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Wyylde La plus excitante des expériences de couple

La longue route vers le candaulisme/ Chapitre 12 : deuxième sauna

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Samedi 24 juin

Sébastien, l’amant « historique », avait fini par accepter de me rencontrer. Eléa, poussée par le désir d’apaiser la jalousie douloureuse qui m’étreignait, avait dû faire preuve de beaucoup de diplomatie pour le convaincre. Il avait été compliqué de faire coïncider nos trois emplois du temps et nous avions dû prévoir très à l’avance cette rencontre au sommet. Cependant, entre la prise de rendez-vous et le jour J (ce samedi après midi), de l’eau… ainsi que pas mal de cyprine… avait passé sous les ponts. Notre escapade au sauna et le premier jeu très prometteur avec Nicolas avaient changé la donne. J’avais vu Eléa se faire prendre devant moi, et céder virtuellement aux caprices d’un autre. Son corps, ses pensées, ses désirs n’était plus exclusivement partagés entre moi, l’officiel, et Sébastien, l’amant. D’autres hommes entraient dans l’équation et il n’était ainsi plus qu’UN amant parmi d’autres. De plus l’excitation que j’avais ressentie à voir Eléa avec ces hommes avait réveillé mon désir de la voir m’échapper. Je voulais que les choses s’accélèrent, que notre libido dérape et qu’elle prenne enfin le cocu par les cornes ! Évidemment, j’aurais toujours besoin qu’elle me rassure sur le bien que je lui faisais, qu’elle réaffirme son amour pour moi, me dise, me redise que j’étais le seul et unique. Mais je n’avais plus ce besoin impérieux de rencontrer Sébastien que j’avais érigé en rival omnipotent et insupportable.

Je l’annonçai donc à Eléa, en précisant que je ne supporterais pas qu’il lui laisse à nouveau des marques sur le corps. J’espérais avoir été clair sur ce dernier point, attendant leur prochaine rencontre pour vérifier si j’arrivais à être aussi détaché que je l’avais promis et si Sébastien, de son côté, réussirait à ne pas marquer Eléa pour se l’approprier.

Nous avions donc fini par annuler le rendez-vous avec lui pour se concentrer sur notre couple et libertiner en amoureux. Nous avions opté pour une deuxième visite au Moon City. Ainsi, après une très agréable promenade main dans la main sous le soleil et une petit visite chez le tatoueur nous primes la route de Pigalle pour un sauna que nous espérions plus torride encore que le premier.

La belle Sarah était à nouveau présente, cette fois sans son complice masseur. Elle ne me reconnut pas immédiatement car j’avais laissé pousser ma barbe. Elle me dit que j’étais bien plus beau sans et me proposa avec moult œillades et caresses sur le bras de me prêter un rasoir pour que j’enlève tous ces poils « disgracieux ». Son corps parfait, son approche suave et sa ravissante petite gueule d’ange faisaient certainement tourner bien des têtes : peu d’hommes devaient avoir la force de lui refuser quoi que ce soit. Je déclinai cependant poliment sa proposition pour la bonne et simple raison qu’Eléa me préférait barbu. C’était elle ma déesse. C’était à elle que j’appartenais. Corps et âme. Et j’en étais si fier.

Peu après, nous nous fîmes accoster par un couple d’antillais qui devait avoir dans la cinquantaine, particulièrement chaud et très (trop ?) tactile. Un autre homme, Christophe, plutôt pas mal, grand brun, viril et souriant semblait les accompagner ou tout du moins les connaitre. A peine entassés tous dans le fumoir, la femme, Mariam, entama les hostilités. Elle riait et parlait fort et commença à toucher tout le monde pour dérider toute la compagnie. Elle semblait très attirée par Eléa. Quoi de plus normal ? Le visage d’ange de ma chère et tendre, ses yeux si lumineux et ses formes généreuses étaient un appel au plaisir. J’étais une nouvelle fois ravi de voir qu’elle faisait monter la température et ce sans avoir besoin de faire le moindre geste. Sa présence et l’intensité de son regard suffisaient à échauffer les sens. Mariam était tout l’inverse : outrageusement extravertie, assez lourde dans ses approches, gauche dans ses gestes. Son mari, Emile, était à son image : pataud, insistant, et sans nuance. Il nous servit d’entrée de jeu un discours pesant et bien inutile sur la tolérance et le racisme, pour marteler à l’assistance qu’il était un homme comme les autres et que la couleur de sa peau n’y changeait rien… ce dont évidemment personne ne doutait… Christophe, souriant et plus distant, discutait « fessée » avec Sarah et un troisième homme.

