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Un mâle pour un bien : Partie 2

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Peu de temps après notre entrevue, il était informé de mon invitation, ce qui sembla le ravir. Je lui laissais le choix quant au type de rencontre qu’il affectionnait le plus : un scénario, directement ou bien un apéritif pour faire plus ample connaissance. A ma grande déception, il choisit la deuxième option…Et bien soit !

Mon esprit se transforma alors en un véritable robot « calculateur de tâches à réaliser » : les enfants, le rangement, le nettoyage, les courses, la cuisine… pas l’épilation, j’avais été prévoyante !

C’est sans interruption que je m’affairais jusqu’au soir. Et c’est en retard qu’il nous rejoints à la nuit tombée, mais je ne lui en tenu point rigueur. En franchissant la porte de notre maison, il fît d’emblée connaissance avec mon mari. Le courant passa tout de suite entre eux, ce qui ne manqua pas de me rassurer.

Mon mari s’installa dans un canapé, mon futur amant dans l’autre et je pris place à ses côtés. Il avait l’air assez à l’aise. Mais quelques gestes inconscients, comme le croisement de ses jambes, m’indiquaient qu’il était potentiellement stressé ou mal à l’aise. Ne comprenant pas pourquoi, je restais sur la réserve… Il ne touchait quasiment pas à l’apéritif que j’avais préparé…peut-être n’était-il pas si détendu que cela en vérité…je restais vigilante…

La soirée suivait son cours… j’intervenais peu mais cela ne me dérangeait pas. Tel un objet exhibé sur un coussin, je me tenais à ma place, attendant de connaître la tournure des évènements. Mon mari avait été préalablement informé que si le jeu ne se déclenchait pas après le dessert, je prendrais l’initiative d’aller dans la chambre où ils me rejoindraient.

Le temps passait beaucoup trop vite et les hommes sympathisaient clairement au point de me demander s’ils n’avaient pas oublié le « thème » de la soirée ! Ma concentration sur leurs discussions était loin d’être optimale. J’en voulais pour preuve mes « absences » répétées qui me faisaient divaguer sur notre invité de choix.

Mon regard se posait alternativement sur ses lèvres, ses mains, son torse, ses jambes, imaginant la puissance qui pourrait s’en dégager et quel comportement il pourrait brutalement adopter. Il fît d’ailleurs une première approche en me caressant la cuisse sous le regard de mon mari particulièrement stimulé par cette scène. Je me délectais du baiser qu’il accomplissait consciencieusement pour s’arrêter ensuite … et reprendre leur bavardage inutile.

A chacun de ses déplacements pour fumer une cigarette, j’observais ses épaules que je trouvais particulièrement viriles. L’excitation me prenait au ventre à la seule vision de son corps en mouvement. La présence de mon mari accentuait encore plus mes sensations car globalement, la seule présence de plusieurs hommes me fait spontanément mouiller.

La soirée s’éternisait beaucoup trop de mon point de vue. Je me lassais sérieusement. Alors qu’ils discutaient indéfiniment en terrasse, mon regard se fixa sur le four qui donnait l’heure : 23h30 ! Ma réaction fût immédiate !! Pas question de perdre une seconde de plus !

En moins de temps qu’il ne faut pour le dire, la table était débarrassée. Mon mari eut juste le temps de me dire « Reste là toi ! », mais sans pouvoir me retenir dans mon élan ! Peu importe ce qu’ils avaient prévu de faire, ils n’avaient qu’à réagir plus vite !

Je me retrouvais enfin dans l’ambiance feutrée de notre chambre. Les liens de mon bandeau rouge entre les doigts, je m’installais sur le lit, toute excitée à l’idée du changement d’ambiance à venir.

La lumière tamisée était propice à une découverte progressive des nouveaux amants que nous étions en passe de devenir. Telle une proie s’exposant volontairement aux attaques potentielles de son prédateur, je m’imposais une immobilité durant plusieurs minutes.

