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Wyylde La plus excitante des expériences de couple

La longue route vers le candaulisme/Chapitre 8 : Jalousie ou le cocu mécontent

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4 avril 2017

La période était très chargée pour moi, je bouclais le montage d’un projet artistique, j’avais également des échéances professionnelles et mes deux enfants me prenaient pas mal de temps. J’étais sur les rotules, mais notre amour et notre sexualité en pleine effervescence me permettaient de tenir bon.

Quand j’étais trop stressé et ne pouvais pas voir Eléa, j’invitais un mec à passer chez moi tard le soir, histoire de relâcher un peu la pression. Eléa m’avait fait comprendre qu’elle ne tirait aucune excitation à être tenue informée des détails de mes plans cul avec des hommes. Nous avions donc convenu d’un code simple : après mon bonjour matinal sur Messenger je lui envoyais une smiley « banane » pour lui signifier que j’avais sucé un mec la veille.

Cette période fut donc émaillée de quelques « bananes ». De son côté elle avait évidemment décidé de revoir Sébastien. La situation avait également changé, mais pas pour le mieux. Il avait fait volte face et refusait finalement qu’Eléa et lui m’envoient des vidéos de leurs ébats. Sébastien lui avait fait comprendre que je devrai me contenter d’un compte rendu verbal ou écrit. Une petite partie de moi comprenait cette position : devoir penser à moi aux instants les plus intimes de leurs ébats, cassait le moment, LEUR moment. La plus grande partie de mon être en revanche s’offusquait de ce refus, bouillait même de colère : j’étais son amour, son mec officiel, lui n’était que l’amant, il devait bien se plier à mes désirs, à nos désirs. Quoi ? Il aurait le droit de toucher la femme que j’aimais sans aucune contrepartie ? Et surtout pourquoi ce revirement soudain alors que c’était lui-même qui avait proposé de faire une vidéo plutôt que des photos ? Il y avait anguille sous roche.

Etait-ce un hasard du calendrier ou bien testions-nous nos jalousies respectives, impossible de m’en souvenir, quoi qu’il en soit, elle devait voir Sébastien le soir même où j’avais rendez-vous avec Lucie (rencontrée sur le même site qu’Eléa). Eléa m’envoya quelques texto pour me dire que Sébastien était arrivé chez elle, à combien de verres ils en étaient, etc. Rien de sexy, c’était purement informationnel. Je faisais de même de mon côté avec Lucie. Passant le moins de temps possible à composer mes SMS, pour ne pas paraitre impoli.

En toute fin de soirée, Lucie et moi échangeâmes quelques baisers, rien de très fougueux, plutôt romantiques, mais me laissait songeur sur la nécessité et le bien fondé de ce rendez-vous. Lucie était une belle femme, un peu roots aussi, qui parlait beaucoup sans doute pour cacher sa nervosité. Nos échanges avaient été très agréables, mais je ne sentais pas chez elle de désir particulier à mon égard, je n’avais décelé aucune d’étincelle. J’étais amoureux d’Eléa, qu’étais-je donc venu faire avec Lucie, si ce n’était me rassurer de ma capacité à séduire ? Pour le coup, et en dépit de cette conversation et des baisers échangés, je ne fus pas rassuré.

Nous nous quittâmes un peu avant 23h00, Lucie travaillait le lendemain tôt et devait rentrer. J’éprouvai une certaine déception de la quitter si tôt, mais au final ce n’était pas plus mal : j’aurais sans doute ressenti à nouveau le stress de la première fois si nous avions dû aller plus loin. J’en profitai pour envoyer un SMS à Eléa : Où en était-elle ? Pas de réponse. J’insistai un peu… toujours rien… et je finis par lui proposer de passer chez elle. Silence radio. Le bilan de la soirée serait donc : un rendez-vous en demi-teinte pour moi et une soirée de baise intense pour elle, soirée sans doute pas encore terminée… J’étais dans le métro, sur le chemin du retour, à me poser beaucoup de questions sur Eléa et Sébastien, sur Lucie et moi, quand Eléa finit par me répondre : « Oui, viens ! »
Je rebroussai chemin instantanément, direction Chatillon. Content que cela se passe ainsi mais parallèlement très nerveux, l’esprit bouillonnant toujours de mille interrogations. Sur le trajet elle m’avait envoyé quelques messages savamment étudiés pour faire monter mon excitation. Mais j’avais la tête ailleurs. Impossible de savoir ce qui clochait. Elle m’avait également prévenu qu’elle avait abusé de l’herbe et était totalement défoncée. Nous avions déjà fumé ensemble, et j’avais pu voir l’effet que produisait la marijuana sur sa libido. Elle était d’ordinaire particulièrement développée, sous drogue : elle était incontrôlable.

