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Positiver la fin d’une aventure candauliste

S’il est plus difficile d’être quitté par un complice, il n’est pas plus facile de cesser une relation de long terme avec une personne avec laquelle on a partagé de délicieux moments.

Il est bien évidant que pour un complice, être quitté par la partenaire d’un couple c’est souvent un moment bien plus brutal pour la personne quittée car c’est bien un non désir que cette personne doit accepter : Le non désir de l’autre. Il en est de même lorsque la partenaire d’un candauliste se voit éconduire par le complice du couple.

Les premiers temps d’une rupture avec un complice de longue date peuvent conduire un couple à douter de la suite à donner à ces pratiques candauliste. C’est une période qui fait l’objet d’une véritable blessure narcissique qui s’accompagne le plus souvent d’une baisse de l’estime de soi, il est donc naturelle de douter des choix que le couple à fait concernant cette pratique.

Comment dépasser les souffrances d’une rupture ?

Afin de traverser ces moments de vie le moins douloureusement possible il faut faire le deuil de la relation passée de façon "constructive" pour pouvoir envisager sur de nouvelles bases la relation qui se présentera dans l’avenir.

Après toute rupture, il est important de comprendre celle-ci nous donne l’occasion d’intégrer ce qu’elle a de bénéfique pour soi et pour son couple. Cela peut nous paraître difficile alors que nous vivons un moment terrible, mais finalement si l’autre est parti, si il a acté cela, il y a dans cette prise de décision un cadeau à découvrir ; mais comment faire pour découvrir ce que cette rupture nous apporte, alors que la souffrance est là ?

Rompre avec l’autre, c’est une occasion de mieux se connaître d’aller au plus profond de soi-même, de faire un travail sur soi, sur son couple sur les choix fait à deux.

Certaines s’apercevront alors qu’elles sont peut-être mieux en couple à la sexualité hétéronormée que de vivre des aventures compliquées avec un complice du couple. Parfois il peut nous arriver de faire du dénie, de ne pas admettre que la relation avait changé et qu’elle n’était plus aussi enrichissantes qu’au début.

Le moment de la rupture amoureuse est parfois un moment tellement douloureux que de toute façon l’individu va naturellement du côté des émotions et de l’intériorité, il a alors tout intérêt à travailler sur lui. Précisons qu’encore aujourd’hui peu de gens qui travaillent sur eux.

Comment conscientiser ses attentes relatives ?

Le plus souvent nous plongeons dans une relation suivie avec un complice ou la partenaire d’un couple candauliste car on est tombé sous le charme sans forcément savoir quel est le contrat.

Bien entendu précisons que l’on ne nous a rien appris là-dessus, nous sommes donc naturellement incompétents dans ce domaine. En tout état de cause nous ne tombons pas sous le charme par hasard.

Comment conscientiser l’aspect positif de la rupture

C’est au moment de la rupture qu’il est nécessaire de faire une forme de bilan introspectif. Pour conscientiser nos propres attentes il est nécessaire de faire un petit tableau afin de préparer la prochaine histoire.

Faites un plan en commençant par répondre aux questions suivantes :

- Qu’est-ce qui est essentiel pour moi dans une relation suivie avec des sentiments ?
Listez tout ce qui est essentiel pour vous dans une aventure de long terme avec un complice ou avec la partenaire d’un candauliste.

- Qu’est-ce qui était essentiel dans la relation vient de se terminer ?
Vous vous rendrez compte alors que sur les quatre ou cinq critères essentiels pour vous listés précédemment ne sont pas présent dans la relation qui vient de se terminer.

- Qu’est-ce que je ne veux définitivement plus dans une aventure candauliste suivie ?
Il y a des choses que l’on ne veut définitivement plus vivre dans une relation suivie. C’est parfois même les relations suivies elles-mêmes !

- Quelle serait pour moi le complice idéal ?
Quel serait pour moi le partenaire ou la complice idéale afin de vivre une aventure candauliste réussie et riches d’émotions, car finalement on le vaut bien !

Un conseil : Ne pas confondre solitude et l’isolement
Enfin il faut accepter d’être seul(e) et de s’accorder des moments d’isolement pour faire le point et être bien avec soi-même. Accepter de s’aimer soi-même sans avoir besoin du regard de l’autre, ce qui est peut-être la meilleure façon d’aimer l’autre après mais en mieux.

Quel est l’intérêt d’une conscientisation ?

Si vous réalisez cette conscientisation de vos attentes relationnelles, vous ne ferez pas de répétition de scénarios de vie comme le dit Jean Cottraux pour retomber finalement sur le même profil le complice de couple. Car finalement le problème vient parfois de nous-mêmes, car nous n’avons pas travaillé sur nous-mêmes et que l’on reproduit le même type de relations avec un autre complice.

Cette conscientisation des attentes relationnelles ne peut évidemment pas être réalisée au moment même de la rupture, elle nécessite un minimum de recul.

Pourquoi et comment être dans un esprit positif, lors d’une rupture ?

Rappelons que la meilleure manière de positiver une rupture est d’abord de l’accepter et d’en accueillir la tristesse qui en découle. Beaucoup de personnes lorsque qu’elles ont un chagrin d’amour essayent d’éviter de souffrir. Il me paraît au contraire nécessaire d’accepter sa tristesse pour plus rapidement sortir de cette souffrance.

Le deuil est une étape incontournable, il est dit parfois que le deuil d’une relation riche d’émotion et de sentiments dure 18 mois. Il est ainsi important de laisser du temps au temps. Il est bon de ne pas se retrouver trop seul, pour autant il est salutaire de s’accorder des moments d’introspection. Nous ne sommes libres que lorsque nous savons être seuls et être bien seuls.

Et si cela ne suffit pas ?

Une rupture avec un complice de long terme, peut parfois réveiller un sentiment d’abandon et rendre cette rupture encore plus douloureuse. C’est souvent une douleur qui vient de plus loin, de l’enfant intérieur blessé. .Il y a de petites astuces que nous dévoilait dans son journal Gustave Flaubert et qui disait : « les passions s’étiolent quand on les dépayse ».

Alors si vous êtes victime d’une dépression passionnelle, il est conseillé de dépayser sa passion, de voyager avec son conjoint, d’aller dans des endroits où vous n’aviez pas l’habitude d’aller avec ce complice. Faites des choses que vous ne faisiez pas avec cette personne, autrement dit changez vos habitudes !

Restez vigilant et actifs car il est possible de faire toute sa vie, une carrière reussie de victime. Si vous voulez vivre de nouvelles aventure dans votre vie, passez à de nouvelles modalités de rencontres.

Enfin pour redorer l’estime de soi-même il faut partir du constat suivant :
" effectivement il a cesser l’aventure, effectivement je l’ai perdu mais il ne m’a plus non plus. J’ai de la valeur nos rencontres lui apportait sans nul doute de belles choses et il ne m’a plus non plus "

C’est une pensée importante à conscientiser afin de rehausser l’estime que l’on a de soi-même, car quoi qu’on dise la personne quittée doit être certaine d’avoir une valeur.

Pour finir

La rupture avec un complice peut parfois être très douloureuse mais elle révèle le créateur ou la créatrice qui est en nous on a tous peu ou prou un côté poétique en nous au sens anthropologique du terme comme le dit Edgar Morin nous avons tous une part prosaïque et une part poétique en nous est donc parfois on peut se révéler être un auteur de témoignages magnifiques.

L’écriture dans ces moments là, devient cathartiques, comme une manière de positiver, de transformer cette souffrance à l’image de Musset qui disait : « rien ne nous rend plus grand, qu’une grande douleur ».

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