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Wyylde La plus excitante des expériences de couple

Samba (histoire complete)

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(désolé je ne maitrise pas encore ce site, alors voici cette histoire en entier plutôt que par morceaux)
Samba

Je ne les connais pas
J’ai une photo des yeux de Frédéric
Mais Sophie est encore un mystère complet
Peut être est-elle quelconque,
Peut être voudrais je faire machine arrière dés que je la verrais
C’est le jeu
Quoiqu’il arrive, j’ai toujours trouvé qu’une femme aimant la sensualité et bien dans son corps est toujours belle, surtout lorsqu’elle jouit
Mais je ne crois pas…
Frédéric admire sa femme, il m’a dit qu’elle était magnifique… en bon mari amoureux.
Nous verrons
De toute façon le jeu est amusant
Je me rends donc au rendez-vous que j’ai fixé
J’ai choisi ce soir un bar hispanique, avec musique exotique
J’adore ça me rappelle toujours mes séjours autrefois à Caracas…

L’excitation des cocktails fruités et celle de la samba !
J’ai aussi choisi cet endroit animé,
car Frédéric m’a dit que Sophie aimait le corps à corps de la danse …
C’est une première rencontre pour faire connaissance
Il est prévu un temps limité par l’heure prévue pour la baby sitter
Rien de sérieux ne se passera ce soir…

Je suis en avance
J’ai déjà un verre d’aguardiente à la mangue
Je les vois arriver
Elle en premier,
À la fois resplendissante et discrète
Un mélange très excitant
Elle est la seule blonde dans ce lieu sud-américain
Les hommes et les femmes l’ont évidemment remarqué

Nous nous reconnaissons Frédéric et moi
Même si c’est la première fois que nous nous rencontrons
Peut-être qu’elle aussi m’a reconnu
Mais elle n’en laisse rien paraître
Je me lèvre de mon tabouret de bar
Et je me présente directement à elle
Elle me sourit un peu effrontément
Un peu d’appréhension sans doute
La jolie mère de famille
Bien sous tout rapport
Qui s’encanaille discrètement
À ce stade rien qui nous différentie des autres personnes ici !
Si ce n’est cette étincelle coquine qui brille dans son regard bleu

Nous parlons de tout et de rien
Nos rires sont un peu forcés
Mais nous échangeons des regards appuyés qui disent autre chose
Sophie se laisse tenter par ma boisson
Ça me va, c’est fort et sucré
Peut-être veut-elle ainsi me donner un signe de son consentement
Un signe qui me montre que le feeling passe, que ce premier contact est déjà une promesse d’aller un peu plus loin
Un signe que je ne lui déplais pas au contraire
Un signe qu’elle est prête à me suivre sur des chemins qu’elle ne connaît pas encore

Frédéric est plus raisonnable, il pense qu’il doit conduire ce soir
Peut être aussi veut-il être totalement lucide,
totalement voyeur des détails de l’offrande qu’il me fait
du cadeau qu’ils se font à tous les deux
et qui restera longtemps dans leurs songes
Une première fois, c’est toujours très émouvant
Il faut se souvenir de tout
De son désir et de son angoisse

Le bar n’est pas bondé
Nous pouvons parler discrètement
Sans peur du voisinage
Pourtant pour ne pas être bousculé
Par les va-et-vient des autres
Nous nous rapprochons tous les trois dans une sorte de conciliabule excitant
Presque à se coller

Je tends son verre à Sophie
En appuyant plus longtemps que nécessaire mes doigts sur les siens autour du verre
Nous trinquons
Nos hanches se touchent déjà
Je sens sa jolie petite robe noire
Qui l’enrobe comme un fourreau
Je devine la forme de ses seins
Magnifiques

Frédéric nous scrute
Il ne veut rien perdre rien rater
Il guette nos gestes
Nos rapprochements
Nos frôlements
Il parle peu
écoute beaucoup…
Je sens aussi qu’il essaye de ne rien rater des messages invisibles
que nous pourrions échanger à son insu
Il excite ainsi sa jalousie
Il veut être à la fois excité et jaloux
Il veut voir de ses propres yeux
Comment est Sophie quand il n’est pas là
Dans ses angoisses et ses peurs, il ressasse la beauté et le sexe appeal de sa femme qui excitent tous les hommes, nécessairement… elle l’aime, lui, c’est une certitude, mais elle aime aussi ce regard des hommes sur elle, ce regard des hommes qui la caressent intimement, il sait que ça l’excite.

