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Wyylde La plus excitante des expériences de couple

Un avant revisité...

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Lorsqu’elle avait reçu la description du scénario, elle avait ressenti un émoustillement lié, je crois, d’une part au côté « téléguidage » (type jeux de piste) et, d’autre part, à la rencontre avec l’inconnu.
Le « téléguidage » renvoie, à notre sens, au lâcher-prise puisqu’il s’agit d’obéir (même s’il n’y a pas de contrainte) ou tout au moins de faire confiance et d’exécuter mes consignes de maître du jeu. Le lâcher-prise, dans ce contexte, est pour nous un ressort érotique évident. (A ce stade, on ne sais pas expliquer pourquoi).
La rencontre de l’inconnu – « inconnu » et non « inconnu-e » car « l’autre » qu’elle va rencontrer n’est alors qu’un individu abstrait, neutre, non genré – est directement liée, pour nous, à de puissants fantasmes de rencontres sexuelles anonymes.

Elle y pense, de temps en temps pendant la journée, et est partagée entre l’excitation de tenter cette expérience, et l’appréhension, presque le regret, d’avoir accepté. Elle a peur de ne pas oser, de dire non au dernier moment…

Une fois partie de chez elle, l’excitation monte, la joie l’emporte. Non, pas question de renoncer (quelqu’un a envie de tenter cette expérience comme moi, quelqu’un compte sur moi) son cœur s’accélère. Elle regarde autour d’elle sur le trajet, se demande si telle ou telle personne se dirige aussi vers cet hôtel. Elle se demande quel genre de personne elle n’aimerait pas embrasser. Elle pense à des lèvres étrangères sur les siennes, qui pourraient bien être désagréables, impudiques ou sèches.
Elle croise un gros monsieur dégoulinant de transpiration sur son vélo. Oh non, pas ça, voilà le genre de personne qu’elle n’aimerait pas embrasser ! Elle chasse cette pensée de son esprit. Pourquoi un homme visqueux n’aurait-il pas droit à son baiser dans un hôtel ? Hein ? M’enfin, elle espère que ça ne sera pas lui.

20 minutes plus tard, elle arrive près du lieu de rendez-vous. Elle a dix minutes d’avance. Elle commande un café en terrasse un peu plus loin, et résiste à la tentation de regarder autour d’elle si je repère la personne en question. Elle a l’impression que tout le monde la regarde…

Nous sommes dans le « juste avant », c’est-à-dire les 10 minutes avant le premier rendez-vous, l’approche du point de rencontre. Là, un phénomène étonnant, qu’elle n’avait pas vu venir : son regard sur les passant-e-s dans la rue change. Soudainement, elle se dit qu’elle va peut-être embrasser l’un-e d’entre eux-elles. C’est comme si chacun-e existait plus fort et aussi, comme si chacun-e devenait un partenaire sexuel potentiel !

Ça y est, il est l’heure, elle se lève de la terrasse, respire un grand coup et se dirige vers l’hôtel. Elle arrive à la réception, deux vieux messieurs sont là et discutent en la regardant entrer.
Elle se demande vite fait de quoi elle va avoir l’air, là, les yeux fermés dans une chambre, à quelques mètres d’eux.
Mais basta, il va être l’heure, quelqu’un va venir à sa rencontre : elle pénètre dans la chambre et regarde sa montre.
Ça y est, elle respire profondément encore une fois, ferme les yeux et lie le foulard autour de ses yeux.
A partir de ce moment là elle n’entend plus grand-chose de ce qui l’entoure, peut-être vaguement la clim ; elle sens surtout le soleil qui perce à travers une fenêtre sur son visage, elle se sent respirer. C’est très agréable.
Au bout de quelques secondes, la porte de la salle de bain s’ouvre et elle sent une présence en face d’elle. Elle ne bouge pas.
Il s’approche assez doucement, il y avait du soleil sur son visage et en approchant, il fait de l’ombre.
Elle a compris qu’il était arrivée lorsque, avant même qu’il ne la touche, son visage a été dans son ombre.
Il a trouvé ce moment très beau. Elle avait les yeux fermés, il ne l’avait pas touchée mais elle savait qu’il était là, il savait que c’était elle et maintenant, elle savait que son inconnu-e était là et il savait qu’elle savait.

Une seconde, il laisse ce moment magique les remplir, puis il touche son bras, sur son vêtement, comme pour montrer qu’il était là, bienveillant.
Il croit qu’elle s’est un peu détendue. Il approche son visage du sien, peut-être d’abord embrassé le coin des lèvres, puis comme elle l’accepte, il embrasse plus directement sa bouche. Elle lui tend ses lèvres. Il entrouvre les siennes, elle aussi, puis le bout de la langue, elle répond en symétrie
Des lèvres douces et fines touchent alors les siennes. Une petite montée d’adrénaline l’envahit. Lentement, ces lèvres se collent, puis se décollent légèrement, se recollent aux siennes. Elle rend ce baiser, doucement, sa langue rencontre la sienne.
Ça lui plaît. Elle a alors envie d’embrasser de manière plus osée, mais elle n’ose pas, ou alors un peu.
Elle n’a à aucun moment envie d’ouvrir les yeux, au contraire, je se plait à rester comme cela, vulnérable à l’autre, visible et aveugle le temps d’un baiser.

Personne ne sait combien de temps cela dure, puis elle sent que la personne va s’éloigner.
Au moment où ses lèvres quittent les siennes, elle sent sa main sur son bras, une légère pression qui lui redonne un petit flux d’adrénaline. Puis elle sens sa présence s’éloigner.
Cette main sur son bras était pleine d’affection. Elle lui a donné l’impression l’espace d’un instant qu’elle connaissait cette personne : c’était doux et familier.

Elle est prête…

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