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Se libérer et pratiquer le candaulisme

Une attente, un constat

Tous candauliste aspire au bonheur par cette pratique, à une complicité de couple renforcée et bien entendu aux plaisirs partagés. Il est important cependant d’accepter l’impermanence du désir que cette pratique suscite. En effet ce besoin extrêmement puissant qui habite de très nombreux candaulistes peut-être source de frustrations et d’incompréhensions, donc de souffrances.

Bien souvent, l’expérience du désir candauliste est davantage ressentie au fil du temps comme une nécessité indispensable à la libido du couple que comme une satisfaction à proprement parler. Il ne s’agit pas de prôner ici, l’abolition du désir candauliste, mais plutôt de se détacher de désirs asservissants qui génèrent des émotions qui ne sont pas toujours agréables.

Vouloir contrôler les désirs de son/sa partenaire, choisir le complice, définir des conditions de réalisations sécures, tenter de vouloir tout contrôler et satisfaire ses propres attentes sans tenir compte de celles de son/sa partenaire comme de celles du complice du couple entraînent une foule de tourments inutiles.

Ego et candaulisme

Ce qui centre le plus souvent nos prises de décision est notre égo. Comme ce Moi est vulnérable, et qu’il faut le protéger et le satisfaire, entrent alors en jeu l’attirance pour tout ce qui le rassure, le flatte et l’aversion pour tout ce qui le menace.

Cette attraction et cette aversion sont la source d’émotions perturbatrices comme la peur, la colère, la jalousie et bien sûr sont contraires à l’épanouissement de l’individu et du couple à travers une pratique légère et joyeuse du candaulisme.

Il est important de réaffirmer que la pratique du candaulisme et le bonheur qu’il laisse envisager ne passe certainement pas par l’absence de difficultés.

Rappelons-nous bien que les problèmes et les souffrances sont des composantes naturelles de toute vie et non des preuves de nos faiblesses ou de nos fragilités.

Toutes les émotions que les difficultés nous font éprouvées, nous confortent dans la conviction de l’existence de notre ego. C’est le chemin opposé qu’il nous faut emprunter !!

Cela pourrait vous paraitre bizarre ou farfelu mais je suis convaincu que le candaulisme est bien l’apprentissage de l’acceptation et du partage d’une énergie commune. Car si les émotions que notre pratique suscite sont bien individuelles car subjectives, l’énergie elle, est commune.

Vivre le candaulisme, mieux gérer son égo

Il est essentiel de comprendre, qu’il est préférable de ne pas se laisser troubler émotionnellement par les difficultés rencontrées à travers notre pratique. Il est indispensable d’accepter le concept selon lequel : je ne suis ni l’origine, ni la source de mes pensées, mais je suis en réalité traversé par un flux de pensées qui me précède et m’emporte.

Ses pensées sont le plus souvent stimulantes avant le passage à l’acte ; Tous nos fantasmes s’expriment alors librement dans l’intimité de notre couple ou devant notre écran. Elles sont à leurs paroxysmes justes avant le passage à l’acte pour être parfois converties en émotions négatives, une fois le plaisir libéré.

La libération doit être effective avant d’envisager une aventure candauliste et non dépendre d’un éventuel passage à l’acte. Se libérer pour vivre une pratique candauliste épanouie c’est accepter de lâcher prise, s’affranchir des illusions du Moi pour accueillir sereinement l’énergie désirante que peut générer cette pratique.

En effet, si le candaulisme est le plus souvent défini comme une forme de sexualité de couple c’est aussi et surtout l’apprentissage d’une déconstruction de cet « ego », qui est la source de tous nos maux et de toutes nos souffrances par les illusions qu’il génère.

En conclusion

Le candaulisme n’est pas, de mon point de vue, qu’une manière d’assumer simplement ses pulsions sexuelles mais plutôt une façon, de partager une énergie positive qui nous lie à l’autre.

Notre pratique, si elle veut être à l’origine d’un bonheur durable, se doit de participer à améliorer notre beauté intérieure par un comportement empli de bienveillance, de confiance, d’ouverture d’esprit et d’altruisme. A cela il faut bien ajouter qu’un bonheur construit de l’intérieur sur des bases saines, ne peut être détruit de l’extérieur par les conditions en changement constant.

Si le bonheur d’une relation candauliste profonde et durable réside bien dans l’apprentissage de ses qualités, gardons à l’esprit qu’elle nous permet de les éprouver et de les renforcer pour jouir de l’existence indépendamment des circonstances.

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