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Wyylde La plus excitante des expériences de couple

Mon fantasme – 2ème partie : action !

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Bonjour à tous
Voici la suite et fin du récit de mon fantasme. Pour ceux qui n’auraient pas lu la première partie, ça se passe ici : http://www.candaulisme.com/mon-fantasme-1ere-partie-seduction

Je me rends compte que mon texte est VRAIMENT long, mais je ne voulais pas le découper. Aussi je remercie par avance ceux qui auront le courage d’aller jusqu’au bout !

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Nous voilà en route pour l’hôtel. Respire ma fille, ça va aller ! Amon conduit, je suis à côté de lui, et Elle est sur la banquette arrière. Il règne une drôle d’atmosphère dans la voiture. Je voudrais pouvoir discuter avec Amon, lui demander ses impressions sur le début de soirée, lui demander si ça va, lui dire que je l’aime ! Mais avec Elle à l’arrière, forcément ça ne le fait pas. Mon homme et moi échangeons quelques regards, et je regrette de ne pas être télépathe. Il me sourit, ça me fait du bien. En fait… je me dis que c’est dommage que je ne conduise pas. J’aurais pu prendre le volant, et ils auraient été tous les deux à l’arrière. Ç’aurait sûrement été intéressant… excitant… Ah zut. Tant pis, pas le choix.
Je me retourne un peu pour lui demander si ça va bien. Elle me répond que oui, merci. Que fait-Elle ? Elle est souriante et tripote son téléphone. Elle doit sûrement discuter avec Lui, je le vois déjà en train de l’interroger, de lui dire qu’elle était belle en train de danser, que sais-je encore ? Ah c’est injuste ! Eux peuvent se parler, et moi je ne peux pas parler avec mon chéri ! Bon je me rattraperai plus tard, c’est pas grave.

Ah ! On arrive enfin sur le parking de l’hôtel. Heureusement qu’il était proche de la boîte de nuit. Une fois garés, je sors de la voiture et respire l’air de la nuit. Qu’est ce que je suis impatiente en fait, c’est fou.
Je donne la carte magnétique à Amon, et les laisse passer devant, déjà spectatrice. Il a l’air plutôt détendu je trouve… mais je me méfie. Je suis sûre qu’il fait des efforts pour avoir l’air à l’aise, et qu’il est au moins un peu stressé. Au moins. Voire un peu beaucoup, je le connais.
Nous trouvons la chambre et nous y glissons sans bruit. C’est vrai qu’il est tard, il ne faudrait pas déranger les « voisins ». Je vais dans la salle de bains pour me passer un coup d’eau fraîche sur la figure, quand je sens les mains d’Amon qui enserrent ma taille par derrière. Il m’embrasse la nuque, et je me dis que vraiment, c’est une bonne chose de porter les cheveux courts à la garçonne.

- Ma chérie !
(j’essaie de m’essuyer la figure sans en mettre partout)
- Tu m’as surprise, qu’est ce que tu fiches là ? Tu ne devrais pas être avec Elle ?
- Oh ça va, je peux prendre deux minutes pour ma petite femme, non ?
- Ah merci, ça me fait plaisir, tu sais ! J’avais tellement envie de te parler dans la voiture !
- Je sais, moi aussi. Promis on parlera autant que tu voudras après.
- J’y compte bien !
(je me pends à son cou pour l’embrasser)
- Comment tu te sens, mon chéri ? Ça va ?
- Ça va. Et toi ?
(ok j’avais raison, il stresse un peu)
- Ça va. Mais faudrait pas trop faire attendre madame, tu ne crois pas ?
- Tu as raison. Je t’aime.
- Moi aussi je t’aime.

Il se retourne pour sortir de la salle de bains, mais se ravise et se retourne à nouveau vers moi. Il m’attrape par les hanches et m’embrasse à pleine bouche en me serrant contre lui. Je ne sais pas si c’est pour se détendre, se donner du courage, me montrer que malgré ce qu’il s’apprête à faire c’est moi qui compte, pour me remercier, j’en sais rien. Mais c’est divin. Il retire doucement sa bouche de la mienne, et me prend la main pour que je touche son…

- Roh dis donc !
(je chuchote)

Il me tire la langue avec un air malicieux et sort de la salle de bains. Je lui emboîte le pas.

