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L’anniversaire de Bénédicte 2

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Depuis quelque temps déjà, Aurélien s’était rendu compte qu’Eric trouvait Bénédicte à son goût, qu’il en était peut-être même un peu amoureux. Il lui faisait une cour discrète mais assidue chaque fois qu’il en avait la possibilité. Celle-ci n’était d’ailleurs pas insensible à son charme et à son humour. Il avait eu l’occasion de les observer discrètement et s’était rendu compte de leur réelle complicité. Et Bénédicte avait bien volontiers reconnu, après quelques hésitations, tout l’attrait qu’elle lui trouvait et son plaisir à être en sa compagnie. Et que, ma foi, si Aurélien n’avait pas été dans sa vie, elle aurait volontiers cédé, sans la moindre réticence, à ses discrètes avances.

Le fantasme fugace d’Aurélien de voir sa femme dans d’autres bras que les siens avait, depuis ce jour-là, pris une nouvelle vigueur. Et, même s’il ne l’évoquait pas, depuis lors Eric était souvent présent dans son esprit quand il faisait l’amour à Bénédicte. Il voudrait bien maintenant les voir faire réellement l’amour. Il l’imagine sur elle, en elle… Il imagine cet autre sexe dans la bouche de Bénédicte, cette autre langue léchant la faille de Bénédicte. Il imagine Bénédicte gémissant sous les coups de boutoir d’Éric…

Et lui, spectateur attentif de la scène…

Un soir, après l’amour, il avait enfin osé évoquer son fantasme. Bénédicte ne s’en était pas offusquée. Depuis lors, le personnage d’Eric avait pimenté plusieurs fois leurs soirées. Et chaque fois, la prude Bénédicte se montrait très réceptive à son évocation. Elle était alors plus amoureuse, plus voluptueuse ; ses mots, ses gestes étaient plus osés, plus érotiques. Son plaisir était plus violent, plus expressif. Et le sien en était, lui aussi, singulièrement augmenté.

Il se souvenait particulièrement du retour de cette soirée festive au cours de laquelle Eric s’était montré très empressé auprès de Bénédicte, la serrant de près, la faisant beaucoup rire, beaucoup boire aussi. Dès la porte refermée, Bénédicte, un peu grise, s’était jetée dans ses bras en disant :

- " Oh ! Si tu savais comme j’ai envie de faire l’amour ! "

Aurélien avait refermé ses bras sur elle, l’avait embrassée longuement, profondément. Puis, saisi d’une inspiration soudaine, il avait dénoué l’écharpe de soie qu’elle portait et, passant derrière elle, lui avait bandé les yeux par jeu. Lui piquetant la nuque de petits baisers, il l’avait poussée vers la chambre tout en la déshabillant et en lui murmurant :

- " Oui, tu as envie… Eric aussi a très envie de toi ce soir, très envie de faire l’amour avec toi… "
- " Tu es fou, Aurélien !… "
- " Mais non… tu vas voir ! Ce soir il va te caresser, te faire l’amour… Il t’a déjà caressée avec ses mots, avec ses yeux, toute la soirée. Maintenant cela va être avec ses mains, avec sa bouche, avec son sexe. Tu veux bien, n’est-ce pas ?
- " Oui… oui, si tu veux ! " avait soufflé Bénédicte.
- " Eh bien, dis-le lui, avait-il ajouté. Dis-lui que tu en as envie. Il n’attend que ton invitation… "
- " Tu crois… ? Je n’oserai jamais… " avait-elle répliqué, la voix hésitante.
- " Mais oui ! Vas-y ! Ose ! Dis-lui que tu as envie de lui ! "
- " Eric… j’ai envie de faire l’amour… avec toi… " avait-elle enfin murmuré, dans un souffle.

Toujours aveuglée, elle s’était ensuite abandonnée aux caresses avec une sensualité et une avidité qui l’avaient surpris. Et, quand la bouche d’Aurélien l’avait fait défaillir, elle s’était arquée et avait supplié :

- " Oh Eric ! Eric ! Oh oui ! Viens ! Viens vite Éric… ! Prends-moi ! "

Aurélien avait alors plongé en elle et l’avait pilonnée avec une fougue inhabituelle, imaginant lui aussi Eric sur elle, en elle. Et cette idée, comme toujours, avait déclenché sa jouissance. De longs jets abondants de semence avaient empli le ventre de Bénédicte de leur blancheur translucide.

Son plaisir à elle avait été, lui aussi, d’une rare violence, plus long, plus bruyant qu’à l’habitude. Agrippée à Aurélien, elle avait longuement appelé Eric. Quand, enfin calmée, épuisée, elle s’était endormie d’un coup, lui n’avait pas trouvé le sommeil si facilement.

Mais il savait maintenant qu’il arriverait à ses fins, que ses rêveries se transformeraient en réalité, qu’un jour prochain il verrait Bénédicte dans les bras d’Eric, qu’il verrait ce corps si ardemment chéri enfin livré aux assauts d’un autre sexe que le sien, soumis aux désirs érotiques d’un autre homme que lui.

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