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Les premiers pas de Claire

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La douce torture de ce weekend !

Je suis resté longtemps sans avoir de nouvelles : l’association pour laquelle elle œuvrait la tenait occupée sans lui donner sans doute plus de relâche que ne m’en donnaient mes pensées. Sans doute s’activait-elle à exécuter les tâches neutres qui l’appelaient là-bas, mais je l’imaginais comme régnant sur la fosse aux lions : marchant sans peur parmi les fauves, souveraine qui choisirait qui d’entre eux se régalerait d’elle. Sans doute, les faits me démentaient. Sans doute n’évoluait-elle pas dans une assemblée de mâles nus et n’attendant que son signal, mais je l’imaginais ainsi et cette vision ne me laissait pas de paix : tout le temps qu’elle n’était pas là, je le passais, moi, avec elle. Je m’occupais à faire notre premier récit. Et quoique je ne voulusse pas la troubler, je lui écrivais mon amour, mon obsession pour elle et mon excitation.

Deux heures se passèrent encore dans ces troubles quand l’appareil vibra. J’étais en transe, soumis et excité, obéissant comme à l’appel de ma Maîtresse. Je sautai sur le poste. « Je pense à toi aussi », écrivait-elle enfin, et aussitôt : « Et j’examine les candidats ». Ces mots, ces quelques mots jetés comme en pâture contenaient toute son espièglerie, tout son bonheur du jeu : je débordais d’un coup d’amour et de désir. Je m’enflammai et lui confiai encore mes plus hauts sentiments, mon amour, mon adoration, la joie de cette confiance, de la savoir heureuse maintenant, et joueuse, alors qu’elle partait à reculons, d’abord, pour ce weekend.

D’intermittents textos nous relièrent quelques temps, jusqu’à ce que vienne le soir et que l’activité associative laisse sa place à la fête. La première salve vint à 20h lorsque Claire m’annonça qu’un « mec mignon » avait pris des renseignements. Première morsure d’un sentiment jaloux et froid auquel s’opposait la chaleur, l’excitation d’imaginer ma Reine parmi ses soupirants et prenant du bon temps.

Dorénavant sans honte, elle m’annonçait de but en blanc qu’elle flirtait et ciblait des hommes. Le téléphone vibrait de temps en temps pour me tenir informé, et à chaque fois je me ruais dessus. J’aimerais prétendre que j’étais jaloux, que j’étais mâle et veillant sur ma possession ; mais non, je n’étais plus qu’excitation, soumis entièrement à ma Reine, dans une acceptation totale et heureux du pouvoir qu’elle avait pris grâce à moi et sur moi. Je bandais lorsque j’entendais la vibration du téléphone par anticipation, ainsi qu’un chien de Pavlov quand retentissait la sonnette.

J’étais son esclave. Seul son bonheur comptait : tout le mien résidait dans le sien, toute mon excitation dans la satisfaction qu’elle avait à m’écrire sans gène : « J’ai du choix ». Bien sûr, elle en avait ! J’imaginais ma Claire, ma Reine, avec son sourire ineffable, son corps, ses formes. Je ne peux pas la décrire. Ses fesses pour moi sont les fesses, ses seins, les seins ; je n’en conçois pas d’autres, n’ai rien vu de plus beau, elle n’a pas son pareil ! Vous ne pourriez pas l’imaginer justement sans la voir, et la voyant, vous l’aimeriez. Et ils l’aimaient, et elle aimait qu’ils l’aiment, et j’aimais qu’elle aimât.

Des messages venaient au compte-goutte qui m’avertissaient qu’elle flirtait, qu’elle était excitée ; et puis, il n’y en eu plus. Je me couchai trop tard car j’espérais la lire. J’imaginais qu’elle avait mieux à faire et je m’endormais seul en la pensant avec un autre, sans peine, absolument sans honte : je tombai dans un rêve et dans un sommeil lourd.

