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Vacances biens remplies

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Extrait 1 d’une très belle expérience :
J’étais arrivé depuis à peine quatre ou cinq jours de Libreville, quand Alain a repris contact avec nous, pour nous annoncer qu’il avait terminé son stage et tout de suite trouvé du boulot dans une grosse entreprise de travaux publics, qui lui donnait un chantier à prendre sur le champ dans la région de Villefort dans le sud du massif central. Je détecte comme de la déception dans sa voix, alors qu’il devrait être super heureux, mais je comprends vite, que son envie de nous voir passait avant tout :
- " Vous sachant là pour trois mois, je me suis fait du cinéma à l’idée de me faire des vacances avec vous et puis patatrac, c’est foutu… je vais me retrouver dans un trou complètement paumé où la boite m’a trouvé un gite dans un hôtel de famille réservé en majorité pour EDF… tu vois un peu le cliché à me taper des kilomètres toute la journée et me retrouvé coincé le soir dans cet hôtel de pouilleux, avec des fonctionnaires ".
Je coupe court à ses pleurnichages afin de le remettre sur les rails :
- " T’es vraiment un veinard de trouver du boulot aussi vite, pour bosser dans une région dont j’en suis sur tu vas apprécier l’environnement. Le coin est magnifique et agréable, car il a su conserver son authenticité avec une faune et une flore sauvage. De plus tu vas pouvoir t’adonner à ton hobby favori, en allant taquiner la truite qui abonde dans les torrents du coin… je t’en parle en connaisseur. C’est vrai que les autochtones sont parfois un peu rustres et d’une méfiance rare, par contre si ils t’adoptent, ils ont le cœur sur la main. Nous connaissons bien le coin où nous aimons aller pour chercher des pierres, bâter de l’or, bouffer du champignon et pêcher bien sur dans des torrents pleins de truites. Entre le mont Lozère, le Larzac, l’Aigoual, c’est le paradis des amoureux du camping sauvage, des coinceurs de bulle, les hippy éleveurs de chèvres ne s’y sont pas trompés "

S’ensuit un long silence qui en dit long sur son peu de motivation, avant de me répondre :
- " J’aurais préféré rester sur la région Parisienne, la campagne c’est pas vraiment mon truc, mais bon t’as peut être raison, faut voir… puis géographiquement, ce n’est pas loin de Lyon et je pourrai toujours y faire un saut en week-end ".

Nous sachant chez mes parents, il se propose de faire un crochet et rendre visite avant de rejoindre Villefort ou plus exactement Pied de Borne, le trou perdu de chez paumé. J’explique à ma mère, qui me donne son accord, malgré la présence des parents de Laure invités à venir casser la croute pour un rassemblement familial habituel de l’été, raison de notre présence à nous aussi. En bon parisien qui n’a pas peur de faire de la route, il arrive de Paris vers onze heures, prévoyant de repartir vers seize heures pour rejoindre Pied de Borne pour prendre possession de sa pension. L’entreprise sous traitante EDF pour qui allait devoir faire le chantier, avait un hôtel pratiquement réservé à temps plein pour les ouvriers, pour la maintenance du barrage et annexe.
Maintenant pour nous, il était important d’éviter lors de nos retrouvailles, de laisser transparaître des signes qui puissent démasquer les liens par trop intimes qui avaient jadis unis notre trio, vu que je savais que ma Laure gardait une grande place dans son cœur pour mon pote.

Mes craintes étaient motivées et je dû m’employer discrètement à recadrer Laure qui avait de la peine à garder la ligne prédéfini. A travers nos discutions à bâtons rompus il est ressorti que nous n’avions pas vraiment de projets particuliers pour nos trois mois de vacance à venir, à part pêcher et chercher des cailloux comme à notre habitude.

L’enfant se partageant entre les grands parents pour profiter des cousins et cousines pendant les vacances, nous étions particulièrement libre de nos mouvements. Nous avions prévus pour éviter le camping sauvage dans notre 204, ce qui vu ma taille était du pur contorsionisme, de louer un camping, histoire d’essayer cette formule de vacance et surtout assurer notre autonomie, vu que nous devions nous partager entre les parents et les beaux parents.

Pour nos vacances en général longues, nous avions dans un avenir proche l’intention d’investir dans ce genre de véhicule, très en phase avec nos style de vie, mais nous voulions auparavant nous faire une idée réelle du pour ou du contre. L’engin était réservé et nous devions le récupérer dans la semaine.