Elle a déjà du le rendre jaloux plus d’une fois, affichant une connivence, une intimité, des paroles ambiguës avec d’autres hommes devant lui, mais ça n’a jamais été plus loin, d’ailleurs elle lui a toujours dit qu’il se faisait des idées, que jamais elle n’a été tentée de le tromper… pourtant son angoisse et sa jalousie n’a jamais pu être calmé. C’est sans doute cela qui l’a poussé vers leurs premières aventures, leurs quelques petites expériences libertines, il a envie d’aller plus loin, il veut voir, il veut la voir, il veut être présent pour constater ce qu’il a toujours ressenti, désirer et craint au fond de lui… être présent aussi pour découvrir sa femme autrement, tel qu’il ne l’a jamais vu, il rêve de sa femme perdant la tête et se transformant en furie nymphomane, toujours ce paradoxe de la mère et de la putain, il connaît la mère et l’amante, mais existe-t-il au fond d’elle, derrière l’image parfaite de Sophie, une autre femme différente et lubrique … il bande chaque fois qu’il y pense.

Je les regarde tour à tour dans les yeux, et tout en parlant de tout et de rien, tout en complimentant Sophie sur sa beauté et Frédéric sur son sens du partage j’ai posé ma main sur le bras nu de Sophie, et je le caresse tendrement, l’air de rien comme si c’était la chose la plus naturelle du monde, Sophie surprise se laisse caresser ainsi, mais recherche instantanément le regard de son mari, pas forcément pour lui demander son accord, mais plutôt pour y lire ses émotions, pour partager avec le compagnon de sa vie intime, le plaisir de passer la ligne rouge… Braver l’interdit est un plaisir qu’il faut goûter tout doucement, étape par étape, en savourer toutes les subtilités… tout à l’heure mes doigts et mon regard, depuis plusieurs minutes ma main sur la peau nue et douce de son bras, nos hanches, aussi, qui se frottent incidemment l’une contre l’autre…

J’annonce insolemment que je vais embrasser Sophie, je ne m’adresse ni à l’un ni à l’autre directement, je parle à voix haute comme à moi-même, je ne veux pas d’effet de surprise, je veux qu’ils soient prêts tous les deux pour le doux supplice de cette approche, celui de Frédéric est très différent de celui de Sophie, mais il est intense pour les deux… je déplace ma main pour cette fois entourer la taille de Sophie, je sens sa peau nue sous sa robe, j’enserre son corps frémissant que je colle à moi et je m’avance très lentement vers ses lèvres, un simple petit baiser puis je me recule, à peine, suffisamment pour plonger dans les beaux yeux de Sophie… puis je m’approche de nouveau et cette fois pour un long baiser fougueux et tendre, nos lèvres s’ouvrent, nos langues font connaissance, le baiser dure et enflamme nos sens, je perçois qu’une barrière est tombée au relâchement de la tension sur sa colonne vertébrale… ses jambes se sont affaissées très légèrement, un signe que mon baiser a enclenché un mécanisme secret au plus profond de son ventre et de son cerveau, le début d’un abandon, comme rassurée et enfin confiante que son corps ne trahira pas son fantasme, le bonheur que ce premier pas franchi, tous le reste peut suivre désormais, son corps et ses sens sont d’accords, le lâcher prise est réussi, le plus dur est fait… Un baiser ce n’est pas du Q, ce n’est pas sexuel, c’est intime, puissant et dévastateur, ce premier baiser réussi est à la fois plus facile et plus impudique que toute autre forme de nudité.

Frédéric n’en revient pas, il regarde les yeux exorbités, étonnés, il tourne la tête autour de lui. Dans sa tête, la salle entière aurait du suspendre son effervescence et regarder avec lui ce spectacle choquant et beau, Il voit sa femme s’abandonner et faire à un autre ce qu’il ne lui a vu faire qu’à lui… il s’attendait à du sexe, il voit Sophie reproduire un geste d’amour, le scandale est inattendu et encore plus fort qu’il avait espéré… oui la jalousie est là enfin, il ne bande sans doute pas encore, mais son cerveau tournent à cent à l’heure.

Sophie, elle, est simplement étonnée, étonnée d’elle-même : bien sûr elle était prête à cette aventure libertine de ce soir, elle sait qu’elle peut ressentir du désir et du plaisir dans les bras d’un autre homme sans mélanger désir et sentiment, elle a découvert que c’était possible et délicieux… mais là en plus, elle se découvre embrassant intimement un inconnu, en public et devant son mari. Cet homme a du charme, il embrasse bien, mais surtout il a introduit une petite étincelle supplémentaire en approchant de très près d’une intimité affective imprévue par ce long baiser. Ce baiser aurait pu être un baiser de cinéma, un simple geste préliminaire à une suite érotique… mais elle sent qu’il y a mis une complicité amoureuse qui n’était pas prévue… Elle est, elle aussi, un peu déstabilisée, une impression partagée inconsciemment avec Frédéric d’une infraction par traîtrise… étonnée, ébranlée dans sa conviction bâtie entre elle et lui, à force de discussions autour de leur fantasme, que ces jeux libertins pouvaient rester sous contrôle… Et là, ils se découvrent tous les deux, comme des enfants qui jouent avec des allumettes, il y a une petite crainte qui émergent dans leur esprit et pourtant, en même temps, pour rien au monde ils regretteraient ce qui est en train de se passer, ils découvrent le plaisir que danser sur la ligne rouge est encore plus excitant et fort que ce qu’ils imaginaient, que le danger est un alcool plus fort et plus merveilleux…

