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Wyylde La plus excitante des expériences de couple

La longue route vers le candaulisme/ Chapitre 5 : Premier compte rendu : Sébastien

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Nuit de samedi 25 à dimanche 26 février
J’étais suspendu à mon Messenger. Eléa avait promis de m’écrire pour me raconter sa soirée avec Sébastien. Alors j’attendais. Je me sentais un peu idiot. Vue l’heure tardive elle était déjà probablement dans les bras de Morphée… Cependant, à 3h10 du matin je reçus son message.
« Il s’est enfin endormi ^^ »

A 3h10 ! J’imaginais avec une certaine douleur leurs étreintes prolongées. Douleur d’autant plus grande que j’apprenais dans la même phrase qu’il dormait chez elle cette nuit… Eléa m’avait toujours dit qu’elle avait horreur de dormir avec quelqu’un. J’en déduisais qu’elle devait beaucoup tenir à lui, ou que ce Sébastien était un amant particulièrement doué. Je refusais de montrer à Eléa l’effet que cette petite phrase innocente avait fait sur moi et je la relançai, sans me démonter :

-Il dort chez toi donc ? C’est bien : tu vas pouvoir en profiter au réveil ! Tu as passé une bonne soirée ?

- Oui, très bonne !

- Crêpes rhum discussions et câlins ?"

- Presque ça !

- J’imagine que tu dois être fatiguée…

- Un peu oui... Mais je vais te raconter vite fait.

- J’en bande déjà. Mais tu n’es pas obligée vraiment.

Voilà typiquement le genre de phrases inutiles que j’employais. Bien évidemment Eléa « n’était pas obligée »… Je voulais juste paraitre moins curieux, moins vicieux à ses yeux en écrivant cela. J’aurais sans nul doute été anéanti si elle m’avait répondu : « ah ? Je ne suis pas obligée ? Alors je vais coucher, bonne nuit ! ». Heureusement, elle poursuivit :
 

- Il est venu chez moi, et on est partis ensemble à Montparnasse. C’était plutôt une ambiance potache et amicale pour commencer. On a mangé, on a bien rigolé, on a bien bu, et on a commencé à parler de sa copine. Alors moi j’ai essayé de lui changer en lui parlant de toi.

- S’il se sent mal, il n’a peut-être pas envie d’entendre parler de moi...

- Si si. Et il était même très intrigué quand je lui ai dit "T’inquiète pas, ça ne dérange pas Alexandre que j’ai un amant, au contraire !

- Ah oui. J’imagine que ça a dû lui faire drôle.

- Ensuite on se dirige dans un bar pour continuer la conversation dans un endroit moins formel et plus discret. Entre temps deux baisers ont été échangés.

Voilà l’image que j’avais de leur début de soirée … bien rigolé, bien bu… Deux baisers échangés… Leur connivence était réelle, et la tendresse entre eux tangible. Je trouvais que cela faisait trop, et moi là-dedans alors ? J’étais quoi ? Pour m’en assurer, je demandais :

- Du coup tu m’as présenté comme l’officiel ?

- Je t’ai présenté comme celui pour qui mon cœur bat.

Enfin. Eléa remettait les choses en ordre. J’étais le premier. Il venait après.

-J’adore ce que tu viens de dire. Ça me fait tout chaud. " Lançai-je alors soulagé. Elle continua.

-On arrive au bar, on reprend de suite notre conversation. Je lui parle de tes vices. Il est intéressé et sans jugement. Je ne m’étends pas trop mais lui insiste sur le candaulisme… et le fait justement qu’on se voit ce soir lui et moi. Je finis par être claire avec lui en lui disant que ça t’exciterait de recevoir des photos de nous en pleine action.

- Tu préfères que je réponde ou je te laisse écrire ?

- Laisse-moi écrire.

Mon sexe avait considérablement gonflé, et ce dès les premières secondes de notre discussion. J’étais très content qu’Eléa me réponde cela. Je pouvais continuer à me caresser alors qu’elle me racontait sa soirée.

-Séb me dit que à priori pourquoi pas, mais pas prendre de photos, ça ne l’exciterait pas... Plutôt un film... On finit par se mettre d’accord et la température monte notablement entre nous. Nos yeux s’assombrissent de désir et sa main caresse ma nuque tandis que je grignote le bout de son doigt. On continue ce petit manège quelques minutes puis on décide de finir nos verres cul sec et de rentrer. On court presque jusqu’au métro. Une fois dedans, on se galoche l’un sur l’autre. Arrivés dans la cage d’escalier, il me suit la main sur mes fesses. La lumière s’éteint alors qu’on est au 2ème étage. Il me plaque contre le mur et glisse une main sur mon entrejambe. Sa bouche sur la mienne, sa main empoignant ma nuque et son autre main entre mes cuisses. Je suffoque et gémis.

Je ne savais pas quelles libertés Eléa prenait avec la réalité. En rajoutait-elle pour m’émoustiller ou me donnait-elle un compte-rendu fidèle de leurs caresses ? Quoiqu’il en soit ma curiosité et mon excitation étaient à leur comble. Je guettais avidement chacune de ses phrases comme un esclave masochiste attendrait un coup de fouet.

-Je l’attrape alors par la ceinture et je monte à reculons, sa main toujours dans ma culotte. Ses doigts glissent en moi, et la montée des escaliers se fait au rythme de mes jouissances.

- Tu as pris ton temps pour les monter ces marches !

- On arrive à ma porte, mes mains autour de son sexe, ses doigts toujours en moi

- Eléa, je bande comme un malade…

Il y avait longtemps que ma queue n’avait pas été dure comme cela. Assis devant mon ordinateur, la main toujours enfoncé dans mon pantalon, je me branlais au rythme de ses mots.

