrir la sexualité avec différentes personnes. J’avais couché avec ma meilleure amie avant d’être avec Alexandre. Et en fait, j’ai couché avec d’autres personnes juste après avoir couché avec lui.

Ça s’est imposé assez vite, il fallait que j’en discute avec lui. J’ai eu une aventure avec un copain de fac que je raconte dans mon livre "Mon mari est un homme formidable". Cette aventure a été le déclencheur de ma déclaration, somme toute assez classique : « Voilà j’ai couché avec un autre homme »

À l’époque on ne parlait pas de candaulisme, on ne parlait pas de ce trip. C’est juste moi qui avais envie d’une sexualité libre et active. On a pris le temps d’en discuter et l’idée est venue un ou deux ans après avec l’apparition de ce thème sur Internet.
J’ai rencontré un couple au méli-mélo dont l’homme m’avait dit :
« Quand j’ai commencé le candaulisme, je ne savais pas forcément si j’étais candauliste ».

Je pense qu’il est important de comprendre qu’un désir en soi que l’on soit un homme ou une femme, c’est quelque chose que l’on n’arrive pas forcément à qualifier et dont on n’a pas forcément les tenants et les aboutissants. On sent qu’on a un désir, on sent que cela touche à une certaine liberté du couple. Au fond, c’est pas forcément la réciprocité qu’on cherche mais pour autant, tu ne comprends pas tout de suite au fond ce que tu recherches et ce que tu vas y trouver.

Le candaulisme, c’est pour toi comme une forme d’exploration ?

Oui, effectivement cela nécessite comme une exploration de soi, car on pense souvent que cela doit venir de l’autre alors qu’en fait non ! Cela vient avant tout de toi, car il faut être au clair avec ce que tu veux. Personnellement même, je considère que l’on peut être candauliste sans forcément passer à l’acte, un peu comme un bisexuel qui l’est sans forcément passer à l’acte.

Tu peux avoir une attirance très forte pour cette pratique-là, tu sens que ça te fait tripper, que t’as peut-être pas les moyens concrètement de le faire mais que c’est quelque chose qui te tient à cœur.
Et ça c’est déjà un bon début.

Je pense qu’il doit y avoir un décalage auquel tu dois t’attendre entre le fantasme que tu nourris et la réalité. Comme tout fantasme, il y a une différence entre ce que l’imagination peut produire et la réalité, de toi, de cette chambre, avec cet homme, avec cette femme qui va effectivement impliquer des émotions, des sensations que tu ne peux pas prédire.

Est-ce que tu abordes dans ton livre, l’aspect bisexuel du mari ?

Bien sûr j’en parle, c’est un peu troublant mais toutes les personnes qui sont attirées par les trips qui pourraient laisser penser qu’elles sont bisexuelles ne le sont pas forcément. C’est là aussi un point intéressant. J’ai été très loin dans le livre jusqu’à parler de jeux de sperme avec l’amant. Parce que le copain et la copine qui m’en ont parlé, en fait, sont tellement enthousiastes sur le sujet que t’as l’impression de gamins devant un paquet de bonbons. J’ai essayé de comprendre, j’ai posé la question au mec et tout de suite, il m’a dit : « Mais moi, si j’avais à faire ces pratiques-là avec un homme, ça m’intéresserais pas ». J’ai compris ensuite toute la part d’humiliation qui peut être très érotique et très importante.

Le candaulisme peut prendre pour toi différente formes ?

Il y a plusieurs types dans le candaulisme, c’est pour ça que nous avons mis dans le livre plusieurs scénarios dont celui du cuckolding et dans ce cas-là, c’est l’humiliation qui l’emporte sur la jouissance. C’est l’humiliation qui va être plus forte que l’envie de jouir. Les jeux de sperme engendrent une forme d’humiliation qui génère de l’excitation. Ce moteur d’excitation qu’est l’humiliation peut conduire à des jeux de privation et à l’utilisation de techniques comme la cage de chasteté qui relève plutôt de pratiques de BDSM. On peut tout aussi bien s’orienter vers d’autres jeux.

Ce que j’ai tenu à faire dans le livre, c’est de sortir de la jalousie et de la monogamie, de quitter la sexualité reproductive pour se poser la question de savoir si l’autre t’appartient, je considère que non. En réalité, si véritablement tu veux le bonheur de ton partenaire, il va falloir faire autrement que ce que te disent 90 % des discours sur le couple.

Le candaulisme peut-il faire l’objet de réciprocité ?