Cette attente favorisait la montée en puissance de mon désir que je voulais de plus en plus fort. Pendant ce temps, mon absence était censée les inciter à me rejoindre d’un moment à l’autre. J’avais revêtue ma robe bleue, à la fois moulante et aérienne et mes yeux étaient maintenant masqués.

C’est face à la porte qu’il allait franchir le premier, que je patientais. Privée de mon sens majeur, les quatre autres n’en seraient que plus exacerbés. J’aimais garder le silence en commençant par m’isoler sans prévenir et en continuant sans rien faire. Il n’était guère besoin de parler pour dire combien je voulais qu’il me baise.

Des bruits et chuchotements lointains puis, plus proches, vinrent à présent rompre ma solitude… un mouvement s’approchant nettement. Je pouvais maintenant sentir véritablement sa présence dans la pièce. Mon mari, quant à lui, n’était pas encore là ; je le sentais instinctivement.

L’idée que le premier contact avec cet homme soit imminent me faisait trembler secrètement. Qu’allait-il faire ? La vision de ma posture pouvait d’emblée l’inspirer : ma queue de cheval était une invitation à me mordiller la nuque, mon immobilité … une incitation à des effleurements répétés et mon sourire imperceptible … un appel au viol consenti. Allait-il m’évaluer en tournant autour de moi comme un animal en rut ? Notre désir en serait assurément amplifié…

Mais brusquement, mes pensées furent interrompues par sa présence, maintenant si proche. J’avais bien entrevu son image sous mon bandeau mais je me refusais à tricher. C’est donc les yeux volontairement fermés que je continuais l’aventure. Maintenant, sa main me touchait enfin, sans brutalité mais avec douceur et fermeté. Spontanément, mon dos s’arrondit alors de façon animale comme pour me laisser amadouer.

Seul le bruit de sa fermeture éclair vint rompre le silence mais il ne tenta rien à cet instant précis. Savoir ce sexe inconnu si près et si inaccessible à la fois me frustra juste assez pour maintenir mon état d’excitation intact. Mon réflexe de salivation spontané en était d’ailleurs la meilleure preuve.

Du fait de la tension que je m’étais imposée, chacun de ses gestes prenait de l’importance et décuplait ma perception et mes sensations. Il continuait à me flatter du regard, de ses mains, comme pour me domestiquer. Mais je savais pertinemment qu’il le faisait pour mieux me posséder ensuite. Je me laissais donc approcher progressivement, en attendant le moment où ses pulsions animales se réveilleraient. Telle une femelle restant disponible pour le mâle qui l’avait choisi, j’étais aux aguets du moindre assaut.

N’y tenant plus, je fis glisser mon bandeau qu’il me laissait visiblement la liberté de retirer. Le fait d’avoir recouvré la vue mit tous mes sens simultanément en éveil. La semi-obscurité exaltait la beauté de nos corps en nous incitant à nous découvrir de plus près.

Le spectacle qu’il m’offrait malgré lui, me saisit. Avec son torse taillé dans le marbre, il me semblait apercevoir une statue grecque vivante dans mon lit. Je ne pouvais croire que ce corps massif m’était destiné. J’en pris véritablement conscience quand son regard déterminé me fixa comme pour me désigner. J’étais bien l’élue de la soirée !

Mon mari nous avait rejoints sans que je m’en aperçoive et s’était allongé près de moi. Il était le spectateur privilégié de la scène et son visage affichait une réjouissance apparente, certainement à l’idée de ce qu’il s’apprêtait à voir.

Je me laissais envoûter par les baisers langoureux que ce presqu’inconnu accomplissait sur mes lèvres, me laissant un goût de « reviens-y » très prononcé ; puis, par la découverte de ce pénis si défendu jusque-là dont je voulais abuser à outrance et sans délai. Une attraction irrépressible de le posséder totalement s’empara de moi. Il n’était d’ailleurs pas envisageable que qui que ce soit m’en empêche.