-On aurait pu continuer longtemps mais quelqu’un est entré dans l’immeuble. (Si tu bandes tant mieux) On est entrés chez moi. Les vêtements ont volés dans l’entrée. Il m’a gentiment poussée vers ma chambre et m’a demandé si les préservatifs étaient toujours rangés au même endroit. Le lit était en mode canapé. Je me suis mise à genou pour attraper les préservatifs, il s’est glissé derrière moi et m’a léchée un peu.

- Bon dieu !!! À genoux sur le canapé ?

- Il est vite remonté, on avait envie de pénétration tous les deux. Il a attrapé le préservatif que j’avais dans la main, l’a glissé sur son sexe et est entré en moi en levrette, fort et profondément ! Ce fut intense ! Jouissif !

Puis Eléa ne dit plus rien. J’en conclus que le compte rendu que j’avais tant attendu était terminé… seul problème : moi je n’avais pas fini ! J’avais une érection presque douloureuse engoncée sous mon jeans. J’aurais voulu qu’elle me parle et parle encore, me raconte ses coups de reins en elle. Mais non, c’était fini. Je restais comme un con, la queue à la main…. Je tentai de la relancer :

-Il a une belle queue ?

- Oui, assez jolie. Fine, douce. On a mis le lit en mode lit et on a continué à se câliner. Je l’ai sucé. Il m’a léché. Il a débandé.

- Il avait jouis déjà en te prenant ?

- Oui

- Et toi ?

- Oui, aussi. "

Alors que j’avais envie d’en savoir plus sur son orgasme ; Eléa me fit comprendre qu’elle avait déjà fait un effort pour rester éveillée et me raconter sa journée. Elle était fatiguée et après trois douzaines de Smiley, de bisous et de « bonne nuit » elle finit par raccrocher.

6 Commentaires

  • bonjour à tous,
    un vrai coup de coeur pour ces récits avec quelques "perles" littéraires sublimes ( à mes yeux) genre : "Je guettais avidement chacune de ses phrases comme un esclave masochiste attendrait un coup de fouet.

    Oui de bien belles aventures et un récit captivant, soigné, maîtrisé...
    Infiniment et "candaulistement" MERCI !

  • Très beau récit, toujours avec ce style magnifique qui redore les blasons de ce site où les récits semblent aussi irréels qu’ils sont mal écrits.
    Je partage complètement ce double sentiment d’inquiétude et d’excitation infinie. ça prend dans le bas du ventre, comme un fourmillement venu de nul part, douloureux, mais qui se transforme en une énergie sexuelle totalement incontrôlable. Je vis peu ou prou la même expérience avec ma compagne bien qu’elle soit un peu moins libérée qu’Elea. Lorsque qu’elle ma confié m’avoir trompé au début de notre relation, alors que je la voyais BCBG et avec peu d’expérience, voire coincée disons-le (ce qui, soit dit en passant, n’aidait pas à retrouver une confiance en moi occasionnant des blocages similaires aux votres), cela a transformé notre relation (comme je l’ai raconté dans un billet il y a quelques jours). Et depuis nous vivons un amour comme je n’en ai jamais connu dans une complicité extraordinaire et un partage absolu.

  • Superbe récit que j’ai lu chapitre après chapitre !
    Très belle histoire contée, surtout si c’est VOTRE histoire !
    Et quelle histoire !!! Il est plaisant de connaître la genèse qui amène un couple vers des pratiques moins "conventionnelles" !!!
    Nous avions un blog dans le passé, où à travers de plus de 500 billets, nous avions aussi raconté notre genèse vers le libertinage...
    Si j’en parle, c’est parce que un de ses succès fut que durant un moment, mon épouse racontait sa "version" de nos sorties !!! La même sortie peut donner deux angles complètement différents suivant que l’homme la raconte ou la femme la raconte !!!
    Les émotions, les attentes, les ressenties peuvent être différents !!! C’est ce qui donne alors une valeur ajoutée aux expériences contées.

    Tu as une jolie plume, une forme plaisante à lire avec un contenu qui amène le lecture à ne pas "lâcher" ... sans aucun jeu de mot :)

    Alors... Je pense que tu as créé ici une "envie" pour beaucoup de te lire... Et comme pour les feuilletons à la télé, donné l’envie d’attendre le prochain épisode...

  • J’adore aussi quand ma femme me raconte en détails ses ébats sexuels avec son amant. Je bande en l écoutant parler. J’aime savoir à quel endroit l homme à éjaculer. J ai un préférence dans sa chatte. J aime savoir qu’un autre homme à pris son pied avec ma femme.

  • Bonjour, merci pour vos commentaires et compliments :-)
    Ce récit est véridique : nous passons beaucoup de temps avec Eléa à corriger ce que ma mémoire aurait pu transformer. Car même si tout cela est très récent, le cerveau opère parfois d’étranges manipulation de la vérité, souvent inconsciemment.
    Elle m’aide également à remettre "en ordre" les sentiments que je dévoile, même si cela est raconté de mon point de vue, son aide est précieuse.
    Nous avons d’ailleurs prévu qu’elle rédige également certains chapitres, de son point de vue à elle.
    A très vite j’espère.

  • Peu importe que ce récit soit véridique ou purement et simplement imaginaire, franchement le style ferait passer Virgine Despentes pour une bonne sœur. J’espère que vous nous ferez la grâce de poursuivre ces récits. Ils se lisent des deux yeux puis d’une main. Merci.

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