Je devine dans le silence tout ce qui traverse leurs esprits à toute allure, je leurs laisse un répit pour qu’ils profitent l’un et l’autre en silence de ce qu’ils ressentent, j’entends presque malgré le bruit ambiant, battre violemment leur cœur …

Nous reprenons nos esprits, buvons ensemble avec des sourires de connivence un peu interrogatifs, comme si nous étions des conspirateurs après le bruit de l’explosion qu’ils ont enfin provoquée, une explosion qui les surprend malgré qu’ils l’aient préparée dans les moindres détails…

Sophie, la première, a un geste merveilleux, elle tend la main pour saisir celle de son mari et en même temps elle se blottit contre moi, la tête dans le creux de mon épaule, dans un double mouvement très tendre et très affectueux. Seule une femme exceptionnelle est capable d’un tel geste.

Je profite d’un changement de la musique du bar, une sorte de samba lente et un peu triste, pour entraîner Sophie sans un mot vers la petite piste de danse. Je l’enlace, je colle son corps au mien, nous tournons lentement au rythme de cette musique érotique et sensuelle, ma main parcourt son dos, découvrant qu’elle ne porte aucun sous-vêtement, elle est nue sous sa robe moulante ce qui provoque immédiatement en moi une érection magistrale ! J’appuie ma main dans le bas de son dos pour que son pubis s’appuie sur le haut de ma cuisse qui se place naturellement entre ses jambes.

Nous oublions Frédéric, son plaisir est de nous regarder, le notre est maintenant de nous enlacer, de nous exciter l’un l’autre, elle, en écrasant mon sexe contre son ventre, moi en caressant le sien avec ma jambe, tout en ayant l’air de rien… l’air d’un couple ordinaire enlacé, dansant amoureusement… nous ne nous connaissions pas encore il y a une heure ! Sophie ferme les yeux goûtant son plaisir, se laissant aller progressivement à la montée du désir… à la différence du baiser de tout à l’heure, notre danse est une danse sexuelle, nous cherchons l’un et l’autre à offrir ce plaisir, nous faisons l’un et l’autre connaissance de nos corps, nous les sentons se réveiller et s’apprivoiser, nous découvrons l’effet de nos caresses l’un sur l’autre… partagé l’un et l’autre entre le plaisir de donner et celui de subir…

Frédéric a déjà vu Sophie danser avec d’autres hommes, il a déjà éprouvé sa jalousie et son admiration, il a déjà éprouvé parfois la rage du doute, l’inquiétude qu’il se passe quelque chose à son insu, il a déjà voulu se scandaliser de ce qu’il considère comme une liberté excessive que s’autorise son épouse. Il ne s’est jamais rien passé, rien devant lui en tout cas… mais là ça arrive enfin, il revoit toutes les fois où il se posait des questions, Sophie chaque fois haussait les épaules en souriant, flattée de le voir amoureux et jaloux… là il sait, il sait qu’il a raison, il sait que sa femme danse avec celui qui sera bientôt son amant, il sait que les attouchements, les mouvements des mains, les corps qui se touchent ne sont pas innocents, il sait que ça femme lui donne ce spectacle, pour lui, mais aussi pour elle. Il assiste en spectateur à un jeu érotique indécent, il bande cette fois en imaginant le sexe tendu et comprimé du danseur sur le corps de sa femme, il sait que sa femme en chatte excitée se frotte de manière indécente sur le corps d’un autre homme, il se dit qu’il est fou et que c’est merveilleux, sa tension est extrême, il ne regarde plus rien d’autre que le couple en face de lui, il se fiche du regard des autres qui pourraient se demander pourquoi il fixe si intensément ce couple sur la pise de danse… tout lui est égal, il se concentre pour ne rien rater, pour tout emmagasiner dans son cerveau.

La musique change, je prends la main de Sophie et l’entraîne vers la sortie, vers le parking, elle me montre leur voiture dans l’ombre. Je l’y conduis, Frédéric nous suis à quelque pas. Arrivés devant sa voiture, je suis dans son dos je l’enlace et je nous retourne, mon dos s’appuie sur la voiture, nous faisons maintenant face à Frédéric qui reste immobile à quelques mètres de nous. J’embrasse Sophie dans le cou, je remonte vers ses oreilles, je m’approche de sa bouche et contourne ses lèvres sensuellement. Mes mains caressent son corps au rythme de la musique entraînante, que nous entendons encore. Mes mains parcourent son corps survolant ses seins, descendant jusqu’entre ses jambes. Sophie se cambre et se contorsionne de plaisir en fermant les yeux. Je sens sous mes doigts son sexe qui vient à leur rencontre.

