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Soirée mouvementée

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La première fois que j’ai pris conscience de mes tendances candaulistes.

Je ne suis pas trop amateur de danses, alors quand le moment arrive, j’ai plutôt tendance à me mettre en retrait. En plus, j’ai bien vu que Christian aime bien sa compagnie et qu’elle a l’air d’apprécier… alors… bien content de ne pas avoir à me forcer.

Çà me fait plaisir qu’elle ait trouvé un bon danseur, mais le slow, j’aurais bien aimé en profiter avec elle, c’est la seule danse je l’aime bien, Martine le sait en plus, tant pis pour moi, je n’avais qu’à me décider plus tôt... veut-elle me punir de ne pas m’occuper d’elle ?

Ils ont baissé les spots mais je les aperçois quand ils passent sous la boule qui réfléchit les lumières… je souris, qu’il pose ses mains sur ses fesses cela ne me dérange pas trop… un peu quand même… mais je suis surtout étonné qu’elle ne se rende pas compte que d’autres que moi pourraient s’en apercevoir… enfin, pas sur… il faut vraiment les chercher du regard dans la pénombre et les distinguer parmi les autres couples. Il me faut patienter de longues minutes avant de les apercevoir de nouveau, toujours enlacés, il n’a plus qu’une seule main sur ses fesses, mais vraiment très bas, de l’autre main, il la serre par la taille pour bien la plaquer contre lui… je trouve qu’elle exagère de se laisser faire…
La fin du slow me soulage un peu, et je ne suis pas étonné, quand elle vient vers moi, de la voir très rouge et les yeux brillants.
- " Je sors prendre l’air, me dit-elle ; c’est vrai qu’elle en a bien besoin ".

Au bout de quelques minutes, je cherche Christian du regard et ne le vois pas… je me demande si il ne l’a pas vue sortir et l’a suivie ? Il vaut mieux que j’aille voir.
Quelques groupes prennent l’air sur le terrain devant la salle, je ne la vois pas…

Je vais vers le parking de voitures mais il fait bien sombre et il n’y a personne ; pendant un instant j’imagine qu’elle pourrait être dans une ce ces voitures avec lui… mais non… je sais bien qu’elle ne ferait pas çà. Je prends le chemin de côté pour faire le tour de la salle au cas où…

C’est à ce moment là que je la vois… que je les vois… contre le mur du transformateur… il est tout contre elle… il n’y a pas de doutes… ils s’embrassent… J’ai le cœur qui s’emballe.

Je m’approche en restant dans l’ombre, il l’embrasse dans le cou, lui caresse les seins et elle a l’air d’apprécier qu’il ait passé sa main sous le chemisier et j’imagine facilement ses doigts en train de pétrir son petit sein blanc, je ne vois pas très bien ce qu’il fait avec son autre main qui vient de glisser plus bas ; j’attends quelques instant et comme je ne distingue pas bien, je fais deux pas de plus vers eux au risque qu’ils me voient, je veux savoir.

Cette fois c’est plus clair, son coude bouge rapidement et je comprend bien ce qui est en train de se passer, il a passé sa main sur la culotte de Martine et il doit la frotter, une angoisse terrible me prends à l’idée qu’il a passé ses doigts et que c’est son clitoris qu’il est en train de malmener aussi fébrilement… c’est surement çà, je vois le genou de martine et le haut de sa cuisse dénudée, a moitié cachée derrière lui, et le genou bouge… elle va à sa rencontre, il lui fait du bien et elle doit faire aller-venir son pubis au même rythme comme elle fait avec moi dans ces moments là… je manque d’air, elle se fait branler devant moi et je n’arrive pas à faire un geste, je reste figé devant ce terrible spectacle et imaginant son petit clitoris tout rose se faire malmener par les gros doigts de Christian, comment a-t-elle pu accepter qu’il puisse la toucher ?
Et comment se fait-il que je reste ainsi sans bouger, comme pétrifié, alors qu’il me suffit de faire trois pas pour que le cauchemar s’arrête ?

A ce moment, elle fait un mouvement de côté, j’ai un espoir, elle va surement se reprendre et l’interrompre… le repousser… elle ne va pas aller jusqu’à le laisser la faire jouir ? Lui donner son râle de plaisir qu’elle ne donne qu’à moi ?

