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Wyylde La plus excitante des expériences de couple

Rachel, jeune mariée à la vie (trop) tranquille

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Nous nous sommes croisés dans un ascenseur. C’était il y a 2 ans, quand j’ai pris mon poste au service juridique du 12ème étage. Il pleuvait des cordes, et nos parapluies se sont télescopés alors que nous nous précipitions l’un et l’autre. Il s’est excusé platement, plusieurs fois, alors que pour moi l’incident était clos avant d’ouvrir. Il m’est arrivé de le croiser à la pause cigarettes, et à la longue, j’avais l’impression qu’il faisait partie de mon paysage quotidien alors que nous ne nous étions jamais vraiment parlé. Il était avec ses collègues du 17ème étage, moi avec les miens. Je ne savais pas quel était son nom, encore moins quel métier il pouvait bien faire. Toujours tiré à 4 épingles, les chaussures bien cirées, il tranchait un peu avec le look casual des gens qui bossaient aussi au 17ème dans cette start-up informatique. Il avait l’air aussi sensiblement plus âgé, mais pas plus de 35 ans sans doute. Il me faisait un peu penser à un joueur de tennis américain, brun, assez grand, baraqué, mais aux traits assez fins. Sauf que lui c’était plutôt le costume que le short.

J’étais assez contente de moi. Une scolarité brillante, un physique qui me convient, sportive par passion, j’avais intégré l’entreprise de mes rêves au poste de mes rêves avec un salaire décent. J’avais rencontré le copain idéal, pas trop envahissant, bien éduqué, mignon et sympa, très compréhensif, et qui devait ignorer ce que peut bien être un reproche. Nous projetions de nous marier, d’avoir des enfants et un chien, et de vieillir ensemble. Encore qu’à nos âges, vieillir, on ne sait pas trop bien ce que ça englobe. Ensemble depuis le début de nos études en école de commerce, donc depuis 5 ans, nous partagions les mêmes goûts éclectiques, les mêmes opinions politiques, les mêmes avis sur tout. Nous ne faisions qu’un. Mon ami était toujours d’accord avec moi, et j’y avais pris goût. Il préparait un diplôme d’ingénieur pour compléter son cursus, mais je ne me sentais pas le courage de le suivre, et m’étais donc mis au travail. Avant moi, il avait eu quelques petites amies, pour des durées plus ou moins longues. Il avait appris à ne pas dire ce qui fâche les filles, et à dire ce qui les ravit. J’avais eu moi-même quelques aventures, plus ou moins réussies. J’avais appris à reconnaître les mecs qui veulent juste profiter de vous, et ceux avec qui on pouvait avancer. Au lit, nous étions parfaitement en phase. Je lui donnais tout ce qui lui faisait plaisir, et il s’efforçait également de me combler totalement. Nous partagions tout ou presque, y compris un caractère assez exclusif. Mon ami était un gros jaloux, et je supportais assez mal qu’il se retourne sur des filles dans la rue. Ça avait pour lui et pour moi la même origine probable : un petit manque de confiance en soi.

En rentrant chez moi un soir de mars, après une journée pendant laquelle rien n’avait semblé tourner correctement, le pneu avant gauche de ma voiture s’est subitement dégonflé. Je me suis rangée sur le bas-côté. J’ai fouillé la boîte à gants pour y rechercher le manuel, en vain. Je suis allée ouvrir le coffre pour le chercher là aussi, sans plus de succès. Incapable quoi qu’il en soit de changer ma roue moi-même, je m’apprêtais à sortir mon portable pour chercher de l’aide, un véhicule imposant s’est arrêté juste derrière moi. J’ai reconnu immédiatement le beau gosse du 17ème. Il m’a proposé son aide. Je l’aurais volontiers envoyé balader, mais j’étais quand même dans la merde. Je l’ai donc laissé faire son crâneur qui sait tout, ouvre le coffre pour en sortir la roue de secours et le cric, desserre les écrous sans effort, dépose la roue crevée, met en place sa remplaçante, range celle qui est crevée à sa place, remet le cric dans son logement, et tout ça sans se salir les mains. Le pire, c’est qu’il n’avait même pas l’air condescendant ou l’air sur de lui. Il avait fait tout ça de façon mécanique, organisée, sans hésitation, à la vitesse de l’éclair. Il me retirait une épine du pied, j’étais bien obligée de le lui dire et de le remercier. Et bien je n’en ai même pas eu le temps. Il m’a fait un signe de la main en s’éloignant pour remonter dans son véhicule, me disant de loin « voilà. J’espère que tout ira bien ». Il amis son clignotant, et s’en est allé.

