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Wyylde La plus excitante des expériences de couple

la longue route vers le candaulisme/ CHAPITRE 10 : Inversions des rôles, godemichet et sauna libertin (version d’Alexandre)

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5 mai 2017

Les rôles sexuels classiquement dévolus à la femme et à l’homme commençaient à s’inverser de plus en plus dans notre couple. Nous nous mettions en outre à expérimenter pas mal de petits jeux de domination / soumission. Eléa s’entêtait, pour mon plus grand plaisir, à me prendre. Je m’entêtais à me retrouver à ses pieds, et à la faire jouir le plus souvent sans la pénétrer, ce qui ne lui déplaisait au final pas tant que cela. Mes érections parfois problématiques ne semblaient plus être un frein à notre épanouissement sexuel : je jouissais sous ses coups de gode-ceinture, et elle jouissait sous ma langue et mes doigts. Je commençais cependant à me poser certaines questions. Oui, nous étions heureux et nous prenions notre pied. Mais était-ce bien souhaitable de poursuivre dans cette voie ? Eléa ne finirait-elle pas par se lasser que je la pénètre si peu ? M’aimerait-elle si nous en venions à nous cantonner à ce type de relation ? Quant à cette recherche d’amant, elle en devenait presque trop évidente : ne cherchions nous pas au final un homme capable de lui procurer un plaisir que j’étais physiquement incapable de lui donner ?

Tout cela m’effrayait. D’un côté la perspective d’abandonner toute velléité de pénétrer Eléa (et la sacro-sainte masculinité qui accompagnait ce « devoir conjugal » élémentaire) me faisait me sentir faible, ridicule, inutile. Avec celle-ci (re) naissaient mes doutes sur ma sexualité et mon identité : étais-je un homo refoulé ? Etais-je un amant potable ? Etais-je un compagnon qu’on pouvait réellement aimer et estimer malgré cette faiblesse ? De l’autre, je me sentais enfin déchargé d’un poids, je me sentais moi-même, tout faisait sens. Et j’aimais être à elle, m’abandonner, lui laisser les rênes et qu’elle me baise, me domine, me retourne le cerveau. Je n’avais jamais jouis aussi intensément que quand Eléa, débordant de désir, me prenait.

C’est dans ce contexte que nous décidâmes de nous rendre à Pigalle pour aller acheter un nouveau godemichet dont j’avais entendu vanter les mérites sur Internet. Sans sangles, il entrait dans le vagin, se calait sur le pubis pour ne plus bouger. Il procurait apparemment de belles sensations à celle qui le portait. Au sortir du sex-shop, nous étions fiers de notre achat, mais pas question d’aller l’utiliser : mon fils était chez moi et nous n’avions pas le courage de retourner chez Eléa à Chatillon. Eléa me surprit alors en me disant :

« Hé ! J’irais bien au Moon city ! » (Note : un sauna libertin du quartier de Pigalle)

Elle m’avait annoncé ça comme si elle avait voulu entrer dans une boulangerie pour y acheter un pain au chocolat. Sans gène ou hésitation, simplement, et sans regard particulièrement coquin. Eléa était donc ainsi ? Sur un coup de tête, elle pouvait avoir envie de ce genre de lieu, d’ambiance ? J’avais déjà fréquenté des saunas gays, mais n’étais jamais allé en club libertin ou en sauna mixte, préférant l’intimité de mon chez moi pour un trio. J’hésitais un peu mais l’enthousiasme d’Eléa commençait à m’électriser. Y allions-nous pour être à deux ? Pour regarder les autres ? Pour tester notre nouveau jouet ? Ou bien me proposait-elle d’entrer pour trouver un partenaire de jeu ? Si c’était le cas, je pourrais alors enfin la voir faire l’amour à un autre… Qu’elle me soit dérobée, un peu, un instant… et cette fois pas par Sébastien… Etais-je vraiment prêt à cela ? Ma jalousie céda rapidement face à l’excitation qui naissait en moi et face aux grands yeux candides et lumineux d’Eléa.

