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Votre couple candauliste est-il resté uni ? si non ? pourquoi ?

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Bonjour à tous.

J’ai pris récemment pleinement conscience de ma tendance candauliste. J’ai aujourd’hui 47 ans, mais cela fait finalement très longtemps que j’ai ça en moi.

De mettre un nom sur ce désir, et de vous lire me permet de me rendre compte que je ne suis peut-etre pas si pervers ou isolé que ça (lol). Je me retrouve à 100% dans beaucoup de vos explications ou témoignages.
Bien évidemment, il semble bien et heureusement que plusieurs "courant" ou pratiques du candaulisme existent.

Je suis en couple depuis plus de 2 ans avec une magnifique femme de 5 ans ma cadette avec qui nous vivons un puissant amour, où le sexe est très présent. Nous n’avons pas vraiment de tabou. Je dirai que notre plaisir nous guide pour notre plus grande satisfaction.

Elle est belle, elle aime séduire et se sentir désirée. Elle le dit avec ses mots de femme, "elle se sent flattée". En soirée parfois, je remarque son regard appuyé sur un homme séduisant, souvent plus jeune. Je ressens de la jalousie et de l’excitation (candaulisme).

Il y a aussi cette fois où une fille l’a dragué en boite, elles se sont allumées durant une danse des plus chaude qui soit. J’étais comme un fou. J’aurai voulu qu’elles en fassent plus. Avec une fille, c’est plus simple pour moi. Si elle existe, la concurrence est moins brutale a mes yeux avec une femme qu’avec un homme.

A longueur de journée, j’imagine ma moitié dans des situations de drague ou de rapports sexuels avec d’autres hommes. Ces pensées m’excitent au plus haut point. Je lui ai fait part. de tout cela... en édulcorant légèrement les choses, mais c’est dit.

Elle n’a pas pleinement relevé la chose. Mais au détour de conversations sur le sujet de nos sexualités, elle m’a dit que le problème c’est de trouver un lieu qui soit à la fois club ou bar pour trouver des personnes pouvant nous plaire et que cela puisse devenir "chaud", mais sans tomber dans le club libertin où cela devient vite un baisodrome sans trop de séduction ( c’était le cas dans nos 2 seules expériences de clubs libertins).

Enfin, tout ça pour dire, que "l’idée" du candaulisme ne semble pas l’effrayer même si elle comme moi préférerions sans doute un démarrage soft par de la séduction, des petits gestes... pour sans doute évoluer au fur et a mesure des bonnes rencontres vers quelque chose de plus... engagé. Mais ! et après ? j’ai ce fantasme et ma copine pourrait éventuellement me suivre sur cette voie. Mais par dessus tout, je ne veux pas gâcher notre amour et notre couple.

Alors j’ai bien compris, que la complicité, l’amour, et la bonne santé du couple, sont indissociables d’une vie candauliste réussie. J’ai cru comprendre aussi, que si l’homme est généralement le détonateur de cette pratique sexuelle pour sa plus grande excitation, c’est la femme qui y trouvera la plus grande extase par la possibilité de se réaliser sexuellement comme peut-etre jamais elle n’avait osé le penser.

Rentrer dans le candaulisme, n’est ce pas rentrer dans un cercle vicieux menant vers une fuite en avant ?

J’ai lu ici et là, certaines personnes de ce forum raconter leurs relations candaulistes avec une partenaire avec qui ils n’étaient plus. Pourquoi ces ruptures ?

Si ici des femmes me lisent, qu’est ce qui pourrait vous faire ne plus aimer où quitter celui qui vous a conduit à ces pratiques ?

9 Commentaires

  • Bonjour,
    Déjà, merci pour votre petit commentaire concernant ma nouvelle.
    Je tiens également à vous féliciter pour l’amour que vous portez à cette femme, votre femme !
    Je pense ( mais ce n’est que mon avis de femme ) que l’on est tous à la recherche de la sensation ! Et quand le partage est possible, la sensation en est que plus forte.
    Concernant les séparations, je pense que c’est la vie tout simplement ! Le caudaulisme ne peut exister que si madame et monsieur en sont demandeur...
    Bises à vous et n’ayez pas peur de vivre, car malheureusement vivre ne dure qu’un temps...

