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Pourquoi tant de culpabilité la première fois ?

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La culpabilité du passage à l’acte

Heureuse en couple et très complice avec son conjoint, Karine, 29 ans, est tombée sous le charme et dans les bras d’un collègue poussée par son homme qui est candauliste lors d’un séminaire.

Depuis cette première aventure, elle culpabilise pour le plaisir qu’elle a pris en l’absence de son conjoint : « Je voulais le faire par ce que nous parlions avec mon homme de ses fantasmes candaulistes depuis longtemps cela nous exciter, et puis l’occasion qu’un homme plus âgé et sûr de lui me drague m’a fait fondre. Pourtant, malgré la bénédiction de mon copain, je me sens mal avec cette histoire, terriblement coupable. »

Coupable, le grand mot est lâché. Après plusieurs décennies de libération de la femme, une libération apparente des mœurs, nous ne serions donc pas si « libérés » que cela ? Pratiquer le candaulisme, exciter son conjoint ou son compagnon en étant dans les bras d’un autre ne serait pas si facile ?

Pourtant, cette pratique est de plus en plus répandue, le terme même de candauliste peu connu il y moins de 10 ans est l’objet de toutes les convoitises sur la toile. A cela s’ajoute les notions d’adultères prônées par les sites de rencontres spécialisés et la presse magazine...

Il n’est cependant pas si simple de s’affranchir de jugements moraux implicites ou des états d’âme culpabilisants lorsque l’on souhaite pratiquer le candaulisme pour le plus grand plaisir de son conjoint.

De l’adultère caché au candaulisme partagé

Pour autant de nos jours, une relation extraconjugale ne se construit plus sur un coup de tête et c’est encore plus vrai concernant les aventures candaulistes.

Il y a en effet bien eu, l’ouverture d’esprit soufflée par Mai 68, les mouvements féministes et la pilule.

La loi quant à elle, a aussi fait des progrès. La notion criminelle de l’adultère a disparu, le divorce ne retient plus la faute. Si les instances sociales ont évolué individuellement, le mariage exclusivement monogame est toujours la référence collective.

Le mariage ou plutôt la vie de couple est à l’origine d’une très forte intériorisation d’une échelle de valeurs dont la fidélité fait partie. Il est bien sur évident, que cet aspect normatif ne favorise pas l’épanouissement des individus mais plutôt la qualité des relations sociales.

La notion d’infidélité est connotée négativement, comme s’il s’agissait d’une déviance par rapport à la norme.

Pour autant, nous sommes bien un animal polygame comme tous les primates, et nous fonctionnons moralement et socialement en monogames.

Lorsqu’un candauliste exprime son désir pour la première fois, sa partenaire l’interprète inconsciemment comme une demande implicite de rupture avec les principes de la société.

Ce que Freud appelait le surmoi, une forme de gendarme intérieur, intervient alors et la conduit bien souvent sur la voie de la culpabilité de la confusion et bien souvent malheureusement de l’incompréhension.

Pourquoi cette culpabilité à l’encontre du désir exprimé par son conjoint
Quand le désir va à l’encontre de notre moi social et moral, nous sommes dans l’obligation, sous peine d’explosion psychique, de rationaliser, de trouver des explications.

Comprendre le désir de son conjoint et accepter l’envie de rencontrer une autre personne que son partenaire de vie, c’est une manière de donner la voix aux forces pulsionnelles.

On ne peut pas passer toute sa vie comme le souhaite la norme, dans le refoulement de son animalité. Cette pulsion de vie qui nous anime depuis la nuit des temps est très puissante et légitime toutes nos justifications.

Nous pouvons recenser différents types de motivations qui poussent l’épouse d’un candauliste à vivre un adultère consentis :
Le passage à l’acte qui se fait sous la pression phalocentrer du conjoint. Ce passage à l’acte ne mérite aucunes considérations, elle n’est pas acceptable, et conduit le plus souvent le couple à l’échec. L’épouse d’un véritable candauliste est respectée par son époux, comme le sont d’ailleurs ses craintes et ses désirs.

Le passage à l’acte peut tout aussi bien être à l’initiative d’une épouse libérée et au début simplement toléré par un époux qui se découvre, peu à peu candauliste, comme pour mieux épouser les pulsions d’une femme qui écoute et assume son tempérament. Comme une philosophie de vie entre hédonisme et anarchisme.

Il y a enfin un passage à l’acte qui se veut la continuité de la complicité du couple. Un acte de partage, de complicité extrêmement ludique. Un mélange naturel de peur mêlée à la curiosité et l’excitation. Toujours attentif à l’autre, bienveillant et respectueux.