Oui, je pense qu’il peut y avoir réciprocité. Je pense même qu’à travers le candaulisme, on peut mettre en place un mode de vie, un art de vivre libertaire, qui peut aller assez loin chez nous en France, alors qu’il y a un certain nombre de pays où l’on peut tuer ne serait-ce que pour une simple infidélité que ce soit de la part de la femme ou de l’homme.

J’ai ainsi listé tous les états qui n’ont pas voulu voter la résolution de l’ONU pour arrêter de condamner à mort les gens qui ont commis une infidélité et il y a les États-Unis qui n’ont pas voulu voter en faveur de cette résolution et dans les abstentions, il y a la Corée du Sud qui a enlevé sa loi contre l’infidélité il n’y a pas si longtemps.

Ainsi, on se rend compte que l’état du monde n’est pas aussi joli que ce que l’on voudrait car en tant que candauliste, tu ne peux pas voyager où tu voudrais. C’est intéressant car cela nous rappelle que la France est un état de liberté qui malgré le fait que l’on souhaiterait avoir toujours mieux est un pays sacrément en avance.

Pour toi, un mari candauliste est-il cocu ?

J’ai écrit un paragraphe autour de la question : un mari candauliste est-il cocu ?
Car certains candauliste aiment bien qu’on les qualifie de cocu et d’autres non.
J’ai ensuite fait un paragraphe permettant de qualifier le terme de cocu dans le monde et qu’est-ce que cela sous-entend.

Je suis partie d’un article de Philippe Vandel qui explique que le cocu, c’est celui qui a les cornes, c’est le dernier au courant qu’il a des cornes et que par voie de fait, il est considéré un peu comme un demeuré et cela touche aussi ses capacités physiques puisqu’il n’a plus de possession de sa femme. Il y a là une notion d’humiliation que je trouve aussi intéressante et qui stimule les hommes qui apprécient d’être traités de cocu.

Pour découvrir ce plaisir, il faut s’orienter vers des scénarios plus élevés. Les jeux BDSM, on ne t’apprend pas ça à l’école et notamment les jeux de domination entre adultes qui sont à l’aise avec ça, comprendre que ce n’est qu’un jeu et qu’il y a un début et une fin. C’est exactement comme pour moi avec un amant quand il me dit : « Tu es vraiment ma pute », je sais très bien que c’est un jeu, je sais très bien qu’il y a un avant et un après et que cela m’excite.

Si tu n’es pas à l’aise avec les plaisirs de l’humiliation, OK, il ne faut pas forcer, ça viendra ou ça ne viendra pas. Cela ne nécessite pas forcément d’apprentissage. Moi, mon mari, il me l’a demandé tout de suite et je n’étais pas forcément à l’aise avec ça. Cela demande du temps pour comprendre où est le plaisir de l’autre où est sa limite. Cela demande à connaître un peu mieux le BDSM, ça vient progressivement mais en tout cas si ça ne vient pas tout de suite. C’est pas grave, il faut respecter les limites de l’autre.

Quels conseils donnerais-tu aux femmes dont le mari leur confie ce désir candauliste ?

De quoi avez-vous besoin pour aborder ce genre de sexualité, là, concrètement ? De quoi avez-vous besoin ? Avez-vous suffisamment de temps et surtout les moyens nécessaires pour pouvoir envisager une sexualité ludique ?

Je m’explique : souvent un homme va exprimer ses désirs candaulistes à une femme qui est dans un carcan culturel souvent classique ; une culture où l’épouse n’est jamais véritablement sexy, où le mari ne l’a jamais mise en valeur. Tu ne lui dis pas souvent comme elle est belle, tu ne lui as jamais dit « Regarde comme le mec il t’a regardé ».

Alors si en réalité, tu ne lui as pas préalablement donné confiance en elle, si en fait, tu ne révèles pas sa féminité, effectivement ça risque d’être compliqué de lui faire entendre ton désir candauliste.

Et puis, il n’y a pas que ça. Il faut aussi parvenir à créer une communication avec sa moitié pour arriver aussi à donner de l’espace à la sexualité de la femme. Moi ça m’a pris des années pour être désirante. Je savais répondre aux désirs de mon mari mais j’ai appris moi à avoir du désir, plus que de l’écouter car en fait, c’est se permettre de jouer avec sa propre fantasmatique qui est primordiale.

Comment es-tu parvenue à développer ta propre fantasmatique tes propres désirs ?