J’arrivai pour trouver Eléa, non pas excitée comme une diablesse, mais totalement hagarde, lascive, presque titubante. Elle me reçut dans la tenue qu’elle avait au départ de son amant : complètement nue. Ses yeux respiraient le sexe et la fatigue. Son corps était encore chaud du passage de Sébastien mais je me stoppai net dans mes baisers lorsque je découvris son cou. Celui-ci était tuméfié ! Ce n’étaient pas des coups, non, mais les marques de suçons démesurément appuyés, laissées par son amant. La moitié de son cou était littéralement violacé. Je tombais des nues. Elle ajouta en souriant : « Oui, il a découvert une de mes chattes. »

Je savais son cou réactif, certes… mais là, Sébastien y était allé comme un bourrin ! Eléa me confia plus tard que, sous l’effet de l’herbe, elle l’avait elle-même encouragé à y aller plus fort. Sur le moment, je ne le savais pas, et il m’était impossible de rendre Eléa complice de ce carnage. C’était lui, lui seul, le coupable ! J’aurais pu en tirer une certaine excitation… après tout n’était-ce pas ce qu’un « cocu » aurait voulu ? Voir sa femme marquée par son amant ? Au lieu de cela, je sentais ma colère monter. D’un côté il refusait que je « participe » à leurs ébats par le biais de vidéos, d’un autre côté, il l’avait sciemment marquée pour m’adresser un message : « elle a est moi, je suis passé par là ! » Et je ne le savais que trop bien, sa présence violente resterait sur le corps d’Eléa bien après mon départ. « Regarde comment elle aime être traitée ! » me répétaient la sauvagerie de ces suçons. Je ne pouvais pas détourner les yeux de ces blessures. Même défoncée à l’herbe, qu’avait-elle donc eu en tête pour se laisser faire à ce point ?

Plutôt que de se sauter dessus, nous nous mîmes à discuter. Je contenais ma colère, d’autant qu’Eléa sou l’emprise de la marijuana n’était pas en état de la comprendre. Elle me demanda comment s’était passé ma soirée avec Lucie, je lui répondis la vérité et sans entrer dans les détails : une soirée agréable mais qui m’avait laissé un goût d’inachevé. Je revenais sans cesse sur les marques qu’elle avait dans le cou, en lui disant que Sébastien n’avait pas été très cool de faire cela. Elle répondait évasivement, sans voir de mal à cela. C’était tellement humiliant… moi qui l’approchais toujours avec la plus grande des tendresses… Je n’eus pas de compte rendu de leur étreinte, et cela tombait bien, je n’en voulais aucun : plus question d’entendre parler de ce mec.

Nous nous rendîmes dans la chambre. Eléa s’allongea sur le dos et m’ouvrit ses bras. Je me déshabillai en hâte, sauta sur le lit et entrepris de l’embrasser dans le cou. Je posai avec une certaine réticence mes lèvres sur les marques laissées par son amant, mais son cou véritablement blessé m’était devenu inaccessible. Ce salaud avait réussi à l’éloigner de moi, à m’interdire une partie d’elle ! Je pestais intérieurement. Je me rabattis alors sur l’autre côté de son cou, vierge de suçons. Je devais effacer la venue de Sébastien ! Faire mieux que lui ! La faire partir plus loin, la faire jouir plus intensément. Je léchais son cou, puis le suçais. Eléa ne décollais pas. Il s’était évidemment attaqué au coté le plus sensible, sa « chatte » la plus réactive, de plus Eléa commençait à subir l’effet léthargique de la marijuana… mes baisers n’eurent aucun effet. J’étais en perdition totale. Je descendis sur sa poitrine, pas plus de réaction. Alors, sans m’attarder, je plongeai le visage entre ses cuisses. Je pensais y déceler le parfum de Sébastien. J’espérais en tirer une excitation… C’est ce qui se passait avec ma première compagne libertine et le prof de sport : je bandais toujours comme un fou en la léchant après le passage de son amant. Mais là, rien. Eléa s’était sans doute lavée, et ma rage était telle que rien n’aurait pu retourner la situation, éveiller mes sens, ou me faire passer en mode « cocu content ».

