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Wyylde La plus excitante des expériences de couple

La longue route vers le candaulisme/ Chapitre 2 : Premiers rendez-vous, joies et angoisses

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Janvier 2017
Eléa et moi avions tous deux une libido assez développée et nous nous étions suffisamment échauffés les sangs lors de nos longues discussions par Messenger pour savoir que l’heure n’était plus aux bavardages mais au contact. Nous nous étions donnés rendez-vous à une sortie de gare Montparnasse. Il faisait froid, je m’étais emmitouflé dans mon beau trois-quart Kenzo et j’avançais téléphone à l’oreille.
_Tu es où ? Demandais-je.
_A gauche de la gare, comme prévu.
_Non, j’y suis je ne te vois pas.
_A gauche quand tu es sur la place et regardes VERS la gare.
_Ah !
_L’autre gauche…
Trois minutes plus tard, après de nouveaux rires, je la découvrais enfin en vrai. Elle était plus petite que ce que je j’avais imaginé, un peu plus ronde aussi, et les épais châles et écharpes dont elle s’était couverte ajoutaient à cette impression. Elle posa un doux baiser sur mes lèvres dès que nous nous retrouvâmes face à face.
Elle m’emmena dans un jardin un peu en hauteur près de la gare. La végétation pourtant rare en cette période de l’année allait pouvoir nous cacher aux yeux du monde, et l’endroit était désert.
Ce premier rendez-vous fut l’occasion pour moi de découvrir son appétit vorace de baisers, ses hanches généreuses, ses mains baladeuses, la blancheur de son teint mais, par-dessus tout, l’intensité de son regard. Alors que nous nous embrassions et que nos langues avides s’emmêlaient fiévreusement, elle avait planté son regard dans le mien. Ses yeux, d’un bleu éclatant, semblaient sonder mon âme et me murmurer des propositions indécentes. Je pris conscience que j’allais avoir de longues conversations muettes avec Eléa, perdu dans cet azur profond.
Quand il fut évident que nous ne pourrions pas nous contenter de ces baisers dans le froid, nous décidâmes de nous rendre chez elle. Elle habitait Chatillon, à quelques stations. Le trajet fut rapide.
Mais à peine entrés chez elle, mes vieux démons sont réapparus. Nous n’allions pas échanger que des baisers ou quelques caresses plus osées. Non, nous allions faire l’amour. Allais-je bander ? Et si oui, allais-je jouir en 15 secondes ? J’ai toujours éprouvé des angoisses terribles et des difficultés réelles, surtout lors des débuts de relation avec une nouvelle partenaire. Avec mon épouse, bien que toujours un peu rapide à jouir, j’avais domestiqué mes peurs et passais pour un amant tout à fait potable, alternant caresses, pénétration, cunnilingus… Ces soucis d’érection et d’endurance très médiocre ne me gênaient pas dans mes relations avec les hommes, où j’avais invariablement le rôle du passif, soumis. Ces rendez-vous masculins étaient toujours très codifiés : j’accueillais mes amants nu, dans la pénombre, et me mettais rapidement à leur service, les suçant jusqu’à ce qu’ils jouissent. Pas de tendresse, pas d’autres pratiques, je ne me faisais jamais sucer, je n’aimais pas trop cela, et n’appréciais pas qu’on touche à mes fesses. Je me masturbais en les pompant, prenant mon pied à me sentir leur pute. Ma bouche, leur queue, c’était simple, ritualisé, et je n’avais pas besoin de bander, donc évidemment, je bandais… Avec une femme que je ne connaissais pas, plus question d’être dans ce rôle passif, il fallait être un « mâle », il fallait « assurer », la faire jouir avec mon sexe. Dans ma tête résonnaient les conseils paternels « tu dois être un homme mon fils » et toutes les conneries machistes du même genre dont je n’ai toujours pas réussi à me départir aujourd’hui.
A peine le seuil franchi, nous nous jetons l’un sur l’autre pour goûter de nouveau à des baisers fougueux, gourmands. Eléa avait un aplomb déconcertant. J’étais plus vieux qu’elle mais c’est elle qui prenait les devants. Elle déboutonna ma chemise à la vitesse de l’éclair et avant même que je comprenne ce qui m’arrive, avait plongé la main dans mon jeans. Ça bandait ? Oui ça bandait, ouf !
Je la retrouvai quelques secondes plus tard les yeux plantés dans les miens, à genoux devant moi, prête à avaler mon sexe gonflé. J’hésitai à stopper Eléa avant qu’elle ne m’engloutisse, persuadé que je débanderais vite, qu’elle se demanderait ce qui n’allait pas et que nous partirions sur une discussion pénible sur mes difficultés à maintenir une érection, ou persuadé que je jouirais presque instantanément... Il fallait que je l’arrête avant qu’elle s’aperçoive quel amant pitoyable j’étais. J’aurais pu donner le change en me mettant moi à la lécher, la doigter ce qui m’aurait certainement excité suffisamment pour pouvoir la prendre. On serait entrés dans un scenario pas trop catastrophe que j’aurais pu maîtriser un peu. Mais là, cela ne se passait pas du tout comme prévu. Elle avait envie de me sucer, ses yeux splendides me le hurlaient, sa langue et ses lèvres aussi ! Pourquoi étais-je là ? Avais-je eu besoin de me rassurer ? De me dire que j’étais encore en mesure de séduire une femme après 8 ans de mariage ? La situation était devenue effrayante. J’étais à deux doigts de lui dire :
_Je n’aime pas me faire sucer, tu sais.
Quand elle me goba la queue, plantant ses yeux dans les miens avec envie, gourmandise et un regard, avouons-le, un peu salope. Mon corps et mon esprit furent alors tirés d’une torpeur qui m’avait semblé infinie. Bon sang, c’était ça une fellation ! Moi qui la pratiquais tellement et avais acquis dans ce domaine une expérience sans égale, j’avais oublié les sensations délicieuses que cela procurait. Eléa suçait comme une diablesse. Avalant mon membre au plus profond de sa gorge, allant jusqu’à s’étouffer parfois. Elle faisait alors une brève pause, toussait parfois un peu et se remettait à l’ouvrage serrant fort ses lèvres carmin sur ma queue tendue. Belle, lubrique, insatiable. Elle pompait avec un rythme soutenu. Elle réveillait un à un tous mes sens endormis depuis si longtemps. Elle me tirait de la gangue de protection dont je m’étais entouré, démolissait les murs que j’avais érigés autour de moi, me mettait à nu, me faisait tout simplement revivre.
Quand vint le moment fatidique, ma performance ne fut pas franchement mémorable, je jouis assez vite comme je m’y attendais. Ce qui fut mémorable en revanche, fut la tendresse dont elle fit preuve à mon égard. Me caressant, me parlant doucement, m’enlaçant, me léchant et réveillant à nouveau d’autres zones de mon corps que j’avais condamnées.
Je dus rentrer vite au domicile conjugal pour ne pas éveiller les soupçons. Je me sentais absolument dégueulasse vis-à-vis de ma future ex-femme et tout aussi ignoble vis-à-vis d’Eléa que je devais quitter brusquement alors qu’elle avait tant fait pour moi.

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