Accueil > Témoigner le candaulisme >Partager son expérience >

Notre cheminement vers la candaulisme

! Signaler un contenu abusif

Chers amis candaulistes

Inscrits depuis fort peu de temps sur ce site, nous l’apprécions grandement au point de vouloir dès à présent y apporter notre modeste contribution. Pour cette toute première participation, sans doute serons-nous un peu maladroits pour nous exprimer aussi demanderons-nous aux lecteurs de nous accorder toute leur indulgence. N’ayant toutefois jusqu’à ce jour pas véritablement d’éléments de comparaison car ces choses restent en principe secrètes, nous craignons que ce cheminement ne soit finalement assez banal mais voilà ; c’est le nôtre !

Cette première prise de contact avec la collectivité de Candaulisme. Com n’aura d’autre prétention que de nous présenter quelque peu en décrivant le parcours que nous avons suivi pour en arriver au candaulisme tel que nous le vivons depuis déjà de longues années. Nous avons pu constater en effet en parcourant sommairement le site, que fort nombreux sont ceux qui rêvent de pouvoir se lancer dans ces pratiques si singulières il est vrai mais hélas sans y parvenir. Nous avons décidé de faire part ici de notre modeste expérience. Si elle devait inspirer et peut-être servir ne serait-ce qu’à un seul de ces lecteurs ou pourquoi pas de ces lectrices, alors peut-être pourrions-nous considérer avoir réussi le premier degré de notre examen d’entrée dans la communauté.

Nous espérons qu’il se trouvera quelques lecteurs ou lectrices qui sait pour nous apporter leurs soutiens en même temps que leurs encouragements et par la même occasion l’échange et la comparaison des idées. De même sommes-nous ouverts au dialogue direct bien entendu.

Le contexte d’abord

Nous sommes mariés depuis bientôt 43 ans. 43 longues mais aussi bien courtes années tant elles se seront si vite écoulées. 43 années auxquelles il convient de rajouter une période probatoire de 4 ans nous ayant permis de voir dans quelle mesure nos tempéraments comme nos dispositions naturelles respectives pouvaient être compatibles. Au fond un peu comme un cdd avant l’heure. En fait, sans nous en rendre véritablement compte, nous approchons le 1/2 siècle de vie commune puisque cela fait désormais 47 ans que nous nous aimons.

Et oui, 47 ans déjà que nous nous sommes rencontrés pour la première fois et 43 donc que comme beaucoup nous nous sommes promis assistance et fidélité ! Bien sûr ce fut là un pieux mensonge finalement mais, nous ne pouvions pas savoir ce que la vie nous réservait !

Depuis cette promesse si souvent bafouée du moins en ce qui concerne la fidélité, après un grand bond dans le temps, nous voilà désormais grands parents gâteaux, mais pas gâteux pour autant ; du moins l’espérons-nous ! Pour mon épouse, il n’y a aucun doute à avoir à ce sujet. Outre les friandises qu’elle prodigue avec amour à nos 5 petits-enfants, ces derniers l’ont surnommée ‘’Mamie Terrible’’ c’est tout dire ! Pour ma part confirmant en quelque sorte ainsi son surnom, j’ai pour habitude de dire à son sujet que si notre maison venait hélas à s’écrouler, il n’y aurait que fort peu de risque pour qu’elle ne s’y trouve ensevelie. Elle est en effet toujours par monts et par vaux à courir après ceci ou cela ou encore avec les copines. Ah les copines ! C ’est quelque chose les copines, mais alors, me direz-vous, et les copains dans tout ça ?

A 65 ans pour madame et bientôt 68 ans pour moi, nous demeurons ouverts sous certaines conditions bien sûr aux choses du sexe madame étant d’ailleurs quant à elle encore singulièrement gourmande. Disons pudiquement que c’est toujours un sacré tempérament. Il me faut admettre que mes performances personnelles sont désormais mises à rude épreuve je le confesse au point de n’être plus véritablement à la hauteur d’un tel appétit. Par ailleurs, nos attentes, nos envies et bien sûr nos pratiques ne sont plus exactement les mêmes que lors de nos premières étreintes ou encore de nos premiers pas en direction de l’anticonformisme sexuel. Tout cela évolue grandement avec le temps et, le cérébral pourtant déjà très présent tout au long de notre vie s’avère sans cesse de plus en plus important dans nos relations intimes. Mais revenons à nos débuts précisément.