  • A MonsieurPlus.

    Non, c’est une question de confiance. Inutile de ratiociner sur le sentiment de ’’possession’’, sentiment dont je suis aux antipodes. Il y avait une feuille de route au départ, elle doit être respectée, sinon tout est gouverné par les envies instantanées, aussi variables que la météo, alors on ne sait plus de quoi on parle ni ce qu’on fait, où est la civilisation là-dedans ?

    De toutes façons si mon amie est revenue vers moi, c’est parce que cet ’étalon’’ n’en voulait pas ! une fois elle m’avait dit ’’j’ai failli partir avec lui’’, alors je lui ai exposé que ça ne me poserait aucun problème, voir mon récit qui est très clair là-dessus. Je ’l’aurais même aidée loyalement et lui ai bien dit que je n’importunerais personne avec mon éventuelle peine.

    Mais le bougre, il n’en a pas voulu ! je lui avais écrit que je ferais la maximum pour que ce changement se passe bien, il m’avait répondu : ’’pas question que je termine ma vie avec une femme quelle qu’elle soit’’. C’est donc par défaut qu’elle est restée avec moi, sinon où serait-elle allée ? nous n’avons plus vingt ans, loin s’en faut ! je la laisse rester avec moi parce que la solitude qui l’attend serait un désastre pour elle. Mais alors que je serais demandeur pour reconstruire, elle ’n’y arrive pas, ça vient d’elle, pas de moi, le coeur n’y est pas, elle ne parviendra jamais à oublier, cette histoire va rester pour elle un rêve inaccessible qui pourrit tout le reste de notre vie. Tout ça est d’une tristesse infinie, je ’ny peux rien, personne ne peut prétendre avoir l’esprit plus ouvert que moi, ce serait un comble tout de même ! sa personne se refuse désormais à moi comme elle s’était donnée à moi avant cette mauvaise expérience. Ca vient du fond de son être !

    Les raisonnements compliqués pour faire avaler l’inavouable sont dérisoires. Je conclus que l’expérience caudauliste est pleine de risques à moyen et long terme, sauf peut-être pour quelques chanceux. Mais l’unité de base humaine est tout de même le couple bien uni, qui reste ensemble dans la durée pour le meilleur et pour le pire. On n’inventera jamais de mode de vie au-dessus de celui-là. Tout le reste est amusement, distraction réussie ou non, mais présente forcément des risques. Il n’y a pas que le sexe dans l’amour. Oublier cela c’est passer à côté de la vie. Le principal organe sexuel humain c’est le CERVEAU. Partager, échanger à deux, faire face aux joies et aux peines, aux épreuves aussi, c’est toujours et toujours, en fin de compte, à deux.

    Prenez la religion hébraïque par exemple : il n’y a qu’une épouse légitime, mais les concubines sont permises. D’ailleurs dans la loi française, rien n’interdit les concubines, la monogamie consiste à n’avoir droit qu’à une seule épouse légale et c’est tout ! . Pour les concubines, rien n’interdit d’en héberger sous son toit si tout le monde est consentant, et ça se fait bien plus souvent qu’on n’imagine. La plupart du temps, sans bruit et même, sans mettre le couple légitime en danger.

    La nature a prévu que l’amour ça se fait à deux, nos organes sont faits ainsi.

    Voyez par exemple les couples homosexuels, même ces couples là sont des binômes, pas des trinômes ni des polynômes à trois ou plus ! comme quoi la notion de couple est réellement une donnée basique, puisqu’elle transcende la notion de couple hétérosexuel. Dès qu’on est trois ou plus, les choses deviennent trop compliquées et ingérables, la jalousie peut se cacher in certain temps mais finit souvent par ressortir (pas toujours mais bon). Et puis on ne peut dialoguer qu’avec une seule personne à la fois !