J’y suis parvenue en lisant de nombreux articles et des livres concernant la sexualité, en parvenant à me libérer de cette fameuse charge mentale. On a beau former un couple équilibré, il faut bien admettre qu’il passe quand même beaucoup plus de temps sur les forums que moi, alors que moi j’ai d’autres activités. Pourquoi moi, je ne passe pas plus de temps à prendre en compte ma sexualité ? Pourquoi c’est pas un truc qui est super important pour moi ?

C’est ce type de prise de conscience qui m’a conduite avec les années à être désirante et m’épanouir dans une relation candauliste.

Y a-t-il des choses à éviter ? De quoi n’a-t-on pas à avoir peur ? De quoi une femme ne doit pas avoir peur avec un mari candauliste ?

Pour moi il faut avant tout être amoureux, il faut s’interroger ensemble sur le projet qui nous unit car je suis intimement convaincue que la question : pourquoi est-on ensemble ? Doit inévitablement se poser.

On n’est pas juste là pour faire un crédit, pour faire des enfants. On n’est pas ensemble simplement pour faire bien dans la société, pour aller dans une soirée et se présenter en tant que Monsieur et Madame. On a une autre raison d’être ensemble.

Si on est ensemble, c’est pour explorer la vie ensemble, vivre des expériences ensemble. Si c’est pas vivre des expériences ensemble, peut-être qu’il y a quelque chose qui est à revoir qui fait peur.

Quel type de peur peut réveiller des désirs candaulistes ?

Je pense qu’il y a d’abord, la peur de la jalousie, peur de se voir demander la même chose et cela va peut-être révéler chez elle la peur de l’abandon. Cette peur de l’abandon, il est très important de l’écouter. Pour moi, cette émotion de jalousie est venue pour te délivrer un message. Le message que tu n’as pas envie d’être seul dans la vie, que tu n’as pas envie effectivement de te retrouver abandonnée ; sentiment d’abandon lié à ce que tu as vécu précédemment, à ton attachement à la mère. C’est mon point de vue car c’est assez d’actualité en ce moment.

Il faut dire que c’est effectivement pour moi quelque chose de très fort la peur. La jalousie qui est liée à la peur et après la peur potentiellement liée à l’abandon. J’ai envie de te dire que c’est comme une geôle qu’est cette peur de l’abandon, cette peur de pas pouvoir subvenir à ses besoins, de pas pouvoir être autonome. Mais au fond, est-ce que cette peur est vraiment fondée ? Est-ce que toi tu es à l’aise avec toi-même ? Est-ce que vraiment l’autre il est là pour être une béquille par rapport à toi ?

Les couples candaulistes que je connais ne sont pas forcément fusionnels. Par exemple, moi mon mari nous avons une super synchronicité. L’un commence une phrase l’autre la finit à tel point qu’à l’hôtel, souvent on nous dit : « Vous êtes faits l’un pour l’autre" et les couples candaulistes que je connais ont beaucoup d’années de vie commune. Les couples candaulistes, tout du moins ce que je connais, c’est pour moi des couples supers solides.

Il t’arrive d’être jalouse ?

Moi je suis possessive et jalouse, mais de voir mon mari dans la compersion, ça m’a mis un coup de pied au cul. Toutes les limites qu’on nous donne n’ont pas lieu d’être. Dans la vie, il y a tellement de choses à découvrir et le candaulisme est un super bon début pour s’orienter vers la liberté. Car on se dit "Et l’autre ?" Et s’il y en a un des deux qui commence à ouvrir le couple, c’est de toute façon déjà commencer à explorer le champ de la liberté.

Si tu avais des conseils à donner ?

Si je n’avais qu’un conseil, ce serait : donnez-vous des libertés ! C’est un conseil un peu abstrait malheureusement. J’ajouterais à ce premier conseil qu’il est important d’être à l’écoute de l’autre. Arrête d’être autocentrée et écoute activement, sans préparer de réponses pendant que l’autre parle. En partant du candaulisme, tu arrives à des choses assez belles. C’est aussi un trip qui est un peu pervers, ce qui est intéressant car c’est une pratique solaire avec une part d’ombre, c’est la vie ! C’est ça qui est beau.

Comment se construit le désir pour toi qui est l’épouse d’un candauliste ?

