La pratique du Barebacking, une facette du candaulisme

Conjuguer Barebacking et candaulisme

Par Candaule le 22 avril 2019 4

Nous savons tous que le candaulisme est une pratique qui transgresse les lois de la fidélité, les normes du couple, l’image que l’on se fait de l’épouse modèle et du patriarcat. Mais il est une transgression encore plus taboue qui est celle du barebacking.

Le barebacking c’est quoi ?

Ne vous est-il jamais arrivé d’être tellement excité par la situation, que mettre un préservatif vous a paru superflu ? Si c’est oui, vous avez simplement eu un rapport non protégé. Pour d’autres personnes, avoir un rapport non protégé avec une personne qui n’est pas l’officiel(le) est extrêmement stimulant, c’est ce que l’on nomme le barebacking.

Le barebacking est une pratique récente dans sa terminologie et apparue il y a un peu plus de 10 ans aux États-Unis. C’est un terme qui trouve son origine dans les termes visés en équitation et qui signifie littéralement " monter à cru ". Plus spécifiquement centré sur la sexualité, il désigne « le choix délibéré de rapports sexuels non protégés, en dépit d’un risque potentiel de contamination par le VIH ou d’autres Infections Sexuellement Transmissibles (IST).

À ce petit jeu-là et contrairement à ce que l’on pourrait penser, les femmes sont tout autant disposées que les hommes à éviter le port du préservatif, c’est ce qu’il ressort d’une des toutes dernières études américaines publiées dans The Journal of Sex Research.

Ainsi, de nombreux couples candaulistes prennent plaisir à l’idée que Madame ait un rapport non protégé avec un complice.

Alors bien que notre site ait pris soin de ne pas faire la promotion de ce genre de pratiques, si vous prenez la peine de consulter les témoignages d’aventures candaulistes d’autres sites traitant de notre pratique, vous découvrirez que les témoignages en ce sens sont légion. Il y a là en effet une excitation, un rapport particulier au sperme et à la prise de risques que nous allons décrypter maintenant.

Quels sont les ressorts qui stimulent l’excitation ?

Lors de mon enquête, Antoine comme Nadia sa compagne m’ont confié qu’ils étaient excités à l’idée d’avoir des rapports non protégés avec les complices qu’ils rencontraient. Pour Nadia, "faire l’amour sans préservatif, c’est pas pareil. Les sensations sont plus agréables, je me sens plus libre et ça m’excite grave ! " Et de rajouter "en plus, Antoine il adore venir me lécher après".

Pour certains candaulistes, lécher le sexe de leurs partenaires remplis par l’amant est une posture d’humiliation qui leur procure une excitation incroyable.

L’exemple que nous offrent Antoine et Nadia illustre une infime partie des moteurs de l’excitation qui justifie le passage à l’acte du barebacking. Mais si nous allons plus loin, il est intéressant de constater qu’au-delà du sentiment de liberté, de la posture d’humiliation, la notion de relation dans un "contexte de risque" est érotisée et donc stimulante pour les couples candaulistes qui s’adonnent à cette pratique.

En effet pour certains, l’idée que la pulsion sexuelle induisant un rapport sans préservatif avec un autre que le conjoint soit plus forte que le risque que cela représente est extrêmement stimulante

Il y a aussi l’excitation à l’idée de salir ou d’être sali(e), le plaisir d’humilier ou d’être humilié par la semence de l’amant perçu comme dominant.
À cela s’ajoute une notion identitaire en résistance à des normes comportementales ou la prise de risque est effectuée et le sexe sans préservatif assumé comme le précise l’étude de Carballo-Dieguez et al.

Alors, quels sont les risques du barebacking ?

Commençons par préciser qu’un récent sondage met en avant un manque d’informations très préoccupant concernant le sida. En effet 23 % des jeunes de 15 à 24 ans s’estiment mal informés soit une augmentation de 12 points par rapport à 2009. C’est le niveau le plus haut atteint depuis 10 ans. À noter que ces chiffres sont semblables pour les personnes de 50 ans et plus.