    Voyez les mormons, ça ne fonctionne pas, les nouvelles générations de l’Utah récusent le modèle traditionnel avec tresses aux filles et épouses à volonté, tout ça est en train de s’effilocher à la vitesse grand V, ça n’est pas viable.

    Pour en revenir à mon couple, il est bel et bien mort et je n’y peux rien. Ce n’est pas avec des raisonnements spécieux qu’on le ressuscitera ; il faudrait des argumentations un peu plus costaudes ! restons-en au bon vieux bon sens ’’on ne peut pas forcer à boire un âne qui n’a pas soif’’. Ce qui est cassé est cassé, point barre, n’allons pas faire de psychopsycha de bas étage là-dessus, inventer je ne sais quelle jalousie primaire, sentiment de possession qui vient là comme un cheveu sur la soupe, etc ! on ne soigne pas le cancer avec de l’aspirine ! qu’au moins mon témoignage serve à certains lecteurs à bien soupeser les risques avant de se lancer là-dedans !

  • Le cas de Gotha peut sembler pathétique , mais en dépassant l’empathie que l’on peut avoir, il me parait évident deux choses :
    • Encore une fois une fille qui a gouté au plaisir de la liberté , d’être partagée , d’être offerte en redemande …………

    • La parole , l’expression de l’intime est la seule chose qui lie et qui procure plaisir mental à chacun . Associer l’autre à ses délires , à ses fantasmes , à ses envies.

    Pour le cas de Gotha , il faut aussi envisager qu’une fille ou un homme puisse éprouver de la jouissance à ne pas dire au compagnon coutumier . Mais il faudrait au moins pouvoir lui exprimer son envie de liberté de non-dit. La situation serait plus confortable .

    Ensuite dans la blessure , surtout lorsque la blessante revient penaude , il doit être possible de transmuter cela en plaisir . User et abuser d’une fille ayant un sentiment de culpabilité peut être délicieux .

    Enfin , son impossibilité à ‘’’’’pardonner’’’’ montre le sentiment de propriété de l’un sur l’autre . A mon avis, cela est délétère. Même marié , même avec des enfants , chaque élément d’un couple n’appartient qu’à lui-même et jamais à l’autre . Jamais .

    En détaillant Gotha :
    Son ami qui lui avait promis de ne jamais la voir seule - l’avoir seule ……. - Une telle promesse me parait saugrenue . Quant à y croire …… Il ne faut pas un ami , mais un vrai complice pour jouer ensemble avec une fille .

    L’amie qui fait tout pour s’en faire prendre devrait être félicitée pour son accueillante chaleur .

    Son fantasme à elle était qu’il n’en sache rien. Fantasme aussi valable que tout autre.
    Mais fantasme qui peut être intolérable par lui .
    Incompatibilité.

    Le couple y est qualifié de ‘’’ mort ‘’’. En cette occurrence il serait peut-être préférable de se séparer --- au moins un temps — plutôt que de ne parvenir à s’extraire de l’aigreur . Il est préférable d’être en quête, que de sentir mort .

    Elle semble , selon lui , fantasmer sur des sexes volumineux et des situations trashs ; qu’il fasse en sorte que son fantasme soit satisfait en l’offrant à un nouvel étalon . Mais visiblement elle est revenue vers lui qui semble performant, bien que l’on puisse le supposer moins généreusement pourvue .
    Donc longueur et volume ne sont pas tout ….
    Merci mon dieu !!!!!!
    Pire, même les gouines jouissent sans god ; c’est dire le peu d’importance de l’engin …………..

    Pour conclure en revenant sur la questionnement initial de Jey de Dijon.
    Une fille que l’on incite à l’inconduite , dont on a envie de la savoir ou de la voir entreprise ; une fois qu’on lui a fait sauter le pas , elle , elle sera toujours en redemande .
    Donc , hormis la pichenette nécessaire pour faire sauter le verrou de la convenance , de la bienséance , avant que de l’horizontaliser ; le questionnement principal d’un homme se doit être de s’interroger sur sa capacité à gérer en lui-même ensuite la panthère .