J’étais furieuse. Quel mufle. Ne pas me laisser le remercier c’est me laisser avec une dette. Et puis quoi encore ?

A la pause clop du lendemain, j’ai donc été obligée de traverser le patio pour aller lui serrer la main. Il ne voulait plus la lâcher. J’ai bien cru que j’allais devoir recompter mes doigts. Comme une idiote en plus, je lui demandais « comment puis-je vous remercier ? ». Tu parles, l’occasion était trop belle. « en déjeunant avec moi ». J’ai senti le sang me monter dans les oreilles, à la fois en colère à cause de sa réponse de macho dragueur, du fait qu’il fasse ça devant plusieurs personnes rigolardes, mais aussi parce que j’étais incapable de dire non. Curiosité, goût du risque, je ne savais pas très bien. Et pour me donner de la contenance, c’est avec fermeté que je lui ai répondu et sans sourire « très bien, comme il vous plaira… ». Il a osé me demander mon numéro de portable, que je lui ai donné pour qu’il puisse effectivement me joindre quand il aurait une disponibilité. Il fallait en plus que je sois à sa disposition.

Il m’a appelée le matin 3 jours plus tard. Je croyais y avoir échappé mais non. Je n’avais rien de spécial à faire, j’ai donc accepté. J’imaginais qu’il prendrait l’addition. Ce serait toujours ça de gagné.

Il m’attendait comme convenu à 12h15 dans le hall. Je suis arrivée en retard de quelques minutes, pour lui être désagréable, et c’est la première chose qu’il m’a envoyé dans le nez quand je suis arrivée, avant même de me saluer. « vous n’êtes pas très ponctuelle… »

Ça commençait bien.

Durant le repas il a été d’une courtoisie irréprochable, très galant sans être lourd, ne cherchant pas à se valoriser et au contraire, très à l’écoute. Mais il semblait bien que sur de nombreux sujets, nous ayons des points de vue un peu éloignés. Il est vrai qu’il a 10 ans de plus, nous ne sommes pas vraiment de la même génération. J’ai assez d’ouverture d’esprit pour comprendre que tout le monde ne pense pas comme moi. Il me l’a fait remarquer d’ailleurs. Nous étions moins d’accord sur le fait qu’on ne peut pas être d’accord sur tout.

La discussion est devenue petit à petit plus détendue, et je me suis surprise à apprécier sa compagnie. Il devait aussi apprécier la mienne, puisqu’aucun des deux ne s’est rendu compte que l’heure tournait, au point que le serveur a dû venir toussoter près de nous pour nous faire partir. Il était 15 heures. C’est en repartant en courant à mon poste que j’ai réalisé que je venais de passer 2h30 avec un séduisant inconnu, en ayant eu l’impression que ça n’avait duré que quelques minutes.

Quelques minutes après mon arrivée au bureau, j’ai reçu un sms sympa « très bon moment avec vous. J’espère que ce n’est pas le dernier ». J’ai imaginé quelques réponses, pour finalement ne rien envoyer.

Le soir, avec mon ami, je me sentais un peu coupable. On ne se cache rien, alors je lui ai parlé de ce déjeuner. Il n’a pas semblé agacé, encore que les questions qu’il m’a posées sur ce monsieur, Jacques, étaient pleines de sous-entendus. Nous sommes allés nous coucher assez tôt, et pour la première fois je n’ai pas sombré dans le sommeil juste après avoir fait l’amour. J’avais pris du plaisir certes, mais je sentais comme un vide. Il m’avait manque quelque chose ce soir-là et je peinais à comprendre de quoi je pouvais bien manquer. Et naturellement, j’ai repensé à ce déjeuner. Ma sensation de manque a disparu et je me suis endormie.

Le lendemain, c’est lui qui a traversé le patio. Juste pour me demander si j’étais libre à midi. Pot de colle, me suis-je dit, mais j’ai accepté avec plaisir, contre la promesse de me laisser revenir à l’heure cette fois. Et je me suis surprise à sourire bêtement.

J’ai appris pendant le déjeuner qu’il n’était pas salarié de la start-up, mais qu’il en était le fondateur et patron. Il n’en avait pas moins l’air humble et mesuré, mais j’ai ressenti pour lui, à ce moment-là, une forme d’admiration. Il avait eu des idées et du toupet. Il en était récompensé. Il employait déjà pas mal de monde, et sa société progressait vite.

Quand il m’a fait remarquer que l’heure du départ approchait, j’en ai éprouvé de la peine. Je me sentais bien avec lui. Il a dû voir ma déception à mon regard. Je luttais contre l’envie de rester, et contre ce que je commençais à ressentir.

