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Wyylde La plus excitante des expériences de couple

La longue route vers le candaulisme/ chapitre 1 : premier contact

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18 JANVIER 2017
J’ai fait la connaissance d’Eléa en janvier 2017, par le biais d’un site de rencontre. Je vivais encore à l’époque avec ma femme, chacun à un bout de la maison, nous avions (ou plutôt… j’avais…) pris la décision de rompre. Nous cohabitions donc encore le temps que je trouve un appartement. Ce mariage avait duré 8 ans. J’avais annoncé à ma compagne dès les premiers rendez-vous que j’avais eu par la passé une vie sexuelle dissolue, que j’étais bisexuel (et ce depuis mes 15 ans) et avait été libertin. Je lui avais cependant fait la promesse de ne pas aller voir ailleurs. Quand elle avait fini par découvrir que je n’avais pas respecté mes engagements et avait couché avec des hommes sans interruption depuis le commencement (et lui avait donc menti tout le temps de notre mariage…) le choc fut terrible. Pour moi, ce fut presque un soulagement de ne plus avoir à cacher ma nature profonde. Mieux, ou pire encore, alors que je n’avais vu que des hommes pendant ces huit ans, et estimais, à tort ou à raison, que je ne n’avais pas trompé mon épouse, je me mis à désirer rencontrer une femme qui pourrait, elle, m’accepter tel que j’étais… Cette recherche était un peu prématurée, moi qui avais toujours conseillé à mes amis qui se séparaient d’observer une période de célibat pour faire le point, je partais en quête d’une compagne alors que je vivais encore avec mon épouse.
Je m’étais donc inscrit sur un site de rencontre, ni particulièrement sérieux comme Meetic ou ses clones, ni étiqueté site libertin, mais un bon compromis entre les deux, où j’espérais trouver la perle rare. Après avoir répondu à une foule de questions tout à fait indiscrètes sur ma sexualité, mon rapport à l’Autre, à l’éducation, aux animaux, à dieu, et j’en passe… je m’étais fendu d’une belle annonce et mis les rares photos de moi que je trouvais potables. Un fois mon profil rempli, j’avais lancé plusieurs recherches, en modifiant les critères : âge, proximité, type de relation souhaitée, etc.
De nombreux profils féminins étaient apparus. Mais ce qui m’avait amené à considérer avec plus d’attention le profil d’Eléa était précisément le type de relation qu’elle recherchait : une “relation ouverte” ainsi que sa sexualité : “bisexuelle”.
A la lecture de son profil, il était clair qu’Eléa et moi avions un point commun : nous souhaitions tous deux ardemment conserver notre indépendance. Je me voyais mal repartir dans une relation exclusive et suffocante, j’avais envie de reprendre ma liberté. On ne décelait, de plus, dans sa fiche, aucune urgence, aucune recherche éperdue de l’homme idéal, ou de l’Amour avec un grand A. Elle ne désirait pas avoir d’autre enfant (elle en avait, comme moi, déjà deux), ne s’adonnait pas à une sanctification mièvre du couple, de la famille, du foyer… Par ailleurs, Eléa n’avait pas cherché non plus à érotiser son profil, ni à mettre en avant une quête de plaisir per se. Son annonce était teintée d’humour, très concise, et laissait une part de mystère.
Ses photos me plaisaient. Elle avait l’air un peu roots et un peu folle : cheveux châtains courts, de très beaux yeux pétillants derrière des lunettes style “secrétaire de direction” et un sourire ravissant aux dents absolument pas régulières. Parfois une perruque, parfois un béret, un chapeau pointu… Mignonne, bisexuelle, indépendante, libérée, enjouée et fumeuse ! Elle avait, sur le papier en tous cas, tous les attributs de la sex-friend idéale ! Quant à notre différence d’âge, ce n’était visiblement pas un souci : elle cherchait des hommes plus âgés qu’elle.
Fétichiste depuis mon plus jeune âge, un détail avait attiré mon attention : sur une de ses photos de profil, elle exhibait son pied. Pourquoi une telle photo ? Était-ce un trip à elle d’avoir un homme à ses pieds ou était-ce juste la fierté de montrer son tatouage au henné ?
Elle avait précisé dans son annonce “ si vous voulez me contacter, soyez imaginatif !” Estimant que l’imagination était un de mes rares talents, je m’étais lancé. Plutôt que de me faire passer pour un chevalier servant, ou de balancer un insipide “ salut, comment tu vas ?”, j’avais voulu me démarquer de mes compères masculins, professionnels de la drague ou tocards, en me faisant passer pour le psychopathe du film Scream et lui avait adressé comme premier message :
_"Tu aimes les films d’horreur ?"
Elle ne comprenait pas … et pour cause : elle n’avait pas vu le film. Angoisse ! Je tentais de rebondir, toujours sur le ton de l’humour, en parlant de son sourire, lui disant que j’étais “fétichistes des dents”. J’espérais que cette blague ferait oublier ma première approche ratée et qu’au mot “ fétichiste” elle lâcherait peut-être une information sur le pourquoi de la photo de son pied. Cela aurait pu tourner au fiasco total, mais nous nous sommes pris à rire de cette entrée en matière totalement foireuse et nos échanges ont commencé. Une tornade venait d’entrer dans ma vie. Je n’avais pas conscience qu’elle balaierait, en seulement cinq petits mois, toutes mes certitudes de quarantenaire et révèlerait tout ce qu’il y a de plus beau mais aussi de plus dépravé en moi.

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