Vêtus du seul paréo prêté par le sauna, nos serviettes de bain à la main nous entrâmes dans le hall d’accueil et commandâmes des boissons au bar. Il y avait peu de monde. J’observais à droite et à gauche. Les hommes y étaient assez rares, j’étais presque déçu, j’imaginais une meute en rut, au sein de laquelle nous aurions eu le choix pour notre mâle alpha. Nous nous rendîmes assez vite dans le fumoir, une femme la petite cinquantaine sans charme y fumait nonchalamment, un échange de bonjour fut notre seul conversation. Puis une autre femme entra, une habituée visiblement, bien plus affable, Sarah, ravissante beurette au corps élancé qui ne devait pas avoir plus de 25 ans. Voyant que nous étions des petits nouveaux (surtout moi, car Eléa était déjà venue ici), elle s’empressa de nous rassurer et nous posa pas mal de questions pour cerner notre profil, nos envies. Un homme vint nous rejoindre dans la pièce exigüe et commença assez maladroitement à tenter de draguer la jeune femme. Elle riait beaucoup et nous envoyait nombre d’œillades. J’observais Eléa pour savoir si elle trouvait Sarah à son goût, mais elle restait imperturbable, souriante mais presque distante. Sarah annonça à l’homme que j’étais bi et lui dit que s’il voulait l’embrasser il fallait qu’il m’embrasse moi d’abord. Je ne le trouvais pas spécialement beau, mais comme je savais qu’Eléa fantasmait aussi sur le fait de me voir embrasser un homme, j’étais prêt à me laisser convaincre. Nous n’allâmes pas plus loin cependant.

Une fois nos cigarettes et nos cocktails terminés nous décidâmes d’aller piquer une tête dans la piscine-jaccuzzi. Des panneaux indiquaient : « pas d’activité sexuelle dans la piscine sous peine d’être exclus de l’établissement. » J’étais donc curieux de découvrir l’étage et en particulier le hammam où tout devait être autorisé. Dans le sauna gay que je fréquentais, c’était dans le hammam que les premiers contacts physiques avaient généralement lieu. La chaleur, la moiteur du lieu et la pénombre, éveillaient les sens et les audaces. Eléa et moi nous rendîmes donc à l’étage au hammam. Elle retira son paréo, s’entoura de sa serviette et s’allongea de tout son long sur le plus haut gradin. Je m’assis à ses pieds pour la masser doucement. Le lieu était parfaitement silencieux. Un homme était assis sur le gradin en face de nous, mais avec la vapeur difficile de voir s’il regardait Eléa ou avait les yeux fermés. J’entrepris de passer à des caresses plus osées, remontant le long des jambes d’Eléa pour titiller son sexe. J’y déposais quelques baisers, ainsi que sur son ventre, puis remontait pour embrasser Eléa à pleine bouche. Deux autres hommes étaient entrés et, évidemment, s’étaient approchés de nous : Eléa était la seule femme dans le hammam et devenait donc le point d’eau où voulaient s’abreuver tous les fauves. Ni l’un ni l’autre n’étaient beaux, plutôt la cinquantaine bien tassée, aucun charme. Eléa s’était saisie de mon sexe et commençait à me masturber doucement quand l’homme qui était en face de nous vint s’installer près de sa tête. Après un échange subreptice de regard avec Eléa pour demander son consentement, il se mit à masser ses seins, d’abord à travers la serviette puis glissa ses doigts sous celui-ci. Il devait avoir 45 ans, assez viril, une barbe naissante, un corps plutôt bien fait. Il n’était pas laid mais ne correspondait absolu pas aux critères qu’Eléa avaient spécifiés quand je cherchais un amant sur Internet. Il lui plaisait visiblement suffisamment pour qu’elle accepte de se laisser ainsi toucher. Je chuchotai alors à Eléa :

« Il n’y a aucune obligation. Tu fais uniquement ce que TU désires faire ! »