Moi qui d’ordinaire adorais prodiguer des cunnilingus à Eléa, cette fois je la léchais mécaniquement, sans envie, juste pour la faire jouir. Je me regardais faire. Je la regardais à moitié comateuse. Je crois qu’à cet instant j’ai hais Eléa. J’ai éprouvé un profond dégout pour ce qu’elle venait de faire avec lui, pour l’état dans lequel il l’avait mise et dans lequel elle s’était mise elle-même : droguée, épuisée, amorphe, abimée… Je réussis à lui tirer un petit orgasme qui me fit bander un peu et décidai alors de la prendre. Il fallait que je récupère MA femme. Je me masturbai frénétiquement pour faire grossir ma queue, j’entrai en elle… et 10 secondes plus tard, débandai aussi sec.

Quel fiasco… Ce fut une des pires expériences sexuelles de toute ma vie. J’étais venu bille en tête pour m’assurer qu’Eléa était mienne, lui faire oublier « son Sébastien ». Pas pour les bonnes raisons. Jamais je ne me suis senti aussi impuissant, aussi spectateur de ma nullité, aussi con. Après avoir éteint la lumière, je pris Eléa dans mes bras. Bien plus tard, elle me confia s’être sentie sur le moment entourée de ma tendresse. Cette confidence très récente me fit beaucoup de peine. A cet instant, en effet, je n’étais plus qu’un monstre d’égoïsme et de jalousie, empli d’une rage sans limite. Eléa s’endormit presque instantanément. Pas moi. Les yeux grands ouverts dans le noir, tenant Eléa dans mes bras, je haïssais Sébastien, je haïssais Eléa, je haïssais nos choix de « sexualité libérée » et plus que tout : je me haïssais moi-même.

2 Commentaires

  • bonjour ! Merci pour ce très gentil message de soutien. Nous allons (ou je vais) bien mieux désormais. J’ai oublié de précisé la date de cette mésaventure, mais de l’eau a passé sous ponts depuis, je vais la rajouter ! Je laisse toujours passer un peu de temps entre les évènements et la publication du chapitre qui correspond. Dès la rentrée je tenterai de moins trainer. Eléa a prévu de revoir Sébastien la semaine prochaine... on verra si tout cela est vraiment digéré... et je lui ai demandé : plus de marques de suçon cette fois.
    cordialement.
    Alexandre

  • Salut Alexandre,

    Déjà, merci d’avoir pris le temps de nous raconter ton histoire avec ce 8ème chapitre. Bon, ça n’a vraiment pas l’air d’avoir été une expérience facile à vivre et ça ne s’arrange pas le long de ton récit. Je viens surtout commenter pour te soutenir si tu as besoin de quelqu’un extérieur avec qui en parler.

    Maintenant, le mieux que tu puisses faire, c’est prendre un peu de recul, le temps qu’il te faudra, pour te ressourcer et te retrouver, reprendre confiance en toi et en votre force, qui est votre forte relation et donc votre amour. Reprendre le controle sur " elle " et ton couple en retrouvant ta place. Il ne te l’a pas marquer au fer rouge c’est toi qui partagé ta chérie qui t’est précieuse pour votre plaisir à tous les deux. Les suçons partiront de son cou, mais votre amour reste le même.

    Tu sais, on se rend compte des trésors qu’on a, que lorsqu’on est sur le point de les perdre, alors essayes de ne pas rester bloquer sur ça et souviens toi de l’essentiel, de ce qu’elle représente pour toi. Ce n’était que du sexe, que du charnel.

    Big-up à toi, j’espère que tu vas t’en remettre :)

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