La compersion, une expérience émotive véritablement candauliste

La compersion ou la transcendance de la jalousie chez les candaulistes

Par Candaule le 12 mai 2019 5

Tout candauliste qui se respecte, se réjouit à l’idée que son épouse rencontre son amant. Il éprouve du plaisir à voir comment elle a du désir pour son amant et le plaisir qu’elle prend avec lui. C’est ce que l’on nomme la compersion. Si tout le monde connaît la compassion qui est un sentiment de pitié vis-à-vis des malheurs d’autrui, peu de gens connaissent la compersion.

Qu’est-ce que la compersion ?

La compersion, c’est en fait se réjouir du plaisir et du bonheur qu’éprouve quelqu’un d’autre. C’est une forme d’empathie qui se focalise spécifiquement sur le bonheur de l’autre et ce bonheur qu’éprouve l’autre peut être une source de joie pour nous aussi. Les candaulistes qu’ils soient hommes ou femmes, font partie de ces personnes qui éprouvent du bonheur en voyant leurs partenaires vivre une aventure physique et avoir du désir pour quelqu’un d’autre.

Cela paraît ainsi contre intuitif dans notre société où le couple monogame est la norme d’éprouver du bonheur en imaginant ou en regardant sa compagne ou son compagnon avec un autre. Dans la plupart des couples l’idée que le conjoint puisse avoir une aventure avec un autre ou une autre est plus une source de crispation voire de rupture, que de bonheur !

Comment se manifeste la compersion ?

Pour Marie-Isabelle Thouin Savard, quand les personnes décrivent cette expérience de la compersion, elles la décrivent en disant : "je me sens tout excité", ils utilisent le mot "bubbly" qui peut se traduire par pétillant.

C’est donc véritablement une expérience émotive où le regard est lumineux et le sourire de circonstance. Comme une façon d’être électrisé par les souvenirs de sa partenaire prenant du plaisir avec un autre. Une forme de stimulation et de bonheur quand un candauliste décrit les aventures que vit sa partenaire avec un autre. Un candauliste est heureux de voir ou de savoir son/sa partenaire heureux/se avec un/une complice.

Quel est l’origine du mot compersion ?

Laissez-moi vous expliquer l’origine de ce mot : la compersion.
Il est difficile de définir une émotion à part entière quand on n’a pas de mots pour la conceptualiser et pour la différencier. Si vous ne connaissez pas ce mot, c’est normal, il est né aux États-Unis et même là-bas il n’est pas encore rentré dans le dictionnaire.

Marie-Isabelle Thouin Savard, chercheuse en psychologie de l’université du California Institute of Integral Studies prépare une thèse concernant la compersion.

Tout dernièrement, cette chercheuse a donc pris contact avec l’un des dictionnaires en ligne américains les plus reconnu merriam webster et elle leur a demandé pourquoi le mot compersion n’apparaissait pas dans leur dictionnaire en ligne. Ils lui ont répondu que ce n’était pas suffisamment utilisé mais que probablement à l’avenir ça le serait.

Ce mot a pourtant une quarantaine d’années, il est apparu dans les années 70 dans une communauté utopiste hippie à San Francisco, la communauté Kérista. Cette communauté a été fondée par un homme John Presmont à la fin des années 50. Cette communauté prônait une religion basée sur une sexualité plurielle et le bannissement de la jalousie. Ainsi, les membres se divisaient en différents groupes qui habitaient ensemble. Ces groupes étaient théoriquement paritaires, majoritairement hétérosexuels et parmi les règles de vie commune, il y avait un emploi du temps du coucher. Cet emploi du temps du coucher définissait chaque soir que vous dormiez avec quelqu’un de différent de l’autre sexe selon un planning régulier. Et les membres éprouvaient cette joie de partager leurs partenaires et de les voir heureux avec d’autres mais ils n’avaient pas de mot pour l’exprimer.

Le mythe veut que ce soit par des séances de spiritisme et à l’aide d’un plateau ouija et son alphabetboard que les Kéristans ont trouvé le mot : compersion.
Si le mot a survécu à la communauté Kérista qui a fermé ses portes au début des années 90, c’est qu’il a bien une certaine utilité. Si ce sentiment est couramment éprouvé au sein de la communauté candauliste, il n’est pas certain que tout le monde sache de quoi il en retourne.

