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Un mâle pour un bien : Partie 1

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Ses photos et témoignages affichés sur le site avaient bien attirés mon attention quelques fois, mais seulement par curiosité. Les libertins assumés me faisaient peur, en ce sens que j’étais incapable d’avoir une approche normale avec eux.
Pour moi, un homme de ce milieu ne pouvait apprécier la qualité d’une rencontre, ne faisant pas la différence entre les individus.
Mon candauliste de mari, lui, n’était pas du tout de mon avis et considérait que je perdais mon temps avec des hommes immatures, égocentrés et de surcroit dans des situations compliquées.
Quoiqu’il puisse me dire, j’avais le sentiment que je ne serai de toute façon pas assez valorisée face à un « cochon butineur » quelqu’il soit.
Mais le temps était passé et l’expérience faisant, les premiers échanges avec F. commencèrent tout naturellement. Finalement, il n’avait pas l’air de mordre (dommage…) et je décidais de donner mon téléphone.
Je pris rapidement goût à nos échanges virtuels. Il n’était d’ailleurs pas avare de sms valorisants et ses tournures de phrase me donnaient l’impression d’un homme déterminé et en même temps amusant.
Là où d’autres m’auraient littéralement fatigués avec un comportement similaire, lui, me faisait l’effet inverse. Au-delà de sa volonté évidente de vouloir me séduire, son humour captivait particulièrement mon attention.
Cette légèreté et la vivacité d’esprit dont il faisait preuve me donnaient toutes les raisons de vouloir le rencontrer. La seule chose qui pouvait me freiner était sa déception éventuelle, car je dois dire qu’il s’emballait beaucoup.
Le contraste entre le virtuel et la réalité étant systématique, celui-ci était encore plus accru par une attente trop longue avant la rencontre.
Concernant les rendez-vous de « reconnaissance », j’avais cessé depuis peu de me mettre la pression seule. L’excitation potentielle de ce type de « première fois » m’avait quelques fois desservie, et c’est donc de façon très neutre que je m’apprêtais à l’approcher.
La contrepartie était un certain détachement voire un détachement certain de ma part car je préférais avoir une bonne surprise que l’inverse.
Etant donné la récurrence de ses messages, je ne risquais pas d’oublier notre rendez-vous, et il était clair que je ne pouvais pas me dérober si l’envie m’en prenait. En effet, il était parvenu à créer une sorte d’attente chez moi.
Celle-ci n’avait rien à voir avec une exigence quelconque de ma part. Il s’agissait plutôt d’une posture mentale dépourvue de tout intéressement. Par ailleurs, il était le premier à éveiller en moi une excitation à l’idée de partager un scénario… en parlant d’une autre femme.
En effet, nous avions discuté un soir d’une rencontre qu’il s’apprêtait à faire avec un couple ; et chose étonnante, je fus excitée et l’envie d’être sa complice « cérébrale » émergea dans mon esprit. Mais pour l’heure, je me concentrais sur l’idée de notre entrevue … qui approchait à grands pas maintenant !
Autant le rapport de séduction était franchement « amico-comique » jusque-là, autant le jour de notre rendez-vous, le ton changea quelque peu. Je sentais nettement que je me devais de bien le « recevoir » à commencer par la réservation du restaurant à la pause de midi.
Alors que cette démarche aurait pu être des plus naturelles, elle prît quasiment l’importance de la venue d’un chef d’état ! Soucieuse de lui faire plaisir, je l’interrogeais sur ses préférences culinaires. Il me laissa le choix entre une cuisine française ou italienne.
Je pris donc du temps entre deux rendez-vous pour sélectionner quelques enseignes qui me paraissaient correspondre à ses goûts. Que nenni !