Ma bouche instinctivement ouverte se rapprochait alors au ralenti pour l’accueillir, faisant de ce moment un concentré d’érotisme. J’aurais voulu l’avaler d’emblée, entièrement, le déguster, le garder, m’en délecter des heures durant. Mais, force était de constater que j’avais sous-estimé la largeur du membre précieux dont il était doté.

Je m’accommodais de cette « bonne nouvelle » en tentant d’adapter mes jeux de langue. Frustrée de ne pas parvenir à le glisser plus profondément dans ma gorge, je décidais de l’entreprendre autrement, en lui crachant dessus ; non pas par mépris mais bien animée par un désir puissant d’en disposer comme bon m’en semblait.

A ma grande satisfaction, « mon » phallus accepta la punition en se laissant maltraiter de la sorte, si bien qu’une lubrification suffisante fût bientôt possible. C’est avec gourmandise que j’enfonçais de plus en plus ma nouvelle friandise favorite dans mon « suçoir » mais je fus rapidement limitée par mon manque d’expérimentation évident dans le domaine. Cette carence ne m’empêcha pas d’abuser encore un long moment de cette belle queue. J’avais visiblement carte blanche concernant la durée autorisée pour cette caresse buccale.

Stimulé par ces amuse-bouche, mon bel amant se transformait tout à coup en un dominateur assuré choisissant de me plaquer contre le matelas en m’ordonnant « Crache-moi dans la bouche ». Amatrice de jeux atypiques, je m’exécutais en observant les conséquences de mon acte. Il devait être d’une générosité sans borne car je reçu la même sanction en retour.

S’ensuivit une succession de moments, gestes et émotions qui se transformèrent en un délicieux méli-mélo dont je ne saurais rappeler la chronologie : des images et des scènes marquant ma mémoire comme la vision de son dos imposant que j’embrassais avec volupté au moment où il se concentrait sur la pose du préservatif. Alors que je ne le connaissais que depuis quelques heures, l’envie de l’enlacer, le caresser guidait mes gestes sans apriori.

Mais l’accalmie fut de courte durée ! La douceur et la tranquillité qu’il dégageait laissèrent leur place à un plan d’action dont il était le seul arbitre. C’est alors qu’il fît de moi l’objet de ses désirs et envies du moment, expérimentant les postures des plus variées dans le domaine de la soumission. Il s’agissait, je le savais, d’un avant-goût de ce qui m’attendait à l’avenir. Mais, malgré la douleur résultant de certains de ses gestes, j’aimais être la proie de cette bête en devenir. Sur le chemin de mon apprentissage, il prenait plaisir à maîtriser mon corps et moi à le provoquer pour qu’il poursuive.

Déterminée à ne pas me laisser faire malgré tout, je décidais de me débattre, mais j’étais rapidement ramenée aux règles qu’il avait décidé d’imposer.
Mon traître de mari, quant à lui, s’amusait sans scrupule à être son assistant dans cette dure besogne !

Mon dominant commença par tirer cruellement sur mes mamelons, me transperça la vulve de ses doigts invasifs tout en me maintenant la tête hors du lit, laissant mes cheveux à la limite de l’arrachement et finissant par contraindre mes poignets avec des menottes pour tenter de me maîtriser. Une question me brûlait alors les lèvres « Qu’avais-je fait pour mériter cela ? »

Malgré mon manque de docilité, j’aimais clairement que mon Maître domine sa chienne dans la position qui paraissait être sa favorite : la levrette. Pour mon plus grand plaisir, il marquait sa virilité avec force en usant de son ascendant sur moi. Son autorité naturelle ne pouvant être remise en question, je me soumettais avec bonheur à son sexe qui me remplissait de plus en plus, à ses coups de reins qui n’en finissaient plus, à ses mains qui m’empoignaient fermement les hanches ou qui me propulsaient en arrière quand je m’assoupissais, à ses paroles perverses qui me ravissaient, à sa fermeté quand il tenait mes deux bras d’une seule main et aux ordres qu’ils m’intimaient pour que je lui appartienne.