Nous nous sommes ouverts assez tôt au libertinage et aux pratiques non conformistes. Il faut dire que dès avant notre mariage, nous avions déjà une conception assez accommodante quant à la fidélité. Sans doute faut-il voir en cela un terreau fertile et propice au libertinage. Alors que chacun de nous avions déjà connu ici et là bon nombre d’aventures, à peine avions-nous la trentaine lorsque nous nous sommes véritablement lancés dans l’aventure du libertinage à grande échelle oserai-je dire. Cela fait donc 37 ans et oui, presque 40 ans que nous nous livrons à ces jeux de sulfureuse réputation bien que par ailleurs si agréables pour celles et ceux qui ont su s’y ouvrir harmonieusement. Alors bien sûr j’entends déjà quelques-uns se dire :

-Et bien ils ont du s’en payer ces deux là !

Et oui en effet, nous nous en sommes payé comme on dit ! Ceci dit, bien que libertins convaincus depuis tout ce temps, nous sommes cependant restés des consommateurs plutôt opportunistes nous astreignant même parfois à d’assez longues périodes d’abstinence bien que n’hésitant pas non plus à provoquer les opportunités par différents moyens lorsque les envies se faisaient trop fortes. Sans doute qu’en de telles périodes de carême n’avions-nous pas de partenaire jugé convenable sous la main mais plus surement, nos escapades précédentes ne nous avaient-elles regonflés à bloc et de ce fait, avions-nous bien assez à faire entre nous. D’autres périodes furent au contraire singulièrement prolifiques, épuisantes même, mais, allez donc savoir pourquoi ? Question d’hormones et de libido sans doute ! Toujours est-il que depuis tout ce temps, nous avons bien entendu pu vivre bon nombre d’aventures et d’expériences aussi diverses que variées. Nous ne manquerions sans doute pas de munitions si nous devions nous raconter bien davantage encore. Mais peut-être serons-nous amenés à révéler quelques-unes de nos escapades au travers des pages de candaulisme.com si d’aventure nos récits sont amenés à plaire. Mais nous n’en sommes pas encore là !

Alors certes ce parcours si mouvementé il est vrai ne fait pas pour autant de nous des orfèvres en la matière ni même des inconditionnels de ces pratiques. Ne voulant surtout pas banaliser nos aventures, nous avons surtout essayé et semble t’il dans l’ensemble assez bien réussi à leur conserver un certain éclat. Ce faisant au moins auront-elles considérablement participé à agrémenter et à dynamiser notre vie. Plutôt que de prétendre les ériger en mode de vie ce que par ailleurs nous pouvons fort bien comprendre, préférant leur donner un côté ludique nous considérons ces pratiques comme autant de parenthèses ou d’agréables divertissements devant ensoleiller la grisaille quotidienne. Nous accordons néanmoins une réelle importance à ces pratiques si singulières au point d’ailleurs de reconnaître qu’elles auront incontestablement conditionné notre vie entière. En cela, compte tenu de ma libido mais aussi et sans doute surtout de l’éclectisme sexuel de madame, sans doute aurons-nous réussi à échapper à la banalité mais également à la morosité qui détruit bien trop de couples.

Il fut rapidement essentiel et même capital pour moi que mon épouse put affirmer pleinement son indépendance sexuelle comme en tout autre domaine d’ailleurs et qu’elle put donc vivre ses envies comme elle pouvait le souhaiter. En même temps qu’une grande complicité, nous avons essayé de conserver à ces pratiques une certaine forme d’élégance et de subtilité. Peut-être cela paraîtra t’il prétentieux à quelques-uns mais, outre la sérénité bien sûr nécessaire, nous avons voulu vivre ces pratiques anticonformistes avec une certaine ‘’ hauteur de vue ‘’ et sans tomber dans le vulgaire même si parfois les situations rencontrées furent singulièrement osées. Bien souvent nous avons grandement mis à mal la décence et la morale mais aussi les convenances habituelles. Que dire également de la rigueur de nos éducations respectives ; oubliée, envolée, volatilisée... Nous n’étions alors qu’au milieu des années 70 et de tels comportements n’étaient encore pas si fréquents. Pour la petite histoire, comble de l’ironie, mon épouse a pour sa part été élevée en milieu éducatif religieux comme quoi rien n’est irrémédiable et tout espoir n’est donc jamais perdu !