J’observais tout ce petit monde, en espérant qu’Eléa trouverait Christophe séduisant et se laisserait tenter. Mariam qui avait mis une bonne ambiance en dépit de ses approches lourdingues, finit par convaincre tout le monde de se rendre au hammam.

Curieusement à partir de cet instant, les choses deviennent floues. Beaucoup de monde, beaucoup de mains et de croupes tendues, des queues qui se dressaient. Des duos, des trios, quatuor qui se faisaient et se défaisaient. Dans un coin Sarah donnait une fessée à un homme. Dans un autre un couple faisait l’amour. Christophe et moi étions assis côte-à-côte, et nous masturbions mutuellement alors qu’Eléa l’embrassait à pleine bouche. Emile un peu en retrait se branlait et regardait avidement les doigts de Mariam fouiller le sexe d’Eléa. Je me souviens de la réflexion que Christophe fit à Eléa : « La queue de ton mec vient de doubler de volume. » Et pour cause, Eléa venait de se mettre à genoux devant lui et d’engloutir sa queue.

Passé ce moment, ma mémoire vacille : je ne revois que des fragments de scènes irréelles, embrumées. Clignement de paupières, les positions et les participants avaient changé.

Je me revois m’agenouiller à mon tour devant Christophe pour le sucer.

Un peu plus loin Eléa, allongée sur le dos, accaparée par Mariam qui la léchait et la doigtait avec force.

Plus tard : nous sommes dans un couloir sombre, entassés, encastrés. J’ai la queue d’Emile dans la bouche. Il lance tout sourire à sa femme : « Tu te rends compte, je suis en train de me faire sucer par un mec ! »

Je ferme les yeux. Ma mémoire me fait toujours défaut. Nouveau moment, nouvelle scène : des bouches et des doigts se dirigent vers Eléa, tel un poulpe géant fondant sur sa proie. La voilà au centre de la mêlée. Nous sommes dans la cabine pour groupe. Elle est allongée sur le dos, les jambes relevées, sur la large banquette qui occupe près de la moitié de la pièce. Christophe est en elle et la prend avec force et rythme. Un autre homme tatoué, très baraqué, au sexe impressionnant est arrivé. Quand ? Je n’en ai plus aucun souvenir. Il est agenouillé près du visage de ma tendre et lui offre son énorme queue à sucer. Elle l’engouffre avec délectation, en fermant les yeux. Un autre homme assez jeune, plutôt mignon les cheveux très courts entre à son tour et vient se positionner face au tatoué. A genoux sur la banquette, il se masturbe pour faire grossir sa queue à quelques centimètres de la douce joue de mon aimée. Puis il prend d’autorité la main droite d’Eléa, la pose sur son membre gonflé pour qu’elle poursuive le mouvement. Eléa, sentant de ses doigts que le sexe du jeune homme est prêt, délaisse temporairement la queue du tatoué pour se mettre à sucer le nouveau venu. Sa bouche fait des allées et venues entre les membres dressés de ces deux hommes. Sa dernière main libre est posée sur la queue d’Emile qu’elle branle distraitement. Elle est totalement partie. Dieu qu’elle est belle ainsi !

Je suis debout, parfois à genoux, tendant mes mains et mes lèvres vers Eléa. J’essaye de me faufiler mais le corps de mon amour est tellement convoité que je peine à trouver ma place.

C’est mon fantasme ultime : voir ma chère et tendre se faire prendre par un groupe d’hommes et ne pas pouvoir la toucher. Je me masturbe souvent devant des vidéos de gangbangs. Je remplace à chaque fois aisément, d’un simple saut de l’esprit, l’actrice du film par ma belle Eléa. Je l’ai imaginée tant de fois dans cette situation... Parfois forcée, soumise, contraintes d’offrir tous ses orifices à une meute de beaux mâles en rut. Parfois consentante, se donnant sans pudeur et prenant son pied devant moi impuissant, rejeté, juste gratifié de quelques regards signifiant « tu as vu comme ils me baisent bien ? ».

