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Rencontre publique Toulouse le 10 juin 2016 sur le thème « Quelles sexualités vit-on aujourd’hui en dehors de l’hétéronorme ?"

L’Université Jean Jaurès (département Sociologie et Anthropologie), en lien avec le Centre d’Art la Fabrique, et en partenariat avec le Cabinet de Curiosité Féminine, les cafés sexo et polyamour de Toulouse, nous propose de nous retrouver pour échanger ensemble sur les nouvelles formes de sexualités et les nouvelles manières de se définir en dehors de l’hétéronorme.
Plusieurs débats seront organisés simultanément, et ont pour objectif de laisser la parole aux « expert-e-s profanes » que vous êtes tou/te/s !

J’y serai présent en tant que fondateur du site candaulisme.com, contacté par Capucine Moreau, qui participe à l’organisation et à l’animation.
C’est une belle occasion pour nous rencontrer, et je serais ravi de pouvoir échanger avec vous au cours de cette soirée.

Pour clôturer cette rencontre une auberge espagnole (l’université se charge des boissons) réunira ceux et celles qui le souhaitent après 20 heures.

Nous vous espérons nombreuses/x !

Université Toulouse – Jean Jaurès
5 Allées Antonio Machado 31100 Toulouse
Tel. 05 61 50 44 62
Accès : Métro Ligne A, arrêt Mirail Université
Vendredi 10 juin 2016 de 18h à 22h

3 Commentaires

  • " Lorsqu’on parle de sexualité il n’y a pas plus de monogamie que de beurre en broche" Françoise Dolto

    Si un certain nombre de notations sur l’évolution des mœurs depuis plus de quarante ans ont gardé toute leur pertinence et si l’on souligne toujours que la monogamie est le "bien commun", force est de remarquer que c’est se préparer des désastres, car tout mariage porte obligatoirement chez l’homme un écho de la castration. Notre époque a inventé les unions où sont tentés la conciliation de l’amour et de la règle. La coalescence de l’amour et du "conjungo" fait du mariage la recherche d’un bien commun mais sans qu’il en soit donné les moyens de le préserver car chez l’homme le complexe d’Oedipe et le complexe de castration connote qu’il ne pourra être libre d’user de ses biens que s’il a payé la dette qui le libérera. Selon ce schéma incontournable, le mariage n’est que la sauvegarde temporaire du bien conservé dans l’attente du paiement de la dette, mais ensuite, le paiement de la dette fait que le bien devient souverain et l’homme ne saurait alors plus rien lui ordonner.

    Dans ce cadre monogamique on peut dire que si aucun "autre" n’est fictivement interdit, aucun "autre" n’est physiquement permis pour chacun des "conjoints". Ils se forcent ainsi une pure escroquerie, c’est dire accepter la prétentieuse irresponsabilité sociale qui déclare ainsi les délivrer de la culpabilité de la "poly-sexualité". En croyant en un amour "pacifié", le couple ne fait que refouler des attentes qu’il prétend pouvoir trouver dans une permanence qui fait fi de l’évolution des désirs. C’est la voie royale des fantasmes dans lesquels se développent, entre le réalisable et l’irréalisable toutes les incompréhensions, tous les blocages et toutes les régressions d’appétence des "conjoints". C’est ce que l’on pourrait appeler la "libération sexuelle par renoncement au "nomade", c’est le contraire de ce que la psychanalyse a pourtant défendue depuis l’origine dans le "soyez ce que vous devez être". L’ambiguïté existe déjà chez Freud lequel met en cause la morale sexuelle "civilisé" tout en reconnaissant "du bout des lèvres" que la fonction d’obstacle intermittent d’une frustration par une "supplétion" peut être envisagée puisque l’interdit que l’on s’impose ne conduit pas un meilleur résultat que la liberté sexuelle illimité. Pour ma part je crois que l’on devrait envisager la possibilité que quelque chose dans la nature même du couple ne soit pas priori hostile à l’abandon de sa primauté afin de garder une part d’espoir de se mieux se retrouver dans un consentement alternatif à offrir son plaisir dans un effet miroir. P.R.D. 12/08/2012

  • Une belle soirée ou plus d’une quarantaine de personne étaient présentes, un débat instructif et riche de cette variété de points de vue.

  • bonjour,

    j’allais vous indiquer pour la même thématique l’existence des cafés "sexo et polyamour" sur Toulouse avec la diffusion aux abonnés de compte-rendus des discussions....Mais je vois qu’ils sont invités aussi.
    Bonne et belle soirée.
    Appelé à d’autres obligations je ne serais pas présent et le regrette vivement pour une fois qu’un espace publique s’ouvre à ce genre de dialogue...

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