Nous La retrouvons dans la chambre. Elle a retiré ses chaussures et s’est servi un verre de la bouteille de champagne qui était au frais. Elle a allumé les petites lampes qui se trouvent à la tête du lit, créant une ambiance intime et feutrée. Mince… Elle a le sens du détail. J’apprécie. Elle se détourne, souriante, de la grande vitre qui offre une vue sur la ville. Elle s’avance vers la table basse et nous invite à prendre les deux autres flûtes qu’elle a déjà servies. Chacun prend son verre et nous portons un toast à cette soirée. Je décrète qu’ils en auront moins besoin que moi, et prends la bouteille, ou du moins ce qu’il en reste ; je m’installe dans un fauteuil qui est contre le mur opposé au lit. Légèrement de biais, je suis la plus éloignée de la lumière. Je me fais petite souris, celle qui aurait pu être dans la poche de chemise d’Amon un peu plus tôt, et celle qui va avoir le privilège d’être aux premières loges ce soir. Entrée VIP. Tribune présidentielle. Performance privée et exclusive des artistes. Je laisse tomber mes escarpins sur la moquette et replie mes jambes sous moi. Mon cœur s’accélère lorsque je vois Amon s’approcher d’Elle, dégager ses cheveux de son visage et l’embrasser doucement. Elle ferme les yeux et laisse couler. Il lui prend sa flûte vide et repose leurs deux verres sur la table basse. C’est alors que, posé sur mes genoux, mon téléphone vibre brièvement. Oh mince ! C’est Lui ! J’ai failli l’oublier dis donc !

[Alors ? Ça se passe bien ? Tu m’as pas oublié j’espère !]
Mince il lit dans mes pensées.
[Oui ça va, je suis installée, nous avons bu un verre. Ils s’embrassent]
[Aaaah :-)]
[Laisse-leur un peu le temps de faire connaissance]
[Bien sûr. J’attends ton prochain sms]

Promis, je ne t’oublie pas. Je repose mon téléphone portable sur mes genoux. Bon on en était où ?
Ça va, ils s’embrassent toujours, j’ai rien raté. Ils prennent le temps d’apprécier, et ça me plaît. Mais je vois qu’Amon a entreprit de défaire la fermeture éclair qui est dans son dos. Bon ok… j’ai rien dit, ils prennent le temps mais pas trop quand même. Il dézippe la petite robe noire qui glisse au sol, et je me rends compte quelle ne portait rien dessous qu’une paire de bas ! Et je ne m’en suis pas rendu compte du tout avant ! Ah la s……..

[Dis donc, elle a rien sous sa robe !!]
[Ahah oui je sais]
[Elle fait un peu timide comme ça, mais en vrai c’est une vilaine !]
[J’avoue. Mais je t’avais prévenue tout à l’heure]
[Ah bah oui, c’est vrai]
[Eheh...]

Amon et Elle s’embrassent toujours. Je sens que l’émotion monte d’un cran. Elle essaie de défaire les boutons de sa chemise, mais a un peu de mal parce qu’elle est troublée. Les mains d’Amon la parcourent, l’effleurent, explorent en douceur ce corps de femme qu’on découvre. Je la trouve bien différente de moi. Elle est autant dorée que je suis blanche. Plus petite et plus fine que moi. De jolis seins généreux… Mentalement je regarde dans mon propre décolleté et fais la moue. Je me sens ridicule avec mon bonnet A… Bon stop les comparaisons, c’est stupide ! Je me raisonne. C’est mon chéri, il m’aime comme je suis, on va pas commencer à complexer, hein ! Chut alors !

La chemise d’Amon enfin vaincue tombe au sol, m’offrant une vision que je connais bien. C’est à son tour de commencer son exploration. Elle pose ses mains sur lui, caresse ses épaules puissantes, son torse, son ventre, passe les mains de chaque côté de son corps et touche son dos pour en apprécier la largeur. Je la vois repasser ses mains devant, elle s’attaque au pantalon ! Encore une fois elle se bat, et je comprends bien pourquoi. Amon lui dévore le cou en lui caressant le bas du dos, ses doigts chatouillant la petite zone juste au-dessus de la raie des fesses… À sa place je serais aussi un peu… nerveuse. Le pantalon rend les armes finalement. Elle le descend le long de ses jambes, accompagnant le mouvement en s’accroupissant devant mon homme. Je la vois lever le nez et sourire. Oh elle va le faire, elle va le faire... Et oui elle le fait : elle attrape délicatement son boxer et le fait descendre à son tour. Ça y est, ils sont nus tous les deux (je ne compte pas les bas qu’elle porte) ; il est debout, elle est accroupie devant lui et surplombée par sa virilité triomphante. La suite est toute tracée, et c’est sans surprise que je La vois se redresser un peu en se mettant à genoux. Elle tend la main, attrape le membre qui lui est offert et… me regarde ? Elle me sourit, se tourne vers Amon et enroule sa langue autour de son gland. Je suis liquéfiée… Je décide qu’il est temps de me resservir à boire, avale mon champagne d’une traite, et pianote rapidement un sms pour Lui décrire la scène. Il jubile en me disant qu’Elle adore ça, mais prend un air sérieux au bout de quelques messages échangés.

