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La chambre d’hôtel

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Je viens de rentrer à l’hôtel où tu m’as précédée un peu plus tôt dans la nuit et la porte de la chambre est entre-ouverte.
Une douce lumière passe dans l’entrebâillement de la porte. J’entends des gémissements de femme et un râle d’homme. C’est peut-être cet homme avec lequel tu as dansé une partie de la nuit dans cette discothèque d’une ville inconnue avant que vous ne disparaissiez à ma vue.
Parmi la foule en liesse, il t’a repérée comme un chasseur guette une proie. Ce soir là, tu es follement apprêtée d’une robe dos nu qui laisse entrevoir la chute de tes reins. Tu portes de jolies boucles d’oreilles qui scintillent. Tes lèvres sont finement dessinées par un rouge à lèvres incarnat. Après une approche discrète, tu as accepté son invitation de danser. Sur une musique électrique, il t’a saisie fermement à la taille et s’agrippe à tes formes. Enivrée par la musique et l’alcool, tu n’as pas résisté au doux plaisir de chavirer, emportée par le vertige de l’alcool et de la danse. Parmi la foule en transe, il t’a fait tourbillonner et t’entraîne vers le désir. Les corps qui s’agitent frénétiquement autour de vous ne semblent plus exister. Tes mains se posent sur sa poitrine de jeune homme aux formes saillantes. Son odeur de transpiration devient un aphrodisiaque envoûtant. Tu effleures la peau de son torse qui apparaît sous sa chemise légèrement ouverte. Tu presses tes seins libres de tout soutien qui s’agitent contre son torse puissant. Il perçoit la sensation de tes seins qui se durcissent séparés seulement de sa peau par des tissus légers. Il semble que la perspective d’une hypothétique aventure sans lendemain vous ait débarrassé de toutes vos inhibitions.
Ses mains sont descendues en arabesque de tes épaules vers ton dos nu. Puis, il s’est cramponné à tes fesses te ramenant vers lui. Tu as senti à travers son pantalon son sexe se gonfler peu à peu. Tu as trouvé agréable la chaleur de ce sexe qui se diffusait à travers les vêtements. Tu n’as pas cherché à desserrer l’étreinte. Tu as penché ta tête vers son cou musclé. Tu t’es senti protégée par ses bras qui t’entoure. Lui aussi a baissé sa tête vers ta nuque pour mieux en respirer le parfum. Intimidés seulement par le regard du public, vous avez interrompu votre étreinte. Ses mains ont glissé ensuite vers tes cuisses agrémentées de bas de soie noirs. Comme une biche, tu es perchée ce soir là sur des escarpins. Sous le nuage épais des fumigènes, disparaissant au regard des voyeurs, vous reprenez votre transe. Vos corps ondulent, se mélangent, s’enchevêtrent l’un dans l’autre. Les deux corps sont une forme amalgamée ensemble. Il ose t’embrasser et ivre de désir vos langues s’entremêlent dans un échange savoureux de vos salives. Aux palpitations de ton cœur, tu se sens vivante et vibrante. Plus rien ne te retiens d’oser franchir le saut de ce gouffre qui te précipite dans l’inconnu.