  • Jay, l’exemple de Gotha révèle ce qui pourrait nous être fatale aussi : la cachotterie. Le couple est basé sur la confiance. C’est de mon point de vue le plus important des points. Gotha, si tu lis cela, je ne pense pas que votre couple soit mort, et que tu dois être en deuil. Je crois que ton épouse/compagne est revenue vers toi, c’est un gros effort et un choix. Elle te montre qu’elle a faillit, t’a fait perdre confiance, et il vous faut reconstruire. Mais les fondations semblent solides. Jay, à travers tes lectures, quant il ne s’agit pas de mytho et/ou fantasmeurs, tu verras que les "vrai" candaulistes (enfin ceux qui sont dans la mouvance qui nous est la plus proche) se posent beaucoup de questions, parfois ensemble, parfois tout seul. Le tout est de continuer à renforcer le couple, et les amants, parfois "durables", parfois temporaires, ne laissent pas tous la même trace. Certains vont t’influencer, t’apprendre certaines choses sur ta douce, et tu pourras te servir de ces expériences pour mieux connaître donc choyer ton épouse/amie. Et tu seras le seul à la connaître aussi bien donc à pouvoir autant la rendre heureuse. En effet on n’est pas candauliste par satisfaction d’un fantasme mais par ce qu’on est réellement convaincu et heureux que madame est heureuse et épanouie par cela. Notre couple est probablement plus fort que jamais, pas parce que nous avons de multiples expériences - nous sommes parfois "actifs" et parfois moins-, mais parce que nous continuons à discuter, à choisir ensemble des chemins et que nous nous faisons confiance. Gotha, parlez, soyez patients, écoutez l’autre, et ne forcez jamais (j’ai fait l’erreur aussi parfois - cela entraîne toujours des marches arrières, des pertes de confiance) : vous pouvez exprimer que vous avez vos préférences, vos envies, vos fantasmes, mais vous ne devez pas la forcer à les réaliser, juste chercher avec elle comment passer des moments fabuleux tous les deux.

  • Pour moi, ça n’a pas fonctionné. Pourtant j’étais demandeur,l’excitation candauliste est une réalité indéniable et incontournable. Avec la femme qui partageait mon lit depuis 15 ans sans une ombre, avec qui nous avons vécu des plaisirs intenses et ininterrompus, ça s’est mal passé. Nous avons rencontré un homme physiquement très bien, en parfaite santé physique et mentale, mais en réalité vulnérable à la perversité, ce qui ne se voit pas d’entrée, même pas par l’intéressé. La première rencontre fut assez réussie, avec un vrai triolisme où tout le monde a eu son compte. La suivante fut décevante, l’homme était inhibé par ma superforme. Mais cet homme étant bien mieux pourvu que la moyenne, mon amie fut dévorée, sans me le dire, par l’envie de le revoir, mais sans moi. Elle le fit pendant 20 mois sans que j’en sache rien. Ils ont eu, sur la demande insistante de mon amie, et totalement à mon insu, des rencontres assez peu fréquentes mais torrides. Elle recevait secrètement de lui des courriers bourrés de photos porno hard, où il lui expliquait que c’était ’’pour la faire patienter’’ jusqu’à la prochaine fois. Ces courriers, je les ai tous vus, sans exception,il y avait de quoi faire rougir comme des pivoines jusqu’à Bénazareff et Marc Dorcel eux-mêmes. J’ai tout découvert par hasard au bout de vingt mois. Il venait de la plaquer parce qu’il craignait que je découvre tout (je n’aurais jamais eu la moindre réaction violente pourtant). J’ai demandé à mon amie de tout me raconter par le menu, je prenais un certain plaisir à ses récits plutôt corsés, ah ils ne se sont pas ennuyés tous les deux ! ils ont tout fait, tout, tout, fout ! au départ, lui m’avait pourtant promis solennellement de ne jamais la rencontrer sans moi. Il a d’ailleurs essayé de tenir sa parole, mais mon amie a tellement insisté qu’il avait fini par craquer, très exactement au bout de trois mois des assiduités secrètes de mon amie.