[Ça va ?]
[Sincèrement… je sais pas]
[Comment tu te sens ?]
[Bizarre]
[Bizarre comment ??]

Je suis hypnotisée, je n’arrive pas à détacher mes yeux de sa bouche. Elle le lèche langoureusement, sur toute la longueur, en suce l’extrémité… le tout en regardant Amon dans les yeux. Il a posé sa main derrière sa tête, signe qu’il apprécie, et se tourne maintenant vers moi, cherchant mon regard.

[Allô Maat, toujours là ?]
[Oui oui]
[Alors ?]
[Je me sens… excitée et jalouse en même temps]
[C’est normal ! Respire un bon coup, ça va aller]
[Merci je vais essayer]

Je gigote dans mon fauteuil et change de position. Je déplie mes jambes et repose mes pieds par terre : j’ai des fourmis. Je sens le champagne qui m’est un peu monté à la tête, ça tournicote légèrement. Je ferme les yeux et cherche un peu de sérénité. Je les rouvre au bout de quelques instants, pour me rendre compte qu’Amon me regarde avec un air mi-interrogateur, mi-inquiet. Elle est toujours en train de s’occuper de lui, et il lui tient les cheveux d’une main. Je lui souris en le regardant amoureusement. Il a l’air rassuré, et se tourne à nouveau vers Elle.

Amon La prend par les épaules, et se dégageant de l’étreinte de sa bouche, La fait se relever. Il La guide vers le lit et l’allonge en travers, si bien que je les vois tous les deux à peu près de profil. Elle a les fesses au bord du lit, les pieds toujours sur la moquette. Il se penche sur Elle pour l’embrasser, et commence à descendre ; ses lèvres longent son cou, sa clavicule, pour finalement trouver un sein et s’y attarder. Elle laisse échapper un petit gémissement, qui me rappelle que je dois Lui envoyer un sms. Je pianote rapidement le clavier virtuel, et essaie d’être précise dans ma description de la scène. Lui me remercie, et je le sens fébrile dans sa façon de m’écrire. Je me mets à sa place, et je me dis qu’il aurait été bienvenu de lui envoyer quelques photos. Mais j’ai peur de casser la magie en m’approchant. D’ailleurs est ce que j’ai envie de m’approcher ? Oui ! Non… Je ne sais pas ! Je suis toujours partagée entre l’excitation et une certaine jalousie, la curiosité et la crainte, l’envie de regarder, et l’envie d’être à sa place. Quel curieux mélange…

De nouveaux gémissements me tirent de mes pensées. La tête d’Amon a disparu entre ses cuisses, et je me dis que j’ai raté un épisode. Elle lui tient la tête à deux mains, accompagnant ses gestes de légers mouvements du bassin. Depuis mon fauteuil je ne peux pas voir en détails ce qu’il fait, mais ce n’est pas vraiment nécessaire ; je sais comment il s’y prend. Je sais comment il fait ça. Et il fait ça bien. Elle a l’air assez d’accord d’ailleurs, et commence progressivement à se tordre, se cambrer sur le lit. Je trouve ça beau… Un instant ça me remet en tête de vieux souvenirs, lorsque moi j’étais à la place d’Amon, une femme sous mon emprise.
Elle commence à gémir plus fort. Oh je devine qu’il a dû ajouter un doigt, ou même deux. Est ce qu’il compte la faire partir de cette façon ? J’ai bien l’impression que oui. Le cœur battant, je gigote sur mon fauteuil, et me demande si je ne ferais pas bien de retirer mon string avant de le ruiner tout à fait. Mais je n’ose pas, je ne veux pas trop bouger, de peur d’interrompre quelque chose. Je suis une petite souris sur un fauteuil… mais une souris qui a un peu de mal à se contenir. Amon continue, je le sens bien décidé, et Elle n’a pas les moyens de lutter. Elle ne cherche même pas à lutter. Elle ne veut pas. On grimpe dans les décibels, Elle semble écarter le plus possible ses jambes repliées. Je La regarde et je pense à ces sensations qui doivent la parcourir, et que je connais. Ça monte, ça monte… Pendant une seconde le silence se fait, elle se cambre d’un coup, et elle explose !

