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L’Oscar du second rôle

Chacun sait qu’au cinéma tout chef-d’œuvre remarquable n’est pas porté par les seules têtes d’affiche, mais aussi par le talent des seconds rôles.

La question se pose aussi dans le scénario candauliste, à savoir qui occupe le haut du pavé ? Le complice ou le mari ?
La réponse ne fait aucun doute, c’est l’invité, dont on flatte le talent, à qui l’on offre une chance de jouer les jeunes premiers avec la femme que l’on aime.

Et qui, par conséquent, est mis en scène en arrière-plan ?
Le compagnon bien sûr, qui renonce à son droit de cuissage, à son statut d’amant. Une privation temporaire qui est rétribuée par le plaisir partagé, mais tout de même, cette humilité de façade est cher payée.

Afin d’en jouir pleinement sans peur et sans reproche, la curiosité et le goût de l’aventure ne suffisent pas à rendre l’intrigue captivante, il faut y ajouter une dose de maîtrise de soi, de sang-froid. Autrement dit, puisqu’il s’agit ici d’érotisme et non pas d’orgie ou de gloutonnerie, seul le raffinement offre à la scène sexuelle d’être vécue avec brio…

La question se pose alors de savoir comment monter en grade dans cet art de la dégustation sensuelle atypique. Eh bien oui, il y a un savoir-faire à embellir, un style personnel à développer autour de thèmes aussi touchants que ceux de la pudeur et du respect, et enfin un sens théâtral à exalter, pour que ce second rôle en soit récompensé.

Docteur Jacques Waynberg
www.sexologies.fr

5 Commentaires

  • Pour moi, mari, amant et épouse jouent tous les 3 le premier rôle. Puisqu’ils sont tous acteurs, demandeurs et bénéficiaires du moment.
    L’amant prend du plaisir sexuel et mental car il jouit aussi de voir le mari s’exciter du spectacle offert.
    La femme se régale de l’amant et est heureuse du cadeau que lui offre son mari.
    Le mari est comblé par le fait d’organiser, du plaisir que ressent sa femme, et de la promesse sous-jacente des folles nuits qu’ils passeront en se souvenant de ça.

    Cette explication vaut pour nous, les autres je ne sais pas.

  • Bonjour,
    La "dégustation", la "gloutonnerie" peuvent être jouissives et raffinées.
    Je crois qu’il n’y a pas de règlement, de définition définitive du candaulisme, mais des expériences toutes différentes et uniques comme le sont les individus.

    Je ne sais donc pas qui "occupe le haut du pavé" et n’aurais rien eu à dire ici... Mais ce que je vois, que je reluque à chaque connexion sur ce site, c’est cette superbe photo d’en-tête de votre article.
    Visage et regard coquin en premier plan, puis la finesse de l’épaule et enfin le somptueux tremplin du dos, cette magnifique chute de reins où ce dos perdant ici son nom (Brassens), finit en un cul superbe, une amorce de fente désirable "mis en scène en arrière-plan"...

    Merci et bravo pour la photo !
    Cordialement...

  • bonjour,

    que l’on ne s’y méprenne pas...Je fais (ou tente ...) un trait d’humour !
    Juste une question : le premier rôle au cinéma n’est-il pas pourtant le plus ’bankable" ???? Et donc , à priori, plutôt le mari..., cela qui assure les rentrées, la sécurité matérielle ????
    Bien candaulistement

  • Le second rôle est impératif, la personne qui affiche ce titre se doit être complice des désirs du couple. Belle présentation merci.

  • C est formidablement bien exprimé et lorsque la présentation des choses s effectué avec élégance tout est plus facile ensuite merci pour ces mots qui aident à conforter des attitudes ou à convaincre les indecis ses

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