Inutile de préciser je pense qu’à l’époque ce fût à mon initiative que nous nous sommes engagés dans cet univers inconnu et un peu glauque il est vrai. Du moins était-ce ce que nous pensions alors car en réalité, nous y avons côtoyé beaucoup de gens très bien. Sans doute plus d’ailleurs que dans bien d’autres tranches de la société. Toujours est-il que je n’eus pas à faire preuve d’une très grande persuasion envers mon épouse pour la convaincre. Après nos premières années de mariage, nous nous sommes rendus à une évidence. Nous étions l’un et l’autre complètement ‘’ bouffés et submergés ’’ par nos activités professionnelles ainsi que par les soucis que nous avions ‘’ de réussir ‘’. La réussite sociale : voilà bien là encore une des raisons qui occasionnent quantité d’échecs au sein de nombreux couples n’ayant pas su faire la part des choses. Il était évident après nos 5 ou 6 premières années de mariage passées à bien nous installer dans la vie et à faire un premier enfant que nous avions grandement besoin l’un et l’autre de respirer un peu mais aussi, le naturel reprenant le dessus, d’élargir notre horizon sexuel.

Nature et tempérament aidant, mon épouse y était donc assez bien disposée. Nous en parlions ensemble depuis quelques temps déjà sur l’oreiller au point même en ce qui la concerne d’avoir sérieusement envisagé et même abordé quelques flirts plus ou moins poussés avec un collègue de travail lequel bien involontairement d’ailleurs joua un rôle déterminant quelque temps plus tard. Sans doute reparlerons nous un jour de lui ici même. Lorsque nous parlions ensemble de tout cela parce que bien entendu de cela aussi nous parlions, nous fantasmions sur des situations aussi invraisemblables qu’irréalisables. La suite des événements devait au fil du temps nous démontrer que ces situations pour invraisemblables qu’elles puissent alors nous paraître n’étaient en fait pas si irréalisables que nous ne le pensions alors ! De tous nos jeux coquins, ce fut même l’un des premiers enseignements que nous allions tirer. En matière de sexe, dès lors bien entendu que cela est souhaité par les différents acteurs et partenaires, il n’y a en effet que fort peu de choses qui ne soient pas réalisables. Ce n’est au fond qu’une question de volonté d’abord, d’acteurs et de circonstances ensuite et enfin d’ambiance. Lorsque ces éléments se conjuguent positivement, tout peut dès lors arriver et même très vite !

Donc mon épouse voulait bien tenter l’expérience. Il nous fallait néanmoins trouver les partenaires ce qui, inconscients que nous étions ne nous semblait alors pas si difficile mais que par la suite nous comprendrions en réalité que ce n’est pas aussi aisé que nous pouvions alors le croire. Il nous sembla également qu’il fut nécessaire tout de même de convenir entre nous d’une forme de charte que nous nous imposerions et qui au fond, dans une forme de jeu coquin, augmenterait encore nos sensations. Nous avons cru bon en effet et bien nous en a pris de déterminer des règles devant régir nos comportements respectifs. Après concertations et mise au point, ces règles furent assez simples. Nous nous autoriserions pour ainsi dire tout à la condition expresse toutefois que nous ne nous cachions rien. Non seulement cela n’était pas une contrainte pour nous mais bien contraire cela allait en fait encore accroître et dynamiser nos relations au sein même du couple en les rendant dès lors accessibles à l’autre ainsi nous nous offririons nos plaisirs respectifs dans une sorte de communion intime. Nous avons donc convenu que quoi et avec n’importe qui que nous le fassions, cela se ferait ouvertement, en toute transparence entre nous et donc en toute quiétude. La règle étant fort simple, elle fût d’autant plus facile à respecter et elle eut en outre l’immense avantage de nous éviter de nous mentir puisque nous avions l’absolution et le consentement préalable de l’autre. Ce faisant, sans même nous en rendre compte, nous posions déjà ainsi les premières pierres devant nous conduire au candaulisme lequel rappelons tout de même, nous était alors tout simplement inconnu à l’époque. Comme quoi nous portions naturellement en nous les germes de cette pratique si singulière.