Ça y est, Amon a fait jouir une autre que moi, devant moi. Elle retombe sur le matelas, tremblante. Je mets ma main devant ma bouche, j’ai les larmes qui me viennent aux yeux, je suis prise par un flot d’émotions contradictoires. J’essaie de retrouver un souffle normal, de faire le tri dans mon esprit ; je bascule la tête vers l’arrière, appuyée sur le dossier du fauteuil. J’ai l’impression qu’un torrent d’endorphines inonde mon cerveau, je suis shootée, je plane. Mais j’entends que ça bouge au niveau du lit, et je redescends sur terre. Alors qu’Elle reprend doucement ses esprits, Amon s’est redressé. Il veut venir me voir, je lève la main pour l’arrêter et lui fais « non » de la tête. Je retrouve un semblant de calme et lui souris. Mentalement je le remercie de se soucier autant de moi, en cet instant si particulier. Il insiste du regard, je lui fais à nouveau « non ». Ça va mon chéri, ne t’inquiètes pas. Il a l’air de me demander si je suis sûre, je lui fais signe que oui. Je ne sais pas s’il est totalement convaincu, mais il s’allonge à côté d’Elle et lui caresse doucement l’abdomen. Moi aussi je finis de retrouver mes esprits (pourtant ce n’est pas moi qui ai joui), et pianote des messages pour Lui. Je lui raconte brièvement, mais ça me frustre ces sms. Pas pratique pour vraiment s’exprimer ! Mais c’est pas grave. Je m’excuse de ne pas lui envoyer de photos, il me répond que tant que je lui parle, ça lui suffit, c’est déjà beaucoup. Il me demande si je vais supporter que la soirée continue. Je lui dis que oui, ça va aller, c’est ce que je veux.

Elle est partie à l’assaut d’Amon. Il s’est allongé dans le sens contraire du lit, la tête vers moi, les pieds dans les oreillers. Elle s’est mise à califourchon sur lui, ce qui fait que je la vois Elle de face. Elle l’embrasse, et ses cheveux tombants me cachent la vue. Elle se redresse, et j’ai tout le loisir d’observer les mains d’Amon qui l’explorent. Elle se repenche en avant et se retrouve à quatre pattes au-dessus de lui. Les deux mains d’Amon caressent ses fesses, elle cambre les reins, et il explore son sexe épilé d’une main. La voilà qui recommence à gémir ! Je n’en perds pas une miette, en pianotant sur mon téléphone, pour partager ce moment avec Lui. Je gigote à nouveau, cherchant une position vaguement confortable dans ce fauteuil devenu trop petit pour moi. J’ai envie de bouger, envie de retirer ce string qui m’énerve, enlever le reste aussi tant que j’y suis ! Mon soutien-gorge me gêne… Ah crotte à la fin ! Je vais reprendre un verre, tiens ! Je vide le fond de bouteille dans la flûte, et l’avale aussi sec. Mais pourquoi à chaque fois qu’on parle de libertinage, c’est toujours du champagne qu’on trouve ? C’est quoi le truc avec le champagne ? C’est pour le côté chic ? Mais… Pourquoi je me pose des questions pareilles ??! Je lâche le verre vide sur la moquette, et me re-concentre sur ce qui se passe dans la chambre. La petite souris a envie de se faire chatte, de feuler… mais ça viendra plus tard, ça.

