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Wyylde La plus excitante des expériences de couple

Notre témoignage du candaulisme et du libertinage

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Ce texte est plus un témoignage qu’un histoire, que je souhaite faire partager à qui bon voudra le lire.

Pour commencer, nous sommes un couple âgé tous deux de 27 ans. Cinq ans et demi que l’on sort ensemble, et trois ans de vie commune, nous avons d’abord connu le début de n’importe quel couple. Des débuts fougueux, passionnés, on ne pouvait pas passer une heure séparés sans s’appeler, bref, les débuts quoi...

Puis des moments de crise, des séparations imminentes, et des réconciliations, avant de se mettre en ménage. Et surtout, une sexualité somme toute "normale", avec comportement fidèle, jalouisie et tout ce qui s’en suit.

Voilà un peu plus de deux ans, suite à une soirée bien arrosée lors d’un mariage ; un "trip", comme disent les djeuns nous a pris, et on s’est mit à délirer ensemble sur des descriptions sexuelles à plusieurs, puis d’imaginer l’autre faisant l’amour avec d’autres partenaires. Bref, un trip à la noix de deux personnes fines pleines suite à beaucoup d’absorption d’alcool.

Sauf que...suite à ce délire, nous avons fait sauvagement l’amour. Et le lendemain, en dehors du mal de cheveux et de la gueule de bois qui martyisait notre tête, nous nous sommes rendus compte que nous étions très excité de cette idée de fantasme, y compris à jeun.

Nous avons alors réfléchit plus sérieusement au milieu libertin,milieu que nous ne connaissions absolument pas, voir même auquel nous n’avions absolument pas pensé jusqu’alors.

Nous avons alors commencé à nous rendre en club, juste pour voir au début, jusqu’à ce que l’idée fasse son chemin, et que nous libertinions pour la première fois lors d’une soirée très chaude et mémorable.

La première fois a été très...étrange. En fait, j’étais plus déboussolé de voir Déborah, ma compagne, qu’autre chose de la voir se faire prendre par un autre. Un mélange d’excitation extrême, mais aussi de jalousie. Le jour ou le fantasme est devenu pour la première fois réalité a été finalement pénible à vivre, plus que je ne le pensais. La "violence" du spectacle ne me faisait cependant pas oublier à quel point j’ai été extrêmement excité de voir ma chérie avoir un rapport avec un autre, de l’observer sous tous les angles.

Nous primes l’initiative de retenter l’expérience, et ma jalousie s’évacua au fur et à mesure des rencontres. A cette période, nous pratiquions l’échangisme avec d’autres couples. Ces moments de partage, je les vivais assez mal. C’est bien simple, certes, j’étais assez stressé. Mais je n’ai réussi qu’une seule fois en une dizaine de rencontre à avoir une érection complète. A chaque fois, je me trouvais des excuses : surement le stress, la fatigue, le surmenage, ou que sais-je. Il n’y a eu que lors de la dernière rencontre qu’un déclic s’est produit. C’est bien simple, je n’étais jamais tombé sur une femme aussi entreprenante, gentille, compréhensive, et s’y prenant aussi bien, hormis bien sur ma chère et tendre. Et pourtant, encore une fois, érection impossible au moment de se lancer. Et les choses parurent si évidentes au moment "d’y aller" avec madame ce soir là : elle avait beau avoir toutes les qualités que j’ai précité, elle n’était tout simplement pas Déborah. Je ne pouvais pas, et même ne souhaitais pas faire l’amour avec une autre femme qu’elle. Chaque fois, mon inconscient me l’empêchait.

A l’inverse, mes plus grands moments de plaisir étaient lorsque Déborah se lâchait, suçait, lèchait, ou faisait l’amour avec un autre. Je me délectais de regarder celà.

Je décidai alors, avec elle, de ne plus pratiquer que des plans à 3 ou candaulistes. Déborah fut sceptique au départ. Maintenant, vous lui poseriez la question, elle n’hésiterait pas une demi-seconde sur ses préférences entre nos débuts libertins échangistes et maintenant.