N’ayant aucun projet de destination particulier, si ce n’est de faire l’auvergne profonde, c’est tout naturellement que nous lui promettons de faire un crochet par chez lui au fin fond de la Lozère dans son trou perdu, sans toutefois lui donner de date précise. Avec trois mois devant nous, j’ai la ferme intention de prendre le temps de récupérer d’une grosse fatigue de trois ans de boulot sans aucun congé.

Je souhaite donner du temps au temps, afin de me ressourcer et profiter à fond avec Laure de notre célibat. Cette petite entrevue dominicale m’a permis de prendre la mesure de leurs états d’âme et de leur envie rester intacte de reprendre les jeux là où ils les avaient laissé. Je ne suis pas du genre jaloux, mais cette complicité qui a tendance à me mettre un peu sur la touche, raison pour laquelle j’estime qu’il n’y a
aucune urgence à le rejoindre.

En me remémorant l’événement Libreville, ma libido s’emballe à la pensée du plaisir escompté. Seul bémol, l’idée de mettre en commun ce que j’ai de plus cher, ce qui m’avait laissé un petit arrière goût armère à cause de d’isolement ressenti. A bien y réléchir, je suis contrit par pur égoïsme, car offrir ma Dulciné me poserait moins de problème si Alain avait une copine à me refiler en échange. Le souvenir de cette soirée mémorable étant positif dans l’ensemble, je suis tout de même en plein dilemme et incapable d’être cohérent dans mes pensées.

Laure revendiquant son droit à à assumer sa vie, sans étouffer sa sexualité à cause de son état de femme marié, je lui ai toujours permis d’agir à sa guise, à partir du moment ou elle me respecte. Donc aucune véléïté morale ne peut faire barrage à ce qui nous semble sain et sage pour notre vie de couple.

A une époque où les ménages se cocufient et se divisent, ce petit intermède Gabonnais a apporté à notre couple le piment, le piquant qui revigore, qui affermit les liens d’une union exempt de dissimulation. Le coté jeu sexuel est d’autant plus facile à assumé quand il est partagé et s’il bouscule à quelque part la morale chrétienne, il n’enfreint en rien la morale humaine, entre deux ou trois êtres responsables et adultes.

S’agissant de ma moitié, je suis dans l’expectative totale en pensant que par amour, pour son plaisir, je suis parti à lui permettre de renouveler cette expérience si particulière. Donc pour Laure le pied, pour moi aussi, mais peut être pas tout à fait.