J’avais peur qu’Eléa aille plus loin qu’elle ne l’aurait voulu, simplement pour me faire plaisir. Elle avait eu une expérience peu agréable au sauna avec son ex compagnon, qui l’avait forcée à se laisser toucher par des hommes dont elle n’avait pas envie. Je ne voulais surtout pas qu’elle la réitère : elle devait rester maitresse de ses choix. De mon côté j’avais également eu le sentiment que la mère de mon fils, Laetitia, n’avait pas écouté ses envies propres et avait accepté un peu contre son grès certaines rencontres. Je voulais que notre relation avec Eléa soit pure, sans contrainte.

Les deux autres hommes s’étaient maintenant nettement rapprochés. Un s’était mis à caresser la jambe d’Eléa. L’autre se touchait en regardant la scène. Je descendis pour lécher Eléa. Elle avait saisi la queue du masseur pour le branler et fermait les yeux sous nos caresses et baisers conjoints. Le troisième homme approcha également sa main pour caresser le ventre d’Eléa. A cet instant Eléa fronça les sourcils et dit à l’assistance avec un petit sourire un peu contrit : « euh, ça fait un peu beaucoup là ! » Les deux hommes reculèrent laissant le champ libre au « masseur » qui en profita pour approcher son sexe du visage d’Eléa. Celle-ci n’hésita pas à l’engloutir. Alors que je continuais à lui caresser les jambes et le ventre l’homme avait posé sa main sur le sexe d’Eléa, se mit à titiller son clitoris, puis entra l’index et le majeur en elle… Voilà, j’y étais. Nous y étions. Je la voyais pour la première fois avec un autre ! J’étais très excité et curieusement ne ressentais pas la moindre jalousie. Je la contemplais simplement. Quel spectacle de la voir ainsi offrir sa bouche et son intimité à un étranger !

La position n’était pas très confortable, Eléa suçait l’homme comme elle le pouvait, mais je me disais qu’elle devait avoir mal au cou. Son partenaire dût s’en rendre compte également et proposa alors qu’on aille dans une cabine tous les trois. Eléa, toujours adorable, lui chuchota :

« Pourquoi pas… mais mon mec aimerait bien pouvoir te sucer… tu veux bien ? ».

L’homme lui répondit que ce n’était pas son truc. J’étais un peu déçu mais dit à nouveau à Eléa que c’était elle qui voyait, qui choisissait. Elle décida d’accepter quand même la proposition de l’homme et mon cœur se mit à tambouriner dans ma poitrine, résonnant jusque dans mon ventre. Un des deux autres quinquagénaires nous demanda s’il pouvait nous accompagner, mais Eléa lui fit comprendre que non. Nous entrâmes dans la première cabine privative à notre portée et Eléa me demanda de fermer la porte.

Elle s’agenouilla pour se remettre à le sucer, je passais derrière elle pour lui caresser le dos, les fesses et le sexe. Celui-ci tout chaud était très humide. Etait-ce la moiteur du hammam, la situation, ma salive, mes doigts ou tout cela mélangé ? Impossible de le savoir. Elle poursuivait sa fellation. Le sexe de l’homme n’était pas très gros et Eléa l’engouffrait totalement dans sa bouche experte et vorace. Je regrettais la faible luminosité du lieu : j’aurais aimé pouvoir voir les étincelles qu’elle avait immanquablement dans les yeux et voir ses lèvres coulisser sur cette queue. C’était comme aller au théâtre et se retrouver derrière un pilier, j’étais heureux mais frustré de ne pas pouvoir contempler ma belle acharnée qui à n’en pas douter devait elle aussi tenter de capter mon regard dans cette pénombre. Au bout d’un court instant il demanda à ma chérie si elle voulait bien qu’il la prenne, elle acquiesça. L’homme prit une capote dans le présentoir, vint s’installer à genoux sur la large banquette plastifiée et fit monter ma chère et tendre. Elle se mit à quatre pattes la tête tournée vers moi. Il commençait à caresser sa croupe tendue. Je demandai à Eléa ce qu’il faisait. Elle me répondit en souriant doucement : « il a introduit plusieurs doigts… » Je me masturbais à hauteur de son visage, elle me donnait de petits coups de langue sur le gland, les cuisses et les testicules et saisit mes fesses à pleines mains tout en me regardant dans les yeux. Encore une fois, quelle frustration de ne pas voir son regard magnifique en pleine lumière, nous tentions de communiquer à cet instant crucial, une communication non verbale, mais tous les messages ne passaient pas.