    Ce qu’ils ont fait, si je l’avais su, s’ils en avaient fait de moi le complice consentant, ça ne m’aurait posé rigoureusement aucun problème, et ça m’aurait procuré autant de plaisir qu’à eux. Mais la base de leur relation, sur demande de mon amie, était que je ne sache rien, alors là tout était différent !

    Sur le moment, après avoir tout découvert, j’ai dit à mon amie : ’’pars avec lui, je me montrerai à la hauteur, je me conduirai en gentleman, tout se passera bien, je ’naurai aucune réaction violente, je t’aiderai même dans ce changement de vie pour que tu n’en subisses aucune retombée nuisible. Ma peine ne regardera que moi et je ne t’importunerai pas avec ça’’.

    Elle a refusé, elle voulait quand même rester avec moi. Mais franchement, depuis cette aventure, notre couple uni, heureux et sans histoire qui existait avant cet homme a été irrémédiablement détruit. Je sais que je ne m’en remettrai jamais, et elle garde de cette escapade une nostalgie qui lui fait trouver fade la vie avec moi. L’ombre de cette relation torride s’étend à jamais sur nous deux, et cette ombre jette sur notre vie une tristesse inguérissable. Même quand j’essaie d’érotiser nos relations en utilisant ce souvenir pour nous exciter tous les deux, ça ne fonctionne pas bien, le coeur n’y est pas, ni pour elle ni pour moi. Ce qui la rendait folle comme une femme sait le devenir sous l’emprise du vrai plaisir, c’était d’aller se faire baiser savamment par cet homme sans témoins après avoir pratiqué avec lui toutes sortes de préliminaires érotiques échevelés que ce grand vicieux lui faisait connaître. Supermembré comme il l’était, ça faisait vivre à mon amie (comme à cet homme) des orgasmes géants dont le souvenir lui permettait de tenir le coup de nombreuses semaines jusqu’à la fois d’après. Au total, notre ancien couple est bel et bien mort, et affectivement comme érotiquement, bien que je sois toujours aux côtés de mon amie (sur sa demande) et que je continue de coucher avec elle, je me sens veuf, un veuvage gris, sans joie. Bref, une demi-mort. C’est affreux et ça va me faire une fin de vie dans laquelle je ne connaîtrai plus jamais la joie que procure le véritable amour vécu à deux sans nuage. Je pense souvent à ces paroles de Gabin dans sa célèbre et unique chanson

    ’’à douze ans quand j’étais haut comme trois pommes (.....) je savais tout (.......) etc, etc etc

    ’’aujourd’hui, qua soixante coups vont sonner à l’horloge, je vois bien que je ne sais pas grand-chose (.....)

    ’’L’amour, ah oui l’amour, je ne sais pas (......)

    ’’mais je sais que quand quelqu’un vous aime, il fait très beau’’
    ’’J’peux pas mieux dire, il fait très beau’’

    Eh oui, il faisait très beau dans ma vie avant cet homme, et depuis il ne fait plus jamais beau. Je pense souvent à ces vers de Verlaine :

    ’’ Il pleure dans mon coeur comme il pleut sur la ville’’

    (In ’’Ariettes oubliées’’)

    ’’Te souvient-il de notre extase ancienne ?
    — -Pourquoi voulez-vous donc qu’il m’en souvienne ?
    (...)
    ’’Qu’il était grand, qu’il était beau, l’espoir !’’
    ’’____L’espoir a fui, vaincu, vers le ciel noir’’’’’

    (In ’’Fêtes galantes, poème final).

    Voilà, fin de mon témoignage.

  • Pour recentrer sur votre question :: : resté uni ; si non pourquoi .
    Des réponses uniquement au cas par cas ; et ce pour chacun.