Est-il possible de dépasser cette appréhension instinctive, cette jalousie si courante ?

Ce n’est pas parce qu’on a envie que sa partenaire ait une relation avec un autre, ce n’est pas parce que l’on a envie d’ouvrir son couple à d’autres histoires que c’est pour autant facile d’accès. Il est bien évident qu’il peut arriver qu’un candauliste soit jaloux. Bien sûr la première fois, la première expérience candauliste peut-être compliquée. Ainsi pour la plupart des gens vivre une aventure candauliste n’est souvent pas évident car la jalousie est souvent présente en même temps que ce puissant désir candauliste.

Avant d’espérer pouvoir éprouver de la compersion dans ce contexte-là, il faut commencer par dépasser sa propre jalousie. Pour éprouver l’émotion positive qu’est la compersion, il faut véritablement réussir à comprendre l’origine de l’émotion négative qu’est la jalousie. C’est ce que Marie-Isabelle Thouin Savard a remarqué au cours de ses recherches concernant la compersion.

Il y a un aspect idéologique à l’expérience de la compersion. Selon les gens et l’expérience, la jalousie se vit de façon spontanée, de façon corporelle. Ainsi les personnes qui veulent se libérer de la jalousie utilisent un processus mental pour se rappeler qu’ils ne veulent pas contrôler leurs partenaires et qu’ils n’ont pas véritablement besoin de se sentir menacés. C’est souvent la réinterprétation des situations qui peut être un facteur préliminaire à l’expérience de la compersion. Par ailleurs, précisons que ce n’est pas toujours tout noir ou tout blanc. La jalousie et la compersion peuvent coexister.

En fait, au cœur des relations candauliste ou un tiers partenaire intervient au sein du couple, il n’y a ni l’impératif de ne pas éprouver de la jalousie ni celui d’arriver à éprouver de la compersion mais il y a en revanche l’idée qu’il faut déconstruire la jalousie pour laisser sa partenaire désirer qui elle veut sans souffrir soi-même. Il est essentiel de se rappeler que l’on n’appartient à personne. Ce n’est pas parce que l’on aime quelqu’un qu’il ou elle nous appartient ou que parce qu’il/elle m’aime alors je lui appartiens.
Concrètement, cela demande d’accepter de faire un travail sur soi, sur sa jalousie, cette émotion désagréable qui jaillit en nous. Car la jalousie est plutôt une émotion et non un sentiment. C’est quelque chose que l’on ressent sur le moment, parce qu’une situation, quelque chose que quelqu’un dit ou que quelqu’un fait ou même une pensée nous traverse l’esprit, et tout d’un coup cela nous fait ressentir une émotion et on bascule dans un état émotionnel.

Selon les personnes, cette jalousie peut prendre différentes formes comme par exemple :

  • De la colère car on ne se sent pas respecté, parce que quelque chose est venu sur notre territoire pour rejoindre tous ces sentiments de possession, de positivité, de propriété que l’on oppose à la liberté de l’autre.
  • Un sentiment de tristesse : l’autre est en fait plus heureuse avec quelqu’un d’autre alors qui suis-je pour l’en empêcher. La jalousie peut alors se manifester sous forme de tristesse.
  • De la peur : si il ou elle se sent bien avec quelqu’un d’autre, peut-être qu’elle/il va me quitter. Peut-être que le désir sera moins présent entre nous. Peut-être que notre relation va évoluer.

La jalousie, c’est donc une émotion dans l’instant qui est particulièrement désagréable à ressentir. Quand on déconstruit cette émotion en se disant que cela vient d’une situation mais qu’en fait comme toute émotion, elle nous appartient (je parle de l’émotion bien sûr) car si cette émotion est déclenchée par quelque chose d’extérieur, elle est bien en nous. Nous pouvons alors travailler sur cette émotion qu’est la jalousie pour la déconstruire.

Rappelons aussi que si le sentiment d’abandon, la peur de l’abandon est un sentiment réel que peut ressentir de manière légitime un enfant ou un nourrisson car il peut mourir, dans les faits un adulte ne peut pas être abandonné. Si l’adulte souffre d’une peur de l’abandon c’est qu’il croit qu’il va mourir. Cette peur de mourir est une pensée et une émotion qu’il a peut-être éprouvé enfant et qui est très profondément inscrite à l’intérieur de nous.