Et c’est là ou mon témoignage commence à devenir vraiment intéressant. A ce jour, nous ne vivons pas pour le libertinage, et a fortiori pour le candaulisme. Pour autant, nous avons vécu des moments absolument délicieux. Nous pratiquons le candaulisme actif (lorsque le "cocu" est présent), et nous venons de tester le candaulisme passif (les amants se retrouvent seuls, et le cocufié imagine). Mais aussi curieusement que cela puisse paraitre, cela reste une parenthèse dans notre vie, et surtout notre sexualité.

Je veux dire par là qu’en dehors de ces moments étonnants, compte tenu de la sexualité considéré comme "normale", nous sommes un couple "normal" également. Nous avons récemment fait le constat même qu’en dehors des soirées libertines, il nous arrive même d’être jaloux. Est ce justement une réaction normale, surtout avec notre sexualité débridée ? Quelques exemples me viennent en tête, ou justement, je m’entends bien avec une collègue de travail, sans pour autant qu’il n’y ait aucune ambiguité. Déborah m’a récemment reproché d’être un peu trop proche d’elle. A l’inverse, je sais qu’un collègue de travail à elle lui tourne autour, même s’il lui déplait et que je sais qu’il n’est pas du tout son style, je ne peux pas m’empêcher d’avoir l’estomac noué quand je sais qu’elle le voit.

Nous nous sommes interdit toute relation amoureuse et sentimentale, les aventures que l’on vit restent à ce jour uniquement sexuels, et ce, même si nous avons quelques habitués. Les choses sont claires et cadrées entre nous : l’un ou l’autre peut décider, n’importe quand et unilatéralement de mettre fin au libertinage, sans que l’autre ne puisse remettre cela en question. Est ce justement cette vision des choses qui nous pousse à ouvrir une parenthèse sexuelle lors d’une soirée coquine, et de la refermer pour redevenir un couple "normal" avec les mêmes jalousies que n’importe quel autre couple non libertin aurait.

Bien sur, nous nous révélons souvent nos fantasme, sur des gens croisés dans la rue, et ça nous plait de se partager ses confidences. Mais l’idée que cela se concrétise dans le dos de l’autre, voir même sans l’accord préalable, voir même positionné dans un certain cadre prévu par les deux conjointement nous provoque des crises de jalousie aussi étonnante qu’inexplicable alors que nous libertinons depuis plus de 18 mois (candauliste depuis 6).

Je ne tire aucune théorie, ni aucune conclusion. Je pense que chacun doit mener sa sexualité comme il l’entend pour trouver l’osmose qu’il lui convient. Mais je continue à trouver notre façon de concevoir les chose atypiques...et y compris dans la milieu libertin.

C’est notre témoignage en tout cas.

Déborah et David

7 Commentaires

  • bravo pour ce texte bien ecrit et qui reflète bien ce que peut etre le candaulisme bien compris et bien vécu

  • Je suis très content que le sens de ce texte ait pu être saisi.

    Celui ci était de signifier que le libertinage est un mode de vie, mais qui n’est pas incompatible et n’exclut pas aussi la vie de tout à chacun. Oui, on peut avoir participé à un plan à trois le samedi matin, et pour autant assister à la réunion du lundi matin au boulot, de gueuler quand on reçoit un lochon parce qu’on s’est fait tauper au radar, de payer ses factures, et même d’organiser des repas de famille avec la belle mère ^^.

    Plus sérieusement, je suis assez d’accord que le libertinage est avant tout un mode de vie qui se partage. Et comme tout partage, toute relation, c’est entretenu par des êtres humains. Et donc, qu’il y a du psychologique et du ressenti dedans.

    Le libertinage est une aventure humaine, mais dont le seul but est de nous divertir, et non de devenir une corvée. Enchainer les soirées coquines, sans ne plus savoir pourquoi, serait je pense une erreur pour nous. Ne pas oublier que le candaulisme est un moyen, et non une fin, pour nous permettre de diversifier notre sexualité, de lui apporter une valeur ajoutée, et non de se diluer au point de nous oublier nous même.

    Bref, en somme, je conclus sur le fait qu’il y a deux extrêmes qui existent, et qu’il vaut mieux éviter. Les couples s’enfermant dans une routine ont le risque que cette routine devienne un ennui, qui peut aboutir sur une lassitude, et des tentations de tromper, mais pas dans un but de jeu, ce qui peut anéantir le couple. Le libertinage est une (et non LA) solution pour l’éviter. A l’inverse, tomber dans le panneau de considérer le libertinage comme le seul but peut être une erreur. Comme n’importe quel plaisir, je pense qu’il ne faut juste pas en abuser, sinon on en a plus (mangez tous les jours votre plat préféré, vous en serez écoeuré).