    J’ai vécu 20 ans avec une fille très tournée vers le filles ; ce même avant notre rencontre . Mais pas que les filles …..
    Je pense qu’elle a dû me percevoir permissif pour s’en ouvrir à moi .
    Elle m’a largement fait profité de ses conquêtes féminines , et moi ai aussi partagé les miennes , dans un nombre de conquêtes nettement plus restreint.
    Elle voyait aussi d’autres hommes, d’autres relations, mais seule. Bien que moi je les connaisse, que nous dinions ensemble , que les relations étaient souvent cordiales , franches rigolades .
    Je n’en éprouvais ni jalousie, ni excitation. Elle se faisait sauter, cela ne me retirait rien , elle en était satisfaite . La vie était légère du seul fait de n’avoir ni à se cacher , ni à se priver .
    Ses envies de son cote, et moi les miennes de mon côté. Notre relation commune a été excellente jusqu’à la fin, et nous continuons à nous voir sans qu’aucune sexualité n’existe depuis la fin de cette histoire . Relation intellectuelle.
    Je qualifierai cette relation de libre et totalement amoureuse mutuellement.
    Raison de la séparation : Lassitude de l’habitude .

    Ensuite j’ai vécu 10 ans avec une fille ; au début fort sage , à laquelle j’ai raconté au fil du temps ma vie précédente ; sans gloire ni repentance . Elle voyait d’ailleurs mon ancienne amie. Je n’aspirai qu’ à une vie de couple et n’ai nullement cherché à la convaincre de libertinage . Elle me suffisait pleinement.
    Elle, elle s’est en fait dévergondée mentalement seule. Cela s’est manifesté d’abord par une appétence de fille , qui a assez rapidement été complétée par une envie de me voir m’occuper d’une fille en sa présence. Excitée par cet imaginaire. Je ne l’ai ni encouragée, ni freinée.
    La suite, je l’ai déjà racontée dans mes interventions. Cela s’étant poursuivie par une trique fabuleuse de la voir se faire prendre par un mec , et de l’offrir .

    Raison de séparation : nos activités.
    Elle a peint avec moi pendant des années - c’était parfait comme harmonie , comme fusion - et ensuite a voulu faire quelque chose par elle-même . Je l’y ai encouragée, conseillée, facilitée. Envie de se montrer à elle-même ses capacités propres . Moi-même ayant envie d’une fille fière d’elle-même.
    La branche choisie ; elle y a assez bien excellé rapidement.
    La côte sombre a été le téléphone.
    Avant, nos téléphones sonnaient juste parfois. Nous les coupions fréquemment. Aucune sensation d’en être dérangé ou frustré.

    Après , le sien était devenu essentiel , - en n’y répondant pas , elle aurait perdu des affaires , des gains substantiels dont certes nous n’avions pas besoin financièrement , mais qui lui faisait plaisir moralement - Cela sonnait le soir , parfois tard , le matin souvent tôt , dans la journée si nous décidions d’une sortie . Le samedi bien sûr , et le dimanche également . Les vacances …….restant sur la brèche et quasiment seule à agir en ce temps . Ainsi les gains étaient encore supérieurs. Et au-delà le stimulus puissant du ressenti de réussite.
    Au restaurant, entre amis, il vibrait etc.
    Je n’étais pas jaloux pour un mec , mais cette petite chose j’avais BCP de mal à la supporter . Elle en culpabilisait, se rendant compte de l’esclavage qu’il engendrait. Moi de même de ne pas supporter ses obligations . Boule de neige. D’une vie d’artiste assez zen à super bizness Women.

    Nous n’avons pas réussi à poursuivre. Séparé : chacun pour personne.