Je comprends mieux quelques secondes plus tard, quand son ventre blanc apparaît dans la pénombre, pâle comme la lune, et au dessous le triangle un peu plus foncé de son sexe frisé, sa fente plus sombre… elle a baissé sa culotte et elle veut se faire prendre… là… comme çà… contre le mur…

Je reste fasciné par la blancheur de cet espace sous sa robe qu’elle maintient d’une main, relevée très haut, et par le mouvement explicite de son pubis, qu’elle tend loin vers l’avant avec un léger mouvement d’arrière en avant dans le vide, c’est terrible, même quand il l’a relâchée un instant, le temps de se préparer, elle n’a pas cessé de simuler son mouvement d’accouplement, tellement il lui tarde de se faire pénétrer, juste appuyée au mur par le haut de ses épaules, les deux cuisses largement écartées dans l’attente du sexe de Christian…

Au moment où il se penche sur elle, la blancheur de son ventre disparaît, je vois encore une de ses cuisses blanches, largement écartée sur le côté… à l’idée qu’il est en train de la pénètrer, j’ai comme un coup dans le plexus et j’avance vers eux d’un mouvement mécanique.
- " Je vous cherchais partout… je ne savais pas où vous étiez… "

Avant qu’elle rabatte sa robe, au moment où il se recule vivement, j’ai aperçu le gros gourdin dressé de Christian entre ses cuisses écartées, je n’ai pas pu distinguer si il l’avait déjà introduit et qu’il le ressortait ou s’il était seulement en train d’essayer de trouver le passage ? Je n’ose pas regarder entre eux deux pour voir ce qui se passe, je regarde sur le côté, vers le chemin. Du coin de l’œil, j’aperçois Christian qui remonte sa fermeture éclair et elle qui ramasse sa petite veste de laine tombée à terre, elle fait un pas vers moi, hésite, et revient en arrière pour ramasser aussi sa culotte qu’elle bouchonne dans sa main. Christian repart vers la salle d’un côté pendant qu’on passe par l’autre, elle remet de l’ordre dans sa toilette en reboutonnant son chemisier.
- " On s’en va ? "
Elle me fait oui de la tête, je l’entends respirer très fort.
Nous sommes rentrés chez nous sans échanger une parole ; arrivés à la maison, elle s’est endormie de suite, moi je n’y arrivais pas… je voyais toujours son ventre blanc et son sexe qu’elle poussait en avant…

Le lendemain, elle m’a dit seulement :
- " Je crois que j’avais beaucoup trop bu hier soir… "

Je ne me souviens pas de ce que j’ai répondu ; il a fallut quelques jours avant que nous puissions en parler, mais c’était difficile pour tous les deux, elle a dit ne plus vraiment se souvenir, en baissant les yeux.

De mon côté il m’était difficile de lui faire des reproches, comment lui expliquer que j’étais arrivé depuis un moment et que j’aurais pu intervenir dès le début, d’accord ils s’embrassaient déjà, mais il n’aurait pas eu le temps de mette sa main dans sa culotte, elle ne l’aurait pas enlevée et n’aurait pas pu s‘offrir ainsi à lui…

J’avais le cœur qui se mettait à battre trop fort quand il me venait à l’esprit que j’aurais pu ne pas sortir pour la chercher et qu’elle se serait fait prendre contre le mur, que je n’en aurais surement jamais rien su.

C’était à la limite du supportable, et pourtant, quand je revoyais la scène : balancer son bassin, le sexe en avant, pour se faire prendre, je ne pouvait pas m’empêcher d’avoir une étrange excitation, et même regretter, d’une façon incompréhensible, de ne pas l’avoir vue s’accoupler et gémir de plaisir sous les assauts de Christian ; j’en était réduit à imaginer la suite en bandant tellement fort que j’en arrivais presque à jouir en imaginant l’instant où il se serait crispé pour la remplir en s’enfonçant dans elle pendant qu’elle pousse ses cris de jouissance…

Ce n’est que deux ou trois ans plus tard que j’ai commencé à lui dire que j’aimerais la voir dans les bras d’un autre homme… c’était il y a longtemps.

6 Commentaires

  • Merci pour toutes ces remarques très intéressantes et très variées.
    Tout d’abord, si je mettais dans ce texte tout ce que nous avons pu en dire, toutes les réflexions que nous avons eues dans le temps, ma femme et moi, je pense qu’il perdrait de son intensité.
    Je préfère en parler, suite de vos interrogations, fort compréhensibles.