Dans l’état d’esprit où je suis, j’ai la ferme intention de prendre le temps de m’y rendre par le chemin des écoliers. J’ai repéré une pléthore de très belles d’étapes possibles pour rejoindre Pied de Borne. Mais c’est sans compter avec Laure et son empressement au rapprochement dont elle n’a pas vraiment su et pu profiter au Gabon. C’est vrai que c’était une première très marquante pour nous deux et surtout Elle, que nous n’avons pas su gérer et à sa juste valeur. Diable de femme, je rigole dans mon fort intérieur de la voir me manœuvrer et m’enjôler avec des étoiles plein les yeux pour arriver à ses fins. Me présentant un programme qui nous délivre de ce qu’elle estime, la traitresse, être une corvée et un frein à nos vacances, elle préconise de nous en débarrasser en premier. S’agissant d’organisation de nos vacances, ce qui est plutôt sa chasse gardée, je fini par me laisser convaincre, car à quoi bon, vu qu’elle ne va arrêter de me mettre la pression.
A peine trois ou quatre jours plus tard donc, nous voici à Villefort, ville typique des Cévennes, avec ses maisons en pierres de taille, ses rues étroites et ses platanes, sa place de marché avec son église. La route pour arriver à Villefort n’a pas été des plus marrantes, étroite avec beaucoup de virage et je ne me doute pas de ce qui m’attends, pour rejoindre Pied de Borne. Je ne suis pas très à l’aise avec mon Ford inconnu et pour me garer, c’est beaucoup de calculs et de précautions. Je pensais coucher tranquillement sur un parking au centre ville, mais au retour de courses, Laure en décide autrement. Pour en avoir disucté avec les commerçant, ils lui ont dit d’éviter de coucher sur la place, à cause des boulistes, des vacanciers et donc du bruit jusque tard dans la nuit. Sous ce prétexte elle me presse de reprendre la route, car Pied de Borne c’est à côté et beaucoup plus sympa pour passer la nuit, que Villefort, toujours au dire de ses rencontres. Habituellement nous prenons le temps de visiter, église, point de vue, curiosité locale, sans oublier de gouter aux spécialités locale en sirotant un apéro, mais là à peine arrivée qu’il faut repartir, parce qu’on lui aurait dit.... Je palabre, car l’après midi touche à sa fin, le temps est à l’orage et chercher un lieu pour camper dans ces conditions ne va pas être facile. Faiblesse des hommes devant leur nana, Elle gagne une fois encore et nous voilà parti sur une route qui s’avère pire que celle pour arriver à Villefort. Elle est très, très étroite et pire que sinueuse, pas du tout à mon goût avec cet engin dont je n’ai pas encore la mesure, d’autant qu’en face les habitués du coin roule à tombeau ouvert et prennent même pas la précaution de klaxonner dans les tournant. Entre Villefort et Pied de Borne c’est dix kilomètres à faire dans ces conditions et moi j’use du klaxonne sans discernenemt. La route longe d’un coté un ravin abrupte, avec un parapet défoncés ou effondré dans sa presque totalité, laissant entrevoir au fond d’une gorges profonde de cent ou deux cent mètre, un torrent ou une petite rivière. De l’autre une muraille abrupte de rochers qui semblent déborder sur la route et contre lesquels j’ai toujours l’impression que je vais taper. Il est clair que les croisements vont être à chaque fois difficiles, d’autant que j’ai toujours autant de mal avec le gabarit de mon engin un peu plus large que la moyenne. Je suis dans mes petits souliers car pour arranger les choses, en plus de la nuit qui tombe, la route est mouillée par endroit suite à l’orage, avec de temps en temps des poches de brouillard. Les croisements se font au pas, quand ce n’est pas à l’arrêt et j’appréhende d’avoir à reculer, donc frissons garantis, sauf pour Laure qui n’arrête pas de papoter devant la sauvagerie et la beauté du coin, comme si j’avais le loisir d’en profité. Stressé je roule au pas, klaxonne continuellement et longuement à tous les tournants et finis par lui demandé sèchement de la fermer. Il me faudra d’ailleurs reculer à un moment donné pour me ranger sur un refuge, vu qu’en face la nana a encore plus peur que moi. Pendant cette manœuvre je n’entends plus du tout Laure, trop préoccupée par la trop proximité du rocher de son côté. Nous reprenons notre aventure et après une demi heure de stress, nous débouchons d’un seul coup à l’entrée du village alors que le jour décline. Je m’arrête de suite après la pancarte. En contrebas au fond du ravin beaucoup moins profond car nous devons être sur le point haut, il y a un chaos d’énormes rochers entre lesquels court le torrent que nous suivions depuis Villefort. Devant nous après les deux ou trois maisons qui encadre l’entrée du village, sont fléchés deux directions. J’avance pour lire les panneaux… sur notre gauche je découvre un pont métallique avec platelage en bois qui semble enjamber le ravin précité. A droite sont indiqués des noms de villages, l’école, la mairie, une vieille pancarte bleue toute rouillée pour la poste, qui laisse à penser qu’elle est fermée depuis longtemps. Je choisis de me diriger vers la place bordée de platane située devant la mairie et l’école. De part et d’autre de la place des maisons bourgeoises et de ce qui devait être des petites fermes. En contrebas une autre placette avec un monument aux morts. Pas de goudron sur la place, du gravier avec un petit boulodrome.