Il ne l’entendait pas de cette oreille ! Inutile d’envisager une « chaîne » de restaurants ! … Qu’il s’en occupe après tout !!… Je rattrapais rapidement mon accès émotionnel en lui promettant de me renseigner auprès du médecin que je m’apprêtais à voir.
Me voilà en train d’interroger la secrétaire du cabinet médical, qui, pour toute réponse, me mît le bottin des pages jaunes entre les mains.
A la rubrique « restaurant », j’avais plus d’embarras que de choix, ce qui se solda par un sentiment d’insatisfaction évident.
Le médecin avait intérêt de ne pas se tromper dans ses conseils avisés ! Une fois ma question posée, je restais suspendue à ses lèvres comme si ma réputation en dépendait : « Dites-moi docteur, je sais que vous êtes de bon conseil.
Connaissez-vous un bon restaurant pour ce midi ? ». Elle me proposa deux alternatives et j’en pris une au hasard, espérant qu’il ferait bien les choses. La réservation fût prise au sortir de mon entretien …
Mais pourquoi m’appliquais-je autant ? Quelle idiote, me dis-je en roulant…
A l’heure convenue, je l’attendais sur le parking qui se remplissait à vue d’œil. Je vis passer une voiture qui cherchait une place et je sus que c’était lui. Ce qu’on appelle le hasard fît qu’un emplacement se libérait juste à côté de moi…
Premier regard… quelques secondes pour s’assurer que nous n’allions pas fuir dans la foulée… ouf ! Son visage me parût complètement différent de ce que j’avais imaginé.
En même temps, les photos floues qu’il présentait n’aidaient pas vraiment ! Bref, le décalage virtuel/réalité était pour l’heure en sa faveur et il n’avait pas l’air déçu non plus. Enfin, nous allions pouvoir nous découvrir plus amplement.
Informé de ce rendez-vous, mon mari « sous tension » posait des questions-sms tellement banales et inhabituelles qu’elles en devenaient louches.
C’était du style « As-tu passé une belle matinée ? ».
Ma réponse fût immédiate : « Es-tu sûr que c’est ce que tu veux savoir ? »…
Je me contentais d’un « Euhhh » qui clôturait la discussion ! De toute façon, je trouvais très impoli de pianoter les touches d’un téléphone en bonne compagnie.
Nous avions pris place, face à face, et pour ce qui me concerne, je mettais « en phase » les échanges écrits précédents et l’image réelle qui se trouvait en face de moi.
Dans l’immédiat, j’avais le sentiment de ne plus retrouver la même qualité de complicité, mais il nous fallait juste nous accommoder de cette « nouvelle réalité ».
Il ne manquait qu’à nous découvrir davantage, ce qui passait inévitablement par l’observation de nos comportements respectifs.
Je riais intérieurement en examinant le sien devant la serveuse, alors que nous commandions nos plats. En effet, le menu n’offrait quasiment que des tapas… normal… pour un bar à tapas !
Mais je voyais bien à sa tête que mon choix n’avait pas été judicieux. Je compris vite qu’il aimait les valeurs sûres de la cuisine française « Avez-vous des plats normaux ? » demanda t’il agacé ...
Je ne sais pas pourquoi mais son attitude ne m’étonnait pas, comme si je le connaissais déjà. Dépité par la pauvreté du menu, il semblait se contenir au fur et à mesure que la serveuse proposait des plats dignes d’un grand restaurant … diététique !!
Nous avons rapidement oublié ce détail en nous noyant dans un « Rose de L’Amour » très à notre goût… à croire qu’il voulait me saouler pour mieux profiter de moi…
Mais je commençais à me dire qu’il n’aurait pas besoin d’avoir recours à des méthodes aussi fourbes pour arriver à ses fins.
Pendant qu’il me parlait, je tentais de maintenir ma concentration en espérant que mon regard ne me trahirait pas. En effet, l’envie de réfléchir cédait par moments sa place à des rêveries, tout en me laissant bercée par le flot de ses paroles.
C’était le signe que je me détendais mais manque de chance pour moi, il s’aperçut de mon absence « Qu’est-ce que je disais ? Tu ne m’écoutes pas en fait ! » .Un peu confuse, j’étais démasquée…