    Je vais essayer de répondre à Tyroler du mieux que je pourrai.
    Ma femme ne voulait évidemment pas que je la surprenne, en fait, elle ne pensait à rien du tout, elle était sous l’effet de l’alcool, je crois pour la première fois de sa vie, et cela plus le fait que Christian l’avait chauffée pendant la danse, elle avait perdu toute notion de son comportement normal. A partir de cette date elle fera très attention pour ne plus abuser du bon vin.
    Je peux te confirmer que la situation d’adultère lui convient beaucoup mieux que celle de candauliste, qu’elle n’aura jamais. Il n’y aura que moi pour ressentir cela.
    Tu dis qu’elle n’avait aucun remord pour me cocufier, c’est certain puisqu’elle ne se rendait même pas compte qu’elle était en train de le faire. Par contre, ce sentiment de remord elle l’a eu très fortement ensuite, d’où sa volonté de ne boire que très modérément, et aussi une incompréhension que je ne sois pas fâché après elle, elle attendait une grosse colère… et rien, je pense même qu’une colère et une crise de jalousie l’aurait libérée… comme un enfant qui a fait une faute et qui est prêt à en accepter la punition. Mais impossible, je n’arrivais pas à exprimer ma fascination de ce que j’avais vu, je ne savais même pas que le sentiment de candaulisme pouvait exister.

    Pour répondre à Alex, il n’y a évidemment pas eu complicité… et pas non plus trahison, car pour moi, une trahison se fait en conscience… ce qui n’était pas le cas… du moins ce soir là…

    Pour Maatkare, effectivement comme tu dis, le mieux c’est que j’apporte des éclaircissements, et comme tu as remarqué, cela s’est produit il y a longtemps et nous avons évolué. De temps en temps je publierai une autre tranche de vie, mais c’est très difficile de faire ressentir à d’autres personnes tout ce qui peut se passer entre deux moments importants.

  • Pardonné, accepté... cela n’empêche pas que cet episode candauliste fut basé sur la trahison et non la complicité. A moins que cela soit le principe de base de cette relation ?

  • Tyroler, ta remarque aurait été juste si l’aventure contée ici était récente ;-) La fiche de OursGris indiquant qu’il pratique le candaulisme depuis 1981, je pense que la problématique que tu soulèves est résolue depuis longtemps. Ceci dit il sera toujours intéressant d’avoir l’éclaircissement du concerné.

  • La situation n’est pas très nette. Tu les surprends au moment ou elle va te FAIRE COCU avec "Christian". Tu interviens pour que cela cesse car tu as senti de la jalousie. Puis TU te rends compte, après réflexion qu’en fin de compte ce ne t’aurait pas déplu de voir ta femme se faire prendre par ce gars. A quoi dois tu te fier le plus : à ta première impression de jalousie ? ou ce fantasme de candaulisme ? Non seulement il n’est pas très sûr que ELLE aurait voulu que tu la surprennes ainsi, alors que par contre, cela ne la gênait visiblement pas de te tromper avec ce gars. Peut être que la situation d’adultère lui convient mieux que la situation de candauliste active pour TON plaisir, (le sien s’y rattachant, OK). Le seul avantage pour toi, c’est que tu es, depuis ce soir là, sûr qu’elle n’aurait aucun remord pour te cocufier. Mais cela ne veut pas dire qu’elle se donnerait volontiers à un gars pour une pratique candauliste devant toi ou en t’ayant mis au courrant.
    Je pense qu’il faudrait que tu lui racontes ce que tu as vu ce soir là et que tu lui dise que ton envie de candaulisme est de plus en plus ancrée en toi DEPUIS QUE TU L’AS SURPRISE AINSI. Elle sera forcée d’accepter la discussion et, qui sait, peut être sera t’elle d’accord pour faire une première expérience. Soit une expérience sans ta présence mais qu’elle te racontera soit en ta présence active ou passive.
    f.tyroler2@orange.fr

  • Merci beaucoup pour ce récit. Je trouve difficile l’idée d’être mis devant le fait accompli. Je sais que personnellement je risquerais de le prendre mal.

  • merci pour ce partage émouvant...

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