Cette fois ce n’est pas une vidéo, c’est la réalité. La voilà entourée, comblée de queues la fouillant et de mains pétrissant son corps. Elle est magnifique, tellement salope…. Pourtant… je ne bande pas. Je ne ressens aucune chaleur dans le ventre, rien qu’un vague plaisir de voyeur. En fait, je reconnais à peine Eléa. Impossible de trouver ma place dans ce magma de corps moites. Impossible de trouver ma place dans cet instant de pure luxure. Mes yeux sont rivés sur elle, pourtant mon esprit est ailleurs, distant. Ce que j’ai si souvent souhaité avec tant de force ne me tire qu’un sourire attendri. Qu’est-ce qui ne tourne pas rond dans ma tête ?

La scène se poursuit. Christophe a joui, il se retire d’elle. Un autre homme se présente, le préservatif déjà enfilé. Je lui barre la route. Non ce n’est pas « open bar », je lui dis de demander l’autorisation à Eléa en premier lieu. Elle refuse. Je m’agenouille pour tenter d’enfouir mon visage entre les cuisses de ma belle, mais Mariam s’interpose. Je suis obligé de m’énerver et de la pousser pour pouvoir toucher mon Eléa. Puis l’image se dilue à nouveau, ainsi que le groupe. Les participants s’en vont, un autre groupe s’est formé dans la même pièce, à côté. Autre femme, autre attroupement d’hommes. Impossible de savoir si Eléa a joui.

Je ne me souviens pas comment la soirée s’est terminée. J’ai un sentiment d’inachevé. Celui d’avoir été un fantôme.

Mon absence de réaction et d’érection me fit gamberger plusieurs jours. Je n’avais pas été à la hauteur de mes fantasmes. Plus je confiais mes peurs à Eléa ce soir là, plus je sentais que je l’irritais. Elle avait su prendre ce moment comme il venait, pas moi.
Je compris, après avoir pu en discuter plus tard avec elle, le pourquoi de mon « absence » lors de cette étreinte pourtant torride avec Christophe, Emile, le tatoué, et le dernier larron : nos regards n’avaient pas pu se croiser et je n’avais pas pu entendre la voix d’Eléa me dire ce qu’elle comptait faire avec ces hommes, ce dont elle avait envie, ce qu’elle ressentait.

Cela constituait une donnée nouvelle à prendre en compte lors de nos jeux sexuels : non seulement mes fantasmes candaulistes n’étaient qu’en partie compatibles avec ceux d’Eléa, mais en plus il fallait qu’elle me fasse vivre la situation par ses mots, ses gémissements, ses attentions, ses regards pour que mon plaisir soit complet.
Pourrait-elle supporter, elle qui était si spontanée, de partager la vie et les fantasmes d’un homme aussi torturé que moi ? Devoir communiquer constamment pendant l’acte ne serait-il pas un frein à son propre plaisir ? Cette nouvelle contrainte à intégrer à nos jeux coquins me faisait craindre qu’elle abandonne toute envie de libertiner avec moi. Pire encore, j’avais peur de ne plus être cet être si particulier qu’elle chérissait. J’avais peur de ne plus briller à ses yeux. Peur de n’être au final qu’un mec terriblement compliqué. Peur de perdre son estime, et à terme… son amour.

3 Commentaires

  • Vous admettrez Alexandre et Eléa qu’il est bien difficile d’avoir eu toute la palette de vos expériences. Et puis si nombre de libertins ne sont pas doués pour l’écriture, beaucoup ont aussi du mal avec la lecture. D’autant que votre style est admirable, ça peut intimider. Quant aux doutes, j’imagine que chacun les vit à sa façon. Discutons en !
    Manuel

  • vous êtes le dernier lecteur ! merci pour vos encouragements mais nous envisageons sérieusement d’arrêter de poster notre vie par chapitre. Seuls les récits érotiques semblent susciter l’intérêt des lecteurs sur ce site...
    Notre approche qui visait à tisser des liens avec des personnes susceptibles d’avoir ressenti ce que nous ressentons, d’avoir eu les mêmes doutes n’est guère couronnée de succès. Nous passons un temps infini à écrire et à peaufiner nos textes pour être au plus proche de la réalité pour rien. Notre route vers le candaulisme est longue est nous la faisons malheureusement seuls... j’aurais plus de commentaires si je postais : " ma famme es une salop, elle vien de ce fère baisé par 2 inconnu dans un parcking, je l’ème trè fore’"

  • Elea, Alexandre, c’est votre plus beau chapitre. "Elle était totalement partie...dieu qu’elle était belle ainsi " : sublime !

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