Je regarde Frédéric, dis à Sophie d’ouvrir les yeux et de regarder son mari. Lentement, mes doigts font remonter sa robe, dévoilant progressivement sa nudité. Je murmure dans l’oreille de Sophie de montrer à Frédéric qu’elle est folle d’excitation, je lui dis de surjouer la salope, exprès, que ça excite son homme, qu’il bande de la voir ainsi offerte à un inconnu, soupirant sous mes doigts. Elle allume son regard avec une étincelle lubrique, elle comprend qu’elle doit s’exhiber et le provoquer.

Son sexe fait une tache claire dans la pénombre, ses jambes se sont un peu écartées, ma main glisse entre ses cuisses et remonte dans sa fente, je la branle avec mes doigts, tout en lui disant de crier son plaisir à Frédéric, sa tête devient folle et se balance, pendant que mon autre main écrase sa poitrine en martyrisant ses pointes érigées à travers le tissu de sa robe. Le bruit de du va-et-vient de mes doigts dans son sexe est obscène comme la situation elle-même. Frédéric se caresse, l’œil fixe sur nous. Je sens que le désir de Sophie monte, monte, elle pousse son bassin pour que j’appuie plus fort, je sens qu’elle part et je ralentis volontairement mes gestes, mes mouvements se font plus amples, plus profonds, ça renforce encore son plaisir en éloignant encore le moment de sa jouissance.

Elle dit des mots incompréhensibles,
les "non" se mêlent aux "oui",
ses jambes commencent un léger tremblement nerveux,
un spasme enfin la secoue.
Dans un cri, elle jouit fort...

Je suspends mes gestes,
je sais qu’après une telle jouissance,
les sens sont énervés,
insister serait insupportable.

Elle s’abandonne en fléchissant dans mes bras,
je demande à Frédéric d’ouvrir la portière
et je la dépose à demi consciente sur le siège.

Je l’embrasse sur le front, et lui dit : "la prochaine fois, Sophie, je te ferais jouir avec mon sexe… et ce sera encore meilleur, encore plus long, encore plus fort…"


Hôtel

Cette soirée dans cette bodéga espagnole m’a laissé un souvenir très fort …
Ce couple, Frédéric et Sophie est très excitant
Je désire aller plus loin
Je désire Sophie
Pas seulement pour lui procurer ce plaisir qu’elle a eu contre cette voiture ce soir-là
oui je la désire aussi pour moi…
elle est belle et très excitante,
mais surtout elle dégage une sensualité incroyable
Je comprends Frédéric dans son désir de la comprendre… son désir de voir jusqu’où peut la mener sa sensualité… son désir de la regarder être prise par un autre pour qu’elle se dépasse elle-même, qu’elle atteigne des sommets encore plus fort

Très vite donc, j’organise une rencontre… un déjeuner cette fois
Sophie ne travaille pas le mercredi après midi…
Je lui donne rendez-vous dans un restaurant chic d’un hôtel non moins chic… le sous-entendu est clair, elle ne se dérobe pas… nous n’avons pas eu la possibilité de parler seul à seul jusqu’à maintenant, ni d’échanger sur son ressenti de notre précédente soirée… le fait qu’elle accepte ce déjeuner, seule avec moi est un signe… mais j’aime laisser la porte ouverte… il n’a pas été explicitement dit ce qu’il pourrait se passer ensuite… dans cet hôtel… j’aime laisser l’incertitude… j’aime laisser cette femme fougueuse et libre pouvoir se dérober à sa guise.

Bien sûr Frédéric est au fait de ce déjeuner ainsi que de mes projets… j’ai compris de nos discussions qu’il voulait être à la fois voyeur et absent, il veut être là sans être là, il veut voir comment se comporte sa charmante et pure épouse quand il n’est pas là… cette quête masculine du mystère féminin ! … par des chemins opposés, nos motivations se ressemblent finalement.

Je lui ai donné les détails logistiques, lieu heure… il a voulu réserver lui-même, et il m’a donné dans le lobby de l’hôtel la clef en plastique de la chambre… je ne sais pas s’il en a gardé une autre pour lui… je ne sais pas ce qu’il a convenu avec Sophie … j’aime les mystères et l’aventure.
Il s’est éclipsé avant l’arrivée de Sophie… un peu en retard, forcément en retard... J’en souris, car je sais que ce n’est pas seulement par principe qu’elle est en retard, mais aujourd’hui c’est par jeu… l’idée que je la désire et que j’ai le temps de me demander si elle viendra (et que peut être aussi que l’angoisse de Frédéric se prolonge encore un peu…).