Je fais demi tour pour traverser le pont qui est encore plus étroit que la route empruntée précédemment. Un seul véhicule peut passer à la fois, je m’y engage donc prudemment et nous découvrons sur notre droite à perte de vue, une étendue d’eau dont nous ne pouvions soupçonner la présence… c’est un lac, mais plus surement une retenue d’eau.
Après avoir traversé le pont, nous continuons sur quelques centaines de mètres, en longeant la retenue d’eau, avant d’atteindre un premier groupe de maisons nichées sur la berge à notre droite, que la route surplombe. Parmi ces maisons doit se trouver l’hôtel ou plutôt le gîte dans lequel Alain a pris pension. Laure voudrait s’y rendre mais le demi-tour est difficile à faire et je continue donc ma route qui redevient sinueuse. Ceci nous permet de visiter les lieux et profitant d’un espace un peu plus large que les autres j’en profite pour faire demi-tour et revenir sur nos pas.
Voyant qu’il me sera difficile de faire passer le véhicule dans la ruelle étroite qui se présente pour aller à l’hôtel, je décide de retraverser le pont pour aller me garer sur la place entrevue précédemment. Une fois garé sur la place, Laure s’éclipse vers la cabine téléphonique située à côté d’un abribus, lui même accolé à un lavoir-fontaine. Nous sommes stationnés en face de la cour de l’école, à côté de ce qui doit être la mairie, au dessus d’un terrain de boule et de quelques maisons qui sont installées près du lac que nous percevons à travers les branches des arbres. Il ne fait pas chaud, malgré que nous soyons fin juin et il y a encore des cerises sur les arbres. Nous sommes en semaine et le boulodrome est vide, il y a seulement quelques mômes qui jouent au ballon. C’est bientôt les vacances et il ne doit pas y avoir beucoup de devoirs à faire. Laure revient tous sourirs, elle me donne des nouvelles de la famille et aussi d’Alain, qui n’est pas encore à l’hôtel mais d’après la tenancière ne devrait pas tarder. Elle va se charger de le prévenir de notre présence.
Nous en profitons pour mettre de l’ordre dans le carré arrière qui nous serre de pièces à tout faire, cuisine, salle à manger, chambre, toilette. C’est très spartiate, aucun confort, une banquette qu’il faut démonter pour la transformer en couchage, avec la glacière sur 12 volt planqué dessous, de même qu’un wc chimique que nous n’utiliserons d’ailleurs jamais. Nous sommes très vite fait à l’exiguïté des lieux qui suffit à notre bonheur et à mon presque double mètre. Nous mangeons, dormons, faisons des galipettes là où bon semble c’est-à-dire n’importe où, dans le camion, mais souvent à la belle étoile.
Depuis notre départ, tous les soirs nous nous rapprochons des maisons pour dormir. Nous avons ainsi engagé des conversations avec des inconnus, mais n’avons jamais été inquiétés, malgré notre apparence hippie. La journée par contre pas question de rester dans les villages, les coins les plus reculés faisant notre bonheur pour casser la croûte et faire la sieste, généralement crapuleuses. Les lieux les plus sauvages ont toujours été privilégiés, comme quand nous étions jeunes mariés. Nous n’avons jamais dormi sous la tente, toujours dans notre voiture, à l’époque une Peugeot 204, sans rideaux, sans rien… c’est dire si pour nous ce camping-car rustique fait figure de palace.
En attendant Alain qui se fait attendre, nous cassons la croûte, faisons la vaisselle et transformons l’espace pour passer la nuit. La table et le siège forment un grand lit d’un mètre soixante dix sur deux mètres environ, ce qui peut devenir un vaste terrain de jeu. Toutes les parois sont vitrées, ce qui en journée est très agréable, mais de nuit beaucoup moins, car les rideaux n’occulte pas tout et la condensation inévitable sur les vitres, provoque un ruissellement continuel sur les parois jusque sur nos affaires. Laure est nerveuse, à l’écoute du moindre bruit de moteur d’autant qu’ils sont très rares dans le coin. Je la câline un peu pendant que nous faisons notre toilette et que nous nous habillons pour la nuit, en lui faisant des recommandations pour cette soirée, que je veux soft. Pas de bagatelle avec son amant ce soir, même si ça la démange, nous aurons tout le temps durant les quatre ou cinq jours que nous avons prévu de passer