Je ne me réveillai qu’au matin, parfaitement reposé, et me jetai sur mon portable. Un message à 4h passées m’avertissait qu’elle se couchait et était suivi d’un sourire. De nouveau, mon sexe était dur quand je pensais à elle. Ce même mélange de glace et puis de feu se répandit en moi, et le feu l’emportait. J’étais presque déçu quand quelques heures plus tard, pour répondre à mes interrogations, elle me dit simplement : « J’ai dormi seule ».

De longues, interminables heures me séparaient encore de son retour.

Quand elle fut enfin là, elle était merveilleuse. Jamais une femme ne fut plus belle que ma Claire rentrant en bonnet et en tenue de campeur, son gros sac sur le dos. Brûlez, mesdames, nuisettes et décolletés, vos brassières pigeonnantes : vous ne pouvez pas être elle ! Nous nous embrassâmes fort et elle me raconta.

Dans l’ordre, ses premiers flirts, très innocents, qui m’excitaient déjà. Je me penchai sur elle afin de l’embrasser et entre deux baisers, je hasardai : « Ces lèvres, on les a embrassées ? » Je me surpris à les embrasser de plus belle quand elle me dit que oui. J’avais comme envie de goûter le reste, l’ombre de son amant, non pas de m’approprier de nouveau mon bien, mais de saisir sa présence sur sa peau. Quelle incroyable excitation ! C’était une joie iconoclaste : quelqu’un avait baisé ce qui est très sacré. Je caressais ses cuisses et les massais avec de l’huile quand elle me racontait Benoit. Benoit était un homme de son association, elle l’avait déjà vu et elle savait qu’elle lui plaisait. Lui savait qu’elle était en couple — et il l’était aussi — mais avait pris sa chance et fut sûrement surpris de la voir réceptive. Je bandais déjà à ce stade et je voyais son sexe, entre les lignes de fuite que dessinaient ses cuisses, humide et gras à la pensée de sa dernière soirée. Claire me conta la nuit qu’elle avait passée avec lui, les baisers échangés, et je sortis son gode lorsqu’elle me dit dans un sourire qu’elle avait caressé son sexe. Elle lui avait confié qu’elle avait tous les droits, et c’était lui, l’idiot, qui avait refusé de sauter la barrière, puisqu’il était en couple. Ensemble, nous imaginâmes la suite. Claire jouait avec son sexe, elle le suçait, s’enthousiasmait de sa grosseur et me dit de le mettre en elle. Je bandais comme un âne ; elle ne me touchait pas : le sexe, énorme, de Benoit la remplissait ; elle jouit très fort sur le plastique.

Ce n’est qu’après qu’elle m’accorda de l’honorer aussi. Je me régalais de sa bouche, de ses fesses, de ses seins, en songeant que la nuit passée, ils étaient à un autre. Elle jouit une seconde fois lorsqu’enfin j’exultai.

Depuis, nous pensons à Benoit, et nous pensons à d’autres. Claire, sans pudeur, me parle des hommes qu’elle se « taperait », et il y en a beaucoup, de plus en plus : chaque jour lui en apporte, à elle qui cet été ne pouvait pas imaginer qu’elle pût, comme ça, désirer un autre homme. Mais c’est Benoit, le plus, qui occupe ses pensées. Hier encore, quand nous faisions l’amour, elle m’ordonnait de dire son nom comme elle se frottait contre moi, me refusant l’entrée. Elle se fit jouir ainsi, branlant son clitoris sur mon sexe bandé en prononçant son nom. Lorsque ce fut fini, elle me permit d’aller me faire jouir dans la salle de bain : il l’avait satisfaite, et je devais, pour apaiser mon feu, me branler comme un gosse. Quel humiliant bonheur !

Claire souhaite revoir Benoit. Ca m’inquiète quelquefois, car j’aurais préféré, pour entrer dans ces jeux, un amant d’une seule nuit. Mais son excitation, la mienne, absolument lunaire, éclairée par la sienne, mon amour dévorant, me font souhaiter qu’elle passe bientôt toute la nuit dans ses bras. Qu’elle introduise en elle un sexe cette fois de chair et qu’elle jouisse sans retenue. Qu’elle crie son nom à faire trembler les murs. Qu’elle jouisse comme elle n’a jamais joui. Et qu’elle m’aime pour tout ça.

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