Elle n’arrête pas de se tortiller au-dessus d’Amon, il joue avec Elle, il attend qu’Elle craque, qu’Elle n’en puisse plus de désir et viennent s’empaler sur lui ! … S’empaler ? Oh miiiiiiiiiiiiiiiince les préservatifs sont dans mon sac ! Il faut que je fasse quelque chose ! Pour la première fois depuis que nous sommes dans la chambre, je me lève du fauteuil, je me glisse dans l’entrée en me faisant la plus discrète possible. Le cœur toujours battant, je trouve la boîte dans mon sac, et retourne vers le lit. Bon mais… je fais quoi ? Ils n’ont pas fait attention à moi, très bien. Je m’assois par terre et déballe rapidement le plastique de la boîte neuve, Et maintenant ? Je croise son regard à Elle ; Elle est brûlante, ses yeux sont troubles, comme voilés. Elle me regarde droit dans les yeux sans aucune pudeur. Elle comprend ce que je fais, et m’adresse un sourire, avant de repartir dans un gémissement. Je me mets à quatre pattes et glisse sur la moquette sans bruit. Je m’agenouille à côté du lit, au niveau d’Amon, et glisse un préservatif dans sa main, laissant la boîte au sol. Il tourne la tête pour me regarder. Je les ai tous les deux là, sous mon nez, à quelques centimètres… Bon sang j’ai envie de le toucher, de les toucher. Il me sourit et je le trouve tellement beau que je ne peux pas m’en empêcher. Je me penche vers lui et l’embrasse. Il répond à mon baiser et c’est doux, chaud, plein d’amour. Et pendant ce temps Elle continue de gémir : il n’a pas cessé de la tripoter ! Amon tend son autre main et je comprends qu’il cherche à atteindre mon string. Je me lève tout à fait pour lui faciliter la tâche, et ses doigts trouvent le tissu détrempé. Nous échangeons un sourire complice, et je retourne en silence à mon poste d’observation. Avant de me rasseoir et de Lui envoyer un message, je décrète que décidément j’en ai marre, et je me débarrasse de ce satané string.

[Je pense qu’on va bientôt arriver… à une conclusion]
[Ça y est, il va la baiser ?!]
[Mais comment tu parles ! lol !]
[Ben quoi, oui ou non ?]
[OUI]
[Aaaaah]
[Tu peux te mettre en route pour venir la chercher. Attends sur le parking, je te préviendrai pour venir la cueillir]
[Ok ça marche. Rohlala j’en peux plus]

Je repose mon téléphone juste à temps pour La voir venir s’empaler sur Amon. Elle se pose délicatement, et c’est un grand soupir suivi d’un gémissement lorsqu’Elle se retrouve tout à fait assise sur lui. J’ouvre de grands yeux et enfonce mes ongles dans les accoudoirs du fauteuil. Par réflexe je resserre mes cuisses et me contracte. Une onde de plaisir monte de mon ventre jusqu’à mon visage, me faisant fermer les yeux. Elle entame des va-et-vient délicieux, pendant qu’Amon lui caresse la poitrine. Le spectacle qu’ils m’offrent est fantastique, et j’ai complètement oublié mon anxiété. Je n’en reviens pas qu’elle se soit envolée à ce point ! Je profite de la vue magnifique de ce corps de femme frissonnant. Magnifique. Vraiment.

Après quelques instants, Amon décide de la basculer et la faire pivoter sous lui. Le voici dessus, et j’ai une vue privilégiée sur ses épaules et son dos que j’aime tant. Il se recale entre ses cuisses, et au moment de la pénétrer me regarde dans les yeux ! Je ne sais plus où me mettre, ni comment me contenir… C’est un cadeau incroyable qu’il me fait, et je me sens bénie en cet instant inouï de partage. Il est si beau, et je l’aime tant ! Elle laisse sa tête pendre hors du lit, ses cheveux caressent la moquette au rythme de leur chevauchée. Elle crie. Elle est belle sous ses coups de reins. Elle s’agrippe de toutes ses forces à Amon. Il lui relève les jambes, pour aller plus profond. Elle ne demande que ça. Ça me paraît évident. Elle crie encore, et je me fais la réflexion qu’elle va réveiller les clients dans les autres chambres. J’étouffe un rire à cette pensée qui m’amuse beaucoup !

Amon a encore envie de changer. Cette fois il s’allonge dans le bon sens du lit, et l’installe Elle sur lui, qui lui tourne le dos. Elle me fait face, et je vois tout ! Je suis sûre qu’il l’a fait exprès ! Il me l’offre ! Les va-et-vient reprenne de plus belle, et cette fois je comprends qu’on va atteindre le sommet. La folle ascension va bientôt prendre fin, et quelle fin ! Les minutes s’égrènent, je ne comprends pas trop comment je fais pour rester assise là, à regarder. Je pourrais tendre la main et la toucher… Mais non c’est trop beau, je ne veux pas tout casser. C’est leur moment de triomphe, je ne suis là que pour donner la médaille après la ligne d’arrivée.
Encore un, encore deux, encore trois allers-retours et elle explose dans un orgasme formidable ! Elle s’écroule vers l’arrière, s’allongeant sur Amon. Tout son corps se contracte et a des petits soubresauts. Son esprit semble parti loin, très loin, sur une autre planète. Amon se redresse, et La couche à plat-ventre sur le matelas. Elle le laisse faire, il n’y a plus personne aux commandes de toute façon. Il se débarrasse du préservatif et je comprends qu’il veut jouir sur ses fesses. Il est tellement excité qu’en quelques secondes c’est fait : le sperme chaud éclabousse la peau dorée dans un soupir. Il finit par s’allonger à côté d’elle, haletant et vaincu.