J’accueille Sophie, l’entente est immédiate, un mélange de connivence (comme une amitié de longue date) et d’excitation …
Je me doute que Frédéric est quelque part.
Pas très loin.
Qu’il nous voit, caché dans le lounge, avec une vue discrète sur notre table
Il nous voit, mais ne nous entend pas.

Il nous observe, il nous voit parler, Sophie et moi, parler en badinant ou parler très sérieusement, rire parfois. Je saisis de temps en temps la main de Sophie par-dessus la table ; parfois c’est elle Sophie, qui pose la sienne sur la mienne… Frédéric devine mon travail de séduction, il constate la connivence entre Sophie et moi, de loin nous passons sans aucun doute pour un couple amoureux ! … Il devine et craint mes questions sur eux, sur lui, sur leur intimité, sur elle aussi, il se demande si j’apprends des choses qu’il ne sait pas lui-même… Il angoisse d’être exclu, il me jalouse peut être que j’apprenne des détails sur Sophie qu’elle n‘a jamais osé ou voulu lui avouer… Il essaye d’extrapoler les réponses de Sophie, l’inverse aussi : quelles sont ces questions que Sophie me pose ? Quelles sont ces longues confidences / confessions que nous échangeons parfois très sérieusement parfois avec des airs de connivences libertines ? Frédéric se demande et se doute bien entendu que l’on parle aussi de lui, ou plutôt : comment Sophie parle – t – elle de lui ? De leur intimité ? Il est dans la position de voir sa femme, son épouse, la mère des ses enfants, le trahir… même si c’est pour de faux, même si lui-même est à l’origine de tout cela, même si a le sentiment de contrôler la situation. Parfois il doute. Parfois il se demande s’il n’est pas fou de faire ou de laisser faire tout cela … Contrôle – t-il vraiment quelque chose ? Parfois il pense le contraire. Parfois il se dit qu’il n’a pas le choix, que cette situation qui l’excite de manière frénétique, il ne la contrôle pas tant que cela… surtout quand il nous regarde à distance, Sophie et moi, qui avons l’air si calme et avec une entente parfaite… alors que lui s’angoisse, et avale la gorge sèche l’alcool qu’il a commandé et recommandé au bar de l’hôtel, et qu’il boit nerveusement en nous observant.

De mon côté, je ressers régulièrement le verre de Sophie de ce champagne qu’elle boit comme de l’eau fraîche, trahissant ainsi sa nervosité. Chaque fois que je la sers, elle pose sa main sur la mienne pour accompagner mon geste de la servir, c’est très érotique, ce goulot sous nos deux mains. Je ne l’interroge pas sur ce qui a été convenu entre Frédéric et elle. Je préfère laisser planer le doute, et laisser à Sophie le confort du secret de sa relation avec son époux. En revanche je surjoue un peu, à destination de Frédéric, le jeu de séduction et de connivence entre Sophie et moi, peut-être elle aussi fait-elle de même…

Au fur et à mesure du déjeuner et de l’alcool bu, nous oublions un peu le stress et aussi Frédéric… notre conversation entre Sophie et moi, se fait plus coquine, plus chaude, je l’amène progressivement sur la suite, sur ce qu’elle voudrait, sur la chambre dont je lui montre la clef (je sais que Frédéric voit mon geste), nos sourires se font plus profond … pleins de désirs et de sous-entendus, je lui parle de ce que je nous avons fait l’autre soir, de ce qu’elle a aimé que je lui fasse… et de ce que je veux faire avec elle maintenant…

Nous nous levons lentement
D’un air entendu et gourmand
Je demande d’un air provocateur au maître d’hôtel de nous faire monter le reste de champagne dans la chambre… Sophie est impressionnante, je ne la vois pas rougir, ni même avoir l’air gêné devant cet homme de ce qui est sous-entendu dans ma demande… cette femme est diabolique avec son air d’ange !

Je passe devant pour lui montrer le chemin.
(Avant l’arrivée de Sophie, j’avais prudemment fait un tour dans la chambre… fermer les rideaux, régler les lumières …). Je jette un coup d’œil alentour, je ne sais toujours pas où s’est (où s’était caché) Frédéric…

Dans l’ascenseur, à la montée lente et silencieuse, nous sommes seuls… nous nous rapprochons, et j’embrasse Sophie profondément, un baiser fougueux et sincère … très difficile de faire la part des choses dans un tel baiser, c’est tellement intime un baiser, la porte vers tout le reste… quel est la part de sensualité, la part de préliminaire sexuel ? Mais aussi la part d’abandon, de confiance… de sentiments peut être ou du moins quelque chose d’approchant… ce jeu de libertinage que nous menons est toujours dangereux toujours ambigus… en théorie ce n’est que sexuel… en théorie… Sophie est charmante, Frédéric est consentant, je suis séduit… hum ...