ici. Le village complètement désert, s’endort, les réverbères diffusent une grande clarté pour rien, vu qu’il n’y rien, personne, aucune agitation, aucun bruit, sauf de temps en temps des cris d’oiseaux, des chiens qui aboient ou des voitures qui klaxonnent dans le lointain à l’approche des virages, comme moi en venant ici. Le pont métallique nous rappelle à son bon souvenir le peu de fois qu’un véhicule l’emprunte, en émettant des ploc, ploc, ploc plus ou moins rapides et sonores provoqué par les roues qui chevauchent les planches disjointes de sa voie de roulement. La nuit est maintenant noire, la fraîcheur tombe et malgré deux voitures qui sont passés sur le pont en direction de l’hôtel, toujours pas d’Alain. Il a plut dans la journée ce qui renforce certaines odeurs, d’herbes et de feuillages mouillés. Plus aucune voiture sur le pont depuis un bon moment et il est presque 21 heures, quand un ploc, ploc, ploc se fait entendre de l’autre coté du pont en venant dans notre direction. La lumière des phares de la voiture ne disparait pas dans la nuit au coin de la rue, mais se dirige droit vers nous, nous éblouissant par des jeux de code phare. Le masque de Laure s’anime, remplacé par un sourire rayonnant, elle tire la porte coulissante et se précipite dehors. Effusions chaleureuses des retrouvailles, poignet de main entre amis et pour Laure des embrassades que je souhaiterais un peu moins démonstratives dans les lieux. Rien n’a changé entre nous, après une séparation de presque un an, je suis toujours aussi partageur et pas jaloux de ce petit brun aux yeux bleus, sur qui Laure a jeté son dévolu. Il reste mon et notre meilleur ami, celui à qui tout est permis, parce qu’il sait quand il le faut, se mettre en retrait, garder son rang en respectant les contraintes inhérentes à notre situation particulière. Il a permis à Laure de se réaliser en tant que femme libre, tout en respectant ses contraintes d’épouse et de mère, sans mettre le souk dans notre ménage.
Je le presse d’entrer se mettre au chaud à l’intérieur en les poussant dans le dos, car malgré la nuit, leurs effusions qui durent en pleine clarté sous le lampadaire, pourraient ne pas passer inaperçu. Nous voici installés tous les trois dans ce petit espace douillé. J’ai pris la précaution de tirer les rideaux au mieux, car ils n’occultent pas grand chose, la buée qui recouvre les vitres est beaucoup plus efficace. Maintenant vu le peu de lumière diffusée par le seul plafonnier, notre intimité ne craint rien. Dans ce lieu public, j’ai pris la précaution de donner consigne à Laure de rester zen pour ce soir. Je sors du frigo la bouteille de Clairette de Die, le pétillant que nous buvons tous les soirs depuis notre départ et fait péter le bouchon sous les bravos. Notre jeunesse ne craint pas les positions inconfortables qui peuvent ankyloser à la longue. Point n’est besoin de profonds fauteuils pour se sentir bien et chacun trouve sa place. Il va de soit que Laure et Alain choisissent de se pelotonner à l’arrière de la cabine, entre les passages de roues qui peuvent leur servir d’accoudoir et de tablette, mais surtout leur permet d’être l’un contre l’autre vu le peu d’espace disponible. Je leur fais face adossé contre des coussins relevé contre le dos de la banquette du siège avant qui malheureusement est fixe, donc pas très confort. Ca me fait penser aux tableaux illustrant les fêtes romaines sous César, avec les convives semi allongé et le plateaux de fruit et d’amuse gueule disposer entre eux. Ne manque que les toges, qui seraient pourtant plus adaptées dans ce cadre, que nos chemises et blues jeans qui nous serrent aux entournures. Ils avaient tout compris les romains question confort rustique. Seule Laure est dans la note avec son déshabillé de nuit en voile léger, voir très léger, ce dont je me rends compte seulement à l’instant. Les tétons déforment et pointent sous la soie légère du tissu, preuve qu’elle est déjà en pamoison et que la soirée risque d’être plus mouvementée que prévue. Dans l’instant je prends soin de placer mon verre en sécurité pour éviter tout coup de pied intempestif et garder notre lit au sec, pour eux c’est facile car ils utilisent les passages de roue pour ce faire.
