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Le droit de Claire

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Ce matin, Claire a posé sa main sur mon sexe, elle l’a serré comme il gonflait, elle s’est penchée sur moi et avec assurance m’a murmuré : « Ce soir, j’ai tous les droits. »

Il y avait déjà plusieurs mois que, comme je l’adorais, naturellement soumis, et caressais comme on lustre un autel, les cuisses merveilleuses de ma reine, douces, fermes et blanches, et qu’un duvet infime auréolait d’un nimbe tout pareil à celui dont le soleil, lorsqu’ils le masquent, contourne les nuages, Claire m’avait déclaré, jouant avec son dildo : « Je devrais avoir un autre homme pour qu’il s’occupe de moi pendant que tu masses mes cuisses. »

Mon sexe, qui retrouvait d’un coup toute la vigueur que mes longues caresses appliquées avaient quelque peu assoupie, exprima en se redressant ce que manquaient de dire les mots, demeurés coincés dans ma gorge. Une goutte translucide y perla et s’écrasa lentement sur cette cuisse adorée que je massais maintenant avec une passion renouvelée. Enfin mes mots retrouvaient leur chemin, et d’une voix cassée je lui dis : « Oui. Oui, ma Reine, tu devrais. » Elle me regarda en souriant, avec un œil sauvage, espiègle, et peu après, elle se fit jouir comme je lui embrassais les cuisses ; elle me refusa ma pitance. Et nous nous endormîmes heureux et amoureux, elle satisfaite et moi troublé.

Par la suite l’idée fit son chemin. Elle s’immisçait régulièrement et s’invitait dans nos fantasmes. Claire, nue, se frottait contre moi, demeuré en caleçon, et nous imaginions, alors que je lui écartais les fesses, qu’un homme, derrière elle, la prenait. Je lui léchais les seins pendant qu’elle soupirait et s’imaginait sous les coups du sexe d’un amant. Quand elle n’en pouvait plus, elle saisissait ma bite, la sortait du caleçon et elle l’introduisait en elle en me prévenant dans un frisson : « Ce n’est pas la tienne. » Et Claire jouissait encore.

Puis vint encore ce rêve où deux femmes qui la caressaient, la présentaient, une fois prête, à une ligne infinie de mâles qui rentraient dans sa chambre et sans un mot, verge tendue, prenaient sa chatte, sa bouche, ses mains et son cul encore vierge. J’étais sous elle encore tandis qu’elle les imaginait qui la souillaient, jouissaient partout et elle tirait ma tête, collait mon visage à ses seins pour que je lèche leur sperme. Mon sexe dru frottait ses fesses, fouettait son clitoris mais elle me refusais l’entrée et me laissait haletant, et la bouche engluée par les sucs mille hommes, tandis que fatiguée, elle s’allongeait à mes côtés pour se remettre de l’orgasme.

Oh, moi, je bandais comme un âne. Nous avions nos plus grands orgasmes en imaginant ma déesse sucer deux ou trois bites tandis qu’un autre que j’incarnais pénétrait dans son sexe. Moi, nous m’imaginions plus loin, assis sur un fauteuil et contemplant la scène.

Cet été, j’ai avoué à Claire que je ne pensais qu’à ça. Je regardais des films et je me masturbais en l’imaginant qui baisait. Elle me fit part de son désir de connaître d’autres hommes, car elle en a connu très peu, et moi, du mien de la voir jouir totalement libérée, de la voir reine et souveraine absolue, bénéficiant de toute sa liberté, régnant sur un esclave qui aimerait son plaisir. Nous mettions en scène des rencontres : nous irions tous les deux en boîte, nous danserions jusqu’à ce que Claire, à un moment choisi, m’ordonne de la laisser, d’aller m’asseoir et de rester tranquille. Elle danserait seule, insouciamment, et des hommes à coup sûr tenteraient de l’approcher. Elle laisserait celui qui lui plaît se faire de plus en plus pressant, danser contre elle, la caresser, en vérifiant que je la visse. Quand elle voudrait, elle me ferait signe : je passerais au vestiaire et nous sortirions tous les trois. Je hélerais un taxi, donnerais la direction et en silence, leur ouvrirais la porte. Je m’installerais près d’eux et sans bouger, entendrais son amant la caresser en roulant jusqu’à la maison où je les précéderais. Nous nous avouâmes notre envie de sauter le pas et décidâmes que désormais, Claire aurait tous les droits, pourrait se taper tous les hommes, à condition de m’informer.