Des désirs multiples qui favorisent parfois l’aventure candauliste

Les raisons de l’acceptation du passage à l’acte sont envisagées différemment par les psychanalystes et les psychologues. Souterrainement bien d’autres choses se jouent, indique Maryse Vaillant, et l’apparence cache parfois la vérité. Une pluri séductrice agira peut-être ainsi par désir éperdu de retrouver l’amour de son père... et pas seulement en raison de La complicité sexuelle établie avec son compagnon.

Si la fidélité allait de soi, nos sociétés n’auraient pas eu besoin de formaliser la monogamie par le mariage. Nos ancêtres Homo sapiens ne connaissaient pas la fidélité ! On ne se "doit" donc pas fidélité. C’est la fidélité qui est l’exception. Et elle n’engage que lorsqu’il y a contrat, promesse exprimée. J’insiste sur ce terme, car ce qui n’est pas formulé n’existe pas, sauf dans l’imaginaire. C’est là le quiproquo.

D’autant, que comme nous pouvons le lire à travers les récits mis en ligne sur notre site, qu’amour et infidélité ne sont pas incompatibles. La seule chose qui intéressent les couples qui fréquentent candaulisme.com, c’est comment aimer.

Et pourtant, nous prenons plaisir aux aventures candaulistes. Je pense que nous avons plusieurs penchants. Un besoin d’amour qui s’inscrit dans la durée, un amour bienveillant, compréhensif. Et puis il y a cet autre désir, celui qui excède l’amour, celui de la brûlure, lié à l’intensité de la nouveauté.

Le candaulisme, une redéfinition de l’amour

Alors, quelle issue, pour nous, pauvres pécheurs, qui cherchons tant les raisons de nos désirs là où, peut-être, il n’y en a pas toujours ? Pour les couples candaulistes confirmés, l’amour devient une valeur centrale, de même que la revendication d’épanouissement de la personne. Pour les candaulistes, amour et pulsions sont bien différents.

La rencontre des inconscients par les aventures candaulistes nous ouvre à la véritable rencontre. C’est cela que nous devons rechercher, c’est cela qui, non pas nous met à l’abri d’un éventuel passage à l’acte, mais nous permet de vivre la relation avec l’autre dans toute sa dimension et sa difficulté.

Se donner toutes les raisons du monde pour ne pas passer à l’acte, ne pas céder aux pulsions que les désirs de sont conjoint viennent réveiller ne rend pas les choses moins difficiles. Nous cherchons les explications pour apaiser notre conscience, nous restons dans une position de justification. C’est dur de dire : "Cela s’est produit parce que c’est ainsi." Pourtant, il me semble que l’on pourrait assumer que le désir, parfois, puisse excéder l’amour.

4 Commentaires

  • Comme je l’ai dit par ailleurs, ma femme n’a jamais souhaité avoir une relation avec un autre homme, elle estimait que son sexe n’était que pour moi et personne d’autre.
    Un jour, elle s’est laissée convaincre, car très attirée par un ami que nous avions rencontré quelques mois auparavant.
    Si elle a accepté d’aller dans ses bras, c’est plus pour une raison sentimentale que sexuelle, mais l’excitation de la nouveauté, et le fait, certainement aussi, de contourner un interdit, lui a déclenché ce soir-là, un orgasme très puissant.
    Bien entendu, elle a eu envie de recommencer, cette fois pour le sexe et j’étais d’accord, mais si la première fois elle avait été seule avec lui, je souhaitais que nous restions ensemble.
    Elle ressentait un sentiment de culpabilité double.
    En premier de se sentir amoureuse de lui, même si cela n’enlevait absolument rien à l’amour qu’elle ressentait pour moi, mais elle avait du mal à accepter de se sentir amoureuse d’un autre homme que son mari, mais c’était indépendant de sa volonté.
    En second, elle se sentait fautive d’avoir éprouvé une telle jouissance dans d’autres bras que les miens, même si ses jouissances avec moi étaient fortes aussi. Elle avait bien compris que cela venait de l’excitation qu’un autre sexe que le mien l’ait pénétrée, mais à cause de cela, elle ne voulait pas que j’assiste à ses ébats, sachant très bien que lorsque le désir monte en elle, elle ne pouvait pas se contenir et aurait eu honte que j’entende ses cris de plaisir et qu’elle ait un nouvel orgasme torride devant moi.
    Ce sentiment de culpabilité était dommage, car cette crainte qu’elle avait que j’assiste à sa jouissance était justement ce que je souhaitais, mais une éducation rigoureuse où une femme doit « bien se tenir » l’a bloquée... dommage...
    Heureusement, de nos jours les femmes se « libèrent » plus facilement et certaines acceptent de jouir sans retenue devant leur mari, mais nombreuses sont celles encore qui préfèrent que cela se passe dans une chambre à part. Culpabilité de montrer à leur mari, qui devient spectateur, à quel point l’orgasme d’une femme est puissant ? Je ne sais pas, mais cela leur permet de ne dire que ce qu’elles souhaitent, en évitant de trop parler des gestes de tendresses, des mots d’amour, des cris de jouissance...
    À chaque couple ses façons de faire et de trouver le bon équilibre.

