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L’anniversaire de Bénédicte 8

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Et le fantasme d’Aurélien, de rêve devient réalité.

Aurélien voit…

Il voit Bénédicte faire l’amour à un autre homme que lui, le caresser, puis s’abandonner à ses caresses et à sa possession virile.

Il entend aussi…

Il entend soupirs, gémissements et vocalises amoureuses qu’il connaît si bien, montant jusqu’au cri de jouissance de Bénédicte sous les assauts répétés de son cavalier.

Et l’homme, endurant et expérimenté, ne la lâche pas, et la fait jouir plusieurs fois.

A chaque jouissance de Bénédicte, Aurélien se sent exclus, rejeté, nié. Il est sur le point d’intervenir, pour endiguer cette jalousie qui le taraude, qui lui mord le cœur. Mais, à chaque fois, le visage extatique de Bénédicte l’en dissuade. Il ne se sent pas le droit de la priver de son plaisir, dût-il boire le calice de sa souffrance jusqu’à la lie. C’est lui qui a initié ce jeu : l’interrompre serait se montrer mauvais perdant, s’avouer incapable de maîtriser ses émotions.

Fasciné, il continue donc à regarder ce couple qui ne le voit plus.

Et quand, bouleversé par l’érotisme torride du spectacle qui se déroule « en live » devant ses yeux, quand il entend sa femme jouir une nouvelle fois alors que son amant se vide en elle en râlant, Aurélien, ne perçoit plus l’homme que comme l’instrument du plaisir de Bénédicte. Alors, c’est comme si lui, Aurélien se substituait à cet amant, prenait sa place. C’est lui qui emmène son amour encore plus avant, plus loin dans sa jouissance.

Alors que sa femme crie à nouveau son plaisir, accroché à son fauteuil, le cœur en déroute, il éjacule dans sa culotte comme un collégien.

Et après, il lui faut encore voir…

…Il lui faut voir, plus qu’entendre, le merci que Bénédicte murmure, d’une voix éteinte, à son amant qui se retire d’elle.

…Il lui faut voir sa femme chérie, transpirante et alanguie, le corps désarticulé sur le tapis du salon, éreintée par cette si intense chevauchée.

…Il lui faut voir sa brune toison ébouriffée, suintante de sucs, maculée.

Profondément troublé et perturbé par tout ce qu’il a vu ce soir, le cœur chaviré par les émotions contradictoires qui déferlent en lui, il s’approche enfin de l’amour de sa vie, pour la prendre dans ses bras et la serrer contre lui. Elle lui adresse un sourire de femme repue, et entre les baisers qu’ils échangent, enlacés l’un tout contre l’autre, elle lui murmure dans un souffle :
- " Je t’aime, Aurélien !… Je t’aime tant !... Je suis comblée… Merci, mon amour, merci pour cette soirée… Et… et toi ?... Comment l’as-tu vécue ? Comment vas-tu ?... N’était-ce pas trop dur pour toi ?... Trop difficile ?... Mon amour, je te veux, je te veux en moi !... Viens Aurélien, viens !… Là !... Maintenant !... "

La soirée est terminée. Une nouvelle vie commence pour eux…

5 Commentaires

  • C’est très bien
    ... mais de quelle maison d’édition sommes-nous le comité de lecture ?

  • Et l’épisode 7 ?

  • Très bon récit, très bien écrit, le récit du conjoint est très très bien décrit.
    f.tyroler2@orange.fr

  • Oui, effectivement. Et volontairement. Tout en laissant sa place au numéro absent.
    Je l’ai simplement résumé brièvement au début du 8.
    Je voulais laisser chacun libre d’imaginer à sa guise, selon ses désirs, son propre vécu, son imagination, le déroulement de la séquence.
    Et puis, d’ailleurs,ce manque, cette absence qui stimule si intensément notre imagination, parfois débridée, ne sont-ils pas partie intégrante de notre vie quand nous ne pouvons être présents physiquement aux rencontres de notre conjoint ?

  • Il me semble que t’as zappé l’épisode 7.

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