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L’anniversaire de Bénédicte 3

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Le lendemain soir, quand il évoqua la nuit précédente, Bénédicte lui fit remarquer, un peu confuse :

- " Tu sais, j’étais un peu ivre, hier soir ".
- " Sans doute. Mais cela t’a bien aidé et a levé toutes tes inhibitions. Jamais tu n’avais été aussi expansive, aussi démonstrative dans l’amour ! Eric t’a permis de révéler tes talents insoupçonnés…
- " Tu te moques de moi ? "
- " Pas du tout. C’est vrai. Te souviens-tu que, quand tu as joui sous ma langue, tu l’as appelé pour qu’il te prenne ? "
- " … "
- " Et que, ensuite, tu as encore joui magnifiquement en imaginant que c’était lui qui te tenait sous lui, lui qui était dans ton ventre… Ce n’était pas moi que tu serrais à ce moment-là dans tes bras, c’était lui, c’était son nom que tu criais en jouissant… T’en souviens-tu ? "

Quelque peu hypocrite, et aussi un peu honteuse, elle répondit, blottie contre son torse :

- " Je ne sais pas. Tout ce qui s’est passé hier soir est un peu flou dans ma mémoire. Mais de toute façon, c’est toi que j’aime, Aurélien. Il n’y a que toi dans ma vie. Tu le sais ? Tu me crois ? "
- " Bien sûr que je te crois, ma chérie. Moi aussi je t’aime. Et que je t’aime ne m’empêche pas d’avoir beaucoup de plaisir à t’imaginer prise par Eric. Et, hier soir, te voir avoir, toi aussi, envie d’être prise par lui m’a fait encore plus plaisir. Je crois que je t’en aime encore plus, que je tiens encore plus à toi. Penser que tu fais l’amour avec lui… "
- " Tu es fou ! Tu ne voudrais tout de même pas me jeter vraiment dans ses bras ?
- " Reconnais que tu as plus de plaisir à l’idée qu’il est présent avec nous. Tu jouis beaucoup plus fort. Et moi j’en ai plus de plaisir aussi. Tu ne peux pas nier que cela t’excite : tu te livres beaucoup plus, tu es plus réceptive à toutes les caresses, même celles qu’auparavant tu n’acceptais qu’à contre-cœur. Bien sûr, il y a aussi l’attrait du fruit défendu, la transgression sans risques des interdits. Mais je suis sûr que l’idée de faire l’amour avec lui ne t’effraie pas, ou ne t’effraie plus, que tu en rêves même parfois…
- " Oui, c’est vrai que j’aime bien que tu me parles de lui en me caressant. Cela m’excite beaucoup, c’est vrai aussi : j’imagine alors des situations insolites, je vois des images scabreuses avec lui. Mais je ne veux pas te tromper… "
- " Mais tu ne me tromperais pas puisque je serais là, avec toi. Et puis, c’est toi qui déciderais. Tu n’irais que jusqu’où tu voudrais aller. Pas de contrainte : j’y veillerai. Car je serai là, près de toi ".

Il argumenta encore longtemps pour tenter de la convaincre, ou au moins de lui en faire accepter l’idée. Finalement, elle conclut la discussion d’un péremptoire :

- " On verra !… Laisse-moi m’habituer à l’idée… Ensuite je déciderai si j’accepte, oui ou non ".

Depuis, ni l’un ni l’autre n’avaient plus abordé ce sujet. Et Aurélien n’avait plus parlé d’Eric pendant l’amour. Il avait maintenant l’impression que leurs relations amoureuses, bien que toujours tendres et complices, étaient devenues plus calmes, plus routinières et moins échevelées qu’auparavant, « du temps d’Éric ».

Et soudain, ce soir… elle avait pris sa décision !

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