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Wyylde La plus excitante des expériences de couple

Même les manchots d’Adélie pratiquent le candaulisme

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Source Le Point fr

Ayant trouvé cette petite histoire très mignonne, je la livre à lecture de la communauté. Prenons la avec humour et surtout n’y voyons cependant pas autre chose que ce qu’elle nous raconte.

Certaines femelles parmi les manchots d’Adélie (Pygoscelis adéliae) n’hésitent pas à faire commerce de leur corps pour se procurer l’objet le plus précieux du continent arctique : un modeste caillou. Après plusieurs mois passés en mer, les manchots reviennent à terre pour fonder une famille. Les mâles sont les premiers à aborder, en octobre (printemps austral). Très élégants dans leur frac gris anthracite et blanc, ces petits oiseaux d’une cinquantaine de centimètres gagnent en titubant leur traditionnelle zone de ponte. Chacun récupère son nid de l’an dernier ou bien en édifie un nouveau.

En fait de nid, il s’agit d’un monticule de cailloux sur lequel les oeufs seront à l’abri de la boue et des inondations. Quelques semaines plus tard, les femelles se pointent à leur tour, complètement hystériques. Chacune cherche son partenaire de l’an dernier. Ce sont des appels, des bousculades, des pleurs de joie en cas de retrouvailles ou de désespoir lorsque l’être aimé reste introuvable. Cependant, les veuves ne mettent pas longtemps à dénicher un célibataire. Seuls quelques mâles restent sur le pavé. Pourtant, ils n’abandonnent pas leur nid de pierres. C’est qu’ils ont une petite idée derrière la tête...

Elles lèvent le croupion

Dès son arrivée, la femelle inspecte le nid pour vérifier sa solidité. Elle est rarement satisfaite. L’édifice lui paraît trop bas ou encore trop branlant. Voilà donc nos deux oiseaux repartis en quête de cailloux. Pas facile à trouver, car la colonie est formée de milliers de couples. C’est alors que certaines femelles plus paresseuses et moins prudes que les autres s’approchent du nid d’un célibataire. Elles fixent celui-ci, l’invitation est à peine voilée. Puis elles s’approchent du nid convoité pour s’y coucher à plat ventre. Elles lèvent le croupion pour inviter le propriétaire des lieux à se payer en nature. Sitôt fait, les coquines se relèvent et saisissent avec leur bec une pierre pour l’emporter vers leur nid, où l’époux fait semblant de regarder ailleurs.

Certains s’empresseront de comparer la manchote à une prostituée vendant ses charmes pour un caillou. Les biologistes préfèrent y voir un échange de bons procédés. Pour le célibataire, c’est évident. En fécondant une femelle, il possède une petite chance de transmettre ses gènes à un oisillon qu’il n’aura même pas à élever. Et Dieu sait si couver un œuf et alimenter un oisillon est particulièrement pénible en Antarctique. La femelle, comme son mari, s’épargne la peine de rechercher des pierres. Celle-ci peut également tirer un deuxième bénéfice de cette copulation : si son époux est stérile ou possède un sperme incompatible avec ses ovules, elle s’assure ainsi une descendance.

Certaines femelles particulièrement retorses font semblant de proposer la botte à un célibataire, mais juste avant de passer à la casserole, elles s’emparent d’un caillou pour s’enfuir avec sans payer. Parfois, elles ont même le culot de recommencer leur vol à la tire sans que le micheton s’en offusque. En fait, lui aussi est un petit malin. En laissant la femelle le voler, il espère qu’au printemps prochain elle viendra le retrouver si jamais son époux venait à disparaître entre-temps.

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