Aujourd’hui nous sommes absolument convaincus que sans cette entente un peu perverse il est vrai, compte tenu de nos tempéraments respectifs, nous aurions comme qu’il en soit l’un et l’autre mis de sérieux coup de canif au contrat de mariage. En fait, notre couple ne serait sans doute plus d’actualité. Alors certes comme dans la plupart des couples tout ne fut pas parfait pour autant et il y eut bien ici ou là quelques tiraillements parfois même quelques pointes de jalousies mais au final, rien de réellement important et tout fut toujours assez vite réglé. Si après 43 ans de mariage nous en sommes encore à persévérer dans cette voie et à être encore ouverts à de tels amusements, alors c’est que nous avions choisi la bonne direction.

Mais comment diable avons-nous débuté. Nous avons démarré dans ces disciplines sportives par un échangisme que désormais nous pourrions presque qualifier de bon ton tant avec le recul du temps il nous paraît banal voire même bien innocent et ce bien que le couple avec lequel nous avons découvert ces jeux interdits lui par contre banal ne l’était pas du tout. Ne trouvant en effet pas de couple de nos âges pour nous lancer dans cette aventure, ce sont les circonstances qui nous les ont en quelque sorte imposés ou plutôt nous les ont offerts. A 10 ans près, ils avaient presque l’âge que nous accusons nous-mêmes aujourd’hui. Alors que nous avions 28 et 31 ans, nos initiateurs avaient quant à eux 55 et 59. Ils étaient rien moins qu’en âge d’être nos parents... Avouons que pour une première, la situation n’était donc pas anodine. En guidant nos premiers pas, ces gens nous ont véritablement assisté, parrainé nous évitant dès lors bien des faux pas. C’est bien sûr grâce à eux si nous avons eu accès à ce monde si particulier de l’échangisme et plus largement du libertinage. Sur Lyon et sa région, que je sache, il n’y avait alors pas de club ni d’établissement proposant ouvertement de tels "services" comme c’est bien sûr le cas désormais. Tout juste se parlait-il de clubs privés ici ou là de même que quelques revues spécialisées circulaient-elles sous le manteau et dans le plus grand secret. Je me souviens du nom de l’une d’elles. Liaisons Sud. Il y eu ensuite Loisirs 2000 qui je crois existe encore avec même une version sur le net. Rappelons à ce stade la nature du tempérament Lyonnais qui est et ce n’est pas seulement une réputation extrêmement froid et fermé voire même hermétique pour celles et ceux qui ne sont pas invités. Bien sûr à l’époque, pas de contact internet quant au minitel il n’arriva qu’en 1990 soit pour nous, une bonne dizaine d’année plus tard. C’était la préhistoire en quelque sorte. Rien ne filtrait ou si peu !

Toujours sous la houlette de nos initiateurs, beaucoup plus trivialement mais aussi très naturellement, nous avons ensuite graduellement évolué vers le triolisme lequel nous aura après moult péripéties irrémédiablement et non moins naturellement à son tour conduit au candaulisme. En fait, partant de l’échangisme, il nous aura fallu environ 6 ans pour en arriver au véritable candaulisme. Je dis véritable car selon moi, il y des ersatz, de pseudos candaulistes mais, cela mériterait une contribution entièrement consacrée au sujet tant il y aurait à dire ! Peut-être un jour sait-on jamais.

J’en conviens volontiers, le candaulisme fût alors pour moi une véritable révélation et, n’ayons pas peur des mots, cela changea profondément ma sexualité voire même notre sexualité. Pour autant, nous n’avions toutefois pas renoncé à l’échangisme pas plus qu’au triolisme découvrant même d’autres horizons bien plus sulfureux toujours guidés que nous étions par nos éducateurs. Ce n’est que bien plus tard que nous avons reconsidéré ses diverses pratiques. Mais au fond, érotisme, exhibitionnisme, voyeurisme, échangisme, triolisme, candaulisme et encore tant d’autres pratiques libertines se terminant en isme, tout cela est tout de même très proche et même bien souvent ces pratiques sont interdépendantes entre elles. Dans notre cas, elles furent surtout la consécration d’une réelle complicité entre deux êtres au sein d’un même couple et ce dans une totale communion qui fit cette réussite. Par expérience, il nous apparaît qu’il soit extrêmement rare de pouvoir se dire candauliste sans être au préalable passé par un libertinage disons ’classique comme l’échangisme ou le triolisme. Le candaulisme est selon nous davantage un aboutissement plutôt qu’un début même s’il sera bien entendu toujours possible de trouver des personnes qui de bonne fois d’ailleurs penserons et nous prouverons même l’inverse.