L’été a passé sans que se présente l’occasion. Mais ce weekend, Claire ne sera pas là : elle assiste à un évènement associatif qu’elle organise avec quelques amis. Il devrait y avoir beaucoup de gens, une soirée samedi soir et tout le monde dormira sur place.

Jeudi nous avons fait l’amour en pensant à samedi et à nos vieux fantasmes, à l’occasion qui s’offrait à Claire d’asseoir enfin son droit et nous jouîmes fort quand elle me dit que j’avais cédé tous mes droits, que jusqu’alors c’était moi qui la possédais, qu’à présent, elle s’appartenait et comptait bien en profiter pour jouir de tous ceux qui se présenteraient.

Hier vint le temps des questions. Le grand jour approchant, les doutes nous rattrapaient : l’envie, de plus en plus pressante, se mêlait à la crainte des conséquences pour nous. L’inévitable jalousie, la pénible rancœur et l’éventualité d’un homme qui lui plairait assez pour pouvoir m’évincer dansaient dans nos esprits avec l’image de Claire, si belle dans l’insouciance, épanouie et comblée de ce qu’elle découvrait, jouant à séduire et à baiser, et moi heureux de son plaisir, d’être l’unique esclave d’une souveraine merveilleuse, de mon humiliation, attendant son retour pour la servir et la laver tandis qu’elle s’amuse en toute liberté. Car je ne serai pas là, ce weekend : or, comment s’endormir tout seul en la sachant avec un autre qui goûtera à son corps ? serai-je bercé par la pensée de la savoir là-bas heureuse et amusée ?

Le sommeil tomba sur ces doutes et nous nous réveillâmes sans avoir rien réglé.

Aussi quand, ce matin, Claire m’a susurré ces trois mots — « tous les droits » — je savais la torture et le bonheur qui m’attendaient. Mon ventre m’oppressait, mon sexe se tendit et une perle de sperme, brillant à son sommet, glissa sur mon pubis. Je restai là sans voix et la regardai s’habiller en observant ce corps inouï, objet de mes désirs et de tout mon amour, que feraient vibrer d’autres. Comme je l’aimais et comme elle était belle : je l’observais ainsi qu’au premier jour et lui souris tel un adolescent, heureux de lui faire ce cadeau.

Quand elle bouclait son sac, je sortis du tiroir un préservatif et je le lui tendis sans mot.

« Peut-être que je ne ferai rien », dit-elle comme pour me rassurer. « J’ai le droit mais je ne sais pas encore si je l’exercerai. Et puis, je pensais pour une première fois me restreindre à un flirt. »

Je lui dis qu’on ne savait jamais où finissaient les flirts, mais qu’elle était précieuse et devait se protéger. Elle en convint et ajouta : « C’est vrai que j’ai tous les droits : je peux aller au bout. » Puis elle prit le sachet et le mit dans son sac avec son téléphone.

Sur le chemin qui menait à la gare, je tremblais comme une feuille et nous nous embrassions comme des gamins presque sans nous parler. Je la conduisis jusqu’au quai où près du train, l’attendait une amie. Cela nous fit nous embrasser trop vite. Et alors qu’elle allait partir pour gagner sa voiture, dans un dernier mouvement avant qu’elle se retourne, je lui souhaitai : « Bon weekend, mon amour ! » et vis son beau sourire.

Et depuis son départ, j’attends de ses nouvelles et ne pense plus qu’à elle…

4 Commentaires

  • J’aime beaucoup vos textes également. "Claire aurait tous les droits, pourrait se taper tous les hommes, à condition de m’informer." C’est mot pour mot ce que je vis avec ma compagne… et c’est délicieux.

  • bravo subtil et soumis, adoreur, et elle espiegle et progressivement gagnée par la liberté propre à sa condition ’ royale’

  • Belle introduction, Claire se contentera t’elle d’une amourette, oú vivra t’elle une rencontre torride avec cet(te) inconnu(e), on a hâte de connaître la suite de votre aventure.

  • J’adore votre écriture, elle est pleine de nuances, de détails qui dépeignent si bien votre aventure de couple.
    Et puis je trouve que vous avez vachement bien décrit vos sentiments et vos émotions. Sans aucun doute cette posture de satisfaction des désirs de sa reine est une des attitudes les plus agréables.
    Merci beaucoup pour votre témoignage et vivement la suite. A très vite

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