Nous pourrions penser que les choses sont acquises et vont mieux concernant le niveau de connaissance et bien non ! C’est la raison pour laquelle il m’est apparu important de repréciser les choses concernant les risques d’une sexualité sans protection.

Au-delà du risque de grossesse qui est aujourd’hui maîtrisée par une contraception assurée, il reste néanmoins que cette pratique expose les participants non seulement au virus du sida mais aussi à plus d’une trentaine d’IST qui se transmettent par le sperme, les sécrétions vaginales et le sang.

Il est donc primordial de prendre conscience que cette pratique n’est pas sans conséquences alors que nombreux sont ceux qui auraient tendance à penser que plus le/la partenaire est séduisant(e) et moins ils y de risques de contracter une IST comme le laisse supposerl’étude du site américain medicaldaily.

Rappelons toutefois que chaque année en France 6000 personnes sont contaminées par le virus du sida. L’OMS quant à elle nous précise que dans le monde plus d’un million de personnes contractent une IST chaque jour soit près de 357 millions de personnes qui contractent l’une des 4 IST suivantes chaque année : chlamydiae, gonorrhée, syphilis ou trichomonas.

Enfin, pour finir d’enfoncer le clou, précisons que plus d’une trentaine de bactéries, virus et parasites qui se transmettent par voie sexuelle sont connus. Pour la plus grande part, l’incidence des maladies sexuellement transmissibles est liée à 8 de ces agents pathogènes.
Sur ces 8 infections, 4 peuvent être guéries :
- la syphilis,
- la gonorrhée,
- la chlamydiae
- la trichomonas.
Les 4 autres sont des infections virales incurables :
- l’hépatite B,
- le virus de l’herpès (herpes virus simplex ou HSV),
- le VIH,
- le papillomavirus humain (VPH).
Les risques de la pratique du barebacking ne sont donc pas à prendre à la légère

Quelles sont les mesures à prendre pour limiter l’exposition aux risques ?

Alors si cette pratique fait tout de même partie de vos incontournables, il serait bon de prendre tout de même certaines mesures visant à limiter les risques d’exposition aux IST. Nous allons à présent les aborder.

Un prérequis indispensable avant toute aventure candauliste non protégée
Avant toute relation avec un complice, il est indispensable d’obtenir de sa part un bilan sérologique dédié aux IST les plus courantes sachant toutefois qu’un délai est nécessaire entre l’exposition à un risque et la prise de sang. Bien entendu, il est de bon ton d’en faire de même !

Certains diront : " ça casse l’ambiance et le charme de la rencontre ! ". Je leur répondrais que les délices de l’attente sont à découvrir ! En effet se découvrir l’un l’autre, savoir jouer du préservatif et de toute la variété de lubrifiants qui sont aujourd’hui à notre disposition font partis du jeu, du préalable indispensable qui donne toute sa saveur à la pratique du barebacking. Mais cette démarche s’adresse aux couples candaulistes qui ont choisi le modèle de la relation suivie avec un complice.

Dans le cas d’une prise de risque sous le coup d’excitation
Pour ceux qui vivraient une aventure candauliste d’un soir ayant conduit une prise de risque sous le coup de l’excitation, il y a des traitements d’urgence concernant le VIH que l’on nomme Traitement Post-Exposition (TPE) qui doit être pris au plus tard dans les 24 heures après un risque de transmission puis tous les jours pendant un mois.

On le trouve dans n’importe quel centre hospitalier où l’on peut bénéficier d’un médicament qui permet au virus à ne pas rentrer dans vos cellules et cela à condition d’y aller tout de suite. Le plus tôt est le mieux à savoir 4 à 6 heures après le rapport non protégé et 24 heures après au maximum.

Pendant un mois, vous aurez à prendre un comprimé qui évite au virus de s’accrocher à vos cellules. Là aussi beaucoup de gens ne sont pas informés. On le trouve dans tous les services d’urgence c’est gratuit.

Pour les personnes qui n’utilisent pas toujours le préservatif
Enfin, pour les personnes qui ont de nombreux partenaires et qui n’utilisent pas toujours le préservatif, il y a la PrEP, le fameux médicament anti sida qui est commercialisé sous la marque Truvada®, il faut savoir qu’il existe désormais en versions génériques et que l’on va donner à ces personnes à titre préventif.