Le calme revient dans la chambre. Je ne sais pas combien de minutes s’écoulent, mais je savoure ce moment de grâce. Ils se sont légèrement assoupis sur le lit, et un éclair me traverse l’esprit. Je me lève tout doucement, je m’approche, et je prends une photo des deux amants endormis.

[Tu peux venir, et voici un petit cadeau]
(un petit instant s’écoule)
[Oh putain ! Merci ! J’arrive !]

Je savais bien qu’il serait content.
Cinq minutes plus tard, on tape doucement à la porte. Je me lève et je vais ouvrir. Je n’ai pas le temps de dire « ouf » qu’Il me prend dans ses bras et m’embrasse sans me demander mon avis ! Il me lâche au bout de quelques instants, et je le regarde éberluée.

- Ça va bien ?
- Oh excuse-moi… mais fallait que ça sorte ! Je suis content !
- Ah ben oui je vois ça !
(je souris)
- T’as été super.
- Chut parle moins fort !
- Ouh pardon…
- C’est pas moi qui ai été super, c’est eux. Mais je crois qu’on pourra en parler plus tard ?
- Oui, oui, tu as raison.

Il se dirige vers le lit, et regarde quelques secondes le tableau qui s’offre à Lui. Visiblement ému, il réveille doucement sa dulcinée avec tendresse. Ils se serrent dans les bras l’un de l’autre, et Elle se rhabille. Je les regarde en souriant. Ils sont mignons tous les deux.

Ils me remercient, et je les raccompagne à la porte. À peine celle-ci fermée, je sens une présence dans mon dos et souris. Une paire de mains bien connues m’attrape la taille…

- Viens par ici ma chérie…

(¯`•.•´¯) (¯`•.•´¯)
*`•.¸(¯`•.•´¯)¸.•´ ♥
° º ♥ `•.¸.•´ ♥ º ☆.¸¸.•´¯`♥

(Fin)

22 Commentaires

  • Ô divine adoratrice d’Amon,

    A la lecture de vos textes, je comprends mieux le choix de vos pseudos Maâtkarê — Amon.

    Votre écriture est magnifique. Elle suggère la beauté des ébats de votre Dieu. Une prose quasi mystique… nous suggère la sensation du "doigt" de Dieu qui visite l’Autel intime de celle qui sera ointe par la semence divine.

    Que n’avez vous par dégusté les reliefs du festin : "le sperme chaud éclabousse la peau dorée dans un soupir."

    Votre clairvoyance me replace sur le chemin de la simplicité. J’ais rédiger un post qui ingère mon profil : http://www.candaulisme.com/cherchecplcandau

    Quant à l’esthétique de cette image, je me permets d’insister, elle pourrait parfaitement illustrer votre écriture.http://4.bp.blogspot.com/-raifPltChGE/UUM5EBX21HI/AAAAAAAABIM/NJHHl49KcBY/s1600/18e.jpg

  • Merci pour vos commentaires !

    Mitch, je ne mystifie rien, c’est bien indiqué dans la première partie qu’il s’agit d’un fantasme ;-)

  • Bonjour,
    Nous sommes venues lire les deux histoires suite a votre visite sur un site voisin.....
    Tres joli fantasme....meme si Mr n est pas tout a fait d’accord......
    Simplement parce que tu n’aurait pas qu’un simple baiser....ou a defaut nous resterions nous aussi dans la chambre a faire un cote a cote... .
    Pensez y !
    En tout les cas nous vous souhaitons de le realiser au plus vite pour nous.
    Ainsi vous pourriez nous faire part du prochain fantasmes.......
    Biz a vous deux

  • Aaah ! MAATKARE, mystérieuse et... mystifieuse, jeune-femme candauliste... si, si, un peu tout de même.
    Ce n’est qu’à la lecture de votre commentaire, confirmé par celui d’AMON, que j’ai compris qu’il ne s’agit pas d’une histoire vécu, mais comme vous le précisez, d’un fantasme très fortement ancré dans la réalité. Parait-il que l’on ne trancris bien QUE ce l’on aime et que l’on a très fortement envie de vivre, surtout dans le domaine des plaisirs sexuels !
    Bravo pour l’écriture et le sens de la mise en scène.
    Merci pour le rêve.