Déjà leurs mains donnent des signes de nervosité en ne finissant pas de se retrouver. Leur impatience a du mal à trouver la bonne mesure, l’attitude raisonnable qui sied à un amant dans cette circonstance, face au mari dont il ne sait plus trop, s’il est toujours aussi ouvert au partage, cache mal son émotion à lui aussi. Pour en avoir discuté auparavant, elle sait qu’elle doit rester sage, mais lui ne le sait pas et vu l’accueil chaleureux et les baisés fougueux des retrouvailles, il doit se sentir autoriser à reprendre le business laissé en jachère il y a un an. Nous trinquons à nos retrouvailles, dans les rires et dans la joie, en évoquant les souvenirs d’Afrique pendant un bon moment. Pendant que nous discutons joyeusement, le champagne faisant son effet, Laure collée serrée plus que raisonnablement contre lui, s’affaire à raviver la flamme s’il en était besoins. Non content de lui agacer la barbe et ses cheveux qu’il a longs, elle lui passe la main dans le dos comme si il avait froid, sans oublier de faire étalage de ses rondeurs. En effet sa nuisette légère en soie sans manche, commence à se dégueuniller, ce qui nous permet d’apercevoir épisodiquement mais aussi parfois longuement, ses jolies seins, dont les mamelons sont déjà bien gonflés de désir pour qui la connaît bien comme moi. De couleur chaire, sans manches, fermée sur le devant, par des bouton espacés, ce vêtement est tout à fait adapté, car il laisse ses jambes et ses merveilleuses cuisses totalement libres, nous permettant plus que nécessaire de constater, surtout à moi qui suis idéalement placé, qu’elle porte une petit culotte en dentelle légère assortie qui moule son sexe et ne cache rien de sa fine toison. Alain doit faire preuve ouvertement d’insolence pour se rincer l’œil, alors il se tourne légèrement de façon à être un peu plus face à elle. L’attifement savamment désordonné ne cache pratiquement rien du corps de la belle, qui minaude, feignant d’ignorer superbement l’effet induit, l’investigation, voir les spéculations dont elle fait l’objet. Alain a de plus en plus de mal à rester discret devant tant d’étalage. Il doit être à la diète depuis pas mal de temps le bougre et n’arrête pas de bouger. Il sent bien que la femelle est en chaleur, le voici à nouveau plaqué à ma nana, s’autorisant l’air de rein à la prendre par le cou. A certains signes, comme de se replacer subrepticement le sexe qui doit avoir envi d’espace, car je dois gérer le même problème, je sais qu’il doit avoir hâte de passer à l’action. J’espérais que Laure reste calme, mais comme d’habitude le champagne agit sur ses sens. Je la connais trop pour savoir qu’elle a zappé les consignes de modération souhaitée, en attente elle aussi d’action, vu que de mon coté je reste stoïque. Sa nuisette ne tient qu’a deux boutons, ceux placés au niveau du sternum et du nombril, tous les autres ont sautés comme par magie, dans une chorégraphie ayant pour seul but de mettre sans dessous dessus la parure vaporeuse. Elle arrive à son but, nous gratifiant de sa plastique irréprochable, de ses formes parfaites. Ses petits seins gonflés sortent des bretelles de la nuisette, incapable de les contenir quand elle prend son verre, pioche dans l’assiette de cacahuètes et se baladent de plus en plus à l’air. Ses cuisses tantôt fermés, tantôt ouvertes, font réagir nos mâles virilités, en les amenant en ce qui me concerne à la limite de la ceinture de mon short. Inutile de lui faire les gros yeux pour lui rappeler notre convention, vu que je suis entré dans son jeu et que je n’ai qu’une envie, lui sauter dessus. Alain à force de voir et sentir danser ses nichons à proximité ou contre lui, a le visage qui s’empourpre et voyant mon ravissement, s’enhardit, l’attire à lui, l’embrasse et lui pelote les miches. Tout baigne pour elle qui laisse faire et lui carresse les cheveux. Ce que je craignais est en train de se mettre en place et mon côté voyeur prend le dessus. J’aime la voir se pâmer sous l’action des mains d’Alain qui se mettent à l’oeuvre fébrilement, pendant que dure leur baiser pleine bouche, qui me semble s’éterniser. Elles passent du dos, aux fesses, sur les hanches, sur l’extérieur puis l’intérieur des cuisses qui s’écartent, repartent sur le ventre de la belle en émoi. Les deux derniers boutons sautent, les mains tâtent, palpent, pétrissent les seins comme s’il voulait les traire, titillent et tirent sur les pointes à qui mieux mieux. Elle geint, se trémousse d’aise, l’embrasse dans le cou, lui enjoignant de lui embrassé les seins. Il ne se fait pas prier en la basuclant sur le coussin et tout en lui suçant ses rondeurs, une main glisse sur le ventre, se glisse sous la culotte, pendant que les cuisses s’ouvrent et qu’il repart à l’embrasser sur la bouche. Je bande dur et me touche, buvant de la clairette par petites gorgées, ne pensant plus aux consignes élaborées quant au déroulement de cette soirée. Laure devait gérer et rester tranquille pour ces retrouvailles afin de ne pas précipiter les choses. Je savais qu’elle en avait très envie mais voulais qu’elle lui impose un peu de retenu vu le cadre. A mon avis ce n’était pas parti dans ce sens. Dire que j’en étais contrarié serait mentir, car ce moment tant attendu pour elle et le souvenir que je gardais de notre partie de jambes en l’air, m’avaient tellement plu et transporté, que j’attendais cela avec