Ils pourront prendre un comprimé tous les jours pour les personnes qui ont des rapports très fréquents ou quelques comprimés avant un rapport sexuel et le lendemain ce qui les protégera du virus du sida mais pas des autres IST.

Tant qu’ils prendront ce médicament, s’ils ont des rapports sexuels non protégés, ils ne peuvent pas attraper le virus VIH. Cependant, cette formule ne protège pas des autres infections sexuellement transmissibles.

Précisons par ailleurs, qu’une femme a 5 à 10 fois plus de risques qu’un homme d’attraper une IST du fait des muqueuses internes qui sont beaucoup plus fragiles que les muqueuses externes.

Enfin, précisons que cette formule du PrEP devrait voir le jour sous forme d’injections mensuelles.

J’entends déjà ceux qui diront que le fait de parler de ces traitements engendre immanquablement une augmentation des comportements à risque dans notre communauté candauliste et ne protègent aucunement des IST autre que le SIDA. On pourrait le penser.

Cependant, il est bon de rappeler que de nombreuses recherches ont prouvé l’efficacité de la prophylaxie près exposition (PrEP) en France, aux États-Unis, au Royaume-Uni, au Canada, au Kenya, en Ouganda et cela sur une population homosexuelle comme sur des couples hétérosexuels.
La PrEP est ainsi recommandée par l’OMS.

En France l’étude ANRS-Prévenir a commencé en 2017 et a pour objectif de mesurer son impact concernant la dynamique de l’épidémie en Île-de-France. Car au États-Unis ou ce médicament existe depuis 2012, la séropositivité a chuté de 49 %.

En conclusion

Pour finir, il est important de se rappeler qu’il existe des moyens de protection, de prévention, alors surtout pas de leçon de morale mais plutôt une leçon d’éthique : Si les candauliste aiment à partager le plaisir qu’ils éprouvent avec un autre, ce n’est pas pour autant qu’ils souhaitant partager les maladies. Alors protégez-vous, c’est possible et c’est facile !

4 commentaires

La pratique du Barebacking, une facette du candaulisme

Par ledaoen le 28 avril 2019

Plaisir suprême de la voir être prise sans protection, de le voir se vider au plus profond d’elle, de l’imaginer feconde et ouverte à la possibilité fantasmée d’etre fécondée par son amant. Préférence absolue au sans capotte... nous demandons et fournissons un test MsT de moins d’une semaine, et que le plaisir soit !

La pratique du Barebacking, une facette du candaulisme

Par Lefou le 24 avril 2019

L’image de l’article est une nouvelle fois divinement suggestif ... très bien choisie !

La pratique du Barebacking, une facette du candaulisme

Par Candaule le 24 avril 2019

Merci cher LEFOU pour les compliments que vous m’adressez. Votre vécu est tout autant riche d’enseignements. Vous nous projetez dans votre expérience avec beaucoup de naturel !! Merci milles fois.
Au plaisir de vous lire

La pratique du Barebacking, une facette du candaulisme

Par Lefou le 23 avril 2019

C’est un sujet délicat très bien traité ici par Candaule, bravo une nouvelle fois pour la qualité de l’article et l’expertise.
Avec mon meilleur pote nous n’avons pas trop réfléchi la première fois et bien que souhaitant devenir raisonnable la deuxième fois, rebelote l’envie d’une prise sauvage et à cru avait envahi de nouveau mon ex femme et son étalon. Nous n’en n’avions ni reparlé ni essayer de rentrer dans la raison. L’interdit nous stimulait et je le considérait comme un frère. De plus, me décrivant ses sensations, Sandrine aimait trop le sentir en elle, le faire jouir totalement que ce soit un petit coup vite fait, en trio avec moi ou Tony ou en soirée endiablée seule avec lui. Philippe c’était juste assuré que son pote Tony utilise un préservatif bien que lui n’en utilisait pas.
En mot de la fin, bien que ne pratiquant pas les jeux de spermes, un jolie string bien taché remplit du sperme de l’amant, laissant imaginer sa grosse queue la souillant jouissant en elle c’est divin !