La pratique du candaulisme est donc très émancipateur car cela nous confronte à nous-mêmes, à nos peurs et nous pousse à mieux les comprendre et ainsi les rationaliser. Cela permet de mieux observer ce que l’on ressent : « Là, je ressens ça mais pourquoi ? »

Une fois que l’on a repérée pourquoi la jalousie apparait et ce qu’elle provoque comme réaction en nous, nous pouvons essayer de l’apprivoiser. Précisons qu’il est primordial de ne pas faire comme si cette jalousie n’existait pas. Ce n’est pas en ignorant la jalousie que l’on peut la dépasser.

Rappelons que nous ne pourrons apprivoiser la jalousie qu’en étant doux avec elle. Il ne faut pas se forcer, il ne faut pas se dire « non je ne serai pas jaloux, ce n’est pas bien ». Il est préférable de l’exprimer en disant : « écoute, là, je la sens pas bien cette histoire-là » au fur et à mesure que l’autre vous rassure et que l’on s’aperçoit que soi-même, on peut vivre des choses très chouettes sans pour autant nuire à la relation. Alors pas à pas la jalousie s’efface.

Cela ne veut pas dire non plus que la jalousie doit disparaître, il vaut mieux la comprendre. Rappelons qu’en pratique on peut éprouver de la jalousie et de la compersion en même temps.

La compersion est souvent présentée comme l’inverse de la jalousie mais il est possible d’à la fois se réjouir sincèrement et être heureux du plaisir que va prendre une personne que l’on aime avec quelqu’un d’autre et en même temps ressentir de la jalousie qui correspond à un sentiment d’insécurité.

Pour que la jalousie pique moins, il faut fixer son attention, ses pensées sur quelque chose de positif, qui nous fait du bien. C’est là le secret des candaulistes : un candauliste transcende sa jalousie en focalisant sa pensée sur l’excitation que lui procure la vue ou l’image de sa partenaire avec un autre au lieu de ruminer des peurs qui pourraient lui faire du mal et qui sont à l’origine de la jalousie qu’il transcende.

Être candauliste c’est une façon d’éviter de ruminer des peurs qui nous font du mal comme celles de la colère et la tristesse pour se focaliser et faire basculer son cerveau sur ce qui va nous faire du bien. La personne candauliste va se faire du bien en pensant et en imaginant sa partenaire dans des situations qui stimulent son désir et son imagination. Pour conforter ce que je vous expose là, il est de coutume de constater que les candaulistes sont de nature à facilement fantasmer.

Alors au lieu de tourner en rond sur les pensées négatives qui alimentent le sentiment d’insécurité, de colère ou de tristesse que l’on appelle la jalousie, les candaulistes vont s’accrocher à ce qu’il peut y avoir de positif dans l’aventure que vit leur partenaire.

Il est toujours possible de ressentir cette émotion d’insécurité en soi mais ce qui aide c’est de s’accrocher au positif et de se dire :" Bon OK, ce que je ressens sur l’instant, ce n’est vraiment pas cool, c’est même très désagréable mais en contrepartie, l’autre est en train de vivre quelque chose de super chouette. Pour moi c’est super costaud mais je m’accroche au plaisir qu’elle est en train de vivre et de prendre avec son amant, ça me fait du bien qu’elle vive quelque chose de chouette ».

Au bout d’un moment on finit par se souvenir que l’on a connu ce genre d’aventure, des soirées où l’on n’a déjà vécu ça, où l’on a eu la trouille, où cela a déjà été compliqué et l’autre est bien revenue, la relation a continué et l’on a partagé plein d’autres choses. Petit à petit on apprend à travailler sur ces sentiments positifs.

Au fur et à mesure que les personnes qui vivent une relation candauliste surmontent leur jalousie et dépassent leur peur de l’insécurité dans un contexte non monogame, ils ressentent plus de liberté intérieure. Ces personnes n’ont alors plus besoin d’être esclaves de leur peur. La liberté intérieure, est l’une des plus grandes récompenses de ce cheminement qui conduit parfois à la compersion, qui n’est pas un but en soi mais quelque chose qui peut éventuellement se développer.

