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Partager par les mots

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L’expérience du candaulisme favorise le partage, un partage réalisé en partie par la parole, il y a des mots qui trouvent leurs places dans un lit, et d’autres pas.

Vous pouvez faire le test : les mots n’ont pas la même valeur qu’on soit debout ou allongé. Le vocabulaire sur matelas utilise un champ lexical différent et délicat qu’on ne sait pas toujours manier avec dextérité.

L’époque a tendance à nous faire croire que tous les tabous sont tombés. Et même s’il peut sembler qu’un couple candauliste pratique plus facilement l’échange verbal.
Il n’empêche qu’au quotidien, le problème n’est pas forcément réglé alors qu’il s’agit de formuler un fantasme ou de s’exciter en s’essayant à l’injure, ce n’est pas gagner…

Il faut bien comprendre que souvent, dans les débuts de l’apprentissage de la communication libérée au sein d’un couple, un des deux partenaires peut facilement être bousculé par une phrase mal placée, un terme inapproprié qui renvoi celui-ci à une mauvaise expérience passée.

Certaines personnes peuvent se sentir mal à l’aise et parfois même bloquées par le fait de devoir parler. Par ailleurs, il n’y a aucune obligation de parole. La parole est un canal de communication majeur, certes, mais c’est loin d’être le seul, et bien heureusement d’ailleurs.

L’érotisme, c’est toujours une question de mots, d’images qu’on nomme dans sa tête.

La parole est une prise de risque totale qui ne marche que si on en a vraiment envie. Si ce n’est pas le cas, en général ça tombe à plat… Et la phase excitatoire peut très vite avoir du mal à démarrer. Le mot de travers peut vite devenir le mot de la fin.

1. Synchroniser les mots et les situations

Sentiments et sexe sont deux ingrédients pas toujours évidents à marier. Certains utilisent ces mots-là pour se rassurer. Mais le vocabulaire un peu primevère peut ressembler à une limite pour le partenaire qui le reçoit.

Il peut servir de barrière à ceux qui ont peur de trop se lâcher et de prononcer des mots plus violents. Ils se brident et répriment l’envie d’aller vers la transgression. Pourtant, parler d’amour ne relève pas forcément d’un registre fleur bleue. Tout dépend du ton et de la ponctuation.

Parfois, pour certaines partenaires, et ceci au moment de jouir, ont tendance à hurler un "je t’aime" digne de Lara Fabian, qu’elles ne pensent pas forcément mais c’est leur manière d’extérioriser une sensation violente et belle.

Dans ce cas-là, nous sommes plus proches du réflexe animal. Ce cri est fort et sain. Mais il vaut mieux remettre les choses à plat après l’acte, surtout quand il a lieu avec le tiers partenaire en présence de l’époux.

Parce que ce qu’on se dit au lit peut parfois sembler ambigu. Le tiers partenaire peut prendre cette déclaration au premier degré. Ce genre de mot peut ainsi alimenter les malentendus.

2. Doser la vulgarité des termes

Concernant le plaisir sexuelle, plus d’une fille sur deux avoue, parfois gênée, apprécier être insulté. A cela, rien d’extraordinaire. Au lit, chacun a envie de sortir de l’image qu’il donne à l’autre.

Une relation très complice ne prête pas forcément à des rapports sexuels très forts. La plupart des gens ont besoin, à un moment ou à un autre de casser les rôles, de mutuellement se surprendre. Dans le cadre d’un jeu de rôle, une femme pourra assumer d’être soumise ou directive.

Va pour l’injure transgressive, mais il faut qu’elle soit bien sentie. Cependant, si l’injure est appréciée cela ne se fait pas avec n’importe qui et pas n’importe comment.

Si à peine déshabillée, lors d’une première rencontre, votre partenaire est traitée de salope par votre complice ou par vous-même et qu’elle prend une claque sur les fesses (même si ce genre de choses peut parfois l’exciter), il se peut qu’elle ne soit pas disposée à rentrer dans votre jeu ce jour là.

Elle peut même en avoir presque les larmes aux yeux. C’est là qu’il faut savoir doser la vulgarité. Quand une relation est en train de se nouer, nous sommes tous très à l’affût de ce que l’autre pense de nous. Du coup, le « salope » dans ce cas précis sonne comme un jugement définitif. Les femmes veulent bien passer pour des garces, mais ponctuellement seulement.

3. Partager un plaisir par les mots

Certains candaulistes, lorsque leurs partenaires vivent une expérience en dehors de leur présence, exprime le besoin de partager cette aventure afin d’atteindre l’orgasme.

Il faut alors que leur partenaire leur raconte dans le détail l’aventure qu’elles viennent de vivre et le plaisir qu’elles y ont pris. C’est alors plus les mots et les gestes qui les accompagnent qui sont le ciment du partage de l’émotion que le récit d’une histoire.

Certains aiment les mots, pas les histoires et le contraste est encombrant. Quand le cadre de l’action de votre partenaire est décrit de façon trop épurée, il a tendance à empêcher l’autre à trouver son plaisir.

Chacun a une sensibilité différente. Il vaut mieux évaluer les dispositions de la personne avec qui on est. Amener un contexte par petites touches et attendre de voir si l’autre alimente cet imaginaire. Dans un couple, il peut y avoir celui qui aime raconter et celui qui aime écouter. Il faut que chacun trouve son rôle.

Par le partage et la parole, nous recherchons à deux ce moment de communion parfaite et nous essayons de s’y emmener l’un l’autre. Mais comment atteindre cette totale communion ?

Il y a des milliers de moyens pour apprendre à se cerner sexuellement. La parole n’est que l’un d’eux. Ceux qui emploient un vocabulaire un peu cru assouvissent un fantasme. Cette précision, livré de manière brute, accroît leur désir. C’est cependant un genre qui ne convient pas à tout le monde.

Au final, il ne s’agit pas tant des mots employés. Seuls, ils ne mènent nulle part. C’est plutôt une question de contexte et de sincérité. Et un mot dont on a vraiment envie n’est jamais tout à fait déplacé.

4. Guider vers le plaisir par les mots

Enfin, il y a aussi ceux qui parlent non de cul mais de sexualité. Ils ont un vocabulaire technique et quand ils discutent au lit, c’est à des fins utiles : augmenter leur plaisir.

Nous pouvons ainsi apprendre à nous guider mutuellement sur nos chemins vers le plaisir. Nous pouvons ainsi expliquer ce qui nous plaît et permettre à l’autre d’en faire de même.

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