  • bonjour,
    in peu en retard de lecture...(congés déjà épuisés...) je trouve votre fantasme et son écriture vraiment passionnants... On y est ...!
    A vous de le réaliser ou pas... mais quels beaux moments vous nous avez déjà offerts (et être offert, j’espère)
    Tout y est ...merci !

  • Rassurez vous Maatkare. C’est la qualité et elle seule qui fait polémique. Votre texte est vivant, prenant et ... sensible. C’est cette sensibilité qui fait la lumière de vos lignes, par ailleurs fort bien écrites.

  • Maatkare
    oubliez le temoignage de ce petits malins ,il n’a aucun sens , quand on à finit de le lire on ne comprend rien à son contenu....... aucun intéret de poster de tels courriers
    et bravo candaule pour votre intervention, ne laisser pas ecrire n’importe quoi ici, ce serai vraiment domage ! n hésitez pas à banir les perturbateurs

  • C’est tout simplement la première fois de ma vie que j’écris vraiment quelque chose...

  • Moi je suis d’accord avec claude45 et pitchounet25. Du bel ouvrage !!!
    Je ne reviendrai pas sur les qualificatifs employés, j’aurai utilisé les mêmes. La seule question que je me pose et que je vous pose : pourquoi n’écrivez-vous pas des romans érotiques ou pas d’ailleurs. Vous avez la plume pour ça et indiscutablement le talent. Je ne demande qu’à être un de vos fidèle lecteur. Merci pour çe texte.

  • Pour clôturer cet échange,
    je souhaite que ce site reste un lieu de bienveillance et de respect.
    Je le répète encore, le plus important n’est pas de dire mais bien d’être entendu !
    Pour être entendu, encore faut-il respecter le dictons :
    " Personne énervée n’a pas d’oreilles !!! "
    Jacherino, je ne suis pas de ceux qui pensent que la polémique soit à l’origine d’améliorations quelconques, au mieux cela ouvre la voie au dialogue de sourds !
    Alors de grâce, si cela en amuse certains d’autres en sont blessés, faites cesser cet échange cher Jaherino

  • Magnifique...

    J’avais dit pour la première partie que c’était l’un des plus beaux textes érotiques que j’ai pu lire.
    Concernant cette deuxième partie, c’est ce coup ci, je n’exagère pas, le plus beau texte érotique que j’ai pu lire. Je me suis laissé emporté, ça fait tellement envie.

    Je tente de m’appliquer lorsque j’écris, mais je n’arrive pas à la moitié de la cheville qualitative de ce récit.

    Un grand bravo !!! Bravo, et sincèrement merci de ce très beau moment de lecture

  • J’ai pas lu ton post car je suis pas fan des excréments d’andouilles. Mais t’en as pas marre de chercher a avoir le dernier mot ? T’as autant de problèmes que ça dans ta vie pour te sentir oblige de "gagner" un débat virtuel ?

    Allez pour te faire plaisir : tu as gagné, tu es le plus intelligent, merci de nous éblouir de ta science et de nous faire grandir par tes remarques d’une grande spiritualité.

    Maintenant. Si tu pouvais aller briller loin de nous ça me ferait très plaisir car je suis allergique a la connerie

  • Pourtant c’est ce que vous faîtes avec ce message, régler vos comptes. Message qui n’a aucun sens, étant donné que les précédents ont été effacés, comme le seront ceux-ci.

    Vous m’avez sincèrement blessée, et visiblement vous en fichez royalement. Si s’ouvrir aux autres provoque des attaques pareilles, injustifiées et émises par des gens qui ne se soucient pas des sentiments des autres, je préfère me taire. Je garderai mes écrits pour moi.