Finalement, mon supplice fût tout à fait acceptable car ponctué de moments à la fois piquants et électrisants, stimulants et provocants, excitants et émouvants. L’alternance douceur-force-sensualité de nos ébats provoquait un mélange d’émotions des plus intenses. Nos corps à corps passionnés me donnaient l’envie de prolonger la nuit au-delà du raisonnable.

Mes cris et gémissements étaient là pour encourager mes deux hommes à concentrer toute leur attention sur la femelle que j’étais, me prenant ensemble ou à tour de rôle… faisant durer les délices encore et encore. Je m’imprégnais à pleines narines de l’odeur animale qui se dégageait de nos étreintes en ayant conscience qu’elle serait éphémère. D’ailleurs, je m’impatientais d’avance de la retrouver à nouveau.

Mais alors que je ne m’y attendais pas, mes deux complices montrèrent une connivence à peine dissimulée. Je fus à mon tour le témoin d’un échange masculin auquel je n’étais manifestement pas conviée. C’est sans se soucier de mon avis que mon amant demandait ouvertement à mon mari son autorisation de lui confier mon éducation … ou plutôt mon dressage !

J’étais moins surprise par cette question que par la réponse que mon mari donna alors « Oui j’espérais que tu me le demandes ! ». Son large sourire me désappointa quelque peu car au sein de notre couple, les décisions importantes nécessitent d’habitude l’accord des deux parties ! Mais il devançait ma réaction avant que je ne puisse manifester mon mécontentement « Veux-tu être sa soumise ? ».

Je m’étonnais moi-même d’accepter spontanément cette proposition indécente, tout en me sentant dans le même temps, particulièrement flattée par cette demande officielle. J’en vins rapidement à me demander si cet homme avait pour habitude « d’adopter » aussi rapidement des femmes de la sorte…Et des interrogations sur mes capacités à assumer ce nouvel engagement se bousculaient déjà dans mon esprit.

Mais je décidais d’écarter toute pensée qui pouvait me déstabiliser. Pour l’heure, je préférais me fier à mes sensations du moment et à les apprécier simplement. Et pour tout avouer, la collusion entre mes deux acolytes enflammait de toute évidence ma libido. Je percevais nettement la possibilité réelle qui m’était donnée d’évoluer vers un nouvel épanouissement.

Cette atmosphère singulière était cependant empreinte d’une sensibilité particulièrement palpable. La participation du regard amoureux de mon mari y était sûrement pour quelque chose. Mais je ne pouvais ignorer la naissance d’une nouvelle complicité qui se concrétisait sous nos yeux.

C’est spontanément que je me laissais aller alors dans les bras de cet amant devenu mien, blottie contre lui, à nous prodiguer mutuellement des caresses, mon mari à nos côtés… heureuse de sentir mes deux mâles tout contre moi, chanceuse que j’étais de connaître ce privilège.

A mi-chemin entre le rêve et la pensée, mon esprit vagabonda encore quelques secondes avant de trouver le repos… avec une question en suspens « Serait-ce celui que nous attendions ? »

3 Commentaires

  • Vraiment délicieux !
    Vivement la suite ! A t il vraiment été à la hauteur de vos espoirs ?

  • J’ai beaucoup apprécié la lecture de votre soirée.
    Je ne connais pas encore le coté candaulisme cérébral, dominateur mais cela viendra sans doute.
    Merci pour ce partage.
    Vincent

  • Joli texte, très éloquent et poétique, j’adore la lecture. En plus, la pensée de trouver un amant-dominateur pour ma femme, c’est une pensée nouvelle mais qui m’inspire certainement, moi aussi. Je vous félicite de votre expérience avec ’votre’ amant et je serais ravi de savoir comment cette relation se développe.

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