Nous estimons pour notre part que c’est l’échangisme qui offre le plus de facilité pour se lancer dans le grand bain du libertinage ne serait-ce que par les variantes qu’il offre. Voyeurisme, triolisme, saphisme, bisexualité etc etc… Mais là encore il faudrait selon nous consacrer une longue contribution voire plusieurs à ce seul sujet pour en débattre utilement. Alors bien sûr tout cela n’est que notre point de vue et nous convenons fort bien que la vérité des uns ne soit pas forcément celle des autres. Ne serait-ce d’ailleurs pas en partie ce qui rend la vie si attrayante, si piquante même parfois. Car au fond, en matière de sexualité, nous n’avons bien que la vie précisément que nous voulons bien nous offrir. Inutile de dire que pour notre part, si nous pouvions recommencer, c’est les yeux fermés que nous repartirions pour un tour du manège enchanté. Simplement souhaiterions-nous qu’il ne tourne encore plus vite et qu’il ne grimpe encore bien plus haut que celui pourtant sublime qu’hélas nous allons devoir quitter un jour. Mais continuons nos tribulations.

Prenant de l’assurance et sans doute aussi de l’appétit, madame put évoluer à sa guise et dans la plus totale indépendance dès lors bien entendu que notre charte était respectée. Que ce soit en duo en trio ou encore d’autres compositions répondant à ses envies et à ses humeurs du moment, elle put saisir les opportunités qui pouvaient se présenter à elle. Elle en eut d’ailleurs un certain nombre il faut le reconnaître et ce pour mon plus grand bonheur oserai-je avouer. A ce sujet, c’est fou de constater à quel point une femme ouverte au libertinage peut voir comme opportunités se présenter à elle. A croire que nous autres les hommes, nous ne pensons qu’à cela. C’est absolument stupéfiant ! Ce fut une période absolument divine, délirante parfois même durant laquelle mon épouse croqua la vie à pleines dents et m’en fit profiter de la plus belle des façons. Nous faisions souvent des paris complètement insensés que bien sûr elle gagnait généralement haut la main. Mais au fond, intérieurement c’était bien ce que j’attendais ! Cela me coûta fort cher parfois en restaurants, en bijoux, en vêtements ou encore en voyages ou que sais-le encore. Mais nous étions fabuleusement amoureux l’un de l’autre et au fond, le monde ne nous appartenait-il pas. Nous pouvions tout nous permettre même les pires folies, les pires excentricités ! Ensemble, nous avons vécus des épisodes absolument délicieux, délirants même. Il faudra bien que nous en révélions quelques uns ici même.

Mais faisons un nouvel aller-retour dans le temps et revenons à l’époque actuelle. Aujourd’hui et depuis longtemps déjà, j’’aime en effet ‘’ confier ou prêter ‘’ mon épouse à un partenaire intrépide, imaginatif et généreux qui saura lui offrir de somptueuses jouissances mais aussi bien sûr prendre lui-même avec elle beaucoup de plaisir car bien entendu il faut qu’il y trouve son compte lui aussi. Depuis bien longtemps déjà, j’ai fait miens les plaisirs de mon épouse et, désormais mon plaisir personnel passe obligatoirement par le sien. A peine sera t’elle de retour de ses vagabondages généralement nocturnes ( question d’ambiance selon nous ) qu’elle pourra alors me décrire en détail ce qu’elle et son partenaire auront fait ensemble. Comment il l’aura prise par exemple ou encore ce qu’elle-même lui aura accordé et, ayant pris grand soins d’en conserver quelques preuves, qu’elle que soit l’heure de son retour à mes côtés parfois au petit matin seulement , elle me fera alors constater la réalité des ébats qu’elle vient tout juste d’avoir. Outre que ce sont là autant de preuves de notre amour mais aussi de superbes souvenirs, c’est pour nous l’assurance de merveilleuses et folles étreintes.