  • Désolé qu’une fois encore, ne pas suivre la bonne ligne de la soumission provoque des réactions épidermiques ! Je m’en réjouis. Nous étions quelques uns, mais faute de réactions intelligentes et cohérentes, nous avons succombé à la facilité et aux lieux communs.
    Ne vous en déplaisent, chers Maatkare et Amon, j’apprécie votre prose mais jamais je ne me satisferai de l’accord du public. Même si nous sommes dans un univers de consommation et de satisfaction immédiate ; Pour quelques-uns, la polémique est sujette à amélioration. Je suis de nature positiviste et non-pas à l’auto-satisfaction. Quand bien même j’aime écrire, la satisfaction du public ne sera jamais un gage de ma compétence.
    Que je puisse avoir émis 42 avis (merci d’avoir compté ! (ou d’avoir lu)), si cela a permis à certains d’approfondir, d’avoir un certain recul, de râler de plaisir ou de repenser leurs propos, je ne m’en sentirai que mieux ! Pour ceux qui ont eu besoin d’épancher leur(s) rancœur(s) à mes propos, à ce jour, mes réponses leur ont fournis les raisons de mes réactions. Et, désormais, plus sont des relations que des ennemis.
    Il faudrait demander à "Candaule" (le roi de ce site) ce qu’il en pense ?! il est encore plus avisé et diplomate que moi. Avec un peu de chance, parviendrez-vous à obtenir mon éviction et à faire de ce site un lieu d’autosatisfaction.
    (veuillez m’excuser, en SMS comme en écrit quelconque, je me fais le devoir de savoir rédiger correctement et sans faute ((merci XHTML et Xorg)).
    A ce propos, Amon, mon vocabulaire et ma logorrhée, n’ont rien de "sophistiqué" mais simplement à la portée de n’importe quel "péquin" moyen.

    Ce site est un lieu d’échange, de communication, de confrontation, et non pas un lieu d’autosatisfaction. On peut s’y amuser, s’y complaire, s’y épancher, mais certainement pas y régler des comptes qui n’ont aucunement lieu d’être.
    Si vous aviez "lu" ("lire" (comprendre) et non "réagi" à la consultation de ce qui vous met en cause vis à vis du public), vous auriez compris le "fond" de ce que je disais !

    Le droit de la "vox populi" est ouvert, je vous laisse la main !

  • Je t’aime :-)

  • Ma chérie. C’est une très belle histoire qui, j’espère, se réalisera. Lire ton texte me permet d’en apprendre un peu plus encore sur toi et me fait t’aimer encore plus (sisi, c’est possible).

    Merci pour cette merveilleuse histoire et longue vie a notre amour !

  • ouh... que dire ? ce texte est littéraire au sens le plus positif, avec un vrai talent. Il est très bien écrit avec une orthographe digne des temps anciens... donc une culture... donc une cérébralité aboutie qui nous épargne une gynécologie qui ne nous enseigne rien, pour nous plonger dans les affres et les délices, les émotions et les ressentis qui, même si chacun s’y reconnaît, n’appartiennent qu’à l’auteure... et là on apprend quelque chose. Je ne sais quoi mais c’est fascinant. Si vous écrivez ailleurs, Maatkare, laissez moi des petits cailloux que je suive votre piste.

  • Alors là, je ne sais pas si j’écrirai d’autres textes, et si oui, lesquels ! Mais si je le fais, ils risquent de ne pas parler de candaulisme, donc je doute qu’ils seraient publiés ici ;-) À voir...
    À moins que vous parliez de réussites "réelles", bien entendu lol

  • et bien encore bravo !!! vous avez décri exactement ce que j’ai ressenti a chaque expérience candauliste . avec votre sensibilité feminine ..... vous vous etes tres bien mise à nue ......... hummmmm (je plaisante )
    ce texte est pour moi un rappel de beaucoup d émotions et d’excitation tant cérébral que dans mon boxer lol
    cette réussite en appelle d’autre
    amitiés coquines

  • Merci à vous !

    Alain je vous assure qu’il s’agit bien d’un fantasme ! Par contre il est très fortement ancré dans la réalité, au point que ça n’a pas été facile du tout à écrire. Toutes les infos contenues sont réelles, seules les lieux, la situation, et le couple inconnu sont fictifs. Je me suis basée sur deux choses pour extrapoler mes propres sentiments : mon expérience personnelle du libertinage, et ce qu’ont pu me dire des personnes avec qui j’ai discuté et qui m’ont parlé de leurs propres expériences candaulistes. Je me suis documentée, disons :-)
    Avec ce texte en deux parties, j’ai le sentiment de m’être mise à nue. Aussi ça me touche énormément que vous trouviez ça réussi.

  • Magnifique ...
    De travellings somptueux en sensations gourmandes, vous nous transportés dans une pure émotion .
    Nous voila dans de beaux draps !
    Bravo .

  • magnifique de réalisme , ce n est pas possible que ce soit un fantasme vous décrivez trop en détail certain ressentis qu’on ne peut connaitre que devant une scène réelle
    un exemple ce drôle de sentiment d’excitation et de jalousie ne peut être ressenti dans un fantasme .
    enfin histoire vraie ou fantasme votre histoire est plus vraie que nature
    elle m a rappelé des tas de souvenirs
    Bravo et merci MAATKAAR

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