  • Bonjour, moi c’est Nicole.
    Tant de culpabilités ? Pour moi cette culpabilité était avant que je ne cède a mon premier amant. Oui bien sur Jacques m’avais poussée vers les bras d’un autre homme. Oui Jacques m’assurais de son amour, et oui j’étais une femme comblée. Mais petit a petit a ce petit jeu "je ne te pousse pas, mais je comprendrais bien " finalement j’ai craquée. Craquée oui mais terriblement inquiète, coupable de faire un adultère. Et puis quand je me suis blottie dans les bras de mon amant, toute cette culpabilité a disparue. Je ne voulais plus qu’une chose : jouir dans les bras de mon amant. Quand je l’ai dis a Jacques , il m’a simplement repris dans ces bras, et nous avons refait l’amour, moi encore pleine du sperme de mon amant. Cette jouissance la fut encore meilleure, et depuis oui je suis devenue une femme dite "libérée"
    Nicole

  • Oui ! notre histoire ressemble de pres a la votre, cela apres 20 ans de vie commune et 3 enfants, j’etais fiere qu’elle etait toujours desirable, en plus cette rencontre l’encorageait a l’etre, soin de son corps, gym, se faire belle... La qualite que j’apprecie chez elle ; c’est sa franchise de me dire qu’elle joit mieux avec l’autre...

  • Nous étions libertins depuis quelques années avec des expériences réussies en couple avec couples. Dans mon entreprise, j’étais en contact fréquent avec un fournisseur, et doucement un feeling s’est crée entre nous, il me faisait une cour discrète, puis plus entreprenante.
    Un soir j’en ai fais part à mon mari que je plaisais à un homme (lui 45 ans, moi 28 ans) et que j’étais attirée par lui.
    Nous étions libertins et toujours ensemble, je ne voulais rien faire seule.
    J’ai avoué à mon mari que le soir après le bureau, il m’avait invitée dans un bar, qu’il m’avait fait du charme, et en me raccompagnant en voiture pratiquement en bas de chez nous, il m’avait embrassée...j’en avais envie aussi...il me proposait de se voir un soir pour une soirée restaurant à 2.
    C’est evident j’ai fait ce doux aveu à mon mari en s’embrassant, lui faisant de douces caresses coquines, il en a été excité doublement et m’a fait part qu’il était ok.
    J’ai accepté notre petite soirée restaurant, où j’ai passé un merveilleux moment a se connaitre, se découvrir, éprouver une attirance, une envie de goûter à de nouvelles émotions, ma 1ère vraie expérience seule avec un homme,( mon futur mari m’ayant connu à 18 ans, j’étais vierge).
    De retour dans sa voiture, nous sommes enlacés passionnément avec des baisers langoureux, échange de 1eres caresses, et il m’a proposé de continuer la soirée chez lui.
    J’ai passé des moments intenses dans ses bras me prenant et me reprenant, et moi à chaque fois avec des orgasmes de plaisir très forts, en même temps que j’étais complètement libérée pour répondre à ses attentes sexuelles.
    Il m’a ramenée chez moi à 4 H du matin, mon mari qui m’attendait, ne dormait pas bien sur, et il a voulu que je lui raconte en détail mon aventure.
    Je lui ai raconté dans le détail ma folle soirée, ce qui l’a beaucoup excité, il me posait maintes questions aussi, et je lui ai avoué que j’avais fait l’amour comme nous ne le faisions pas ensemble, des positions nouvelles, une virilité douce et virile aussi, bref un cocktail de plaisirs que je n’avais jamais découvert avec lui.
    A ma surprise il n’en n’a pas été jaloux, au contraire très excité par mes ressentis tant émotionnels que par la jouissance qu’un homme avait su me donner à plusieurs reprises.
    Il a été d’accord que je puisse le revoir ce que j’ai fais, le retrouvant pendant plus de 2 ans chez lui, profitant des déplacements professionnels de mon mari, et avec son accord à chaque fois.
    Toutefois pour cette 1ere expérience candauliste "Hors couple", j’étais excitée de lui raconter, j’étais aussi une femme comblée de plaisirs par un amant, je n’osais lui avouer que j’avais eu cette telle jouissance que je n’avais pas connu avec lui.
    Mesdames avez-vous déjà connu sentiments analogues ? Avez-vous tout dit ?
    Messieurs votre épouse vous a t’elle fait telle confidence ?
    .

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