Jamais je n’aime autant mon épouse qu’en de tels instants et à chaque fois je la retrouve avec un bonheur toujours renouvelé, toujours plus intense. Je sais que partageant eux-mêmes de tels sentiments, de très nombreux lecteurs de ce site comprendront parfaitement ce que je peux alors éprouver.

Voilà donc brièvement résumé le cheminement qu’avec mon épouse nous suivons depuis près de 40 ans et qui fit d’elle une femme totalement épanouie, libre et heureuse mais en même temps de moi un candauliste totalement convaincu. Comme je l’ai dit en préambule, je sais que fort nombreux sont les couples qui aimeraient franchir toutes les étapes devant les conduire à une telle félicité mais hélas pour eux sans avoir jamais trouvé le chemin pouvant les y mener. Je les plains très sincèrement car leur vie en eut été assurément très différente et, ô combien plus riche émotionnellement. Cependant et c’est bien connu, il n’est jamais trop tard pour bien faire.

C’est sur cette parole d’espoir que je terminerai ce déjà très long message. J’espère que ceux qui me lirons ne le trouverons pas trop rébarbatif. Ceci dit, dans le but de toujours nous améliorer, nous acceptons par avance toutes les remarques qui pourraient nous être faites dès lors bien entendu qu’elles sont adressées dans un esprit constructif et positif et bien sûr qu’elles demeurent courtoises. Dans le cas inverses, nous les ignorerons tout simplement.

En guise de conclusion, nous donnerons simplement notre recette du candaulisme.

Les ingrédients de base d’abord : 1/4 de dialogue, 1/4 de confiance, 1/4 de générosité et enfin 1/4 de complicité. Sans ordre établi mettre le tout dans une grande marmite en cuivre de préférence remplie d’eau d’amour puis remuer longuement. Faire chauffer doucement puis laissez mariner le temps qu’il faudra... Surveillez car très curieusement, comme pour les confitures, cela peut parfois prendre et même attacher très vite alors que dans certains cas, il pourra falloir parfois plus longtemps. Dans les cas extrêmes, laissez mijoter à feu très très doux, remuez de temps à autre et patientez. Patientez même très longuement s’il le faut.

Lorsque la potion sera prise, filtrez lentement avec un linge très fin. Un voile de mariée conviendrait très bien. Laissez reposer quelques temps sans brusquer les choses. Surveillez toutefois que cela ne retombe pas. Si tel était le cas, remettre à feu doux. Gouttez en cours de cuisson mais seulement du bout des lèvres afin de ne pas vous brûler d’abord mais aussi pour vous rendre compte si vous aimez car, curieusement après avoir tant salivé, certains n’apprécient pas vraiment. N’insistez pas si tel devait être votre cas. Il est vrai que le goût est très particulier voire même surprenant surtout au début. Un peu d’amertume voire de dépit peuvent en effet apparaître, quelque fois même une pointe de jalousie pourra se manifester. Si ces arrières goûts persistent, méfiez-vous en car il ne faut surtout que les laisser prendre le dessus au risque de tourner au vinaigre ! Ces goûts suspects doivent absolument disparaître rapidement pour laisser place à des saveurs certes complexes au début et difficiles à cerner mais absolument délicieuses ensuite, très subtiles, inouïes même bien souvent et qui comme pour les grands crus se bonifieront alors avec le temps. A ce sujet d’ailleurs : L’accompagnement, très important : Vous servirez un champagne de renom, millésimé bien sûr. Pour notre part, c’est toujours un grand cru rosé le vin par excellence du tête à tête mais qui marche très bien au delà de deux. A consommer toutefois avec modération bien entendu ! Un conseil, évitez le Whisky qui selon nous est trop brutal pour de telles circonstances.

Si vous aimez vraiment et seulement si vous aimez vraiment, alors savourez mais un conseil toutefois si vous me permettez . Surtout ne consommez qu’avec de vrais gourmets soigneusement choisis bien sûr et ce de préférence par madame ; enfin, dégustez seulement lors de grandes et belles occasions sinon gare à la crise de foie !