Mais j’avais retenu quelques éléments qui me paraissaient importants. Ces points de vue mettaient en relief des valeurs humaines évidentes. A son contact, je soupçonnais une nervosité à fleur de peau ou bien une certaine exigence mais qui était largement compensée par son enthousiasme que j’avais déjà constaté par écrit.
Quant à son côté dominateur, pour l’instant, je ne le ressentais pas. Je n’avais donc aucune appréhension, même si, selon lui, il avait déjà abusé de l’une de ses soumises. J’y voyais là le signe d’un vrai dominateur ayant dépassé les limites du jeu malgré lui….
Ce que je pouvais comprendre puisque, à l’inverse, j’avais moi-même sombré dans une humiliation destructrice au contact d’un pervers quelques années auparavant.
Le « repas liquide » touchant à sa fin, il décida d’aller intoxiquer ses poumons en terrasse. Je le suivais avec nonchalance, remarquant que je me sentais bien.
Je ne peux pas dire que j’éprouvais un désir prononcé car la situation ne se prêtait pas vraiment à l’érotisme, mais je savais à ce moment précis que je lui enverrai une invitation après notre entrevue.
Pour l’heure, je me laissais aller à l’une de mes nombreuses occupations favorites … ne rien faire ! Le temps paraissait suspendu et l’idée de regarder nos montres ne paraissait effleurer personne.
Le restaurant s’était vidé sans que nous nous en rendions compte mais, autant pour l’un que pour l’autre, rien n’avait l’air de nous préoccuper davantage que ce moment. Au diable le travail !
De toute façon, nos verres n’étaient pas vides… pas question de partir ! Une envie pressante m’obligea à me lever et je fus informée sur le champ qu’il en profiterait pour mater mes fesses.
Puis, en véritable gentleman, il m’offrit le « repas » et je promis de lui rendre la pareille. Ce qu’il ne savait pas encore, c’est que ce serait le soir même …
En me raccompagnant à ma voiture, il n’avait en effet aucune idée de ce qui allait suivre … mais moi si !! D’ailleurs, la veille, mon mari était prévenu que nous aurions potentiellement un invité.
Alors que je prenais place dans ma voiture pour le quitter, j’étais d’humeur coquine et avait envie de le taquiner. Tout en regardant mes cuisses entre ouvertes, il me paraissait comme un enfant qui ne sait comment demander une friandise. « Que regardes-tu ? » lui dis-je comme si je ne m’en doutais pas…
Il me répondit « Tes cuisses…. Je me demande si tu as quelque chose dessous » tout en remontant son regard jusqu’à la lisière de ma robe.
Je lui saisis alors la main pour la lui dérober quelques secondes. Rien ne vaut une preuve concrète ! Seuls ses doigts avaient accès à mon intimité et il pût rapidement constater le degré d’humidité de mon entrecuisse.
Totalement indifférents aux regards extérieurs, nous n’avions pas conscience que cette scène pouvait être très suggestive pour des personnes qui auraient regardé dans notre direction.
Je ne voulais pas lui dire tout de suite qu’il serait notre hôte dans quelques heures afin de le tenir un peu en haleine.
Mais le baiser que nous échangions en guise d’au revoir en était un avant-goût. Tout en reculant mon véhicule, nous continuions à discuter par la fenêtre. Il osa suggérer que si nous étions disponibles le soir même, il l’était aussi… comme si je n’y avais pas déjà pensé !!
Je faisais mine d’avoir un déficit auditif et de ne pas comprendre ce qu’il me disait. Mais en réalité, j’étais satisfaite d’avoir ma réponse… celle qui répondait à la question « Sera-t-il libre ce soir ? »

2 Commentaires

  • votre écriture !
    J’adorerai lire le récit de l’humiliation destructrice au contact d’un pervers quelques années auparavant.
    J’ai hâte de lire le récit de votre soirée.

  • superbe debut tres bien fait et ecris !
    bises

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