Puis l’homme enfila le préservatif et entra en elle. Eléa poussa un petit gémissement. Il commença ses va-et-vient en elle, tour à tour caressant son dos ou saisissants avec fermeté ses hanches généreuses que j’aimais tellement. Eléa semblait apprécier mais n’était pas transportée comme je l’aurais souhaité. Elle me prenait parfois dans sa bouche mais mon érection n’était pas très satisfaisante et je ne voulais surtout pas lui laissait croire que je n’aimais pas ce moment, je me mis donc à me masturber plus fort. L’homme descendit de la banquette, tourna d’autorité Eléa et d’un geste précis appuya sur son dos pour que son cul descende un peu afin avoir un meilleur angle de pénétration. Debout, il entra de nouveau en elle. Ainsi prise en levrette, Eléa baissa la tête, allongée, collée contre la banquette moite, elle se faisait pilonner consciencieusement par son partenaire en poussant de petits râles de plaisir. L’homme vint assez vite. Et je mis peu de temps à le suivre. Je ne sais plus quand l’homme et sortit de la cabine et quand nous-mêmes avons décidé de la quitter.

J’étais un peu perdu, tout cela était allé si vite que je n’avais pas tout à fait réalisé ce qui s’était passé. Eléa, de son côté, et alors qu’elle venait pourtant de se faire sauter devant moi, restait très maîtresse d’elle-même. Elle était même déjà passée à autre chose : elle était en mode « clope ! » Nous redescendîmes alors pour aller fumer. J’imaginais que nous allions débriefer un peu, mais je ne savais même pas si j’allais pouvoir trouver les mots pour décrire mes sentiments. J’étais totalement hagard. Avais-je bien vécu ce moment ou était-ce un rêve ?

Après deux cigarettes nous nous rendîmes à la piscine. Dans celle-ci barbotait Sarah, en compagnie d’un homme entre trente et quarante ans. Pas beau mais visiblement expert de ses mains. Il massait langoureusement la jeune femme qui fermait les yeux de plaisir, se retournait parfois pour l’embrasser, puis venait à nouveau lui offrir son dos. A quelques mètres d’eux se trouvait l’homme maladroit que nous avions rencontré au début. En nous voyant, Sarah le dirigea vers nous, toujours en riant. Il en pinçait visiblement pour elle, et elle lui proposa à nouveau le challenge de devoir m’embrasser moi avant d’avoir de droit de l’embrasser elle. Je me prêtai au jeu en dépit de son physique plutôt quelconque. L’homme se laissa faire, amusé aussi, puis obtint finalement les lèvres tant attendues de Sarah. Je vis Eléa ravie, le rouge aux joues après ce baiser entre hommes. Je ne pensais pas qu’une chose aussi anodine l’eut autant émoustillée. J’embrassai à mon tour Sarah, Eléa embrassa l’homme timide, puis embrassa Sarah. Nous avons beaucoup rit tous les cinq, et puisque l’heure était à la légèreté et à la tendresse nous nous sommes tous rapprochés pour finir dans une orgie de douceur, nous touchant, nous caressants, nous embrassant les uns les autres.

Quelle belle après midi Eléa m’avait offerte. Il ne nous restait plus qu’à rentrer à la maison. Après quelques heures en mode famille recomposée avec mon fils, Eléa et moi nous retrouvâmes enfin seuls au lit… avides de tester le nouveau godemichet que nous avions acheté.

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