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Wyylde La plus excitante des expériences de couple

La longue route vers le candaulisme / Chapitre 7 : Des chattes et des mots.

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Mars
J’avais enfin emménagé à Asnières. En dépit de cette liberté retrouvée, nos enfants, jobs, et activités sociales ou artistiques ne nous laissaient que peu de temps pour nous voir. Quand c’était le cas nous en profitions au maximum et passions donc en mode « bonobos » : il était alors impossible de nous décoller. Nous faisions l’amour cinq, six fois, parfois plus, si nos forces nous le permettaient. Ce fut à l’occasion de ces week-ends de sexe frénétique que nous commençâmes réellement à découvrir l’autre, cartographiant nos zones réceptives, que nous nommions sans grande poésie, mais avec humour, « nos chattes ».

Eléa avaient de nombreuses « chattes » : son cou, ses aisselles, les creux de ses bras, le derrière de ses genoux, la paume de ses mains. Elle n’avait à dire vrai aucune zone taboue, et j’en profitais pour explorer de mes lèvres et de ma langue tout son corps. A cette occasion, évidemment, j’avais pu me rapprocher d’une des zones qui m’avaient toujours irrémédiablement attiré : ses pieds. Je les avais léchés en long, en large et en travers, sous la plante, sur le coup de pied, les chevilles, les talons, j’avais suçoté chaque orteil avec passion et dévouement. A genoux devant elle, contre le sol, allongés tête bêche sur le lit, au cours d’un massage, lors d’une étreinte… toutes les occasions étaient bonnes pour me retrouver à un instant ou un autre avec les pieds d’Eléa contre mon visage ou dans ma bouche.

Eléa se prêtait de bonne grâce à mes pulsions fétichistes et tentait même parfois de jouer la dominatrice. Cela nous avait valu de bonnes crises de rire les premières fois. Puis, il fallait reconnaitre qu’elle avait peu à peu commencé à mieux cerner le rôle. Son plaisir n’était pas de m’avoir « à sa botte », mais de voir l’état proche de la transe dans lequel elle était capable de me mettre en quelques phrases ou gestes bien sentis : « lèche », « baisse les yeux », une petite gifle, les cheveux tirés en arrière…

Elle avait évidemment elle aussi découvert mes « chattes » et en particulier mon cul… qu’elle visitait avec une fougue grandissante et de plus de plus régulièrement. Les orgasmes qu’elle me procurait en me prenant étaient d’une force incroyable. Une vraie révélation pour moi. J’avais toujours fermé cet endroit aux hommes que je rencontrais. Mon ex avait eu l’occasion de me prendre quelque fois, ça avait été assez fort mais il avait toujours manqué un ingrédient. Cet ingrédient c’était Eléa et son désir sans bornes. Elle me prenait, non pour me faire plaisir, mais parce qu’elle en avait envie tout simplement. Elle adorait cela, l’inversion des rôles : pouvoir laisser sa part masculine s’exprimer librement, et le sentiment de puissance que cela lui procurait également. Elle m’avait confié qu’elle avait tenté de prendre Sébastien une fois mais qu’il était resté tellement inexpressif qu’elle n’avait jamais souhaité renouveler l’expérience. Cela avait été pour elle une vraie frustration. Elle était ravie de pouvoir se lâcher avec moi, qui réagissais au quart de tour. J’avais dû me faire prendre une douzaine de fois en 25 années de bisexualité. Eléa, en quelques week-ends, avait pulvérisé les records.

Nous avons, à ces occasions, essayé toute sa collection de godemichets, et la mienne également : simples, doubles, avec ceinture, avec un petit fouet intégré, etc. Ces joujoux étaient devenus des partenaires réguliers de nos ébats, nous permettant à chacun d’être tour à tour homme et femme, femme et homme. J’eus un peu honte les premières fois des gémissements qu’elle me fit pousser. Puis, au fur et à mesure, j’avais fini par admettre l’évidence : j’étais à elle, et j’étais à ma place. Cette appartenance, cette soumission me plaisaient, pourquoi donc lui cacher mon plaisir ? Pourquoi tenter de garder le contrôle ? Je lâchais prise chaque fois un peu plus. Elle me faisait couiner, hurler, comme personne. J’en redemandais, elle aussi. La spirale était amorcée. Nous nous sentions tellement vivants l’un avec l’autre, nous vibrions tellement fort et à l’unisson… La sacro-sainte « indépendance » dont nous avions vanté les mérites lors de nos premiers échanges avait fait long feu…

Quant à nos beaux projets de ne pas tomber amoureux, ils avaient, eux aussi, lamentablement échoué. Nous avions retenu les « mots fatidiques » autant que possible, puis Eléa avait craqué. Je me souviens m’être retiré de son corps palpitant, elle avait roulé sur le côté, était vite venue se blottir contre moi, avec tendresse, et m’avait susurré son amour à l’oreille, presque timidement, comme si elle avait eu peur de me choquer.
J’avais résisté un peu plus longtemps mais avais également fini par céder, quinze jours plus tard. Alors qu’elle me prenait avec passion, son regard déterminé, carnivore, planté dans le mien, j’avais gémi un « je t’aime » plaintif et étonnamment aigu, en pleine jouissance, au bord des larmes.

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