Dans un état second
La gorge nouée
Nos ventres tendus …
Sans un mot nous parcourons le couloir, j’ouvre la porte, nous entrons, après le petit couloir d’une sorte de vestibule, il y a la chambre, dans la pénombre, le grand lit blanc… une chambre d’hôtel … ce n’est qu’un lit, un grand lit … nous sommes debout l’un en face de l’autre, au pied du lit, la lumière de la salle de bain éclaire doucement les draps blancs… sont sommes seuls l’un en face de l’autre… nous nous regardons mi-sérieux mi-souriant…

J’embrasse encore Sophie
Je la serre doucement dans mes bras
Je prolonge ce moment suspendu, nous nous découvrons, nous nous pressons l’un contre l’autre, nos mains commencent leur ballet, d’abord timides et hésitantes, puis plus aventurières au fur et à mesure où le corps de l’autre paraît répondre aux caresses…

Très vite, les boutons se défont, les glissières s’ouvrent, les épaules se découvrent, les chaussures volent… J’ai à peine le temps d’admirer les parures de dentelles que Sophie avait choisies avec préméditation… Le désir, nos désirs à l’un et à l’autre n’ont pas besoin de ses artifices érotiques et suggestifs …

Très vite les peaux nues viennent se toucher, se frôler, se presser, les mains dévoilent résolument chaque parcelle de nos corps fiévreux et résolus…
Très vite nous sommes nus, l’un et l’autre … Nous nous découvrons enfin l’un à l’autre, nous suspendons un instant notre empressement pour goûter ce moment, pour constater que nous y sommes, qu’il n’y a plus l’un en face de l’autre que deux corps prêts pour l’amour…
Frédéric est loin, il est oublié, où est-il, d’ailleurs… qu’importe !
J’ai Sophie, nue, frémissante et belle dans mes bras.
Ma main effleure son sexe, s’y attarde, je le sais, je l’ai déjà éprouvé l’autre soir, mais je veux constater le signe humide du désir de Sophie tout au fond de son être… J’y trempe deux phalanges comme dans une coupe d’eau bénite et religieusement je les porte à mes lèvres, j’aime le parfum lourd, poivré et entêtant du sexe de Sophie, je l’aspire à plein nez puis je goûte sa saveur en plongeant mon regard dans le sein, mes yeux verts dans ses yeux bleus… et j’accompagne en douceur Sophie à s’allonger sur le lit, à s’étendre nue et offerte à moi… offerte ? Ce n’est pas si sûr… Je sens que c’est moins une offrande qu’une demande… une demande de plaisir… une obligation que j’ai désormais de la conduire là où nous voulons aller…

Je la regarde, je l’admire, je la caresse… je l’embrasse aussi, sur les lèvres, dans le cou, j’alterne les baisers et les caresses sur ses seins dressés, car je veux les admirer tout en aspirant les pointes sensibles… Sophie se laisse faire, son corps ondule dans mes bras, ses mains parcourent négligemment mon corps s’attardant sur mon sexe comme pour vérifier elles aussi mon désir et ma vigueur... comme pour se rassurer d’une promesse donnée…

J’approche ma bouche de son sexe blond presque galbe, comme celui d’une petite fille qu’elle est encore et qu’elle n’est pourtant plus… j’embrasse son sexe comme s’il était une bouche suave, j’y plonge ma langue comme un amoureux osant son premier vrai baiser, c’est un baiser mouillé, obscène impudique et doux, Sophie module son bassin pour devancer et me rendre mes baisers, sa main se crispe sur mon membre dressé, elle le serre fermement, elle sait que cet appendice devenu dur et grand ne craint pas la douleur, et qu’il a besoin au contraire d’être malmené, la peau étirée au maximum…

Je sens Sophie complètement détendue, complètement en confiance par mes douces et précises caresses, par mon alternance de douceur et de fermeté… Les préliminaires ont duré et sans qu’un mot fût prononcé sans qu’un signe ait signifié que c’était le moment, je sens que nos corps désirent plus ... Que nos corps veulent fusionner enfin ! ... Que ces attouchements superficiels deviennent presque frustrants tellement notre désir est fort … Je me redresse lentement, je me retourne, tout en ayant l’air de chercher son regard, ma main conduit mon sexe à l’entrée de celui de Sophie ... Il s’attarde à l’entrée, les petites lèvres rouges et luisantes se sont entre-ouverte pour moi ... Je pénètre doucement pour goûter consciemment mon intrusion en elle.