Ce que j’aime bien avec les pratiques sexuelles libres, c’est que le mec doit en premier lieu, plaire sur catalogue, moi c’est mon homme qui recrute, et il connaît très bien mes goûts. Mais ensuite cet amant, il doit plaire en vrai avec le timbre de voix, le parfum de la peau et après il y a cette fameuse alchimie que tu peux pas prévoir et ça va plus loin que la façon de baiser, cette alchimie que tu ne contrôles pas.
Ce qui fait que c’est un peu aléatoire, tu peux avoir des supers surprises. Ça m’arrive de faire des gangbangs et sur 10 mecs il y en a un, c’est un truc de fou et tout le monde te regarde !! Désolé on est compatible !!! Et tu peux pas l’expliquer et puis des fois, tu le revois après et c’est plus pareil, c’est très bizarre.

Est-ce que ton homme a déjà été jaloux ?

Oui il a été jaloux. J’ai écrit un 2e livre après "Mon mari est un homme formidable" où justement moi, je raconte que je tombe amoureuse d’un amant qui était particulièrement possessif et là oui on en a un petit peu bavé du point de vue du couple parce que je ne savais pas comment gérer les choses.

Parce que c’est lui qui m’a présenté cet amant la, donc il le connaissait. Il savait très bien que nous étions en couple libre, que j’étais libertine et il était quand même possessif. C’était à n’y rien comprendre. Tout le truc des hommes : quand t’es à moi t’es plus aux autres.

À ce moment-là, ça été tendu et pas du tout agréable. En revanche, ce qui nous a permis de passer cette étape, c’est la communication. À quel moment t’es capable d’aller au restaurant, de te poser et d’avoir une véritable conversation, authentique sur ce que tu ressens ?

Toute la société postule pour que le couple soit une unité économique, eh bien non désolée ce ne sera pas une unité économique ! Le couple est lié à cette histoire de transmission des biens et ça fait tellement de mal aux femmes. Le candaulisme et les échanges que cela génère, qui nous enrichissent permettent de réparer un peu tout ça.

Lorsque tu as une expérience désagréable avec un amant, quel conseil pourrais-tu donner ?

Il est impératif de savoir dire non. Si à un moment donné, il y a un doute, "Je suis plus très sûre là", que tu sens tu vas décrocher, il est intéressant de dire : "On va faire un break" et si on te demande d’expliquer pourquoi, tu vas aux toilettes.

Pour moi, il faut être capable de savoir dire "oui" comme être capable de savoir dire "non". La clé de la sexualité en général, c’est la capacité de savoir dire oui avec beaucoup d’enthousiasme, ce que n’ont pas toutes les filles qui vont attendre et qui diront « Peut-être que oui ». Moi au contraire, j’aurais tendance à être très expressive. J’aurais tendance à dire : « Allez on y va les gars ! On y va ! » de manière assez motivée ce qui est un véritable atout.

Mais il faut aussi pouvoir dire non car ça m’est déjà arrivé dans ma vie de ne pas dire non au bon moment et d’arriver à ce moment où t’as les larmes aux yeux et de me dire : Qu’est-ce qui s’est passé ? Et de voir que ça va pas et d’attendre que ça vienne de l’extérieur.

Je pense qu’il faut bien sûr mettre en place un safe word avec son partenaire mais aussi apprendre à le dire. Bon c’est bien vous avez mis un safe Word en place mais combien de fois tu t’es entraînée à le dire ? Et dans quelles situations ? T’es pas bien et tu es capable de sortir ce safe word ?

Ça ça me parle, c’est un vrai conseil que je peux avoir celles qui souhaitent mettre fin à une aventure qui ne leur convient pas.

Moi, mon mot de passe, mon safe word, c’est "stop". Du coup c’est très simple. Quand je dis "non", on peut jouer là-dessus. Par contre, quand je dis "stop" c’est stop et ça arrête. Et quand tu es bâillonnée, tu tapes sur le matelas

Comment tu gères la pratique avec tes proches ?

Alors au début, j’ai commencé à le dire à mes meilleures amies et en fait avec le temps, on a fini par ne plus en parler. Au début, elles étaient très intéressées, elles posaient plein de questions et puis en fait chacun a sa vie, sa sexualité et au final maintenant, on me demande juste quand est-ce que mes livres sortent.

Ma mère sait que j’écris par exemple, elle ne sait pas forcément quoi, elle ne sait pas forcément sur la pratique. Rien que de lui dire et bien voilà j’écris des livres érotiques tellement cul que tu ne peux pas les lire, c’est gênant.

Notre pratique et les livres que j’écris sont tellement loin de l’image du couple. C’est ce que j’explique dans "l’infidélité promise". Qu’est-ce que tu veux que je discute avec mes collègues de bureau quand arrive le matin, tu vas pas leur dire : « Et tu sais quoi ce week-end, c’était carrément bien on s’est trop bien organisé, on s’est vraiment trop bien amusé ! » ou « Mardi, entre midi et deux, je vois un amant, il est trop bien ! Qu’est-ce qu’on s’amuse ».