    En résumé , toutes les relations autres que le couple ont toutes été bénéfiques ou au moins sans parties négatives . Il est vrai qu’ à chaque fois j’estime que la relation était profonde , fusionnelle . La certitude de savoir que l’autre reviendrait ; la question ne se posait même pas — et je pense du seul fait de la liberté que chacun accordait à l’autre , sans même qu’une autorisation en soit nécessaire .
    Je crois aussi que le fait de ne jamais concevoir l’autre comme une appartenance a permis à toutes d’exprimer spontanément en étant sur de ne pas se sentir mal perçue .
    Petite anecdote qui me parait révélatrice :
    aucune des personnes évoquées ici a repartagé la vie d’un ou d’une autre. Cela est à la fois triste , mais révèle bien le niveau des relations atteints et la difficulté de trouver semblable légèreté dans un autre .
    L’on doit pouvoir dire que la réalisation d’envies ne compromet en rien un couple puissant , mais que séparé il est mal aisé de retrouver pareil liberté dans une relation suivie .

  • Bonjour à vous Jey,

    Il se peut qu’elle ne pense effectivement à personne d’autre qu’a vous deux. Qu’elle sont les situations qu’elle imagine et qui l’excitent ? Peut-être aussi qu’elle ne ce l’autorise pas !

    C’est bien souvent le cas, notre éducation et ces principes (dont les principes concernant la vision de la sexualité de couple datent d’il y a très longtemps) qui ne sont plus forcement adaptés aux possibilités que nous offre le monde actuel.

    Les sollicitations sont bien plus nombreuses (techniques, voyages, connaissances,....), il y a la contraception qui a permis d’affranchir la femme de son rôle centrale de procréation, la connaissance du plaisir féminin qui fait l’objet de nombreuses recherches..... bref notre sexualité de couple doit s’adapter.

    Le rôle de la sexualité d’un couple n’est plus uniquement aujourd’hui de se reproduire et de transmettre un patrimoine mais elle doit être envisagée sous l’aspect ludique et le renforcement de la complicité du couple.

    Restez dans le volet ludique de votre sexualité, peu à peu elle fera avec vous ou sans vous d’ailleurs "des expériences" qui ne seront pas forcement sur un plan candauliste mais qui auront l’avantage de l’aider à écouter ses désirs et s’affranchir des principes que lui a inculqué son éducation.

    Je suis certain qu’il faut du temps, de la patience et une foi sans limites en votre épouse, elle saura s’épanouir à vos cotés, je n’en doute pas.

    Bien à vous

  • Quels sont ces passages pas faciles à négocier ?

    Ma compagne ne peut se résumer à l’objet de la réalisation de mes fantasmes... mais à la base, il s’agit bien des miens.
    Je souhaite comme souvent lu ici, que ma compagne considère toutes les possibilités de plaisirs dont celles d’avoir des relations avec d’autres partenaires. Mais ce n’est peut-etre pas forcément sa conception de la chose ? Il semblerait que nos façons de voir la sexualité soient très différentes. Est ce réel ? ou simplement le poids du carcan de notre société ?
    Je lui fait part de mes fantasmes, et des visions que je peux avoir quand je me masturbe ou que nous faisons l’amour. Mes scénarios ou situations semblent beaucoup l’exciter. Mais quand je lui demande en retour à quoi elle elle pense dans ces moments ( à deux ou seule... masturbation), elle me dit à nous deux et rien d’autre. Comme si aucune autres pensées "perverses" ne traversait son esprit. C’est peut-etre le cas. mais alors, effectivement nos sexualités et excitations n’ont pas le même motif. Mais j’ai du mal à le croire. Hommes et femmes sommes nous si différent dans nos fantasmes ?

  • Bonjour à vous Jey,
    Je suis certain que ce que vous proposez à votre compagne la révélera à elle même, si votre épouse est véritablement loyale et malgré les sentiments qu’elle va éprouver pour certains de ses amants elle saura que vous êtes son "centre" car avec vous tout ou presque lui est permit.

    Et puis vous allez partager avec elle ses plaisirs et construire une véritable complicité avec elle, ce que peu d’hommes sont capables de faire car trop égocentré.

    Attention, si vous considérez votre épouse comme un objet de réalisation de vos fantasmes, vous vous planterez dans le cas contraire, malgré certains passages pas faciles à négocier c’est que du bonheur.

    Bien à vous

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