Il y a un autre élément sur lequel on peut travailler c’est la confiance en soi et la confiance en l’autre. Dans ce contexte elle pourrait se traduire par : « la personne que j’aime peut désirer plein d’autres personnes mais elle revient toujours, elle m’aime toujours, c’est que j’ai de la valeur »

Une autre condition qui doit émerger pour nous conduire à la compersion, c’est une bonne communication et cela, tous les couples candauliste de long terme le confirment : la communication est bien la clé de voûte de leur couple. La compersion ne peut être éprouvée qu’à une condition : que les personnes candaulistes se sentent inclues dans l’expérience de leurs partenaires. S’ils ont une partenaire qui semble leur cacher des choses à propos de la relation extérieure, ou qu’il y a des freins à communiquer sur la relation extérieure alors les personnes éprouvent de la jalousie et non pas de la compersion.

A contrario, si les personnes candaulistes se sentent inclues dans la relation avec le tiers partenaire et qu’ils se sentent pris en considération dans l’expérience de leurs partenaires, c’est souvent un facteur important d’accès au sentiment de compersion. Mais se sentir inclus implique de créer une relation de confiance mutuelle avec son ou sa partenaire où les choses peuvent être dites. Cette transparence ne veut pas dire raconter tous les détails des relations que l’on vit à côté c’est plutôt établir des bases claires par exemple certains candaulistes ne préfèrent entendre parler d’une relation qu’une fois celle-ci établie d’autres au contraire préfère savoir tout de suite si quelque chose est en route. Quoi qu’il en soit il faut que ce sentiment de sécurité réciproque existe entre les parties.

Comment la compersion se met-elle en place au sein d’un couple candauliste ?

Avant toute chose, il important de bien comprendre que la compersion nécessite de faire preuve de bienveillance qui permet de mieux appréhender ce que ressent sa/son partenaire. Cette bienveillance doit bien évidemment être présente partout, chez le candauliste bien sûr mais aussi chez sa partenaire comme chez le complice du couple.

Mais il est bien évident qu’être candauliste n’est pas toujours facile mais il faut se faire violence. Au final la force de la relation candauliste est extrêmement riche car elle est profonde et basée sur une confiance qui se développe sur des valeurs d’honnêteté et de liberté.

Un couple qui pratique le candaulisme de manière régulière éprouve donc nécessairement de la compersion. Mais pour ceux qui cultivent le fantasme sans pour autant être passé à l’acte, il reste quelques points à éclaircir.

Souvent la relation candauliste est traversée d’émotions contradictoires comme de la joie, mais aussi de la jalousie et du soulagement. C’est ce type d’émotions qu’il faut apprendre à apprivoiser. Souvent les premières expériences candaulistes sont loin de permettre l’accès à la compersion car celle-ci se construit pas à pas.

Si vous n’êtes pas prêts à vivre une relation candauliste cela ne veut pas pour autant dire que vous ne pouvez pas éprouver de compersion car elle n’est pas l’apanage des couples candaulistes loin de là.

Christophe Giraud sociologue et spécialiste du couple au sein de l’université Paris Descartes nous apprend ainsi que le couple candauliste peut être considéré comme un couple autonomiste d’aujourd’hui pour qui la sexualité est aussi intégrée à ce concept.

Le problème est de savoir jusqu’où va cette autonomie, c’est-à-dire de se mettre d’accord concernant ce que nous avons le droit de mettre dans ce domaine d’autonomie qu’est la sexualité. Au sein d’un couple autonomiste, la compersion existe déjà car chaque partenaire peut aller faire une soirée avec ses copains, aller au cinéma avec d’autres. Chacun à tour de rôle ou en même temps mais pas dans le même endroit, c’est déjà de la compersion.

On peut ainsi supposer que l’autre a besoin de faire de la danse, du sport. La compersion c’est lui laisser du temps, l’opportunité de rencontrer des gens et de faire des activités qui sont satisfaisantes et que soi-même, nous n’avons pas envie de faire.

Quelles sont les plus-values de la compersion ?

La compersion permet de rendre nos relations amoureuses encore plus satisfaisantes comme l’a démontré Katherine Aumer, une chercheuse en psychologie sociale de l’université d’Hawaii dans une étude qu’elle a menée en 2014.

