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Wyylde La plus excitante des expériences de couple

La longue route vers le candaulisme/ Chapitre 9 : recadrage, cafouillages et enfin un amant potentiel !

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5 Avril -5 mai 2017

Au petit matin, nous sommes sortis de chez Eléa. J’étais dans un état pitoyable. Avant de nous séparer pour aller à nous boulots respectifs, je lui lançai un « il faudra quand même qu’on parle ». Dès que j’en eus la possibilité j’envoyai à Eléa plusieurs messages pour lui confier ma déconfiture de la veille : son état, les marques sur son cou, mes mauvaises motivations, mon incapacité à bander. J’évitai soigneusement de lui parler de la violence des sentiments que j’avais ressentis. Cela n’aurait servi à rien : cette haine envers elle avait passé et laissait maintenant simplement place à un profond mépris de moi-même.

Elle était très occupée et ne put pas me répondre, ou me rassurer avant le soir. Nous nous sommes alors téléphonés pour nous expliquer, tombant d’accord sur le fait que notre relation était encore un peu jeune pour supporter des maitresses ou des amants réguliers. J’avais de mon côté, quelques jours auparavant envoyé paitre plusieurs contacts féminins avec qui je parlais depuis un moment et annonçai à Eléa ne pas avoir l’intention de revoir Lucie. Elle décida de son côté de mettre Sébastien sur la touche. Comme nous nous étions promis de vivre une « relation ouverte », nous prîmes soin de spécifier que ces décisions étaient temporaires pour rassurer l’autre de la liberté que nous voulions bien lui accorder. Il restait également la possibilité d’amants « one shot » pour Eléa et pour moi de voir des mecs.

Au final, après plusieurs discussions sur le sujet, nous décidâmes de nous trouver un amant commun. Je me chargeais évidemment de cette recherche après avoir pris notes des désidératas d’Eléa. Même si à l’époque je n’en avais pas forcément conscience, avoir « la main » sur ce choix me permettait d’écarter plus définitivement encore Sébastien d’Eléa, voire même de lui faire oublier complètement.

Je me mis donc à recruter sur des sites d’annonces. J’avais évoqué nos profils, notre description physique, précisé nos différentes envies : mon candaulisme teinté de soumission, l’appétit d’Eléa pour les hommes viril, nos désirs de bisexualité.

Dans cette période, je reçus 277 réponses initiales par mail (soit près de 1580 messages au total, certains échanges, les plus prometteurs, se déroulant évidemment sur plusieurs mails). Je ne compte pas les tchats (certains de ces sites comportant en effet une section discussion instantanée), qui occupèrent mon esprit, beaucoup de mon temps et me firent prendre un retard considérable dans mon travail.
La méthode était simple : je discutais un peu pour voir à qui j’avais affaire (l’orthographe étant un critère primordial, déformation professionnelle sans doute…), demandais une photo, et transmettais à Eléa les profils qui semblaient correspondre à nos attentes. Je me contentais facilement quand j’estimais que le mec était pas mal physiquement, qu’il parlait bien, me semblait sympathique, et j’avoue avoir également présenté à Eléa des profils d’hommes peut-être moins éloquents mais dotés d’un sexe particulièrement imposant… Mais ce détail, qui pour moi était important, ne rentrait pas dans les critères de choix d’Eléa. Si elle me répondait positivement, je donnais son adresse mail aux potentiels amants et je lui laissais gérer la suite.

Avec le temps, et en fonctions des premiers retours d’Eléa, je modifiai l’annonce. J’insistai sur la bisexualité nécessaire de cet amant. J’avais eu en effet de nombreuses réponses d’homme non bi. Et je n’avais pas envie de me retrouver à nouveau mis à l’écart complètement. Je voulais pouvoir sucer l’homme qui prendrait Eléa, elle le voulait également, et fantasmait même à l’idée que je me fasse prendre par un homme devant ses yeux, voire même de me prendre alors que son amant la pénétrait. Mais par-dessus tout, je donnai plus de précisions sur les attentes d’Eléa en matière de physique. Au fil du temps, Eléa m’avait donné en effet une foule de détails supplémentaires sur le type d’homme qu’elle recherchait : il devait être barbu ou mal rasé, avoir si possible des tatouages, être mal coiffé ou avoir les cheveux longs, avoir un côté artiste, soit musicien, soit poète maudit… ressembler à un pirate… ne pas avoir un trop petit nez… ne pas être trop gros, ni trop petit, être brun … et si possible avoir entre 35 et 45 ans. Ajoutez à cela la bisexualité et la proximité géographique, le résultat de cette recherche fut net et sans bavure : aucun des hommes que je lui avais présenté n’avaient trouvé grâce à ses yeux. 1580 mails pour rien…

Eléa finit par admettre que la recherche devait venir d’elle. Je n’étais pas mécontent qu’elle prenne ainsi le relais. Eléa ne choisit pas le même canal que moi, elle décida d’écumer le site sur lequel nous nous étions rencontrés. Les premiers résultats ne furent pas plus probants puis un jour elle reçu enfin un message qui suscita son intérêt.
Il s’appelait Nicolas, 38 ans, même si ses photos un peu floues (ou derrière des lunettes de soleil, grrrr....) laissaient penser qu’il en avait 10 de plus. Après plusieurs échanges, y compris avec moi, Nicolas s’avéra être l’amant potentiel qu’il nous fallait : il avait déjà vécu une expérience d’amant avec un couple candauliste, écrivait très bien, avait de l’humour et savait ménager son suspens.

Je confiai à Nicolas mes désirs et mes craintes également. Je me sentais en effet un peu girouette avec Eléa, bien plus que je ne l’avais été avec ma première compagne libertine. J’étais un jour effrayé à l’idée de sauter le pas, le lendemain j’aurais tout fait pour qu’elle me « trompe » avec un amant qui lui plaisait, le lendemain encore j’étais pris de doutes et peiné qu’Eléa ait des relations avec un autre, et le jour suivant souhaitais de nouveau ardemment qu’Eléa s’envoie en l’air devant moi, ou sans moi. La jeunesse de notre relation et de nos sentiments amoureux expliquait peut-être cela, mais cela me gênait d’être aussi peu constant.

Il nous expliqua toute la richesse de la relation qu’il avait entretenue avec le couple dont il avait partagé les fantasmes, et nous fit part d’une expérience qui me parla énormément. Il nous raconta qu’il s’était une fois occupé de la femme devant son mari attaché à une chaise. Alors que Nicolas s’affairait à faire jouir madame, l’époux, simple observateur impuissant, avait eu une érection continuelle en pleurant toutes les larmes de son corps. Cette réaction du mari me rassura sur le fait qu’on pouvait effectivement éprouver des sentiments mélangés voire diamétralement opposés : douleur, tristesse et plaisir, tout à la fois. Nicolas ajouta que lui et l’épouse libérèrent le mari et vinrent le consoler avant qu’il les laisse partir tous deux de son propre chef dans la chambre nuptiale pour baiser toute la nuit sans lui. Cette confidence que nous fit Nicolas sur les réactions du mari me conforta sur sa lucidité à l’égard de la complexité de ce type de relation et me fit comprendre qu’il serait un amant bienveillant pour notre couple.
La jalousie, la douleur et la peur de perdre totalement le contrôle de la situation n’étaient pas des freins à un épanouissement sexuel. J’espérais qu’Eléa et lui allaient bien s’entendre. Pour ma part, je l’avais adopté.

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