Sophie ne bouge pas, elle non plus, essayant de ressentir cette chose que son ventre appelle. Je fais durer, je vais et viens sur les quelques premiers centimètres, les plus sensibles, ceux qui commandent l’ouverture et la fermeture de la matrice… doucement régulièrement mes va-et-vient se font plus profond, chaque fois je ressors chaque fois je reviens chaque fois un peu plus loin… Un murmure dans mon oreille me commande de ne plus prolonger l’attente, je résiste encore, et je continue ma lancinante et longue introduction. Je sens le fond c’est subtil, mais je le sens. Pourtant je sais que nous sommes encore au début… son corps doit d’habituer à moi, son sexe va grandir s’allonger encore pour m’accueillir, il ne peut le faire sans gêne si on ne lui laisse pas le temps de prendre la mesure de cet objet étranger en elle, mes va-et-vient repoussent sa limite interne, repoussent plus loin ses entrailles pour me laisser la place…

Ce n’est qu’après de longues minutes qu’enfin, sans douleur je sens mon bassin coller le sien, mon pubis appuyer le sien ... Je suis au fond, tout au fond d’elle, nous ne formons plus qu’un, nous goûtons, l’un et l’autre, ce plaisir d’être totalement investi l’un dans l’autre. Nos bassins ondulent pour se frotter maladroitement l’un contre l’autre ... moi cherchant instinctivement à appuyer sur ce bouton nacré et érectile que j’ai suçoté tout à l’heure et qui commande le désir de Sophie…

Je reprends pied, je veux goûter ce moment et ne rien précipiter, je dois calmer les ardeurs pour notre plaisir à tous les deux. Je me redresse et toujours en bougeant mon corps dans le sien, j’admire cette femme si belle et si sensuelle, je l’écoute geindre, je surveille ses réactions, guettant ce qui la porte plus loin, frustrant parfois ses appels pour exciter encore davantage son excitation. Nos corps jouent et dansent, les positions changent et alternent. Nous luttons presque, ruisselant de sueur et de désir… nos soupirs se font gémissements et cris, nous osons exprimer par des sons de plus en plus forts ce que nous ressentons, un mélange de mots crus, de demandes explicites, de mugissement de bêtes sauvages…

Oh ! Comme Frédéric a de la chance d’avoir tous les jours dans ses bras une femme si expressive si vivante… Frédéric, à propos, où est-il ? Que fait-il ?

Je me place derrière Sophie et la pénètre vigoureusement à nouveau. Cette pensée pour Frédéric m’a donné une ardeur plus sauvage encore, je pénètre Sophie comme un animal, dans son dos. Je mords légèrement son cou gracile comme le font les tigres… d’une main libre je viens caresser en même temps son petit œil brillant et dur. Mes doigts caressent ses lèvres écartelées par mon sexe en mouvement, je branle son clitoris en même temps que je me branle dans son con, j’arrive difficilement à conjuguer la vigueur des mouvements de mon membre en elle avec des cercles rapides de mes doigts …

Je sens que Sophie est en train de partir, qu’elle est en train d’escalader progressivement les escaliers qui la mènent à son plaisir… j’arrive je ne sais comment à maintenir encore cette situation, comme une course folle qui serait en même temps suspendue ... repoussant l’accomplissement final pour tendre nos corps encore plus fort… d’un souffle sans suspendre mes mouvements je m’adresse à Sophie, ce message qui va, je l’espère, faire voler en éclat les dernières barrières, qui libérera d’un seul coup toutes ses réserves d’énergies sexuelles …
Je lui dis …
Je lui dis … « sais tu que Frédéric, te regarde ? ... Qu’il te regarde en bandant comme un âne, à te regarder jouir comme dans un film porno où tu serais la star… eh oui ! car maintenant tu vas jouir, je le veux, Sophie… pour toi, pour lui, pour moi … Tu vas fermer les yeux et tu vas sentir le regard follement amant et follement excité de ton mari sur toi… sur toi dans les bras d’un autre, comme tu ne l’as jamais été… cris pour lui, cris ta jouissance, cris ton plaisir… ».

En prononçant ces mots, j’accélère légèrement mes mouvements, je les rends plus amples et plus violents. J’accompagne Sophie, sous mes mots et sous mon sexe, à lâcher prise. Elle hurle et bouscule son corps contre le mien par à-coups, plus fort plus fort… Puis il se détend, puis il se relâche, puis il s’abandonne par mouvements convulsifs et incontrôlables. J’ai joui moi aussi en même temps, mes soubresauts accompagnent les siens, ma tension s’évapore avec la sienne, nos corps s’allongent l’un contre l’autre et se répandent sur le lit, mes mains continuent encore quelques caresses éparses et tendres…

Un bruit peut être retient notre attention, un bruit qui semble être dans la chambre, mais nous n’y prenons pas garde, nous sommes bien tous les deux… tous les deux , peut être…