beaucoup d’impatience. Il est clair que le point de non retour est pratiquement atteint à cause de ma bénédiction implicite, mais comment rester la tête froide et gérer devant un tel spectacle où je vois ma dulcinée prendre un pied énorme. Facile à dire, sachant que le seul moyen de retrouver mon self contrôle, serait de jouir pour faire tomber la pression. Je ne me vois pas un train de me branler dans mon coin en solo ! Elle est à poil, gémit de plaisir à se faire peloter, sucer, branler et je n’ai pas la force d’arrêter, je me promets donc d’attendre qu’elle reprenne son souffle pour mettre fin au débat. Je continue à le regarder se faire sucer les seins l’un après l’autre, à regarder la main d’Alain se balader en toute liberté sur sons corps, puis telle un sésame effleurer l’intérieur des cuisses, pour les faire s’écarter en duo, afin de pouvoir s’insinuer avec envie sous la dentelle et s’y amuser. Pas de doute, le retour à la raison va être dur. Tête en arrière, le ventre de Laure chaloupe de plus en plus impétueusement, se cambrant au contact des doigts qui jouent sur et dans son sexe par dessus ou en dessous le tissu quand il écarte la culotte sur le coté comme en se moment. Elle feule quand les doigts s’insinuent dans la fente et pénètrent profondément sa chatte. Le foutre brille entre les lèvres gonflées, entre lesquelles les doigts s’amusent, titillant rapidement le clito qui pointe, pénétrant et coïtant rapidement. Elle se met en devoir de s’attaquer à la braguette du mâle, qui n’en attendait pas moins. Pour l’instant sa menotte glisse sous la ceinture du jeans pour trifouiller à l’intérieur, puis elle entreprend de faire glisser prestement le zip de la fermeture éclaire et part à s’amuser avec la queue encore cachée à ma vue. La caresse savoureuse sur ces mamelons gonflés à craquer et la branlette de son clito, fait son effet, tant sur elle que sur moi, tellement ses coups de reins commence à ébranler le camion. L’action en cour me ramène un an en arrière, j’éprouve le même petit pincement au cœur, en la voyant s’offrir ainsi, mais ça passe vite car je sais ce qu’éprouve Alain. L’excitation et la décharge d’adrénaline qui en résulte ont tôt fait d’annihiler mes états d’âmes. C’est un véritable plaisir que de l’entendre geindre et partir à jouir. Malgré le peu d’éclairage je ne perds rien de ce qui se passe entre ses cuisses, des seins sucés, mordus, écrasés, du ventre secoué des spasmes de sa jouissance en devenir. La bite du partenaire, a fini par être extraite de son emmaillotage, d’une seule main, sans trop de difficultés, preuve de la force de la menotte et de sa dextérité. Il n’est pas toujours facile même pour nous, d’extraire du slip une bite tendu, le tissu épais du jeans n’aidant pas trop l’entreprise, mais elle s’en est bien tirée.
J’aimerais bien moi aussi sentir ses doigts palper et triturer mon sexe tout aussi bandé que celui qu’elle exhibe sous mes yeux. Elle va chercher les bourses encore planquées et tout en les malaxant elle branle la belle virilité, étonnante par sa forme, vu qu’elle est fortement recourbée et non droite comme pour moi. Elle se détache de lui pour changer de position, me tourne le dos pour s’accroupir et enfourne goulument la biroute tendu. A genou, les fesses en l’air, cuisses légèrement écartées pour rester stable, elle se met en devoir de le pomper énergiquement tout en lui malaxant fermement les coucougnettes. Quelque chose a dû m’échapper dans leur jeu, car elle sait débarrassée de sa petite culotte sans que je ne m’en aperçoive. Face aux rondeurs harmonieuses de ses fesses, qui encadrent un sexe aux lèvres imberbes, épanouie et luisantes de foutre, surplombée de sont petit trou plissé, je me demande, si la posture est voulue pour que j’intervienne ou non. Je suis sur maintenant qu’elle a bien l’intention de se faire mettre ce soir. Ne voulant pas se satisfaire d’un petit va et vient avec une éjaculation précoce, elle est en train d’appliquer notre méthode. Sachant qu’il doit les avoir bien pleines et voulant que ça dure, elle le branle pour le faire éjaculer juste ce qu’il faut pour ne pas tuer le mâle et lui permettre de remettre le couvert aussi sec. Elle sait qu’ainsi, comme avec moi, ça va pouvoir durer et assurer son orgasme… à trente ans bien passés on ne lui là fait plus. Content de ne pas être totalement hors jeu, j’arrête de me toucher, pour m’occuper de la croupe à portée de main. Plongeant mes doigts dans sa chatte, je pénètre son fourreau de plaisir, j’active un va et vient qui semble lui plaire et m’enhardit à toiser son petit trou. Habituellement elle n’aime pas trop, mais ce soir à situation différente, envie nouvelle, car loin de stopper l’intrus, elle accepte la sodomie, je fini par investir les deux trous alternativement et très vite en