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Quelles sont les différentes formes de candaulisme ?

Le candaulisme est le fait d’éprouver une très grande excitation à voir ou à savoir sa (son) partenaire avoir une relation sexuelle avec une ou plusieurs personne(s). Il serait réducteur de s’en tenir à une définition aussi sommaire. En effet, ce fantasme, même s’il présente des traits communs, n’en n’est pas moins propre à chacun d’entre nous. Avant d’aborder les différentes formes de candaulisme que nous pouvons vivre, nous allons dans un premier temps prendre connaissance des généralités concernant cette pratique.

- 1. Généralités

Le candaulisme est un fantasme tant masculin que féminin. Par ailleurs, le candaulisme, contrairement à l’échangisme est caractérisé par une activité sexuelle souvent "monoactive" caractérisée par une pratique à sens unique. Seul l’un des deux partenaires a une liberté sexuelle totale ou contrôlée pour son plaisir et celui de l’autre.

Le candaulisme est une pratique très cérébrale et ne peut être pleinement pratiqué qu’en couple pleinement consentant, complice, à la recherche permanente de l’épanouissement de l’un et de l’autre et donc extrêmement amoureux. C’est une forme de besoin lié au fait d’exposer ou d’éprouver son couple au risque inhérent à l’adultère, comme nous avons pu le voir au chapitre physiologie.

Cette addiction nécessite donc deux conditions indispensables pour que le partage et le plaisir de cette pratique soit totale : complicité et assertivité de couple sans limite.

En effet, en règle générale et contrairement au simple voyeur, le candauliste n’éprouve aucune excitation à partager ce type d’émotion en compagnie d’une aventure sans lendemain.

L’amour idéalisé au sein du couple est la condition première aux plaisirs et à la réalisation de ce fantasme. Le plaisir que procure cette pratique est en effet très cérébral bien que matérialisé par le passage à l’acte du partenaire.

La cérébralité de cette pratique induit donc une difficulté pour le couple pratiquant, à savoir : partager avec d’autres l’origine de leur fantasme et de leur plaisir. Il arrive cependant, au travers de relations adultérines de longue durée que le troisième partenaire comprenne le sentiment sans pour autant pourvoir réellement le partager. Le sentiment que partage le couple candauliste peut prendre différentes formes. C’est ce que nous allons aborder à présent.

- 2. Candaulisme participatif

La relation d’un couple qui pratique un candaulisme participatif est fusionnelle. Il s’agit le plus souvent d’une recherche commune du plaisir et de l’épanouissement mutuel. Chacun s’essaye dans cette forme de candaulisme à l’assertivité.

Ainsi, la personne candauliste éprouve une profonde excitation à voir son/sa conjoint(e) dans des situations érotiques avec d’autres qu’elle/lui et celle-ci, en paix avec son corps, s’épanouie aux travers des différentes sensations que lui procurent la variété des situations. Son plus grand plaisir est surtout l’idée d’avoir l’exclusivité de l’excitation de son/sa conjoint(e). Cela peut passer du simple slow lors d’une soirée jusqu’à faire l’amour devant son/sa conjoint(e). La communion du plaisir passe par des échanges de regards lors de l’acte ou par des aveux intimes lorsque leur intimité est retrouvée. Dans tous les cas, le couple décide en commun des situations qu’il désire.

- 3. Candaulisme directif

Dans cette relation, l’excitation d’une personne candauliste provient essentiellement de la docilité de son/sa partenaire qu’il/elle prend plaisir à offrir à d’autres qu’elle. Ici, le partenaire du candauliste est réceptif(ve) aux caprices de son conjoint.

En effet, son/sa partenaire recherche, avant même sa propre excitation, à engendrer l’excitation, le désir et le plaisir chez son/sa partenaire. Il apparaitrait ainsi, stupide d’engendrer chez son/sa partenaire quelque traumatisme que ce soit à l’origine éventuelle de la mort du couple et de l’estime mutuelle et qui pourrait enfin, être assimilé à un viol éventuel. Ici, les limites du jeu admissibles par le/la partenaire se devront d’être clairement établies par celle-ci, sans quoi le conjoint candauliste ne devra envisager aucune pratique candauliste que ce soit.

Si cependant, cette forme de candaulisme est pleinement acceptée par les deux parties, c’est la possibilité pour le/la conjoint(e) de vivre et de se comporter comme Il/elle n’oserait pas le faire seul(e). Lorsque la personne candauliste est un homme, le mari est là pour la protéger sa compagne et assurer toutes les contingences d’organisation.

Sous cette forme, l’époux pourra découvrir et prendra plaisir à accepter les pulsions les plus profondes et les désirs les plus inavouables de son épouse. Cette forme de candaulisme ne devra faire aucune concession à l’humiliation (si ce n’est sous forme de jeu et de façon très ponctuelle, au quel cas la relation s’orientera vers des pratiques sadomasochistes et non plus candaulistes) et s’orienter essentiellement vers l’offrande.

- 4. Candaulisme passif ou cuckolding

La personne candauliste ici ne participe pas directement, il/elle est consentant(e) et trouve son plaisir lorsqu’il/elle a connaissance de l’infidélité à venir ou passée de son/sa conjoint(e). Le partenaire de ce type de candauliste dispose ainsi d’une totale liberté sexuelle. La personne candauliste éprouve ici un plaisir de projection différée, c’est à dire que le plaisir est pris en trois temps : avant alors que son/sa conjoint(e) se prépare pour rejoindre son amant ou sa maitresse, pendant lorsque le candauliste sait son/sa conjoint(e) avec un(e) autre, ou bien après lorsque le/la partenaire infidèle rentre au domicile et partage ou non son expérience et les plaisirs et émotions qu’il/elle éprouvé(e).

Le candaulisme ne doit pas être confondu avec une éventuelle polyfidélité du partenaire. Dans ce cas, en effet, seul l’infidélité du partenaire suffit au plaisir de chacun et rien ne vient alimenter les notions de complicité de couple. En effet, aucun détail n’est partagé voire même aucune allusion sur le ou les amants/maitresses et le nombre d’infidélités.

Il est une variante plus extrême du candaulisme passif qui est un dérivé de pratiques sadomasochistes. Cette variante est caractérisée par un homme ou une femme consentant(e) qui est soumis aux désirs de son époux(se) et y trouve une grande excitation. Il/Elle choisit et impose ses partenaires et la manière dont son/sa conjoint(e) pourra assister et éventuellement participer ou non à ses ébats avec son amant ou sa maitresse.

En général, ici, l’amant ou la maitresse est complice avec le conjoint et rarement avec le/la candauliste. Le/la complice du couple candauliste assume un rôle plus directif lors de la réalisation de ce fantasme. Ainsi, le plaisir du couple passe dans certains cas, par de simple situations de soumission et d’humiliation du partenaire candauliste jusqu’à des situations de privations du statut d’époux(se) voire de père pour d’autres.

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