Nous reprenons nos esprits doucement…
On frappe finalement à la porte
C’est sûrement Frédéric…
Je dis à Sophie d’oser lui ouvrir, telle qu’elle est, c’est-à-dire nue et encore imprégnée de nos ébats, sentant le sexe à plein nez … j’ai ma petite idée, mais je me garde de le lui dire… Coquine, elle accepte et se lève impudique et heureuse. Elle rit d’elle-même, elle rit de cette porte qui va s’ouvrir sur son mari, du sourire qu’elle porte sur elle, elle rit du plaisir reçu et donné, elle est gaie et vive, redoublant de vitalité et de jeunesse malgré l’énergie que nous venons de dépenser ensemble.
Elle ouvre d’un coup la porte … en grand … et c’est le maître d’hôtel avec le seau à champagne…
Sophie pousse un cri et court vite se réfugier dans le lit à mes côtés (je m’en doutais et je l’étais déjà glissé sous les draps…). J’éclate de rire et me fait traiter de salaud, elle est à la fois furieuse et porte de rire…
Le maître d’hôtel imperturbable pose les verres et le champagne et repart sans nous regarder. De toute façon, Sophie a la tête enfouie sous la couette... Je l’imagine rouge de confusion sans pour autant empêcher sa bouche de sourire…

Nous buvons maintenant en discutant…
Peut-être que le maître d’hôtel était là, à attendre et à nous écouter.
Peut-être a-t-il entendu les cris de Sophie quand elle a joui.
Je déplace la discussion sur Frédéric. Je demande à Sophie ce quelle pense de cette envie de Frédéric, du pourquoi de vouloir la partager. Je n’ai pas dit à Sophie… Mais j’ai deviné que le bruit entendu tout à l’heure est sûrement celui de Frédéric, le bruit d’un voyeur dans la chambre...
Je me doute maintenant qu’il a gardé un double de la clef
Qu’il a dû se cacher dans un placard de l’entrée,
Qu’il nous a regardés faire l’amour !
C’est pour lui autant que pour Sophie que j’ai prononcé cette phrase dans son oreille… cette phrase qui a libéré sa jouissance…

Mais je ne sais pas si Sophie est dans la confidence ou bien sans l’être, si elle se doute que Frédéric est peut-être présent… c’était son désir… il voulait regarder Sophie jouir dans les bras d’un autre…
Sophie me dit qu’elle a trouvé cela étrange au début, ce désir apparemment malsain de Frédéric… Mais toujours il revenait… Toujours la questionnant sur sa manière de jouir… Toujours doutant de lui, voulant plus, toujours à espérer une chose impossible…
Elle a senti que sa demande était sérieuse et sincère.
Elle a compris me dit elle qu’il l’aimait vraiment malgré cette demande étrange.
Elle me dit qu’elle a finalement accepté et voulu, elle aussi, ce fantasme d’un autre homme pour elle... Qu’elle aussi au bout du compte avait envie de savoir si ce serait différent avec un autre… mieux peut-être aussi...
Elle me fait une réponse de femme à ma question si effectivement c’était mieux aujourd’hui avec moi...
Une réponse de femme … du genre … « c’est différent, ce n’est pas pareil, je ne peux pas comparer… » oui ces réponses étranges des femmes dont on ne sait jamais si elles sont sincères et qui ne nous satisfont jamais… mais qui nous laissent toujours dans cette impression d’un secret bien gardé ... de cette chose impossible à comprendre pour un homme... ce monde mystérieux du plaisir féminin…
Je lui demande si elle a joui par mes doigts ou par mon sexe …
Là elle se met à réfléchir, sérieuse tout à coup…
"Je ne sais pas" dit-elle "c’est difficile à dire"
Il semble à ce que je comprends qu’elle jouit plutôt par des caresses et moins par le sexe d’homme en elle, mais je sens aussi que j’ai réussi à ébranler sa certitude...
Je crois comprendre que ce fut très fort pour elle aujourd’hui, et qu’elle a joui d’une manière différente et plus générale, par son clitoris, oui, mais pas que, elle ne sait pas très bien, elle me dit que c’est la première fois qu’elle ressent cela, et je lui dis que c’est sans doute ma suggestion que son mari nous regardait… la regardais … qui a décuplé son plaisir… je me moque d’elle en lui disant quelle est aussi barge que lui… et que tous les deux, Frédéric et elle, forment un couple parfaitement assorti et pervers… elle rit à son tour sans me répondre…

Alors, sur une impulsion, je dis à haute voix et fortement à ce Frédéric qui peut-être est caché dans la pièce qu’il peut ressortir à nouveau et nous regarder sans se cache, cette fois … car j’ai à nouveau très envie de faire l’amour à Sophie…

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