même temps. Son plaisir est immédiat, elle geint et se trémousse de plus en plus et me donne envie de me planter en elle. Mais nous sommes au beau milieu d’une place publique et notre petite partouze risque de ne pas passer inaperçu, car les suspensions commencent à gémir. Tout se passe bien, mais nous devons changer de coin pour aller plus loin en affaires, la nuit est bien avancée et à moins qu’Alain en connaisse un, je ne vois pas partir en recherche à la nuit noire comme ça. Je pense à Alain qui ne va pas apprécier pas que je foute tout en l’air de façon impromptu, alors je décide d’attendre qu’elle lui tire la sève. Je la laisse donc finir sa manœuvre d’affaiblissement, jusqu’à ce qu’elle se redresse vivement pour gérer la première salve et comme prévu s’arrêter de le pomper. Maintenant je sais qu’il me faut agir vite, avant qu’elle ne se dépêche de s’empaler sur le vit encore tendu d’envie, qui continu d’éjaculer doucettement… j’ai l’habitude, je sais que si elle l’entreprend, il y en a pour quinze vingt minute de baise. Je l’attire à moi en leur faisant part de mes craintes et prétexte un changement de lieu pour continuer notre baise ailleurs. Laure me gratifie de sa plus belle moue et d’un regard noir à faire peur, mais ne discute pas. Alain sort de son attente, le braquemart toujours encore triomphant grâce à la menotte experte et toujours en action de Laure, il semble ne pas tout comprendre. Voyant qu’elle tente à nouveau son vatout, je lui pince la fesse, pour la dissuader en demandant à Alain si il connaît un coin intime pour finir leurs galipettes, sachant d’avance sa réponse. Celle-ci étant conforme à mon attente, je rappelle à Laure qui fait la tronche, que nous avons plusieurs jours devant nous pour nous éclater, mais qu’auparavant nous devons nous trouver un endroit adéquat, car dans un patelin comme celui là, nous nos ébats ne vont pas passer inaperçu et que vu comme ils sont partis, les grincements des suspensions du camion ne vont tromper personne. Cette remarque même si elle n’est des plus marrantes, vu les circonstances présentes et à l’armistice imposé, a le don de détendre l’atmosphère. Alain ayant jouit, même si partiellement, donc décompresser, me donne raison concernant l’environnement avec la mairie où loge le secrétaire de mairie, tout à coté. Il me fait remarquer que pour ce soir, trouver un coin est mission impossible, vu qu’il débarque comme nous et ne connaît pas le bled. Je fini de verser la clairette afin de finir de faire tomber la tension, car Laure si elle ne boude pas, c’est enfermée dans ses pensées, songeuse, ailleurs et il est claire qu’elle reste sur sa faim et me méprise de lui faire se coup là. En rangeant le carré, j’évoque les jours à venir, histoire de les faire réagir et oublier leur déconvenue. Je décrète tout et n’importe afin de combler le silence pesant, la seule chose intelligente étant que nous allons avec Laure chercher un emplacement tranquille, afin d’éviter d’avoir à changer tous les jours, avec pour premier objectif de pouvoir occuper nos journées, marche, pêche, farniente. Pour le deuxième objectif, au vu de l’intermède de ce soir et de leur fringale sexuelle, le site devra être super intime et isolé. Je provoque le tôlé général, en évoquant leur envie de baise, ce qui fini de calmer l’atmosphère. Question intendance, a lui de faire les courses car dans ce patelin paumé il n’y a aucun magasin. A cet effet je demande à Laure nommée trésorière et animatrice des ébats, de lui donner de l’argent, ce qu’il refuse. Laure insiste en lui disant qu’elle y tiens, car nous avons suffisamment par rapport à lui qui commence juste à travailler, qu’il a juste à s’occuper de la boisson si il veut. Il nous quitte à minuit bien passé, puis revenant sur ses pas, il me conseille d’essayer la petite route tout de suite à gauche après le pont. Pour en avoir discuter à l’hôtel avec des pêcheurs, elle longe la rivière sur un ou deux kilomètres avec des coins à truite formidable et il doit bien y avoir moyen de se garer le camion à quelque part.
SI CA vous a plus, dites le, je mettrai la suite bientôt... ceci est une histoire réelle

2 Commentaires

  • Vraiment très bien, bravo et vivement la suite !

  • Oui, ça m’a plu !
    On sent qu’il y a du travail pour préparer le terrain et amener progressivement la situation.
    "réekke" ? je suppose "réelle" !
    on sent avec les descriptions qu’il ne s’agit d’un fantasme élaboré, mais d’une relations bien établie et où Laure semble manipuler les mâles à sa convenance.
    on pourrait regréter que vous ne soyez pas plus explicite sur vos propres sentiments, parce qu’on sent que, par bien des côtés, cette attirance vous agace mais que vous ne savez pas y mettre bon ordre.

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