  • Encore un texte très intéressant, plein de remarques pertinentes et qui dit bien que rien n’est aussi simple dans la réalité que dans le fantasme et que se définir en tant qu’être humain à partir de ses parenthèses sexuelles, c’est un peu court. D’accord avec Amon. On a tout intérêt à cerner au plus près les réalités psychologiques sinon on tombe dans l’addiction sans aucun recul et je ne crois pas qu’un couple qui vive cela au premier degré puisse se respecter et s’aimer très longtemps. Alors qu’avec un peu de second degré, de sens du jeu et beaucoup d’humour on peut toucher des sommets dans le plaisir, sans autre limite dans le temps que celle du désir et du partage. Et que le moment venu la lassitude s’applique au jeu et non à l’autre.

  • Et jacherino qui répond encore a côté ;) il faudrait que tu arrêtes d’essayer de trouver un sens caché aux articles des gens. Parfois quand une personne dit "table" elle parle bien d’une table et pas d’une chaise.

    Sinon je trouve votre texte très réaliste. On a libertiné un peu fut un temps et ça ne nous empêchait pas d’être jaloux en certaines situations.

    En revanche vous avez du courage. Car j’aurais pas insiste autant que vous si j’avais mal vécu les séances de libertinage !

    Cela fait plaisir de voir un texte aussi "humain". Je trouve que les commentaires des gens ici prônent le candaulisme a outrance (pas tous) et ne comprennent pas que le candaulisme (et toute autre forme de sexualité) n’est qu’une parenthèse de vie et non un mode de vie et qu’on a rien a gagner a essayer de rallier des gens "a notre cause".

    Enfin bref. Merci pour votre message qui montre que les candaulistes peuvent être des personnes comme les autres avec les sentiments de monsieur tout le monde. :)

  • Bonjour Pitchounet25
    Je trouve que ça a du sens ce que vous vivez. Et je trouve ça logique que vous puissiez ressentir de la jalousie dans votre vie quotidienne.

    Je pense que c’est sain de pouvoir considérer le libertinage (quelle qu’en soit sa forme) comme une parenthèse dans la vie du couple. Ce n’est pas un point central de vos vies, mais un élément qui enrichit votre relation.

    Et si vous fonctionnez avec ce système de "parenthèses", pourquoi ne pourriez-vous pas éprouver de la jalousie dans la vie de tous les jours ? En partant du principe que le libertinage ne vous influence pas au quotidien, et que vous vivez une vie de couple "classique"... je trouve ça juste logique ! Quel couple "classique" n’éprouve jamais de jalousie ?

    De toute manière, même les libertins aguerris peuvent éprouver de la jalousie. C’est juste un sentiment humain, et vous êtes des êtres humains, tout simplement :-)

  • Non, nous ne demandons absolument rien, nous avons seulement souhaité témoigné notre vision des choses.

    Le candaulisme est un plus, un complément, mais n’est pas l’essentiel de notre sexualité, ce qui est encore plus étrange c’est qu’une fois la parenthèse de la soirée fermée, nous redevenons un couple "normal", et c’est cet état de fait qui nous a paru étonnant. Le plus étonnant étant qu’en dehors de ces soirées coquines, nous sommes même capable d’être jaloux de personnes de notre entourage si l’on sait qu’il y a "risque" de passage à l’acte sans l’assentiment préalable de l’autre.

    Et c’est ce que nous souhaitions partager.

  • Ah, voilà quelque chose où il y a matière !
    De même qu’il existe des couples ou personnes qui ne vivent ou n’existent que dans le libertinage, d’autres peuvent le vivre comme un complément, un plus ou une fenêtre qui ouvre vers de nouveaux horizons, mais que l’on peut refermer pour mieux vivre entre soi.
    que se soit cadré, c’est votre mode de vie, d’échange et d’organisation.
    La chose qui m’étonne dans votre témoignage, c’est que vous semblez demander l’assentiment des membres de ce sites, alors que vous semblez vivre cela parfaitement.

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