Même après il y a des copains ou des copines avec qui tu pourrais être complice. Par exemple j’ai un copain gay avec qui je pourrais être de connivence, et bien c’est pas si bien accepté que ça, c’est pas si clair que ça. Tout le monde n’a pas une vie si libre que ça. Donc on en parle avec les copains et les copines libertins et les gars qui sont prêts à découvrir la chose et les artistes qui gravitent dans ce milieu-là.

Tu l’a sens évolué la pratique du candaulisme ?

Oui il y a un boum avec Internet, avec tous les forums qu’il y a sur ce thème malgré certains sites dont les créateurs n’ont rien à voir avec la pratique.

Y a-t-il pour toi une période plus propice pour explorer une pratique candauliste ?

Actuellement les enfants, on les faits un peu plus tard et il y a au moins 5 ans entre le moment où tu te mets ensemble et le moment où tu fais les enfants, des fois il y a 10 ans, des fois il y a 15 ans. Qu’est-ce que tu fais de ce temps de latence ? Eh bien, en fait je trouve que c’est un bon moment pour justement explorer cette voie-là et après, les enfants arrivent.

Quelle est la différence pour toi entre candaulisme et polyamour ?

Pour moi, il y a une différence entre candaulisme et polyamour. La question ne se pose pas comme ça. La définition la plus large du polyamour, c’est de considérer en fait que tu es sur une non-exclusivité soit sentimental, soit intime ou sexuelle avec une transparence et une éthique. Tu peux y inclure le libertinage. Si tu es sur un libertinage éthique, tu peux même inclure le polyamour. La question qui revient chaque fois c’est : « Es-tu transparent avec son partenaire ? »

Précisons que s’il y a des couples libres qui sont polyamoureux, il y a aussi des couples libres qui ne veulent pas savoir ce qui se passe et là tu n’es pas dans une éthique de transparence.

En conclusion, pour toi, qu’est-ce qu’il faudrait retenir du candaulisme ?

Pour finir, je dirais que le candaulisme est une sexualité durable car elle est basée sur la confiance mutuelle. Pour moi il faut que les femmes comprennent cette pratique. Bien sûr ce n’est pas une pratique qui convient à tous les couples. En tout cas pour moi, les désirs candaulistes de mon mari m’ont beaucoup apportés, j’ai fait plein d’expériences, ça m’a permis de travailler sur moi. Je considère que les femmes devraient connaître cette pratique et être plus informées.

4 commentaires

Osez le Candaulisme – Eve de Candaulie se met à nu

Par Angecalin le 12 février 2019

"une culture où l’épouse n’est jamais véritablement sexy, où le mari ne l’a jamais mise en valeur. Tu ne lui dis pas souvent comme elle est belle, tu ne lui as jamais dit « Regarde comme le mec il t’a regardé »."
Tellement vrai ! Pour nous, candaulistes, nos femmes sont des princesses.
J’avais apprécié " mon mari est un homme formibable " , je vais explorer le reste !
Merci à vous pour cet interview.

Osez le Candaulisme – Eve de Candaulie se met à nu

Par Lefou le 12 février 2019

Cela fait plaisir de revoir Candaule (Nous étions inquiets) Merci à Ève pour son témoignage, j’ai bien apprécié le début de l’infidélité promise, moins la suite mais je ne suis pas écrivain (cf. mes contributions) et c’est déjà bien de se livrer entre roman et réalité. Bonne continuation. Lefou n’est pas mon pseudo, ni le profil de notre couple libertin, mais la resultante d’un profil victime de bugs !

Osez le Candaulisme – Eve de Candaulie se met à nu

Par Candaule le 12 février 2019

Merci Eve de t’être livrée avec autant de transparence et de liberté !
Il est vrai que tu fais déjà partie de notre communauté depuis plusieurs années maintenant, alors nous te souhaitons beaucoup de succès !!!
A très vite

Osez le Candaulisme – Eve de Candaulie se met à nu

Par Eve de Candaulie le 11 février 2019

Quelle passion pour le candaulisme d’avoir retranscrit notre grand entretien du 17ème. Je retrouve toutes mes pensées du moment, mes idées. C’est fou comme le candaulisme est un moteur dans ma vie. J’espère avec "Osez le candaulisme" poser ma pierre à l’édifice. THANXXX

Wyylde La plus excitante des expériences de couple
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