Peut-être vous êtes vous échappés quelques instants de la piste de danse pour bavarder un instant autour d’un verre. Au cours de cet échange, il t’explique qu’il est célibataire depuis de longs mois et n’a pas touché une femme. Cet homme est pour toi sans passé. Il ne dit mot de son avenir. Il surgit seulement dans un présent éphémère.
Et je vous retrouve là dans cette chambre que nous avons louée ensemble. Je n’ose pas rentrer. Je peux toutefois vous observer par l’embrasure de la porte.
L’homme se tient debout face à toi assise langoureusement sur un dossier confortable. Ton visage est à hauteur de son sexe. Tu es toujours vêtue de ta robe qui met tes formes en valeur. Tes jambes son écartées et à travers ta culotte tu ruisselles de plaisir. Il fouille ton sexe avec ses doigts, caresse ton clitoris, s’enfonce dans ta chatte ouverte. Il t’ordonne autoritairement de le sucer. Son assurance et le ton qu’il emploie te déstabilise. Il te semble simultanément que ces mots t’arrachent une forme de représentation de sagesse que tu as de toi-même. Tu sais que ton compagnon officiel, le père de tes enfants, celui qui t’accompagne lors de tes dîners en famille, celui qui se rend parfois à moments festifs entourés du cercle de tes relations professionnelles, n’aurait pas eu à ton égard cet aplomb de te regarder sous l’angle unique du plaisir charnel. Tu te surprends toi-même à accepter cette image de toi-même que tu ignorais encore. Il saisit ta nuque avec ses mains comme pour s’inviter à s’enfoncer plus profondément. Le sexe de cet homme qui n’a plus baisé depuis de longs mois est douloureux. Il a le plus grand mal à se retenir d’éjaculer. Il ne tarde pas à jouir dans ta bouche par de longues saccades qui se déverse autour de ta bouche. « Avale salope ! » Malgré la brutalité de cette injonction, l’ivresse du moment te défend de toute forme de jugement moral. La rudesse de cet ordre se fond dans la douceur du velours de son sexe. Ces mots qui sonnent violemment te rassurent comme si ils signifiaient que tu vivais un moment hors de toi-même, hors de ton quotidien et de son déroulement paisible. Tu exécutes ses ordres et ta langue remonte le long de sa hampe où son sperme à coulé. Cependant, l’homme malgré sa jouissance bande encore de manière virile. De ses bras puissants, il t’entraîne vers le lit. Il descend les bretelles de ta robe, tête tes seins nus. Sa bouche descend vers ton sexe qu’il lèche avec avidité. Il écarte tes cuisses et te pénètre fougueusement. Les mouvements de son sexe exhortent ton corps à pousser de petits cris que tu ne retiens plus. Tu te surprends même à lui ordonner à ton tour : « baise moi, baise moi encore, va au plus profond de moi ». Ces mots me rappellent l’audace que tu as eue un jour de me susurrer de te pénétrer profondément. J’étais au plus haut point excité par ce témoignage de confiance et de complexe vaincu. En cet instant, tu as la chance d’être tombé sur un homme qui aime les femmes et ne considèrent pas que leur capacité à prendre du plaisir les range dans une catégorie de personnes moralement infréquentables. Il appartient au genre masculin qui accepte que les femmes se livrent totalement jusque dans la domination du mâle. Il n’est pas du genre des machos qui se rassure sur leur sort en s’imaginant se placer du côté d’un sexe prétendument fort.
De l’autre côté de la pièce, je suis surpris à prendre du plaisir à t’entendre gémir. Je voudrais pousser la porte pour vous rejoindre et j’hésite encore. Je crains de vous déranger, je crains que l’arrivée de ton compagnon habituel t’extirpe de ton extase. J’ai peur que mon arrivée éveille chez toi un éventuel sentiment de culpabilité. Pourtant, je n’en peux plus de me retenir et je vous rejoins. En réalité lorsque j’apparais tu ne me vois plus comme moi-même. Mon arrivée n’interrompt pas vos ébats. Tu me regardes d’ailleurs à peine et tes yeux vacillent de plaisir.
Mon sexe s’avance presque timidement vers ta bouche. Mais comme si tu étais dans un ailleurs incommunicable qui t’autorise tous les excès, tu me suces à mon tour. La vision des traces du sperme de cet homme sur ta bouche m’excite encore plus. Il te chevauche encore et tu jouis. Tu retiens mon sexe dans ta bouche. Il jouit en toi. Je jouis sur ta langue qui lèche ma verge. Tu es remplie du plaisir simultané de deux hommes.
Nous sommes seuls, tous les deux dans la chambre d’hôtel et j’attends que tu accèdes à mes désirs. Je brûle du plaisir de te regarder te mettre en scène. Je suis hanté par la peur que tu ne partages pas mes fantasmes. J’angoisse du sentiment de honte qui rejaillirait sur moi. Tu es la seule à pouvoir me guider. Je brûle du sentiment de te rendre plus vivante encore et de me perdre dans le reflet de ton plaisir.
Je sais que dans notre quotidien l’espace de l’intime se rétrécit et je sais que nos corps subiront la loi du temps qui passe. Alors lorsque l’occasion se présente je ne voudrais pas que nous nous privions ensemble de s’évader dans un impossible auquel nous croyons ne pas ressembler. Je veux aussitôt retrouver la tendresse qui nous habite et qui nous unit au-delà de tout. Cette tendresse qui nous rassure et qui est notre cocon.

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