J’ai été cash avec mon ami en rentrant. J’avais eu le temps de gamberger l’après-midi et j’avais cette fois les idées claires. Cet homme me fascinait. J’aimais ce ton sûr de lui, ce charisme enjôleur, cette façon qu’il avait de vous déshabiller du regard sans vous mettre dans l’embarras. Mon ami a compris assez vite le danger de la situation, et n’a pas cherché à me ramener à la raison. Aucune critique, aucun reproche, aucune mise en garde. Et pourtant j’aurais peut-être bien aimé.

Le soir au lit, alors qu’il avait sa tête entre mes cuisses pour me lécher, il s’est tout à coup redressé pour, sur le ton de la plaisanterie, me demandait si je pensais à lui pendant qu’il me bouffait le clito. Il a éclaté de rire. Je suis restée de marbre. Il a reposé la question sans dire, cette fois. Je l’ai regardé dans les yeux, pour lui répondre « pas avant que tu m’en parles, mais maintenant oui ».

Il est resté stoïque, et tout en me regardant dans les yeux, m’a introduit deux doigts qui sont rentrés tout seuls, et avant de se baisser pour reprendre son travail, m’a juste répété « maintenant, oui »

Puisque mon ami m’en donnait l’autorisation, j’ai fermé les yeux pour l’imaginer devant moi, à genoux, la tête entre mes cuisses écartées, et c’est à lui que je pensais quand j’ai joui violemment. J’ai fini mon ami avec une pipe rapide, histoire qu’il ne saute pas son tour. Je n’avais pas envie qu’il me pénètre, juste envie de m’endormir en gardant l’image de Jacques derrière mes paupières closes.

Nous avons eu dès le lendemain une conversation à ce sujet. Mon ami m’a clairement invitée à ne pas trop résister à mes pulsions, et à me laisser aller si j’en avais envie. Ce n’était pas le tromper s’il était d’accord, et il était prêt à tout accepter pour me garder. Il craignait que si je n’assouvissais pas mes fantasmes, j’en devienne aigrie et invivable. Il n’imaginait pas vivre avec une femme renfermée et résignée, et préférait être cocu que malheureux. Je suis restée un moment à essayer de comprendre ce qu’il voulait me dire. Comment pouvait-on être ou cocu ou malheureux ? Pouvait-on être un cocu heureux, ou un non-cocu malheureux ? J’avais du mal à m’y retrouver.

Il a fini par m‘avouer une certaine tendance au masochisme. Il avait besoin que je lui fasse du mal pour ressentir des poussées salvatrices d’adrénaline. Il avait besoin que j’ai des envies d’ailleurs pour se sentir en concurrence, et devoir se dépasser pour me reconquérir. J’en étais estomaquée. Nous étions un samedi. Nous sommes repartis au lit. J’avais dans l’idée de le laisser me faire jouir mais de le laisser sur le sable, frustré, me disant que s’il ne pouvait pas supporter une petite frustration, il pourrait encore moins supporter une franche humiliation. Je pensais qu’il s’en rendrait compte et finirait par me dire qu’il était allé trop loin dans son délire.

Ça ne s’est pas du tout passé comme prévu. A peine arrivé dans le lit, il a commencé à se masturber en me regardant. J’attendais qu’il me saute dessus mais il n’en fit rien. Il s’est branlé jusqu’à jouir dans sa main. Et pour le coup, là, c’est moi qui ai dû gérer ma frustration. Je ne comprenais pas où il voulait en venir. Son explication a résonné comme une claque. « Je ne te toucherai plus tant qu’il ne t’aura pas baisée ».

Je suis sortie comme une balle du lit, de la chambre et de l’appartement. Déambulant sur les trottoirs à ruminer, je me suis petit à petit calmée. Il me mettait au pied du mur. Soit je rentrais en m’excusant, soit j’assumais. J’ai décidé d’assumer.

Le lundi, j’ai vu arriver Jacques droit sur moi. Je savais ce qu’il allait me demander. Un déjeuner. J’ai refusé, à sa grande surprise, mais sa surprise a été encore plus grande quand j’ai ajouté « déjeuner non, mais dîner oui. Il n’y pas d’heure pour en terminer ». Lui si stable, m’a semblé vaciller un peu. Je n’étais pas mécontente de mon effet.

« je vous appelle »

Et il est reparti.

Quelques minutes plus tard il m’a appelée. « ce soir ? ». J’ai répondu « oui. Le plus tôt sera le mieux ».

Il est venu me chercher à la sortir du travail à 17 heures. Une fois dans sa voiture je me suis sentie bien, décidée, forte.

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