Méfiez-vous grandement par ailleurs des pique-assiettes. D’une part ils sont très nombreux et d’autre part singulièrement rusés les bougres ! Que ne tenteraient-ils pas pour se faire inviter au festin ...

Il est possible de varier un peu les saveurs, selon les goûts de chacun. Pour notre part, histoire de donner du piquant, nous ajoutons parfois une ou deux pincées de folie ou encore quelques zestes d’humour. Certains mettent aussi à dose plus ou moins forte un peu d’essence de soumission ou inversement de l’extrait de domination mais attention, seulement si les convives aiment la cuisine épicée !

Quelques tranches d’aventures et d’imagination voire même d’insolite seront parfois les bienvenues mais alors ne les rajouter qu’à la dernière minute, juste avant de consommer de sorte qu’elles ne flétrissent pas et exhalent toutes leurs saveurs.

En fait, partant de la recette de base qui reste quant à elle absolument immuable et d’ailleurs paraît-il ancestrale puisque l’on en connait pas les origines, ( il se dit d’un roi de Lydie Candaule, qui aimait à montrer sa si belle épouse Nyssia etc etc etc .. ) Chacun adaptera la recette selon ses goûts personnels au besoin jusque à créer sa propre spécialité. Il n’est toutefois pas interdit d’en changer afin de varier les plaisirs ; c’est même vivement conseillé. Mais comme qu’il en soit, rappelez-vous ; il faut impérativement que les 4 ingrédients de base soient présents pour que la recette prenne vraiment, dans le cas contraire... elle serait irrémédiablement ratée et il n’est pas certain même que vous puissiez la tenter à nouveaux car en effet, les ingrédients de base risqueraient dès lors d’être éventés !

Pour nous, après tant d’années de sucreries et de douceurs libertines, cette recette marche toujours aussi bien si ce n’est même mieux encore car en fait, c’est un peu comme le cassoulet. Nous laissons cette recette constamment sur le feu afin de la faire mijoter toujours plus et puis.. mais cela ne le dites pas trop... croyez-moi messieurs mais vous aussi mesdames d’ailleurs, c’est de très loin le meilleur aphrodisiaque…

Bravo à tous ceux qui auront eu la patience de nous lire jusque là !

Très amicalement

6 Commentaires

  • cetait quand même mieux avant le sida, quand on ignoraitles capotes,je confirme

    ah le Roi René !!!!!

  • elle m’a l’air bonne votre recette pour le candaulisme ! en tout cas vous avez l’air de vous en régaler...

  • Bonjour....Trés beau témoignage....vers le candaulisme.
    J’espére y parvenir ....j’y ai mis tout les ingrédients .....pour le moment ça mijote...mais des fois je n’arrive plus à remuer ....j’ai peur que tout cela colle au fond ...
    Tout conseils me sera utiles pour " décoller " le fond à nouveau .
    En tous cas bravo et pleins de bonheur à vous !

  • Un très beau témoignage de votre vécu, captivant de bout en bout, merci.

  • Un beau texte, très bien écrit et respectueux de ses lecteurs, qui à travers le cheminement d’un couple du libertinage vers le candaulisme, montre qu’un anticonformisme intégré et assumé sur fond d’amour conjugal, en épanouissant durablement la sexualité d’un couple, l’équilibre et participe à sa pérennité. On se met aux confitures ! Merci de tout cœur.

  • Et bien voilà un très bel hommage, rempli d amour, de plaisir partage.
    Oui je vous ai lu jusqu au bout. Je fais aussi parti des seniors qui le temps passe à connu ces expériences, ou la complicité était présenté.
    Aujourd hui, l âge et la maladie, ont mis fin à ces experiençes.
    Mais si le physique ne suit plus très bien, le cérébral est toujours la, et
    Je le garde bien au chaud.
    Je lirais avec plaisir, les récits de vos aventures, d autant que l écriture
    Ne semble vous poser aucun problème

    Bravo. Cordialement

Forum sur abonnement

Pour participer à ce forum, vous devez vous enregistrer au préalable. Merci d’indiquer ci-dessous l’identifiant personnel qui vous a été fourni. Si vous n’êtes pas enregistré, vous devez vous inscrire.

Connexions’inscriremot de passe oublié ?

Inscription