La compersion est une émotion vraiment utile à la fois individuellement et dans la relation. Cela donne lieu à une relation plus satisfaisante qu’elle soit monogame ou ouverte à un tiers partenaire. Car quand vous êtes heureux que votre partenaire soit heureux, cela crée plus d’harmonie dans la relation. Si une personne vous aime et tient à vous et que vous tenez au bien-être de l’autre alors ressentir de la joie quand l’autre est heureux ne peut que rendre votre relation plus forte.

Ce qui semble important derrière ce concept c’est de réussir à focaliser ses pensées sur ce qu’il y a de positif. Intégrez la compersion à son vocabulaire, à sa manière d’appréhender le monde, c’est se mettre dans une disposition intellectuelle qui remarque le bonheur, le plaisir et le positif.

C’est aussi se rendre plus perméable au bonheur de l’autre et y voir une source de joie pour nous aussi, surtout s’il ne nous menace pas.

En conclusion

Le candaulisme, cette pratique où l’on pourrait éprouver de la jalousie ou des insécurités face au bonheur de l’autre nous permet de réfléchir à l’origine de cette peur et à ce qu’elle dit de nous.

Au bout de ce travail introspectif qui est souvent engendré par ces émotions auxquelles nous expose notre pratique, il y a peut-être plus de sécurité, de confiance et de bonheur à trouver pour nous même et notre couple.

5 commentaires

La compersion, une expérience émotive véritablement candauliste

Par Dohan le 6 octobre 2019

Durant l’une des rares fois où ma compagne a eu un amant, j’ai éprouvé un mélange de profonde excitation permanente (nous avons vécu énormément d’émotion, faut bien le dire) mélangée au sentiment de la peur de la perdre, sans que ce soit de la jalousie. Ainsi, j’oscillais constamment entre désir profond de la savoir "baiser" avec lui, excitation incroyable lorsqu’elle me racontait ce qu’ils faisaient, et inquiétude lorsque par exemple elle recevait un SMS. Cette peur, très primaire, de la perdre, alors qu’au contraire, cette possibilité de la laisser aller voir ailleurs, ne faisait que renforcer notre couple.

La compersion, une expérience émotive véritablement candauliste

Par doumdo le 29 août 2019

Merci pour ces commentaires qui permettent de donner plus de sens à nos pratiques et qui guident nos émotions nous avons besoin de bien se connaître Afin de se projeter dans des expériences diverses

La compersion, une expérience émotive véritablement candauliste

Par Lefou le 13 mai 2019

Excellent, j’en apprend à chaque nouvel article. Je dirais que cette orientation va à l’encontre des normes et traditions alors qu’intuitivement l’on souhaite le bonheur pour soi-même comme pour ses proches. Ce qui est contre intuitif à mon sens, c’est de brider ses envies, sa nature et de rentrer dans le frustration par peur de choquer.
Nietzsche disait que la morale est un virus.
Ce qui fut difficile à comprendre c’est le mélange de jalousie et de fierté lorsque nous étions passé du trio au candaulisme.
Je dis cela maintenant mais il m’a valu de longues années et plusieurs femmes pour assumer mes débuts en fanfare au point d’avoir voulu rentrer dans l’ordre pensant être allé trop loin. Bravo à cet article pour éclaircir au sens propre du terme la belle sexualité assumée de ceux qui aiment partager.

La compersion, une expérience émotive véritablement candauliste

Par atipik72 le 13 mai 2019

Merci pour l’article. Nous sommes mon épouse et moi au début de l’aventure et mon ressenti personnel correspond assez exactement à ce qui est décrit dans l’article. C’est rassurant pour moi car cela me permet de comprendre les enjeux et prendre un peu de recul sur ce qui se trame dans mon couple.

un optimisme communicatif

Par Elbuscon le 13 mai 2019

À y réfléchir, vous nous rappelez que la création d’un mot n’est pas une mode. L’enjeu est de sous-tendre et même d’appeler une réalité. Par routine, par démission, par lassitude, nous oublions que nous avons ce pouvoir créateur, cette porte ouverte sur le bonheur. Et tant mieux si les travaux universitaires viennent le confirmer. C’est rassurant.

À nouveau, bravo pour un article magnifique de profondeur et d’optimisme réfléchi, c’est-à-dire communicatif.