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Fleur de chair

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Depuis six mois j’ai pour voisins de mon pavillon de banlieue un jeune couple mignon, la trentaine tout juste. Elle est une blondinette, très mince, de longs cheveux bouclés qu’elle coiffe avec une tresse sur le côté, des yeux bleux-verts, un visage parfait au petit nez aquilin, des lèvres fines et lui un peu plus grand, maigrichon, brun, la figure gentille. Elle me semble d’une timidité maladive, me dit bonjour en rougissant et un sourire embarrassé quand elle me croise. Avec lui, j’ai beaucoup sympathisé. Chaque dimanche matin, nous allons courir ensemble une bonne heure et demi dans les chemins autour de notre résidence cossue, puis, selon un rituel bien rodé, il vient prendre un café chez moi. Ils travaillent tous deux dans l’enseignement je crois. Ils ont l’air très amoureux. Je taquine parfois mon compagnon de jogging sur sa femme. Il faut dire que je n’ai peur de rien, moi ancien miliaire de carrière retraité, saint cyrien, ayant baroudé toute ma vie, connu des centaines de femmes, de toutes origines, divorcé deux fois... Et seul désormais, bientôt soixante-deux ans mais bien conservé, cheveux grisonnants, grand, sportif, bavard, l’esprit conquérant.
Cette petite blonde effarouchée m’attire, tellement plus jeune que moi, me fait terriblement fantasmer pourquoi ne pas le dire. Parfois, je provoque mon nouvel et jeune ami au sujet de sa femme et il apprécie... Mes blagues sont osées pour un couple aussi timide. Un jour où elle jardinait ses rosiers, je l’ai saluée et elle a à peine osé lever la tête, il faut dire que ses petits seins se promenaient sous un tee shirt échancré. Je l’ai dit à son mari après une longue course à pied un dimanche matin. D’une heure et demi. " - Hier, j’ai failli voir les seins de la petite jardinière, ils ne sont pas gros, dis donc..." Il a éclaté de rire en rougissant lui aussi. "-Oh, pour ce qu’il y a à voir..." De temps en temps, je l’interroge "- Alors, comment elle va la jolie oie blanche ?" Il s’en amuse... Et temps en temps, il vient chez moi voir les matchs de foot sur canal+ qu’ils n’ont pas à la maison. Un soir d’après match, il m’a fait des confidences, peut-être grâce au cognac que je lui avais copieusement servi. Non, sur le plan sexuel, entre eux, ce n’était pas le grand bonheur. Ils s’étaient connus très jeunes, tous deux enfants de parents amis, à dix-huit et seize ans (elle), mariés trop jeunes, à vingt-quatre et vingt-deux ans, ils s’adoraient, mais n’arrivaient pas à connaître le plaisir et elle n’appréciait pas le sexe. Je lui ai dit que je le sentais bien en les voyant. Voir un psy, un sexologue ne serait d’aucune utilité : ils s’étaient connus beaucoup trop jeunes, sans expérience auparavant... Une seule façon de sortir de la routine : qu’elle ait une aventure avec un autre homme que lui ! Il le savait y pensait souvent, mais jamais elle ne l’accepterait, c’était inconcevable. " - J’ai beaucoup d’expérience de ce genre de situation, je pourrais vous aider..." Nous avons monté un stratagème. Cela a pris du temps, mais il y tenait encore plus que moi peut-être.
Un soir, vers 22 heures, je suis venu sonner chez eux, au prétexte de lui apporter un cadeau pour son anniversaire. Elle adorait les cadeaux, surtout les bijoux, comme toutes les femmes . Il m’a ouvert, comme convenu, en pyjama bleu. Puis il a frappé à la porte, légèrement entrouverte, de la chambre conjugale. "Laurence ? Une surprise pour toi..." Elle a poussé un petit cri, "je ne suis pas en tenue pour revevoir !" Sur son invitation à lui, je suis entré. Le spectacle était sublime, hallucinant de beauté. Il faisait chaud en ce début juin, elle était allongée sur le drap bleu ciel d’un grand lit, adossée à un coussin, avec des petites lunettes intellectuelles et lisait un livre. Elle portait une chemise de pyjama rose et un shorty de la même couleur. Elle a souri, extrêmement embarrassée : " - Mais je ne suis pas en tenue...Jean-Pierre est fou de vous faire entrer comme ça..." " - Oh, a-t-il répondu, Marc en a vu d’autres tu sais... " - Oui, je m’en doute bien, mais quand même..."
Je me suis assis près d’elle, sur le lit, lui ait tendu un petit coffret : "Pour vos trente ans..." Elle s’est redressée, un peu apaisée. "- Mais il ne fallait pas !" Puis elle l’a ouvert, en a extrait un collier de perles" "- C’est magnifique, mais il ne fallait pas !" Je l’ai pris et lui ai passé autour du cou. Elle était rose d’embarras et de plaisir, totalement sidérée. "Quand je l’ai vu dans la vitrine d’une bijouterie, je me suis dit qu’il allait bien avec vous, tellement vous êtes jolie". Elle a regardé son mari l’air interloqué. Il lui a souri. En l’ajustant au tour de son cou, j’ai effleuré un sein et j’ai senti sous le fin tissu la pointe qui réagissait. "- Je ne sais pas où me mettre, je ne sais pas comment vous remercier..." " - Mais non, mais non...Cela me fait infiniment plaisir que vous l’acceptiez". Nous avons parlé de choses et d’autres, de mes voyages, de mes guerres, de mes échecs sentimentaux, de mes centaines de maîtresses, de ma solitude désormais. Ses jambes fines et galbées m’envoûtaient et son corps sentait le parfum d’une savonnette car elle venait de prendre un bain juste avant mon intrusion. Nous étions bien, tous les trois, dans un climat d’intimité absolue. Puis la conversation a dévié. Je n’ai peur de rien, suis totalement déshinibé, étranger à toute timidité. Nous avons parlé d’eux, de leur jeune couple, de leurs projets. " - Jean-Pierre m’a dit que pour tous les deux, ce n’était pas vraiment l’extase au lit..." Elle a regardé son mari "- Oh, t’es gonflé d’avoir parlé de ça..." " - C’est pour toi, nous deux que je l’ai fait, ma chérie..." Imperceptiblement, je m’étais emparé de son pied droit que je calinais doucement, sans même qu’elle ne s’en rende compte, ni qu’elle le retire. La peau était d’une douceur indescriptible. Un moment, alors que j’attaquais la plante de son pied, elle a lâché un petit rire cristallin : "vous me chatouillez" et a voulu le retirer dans un réflexe. Je l’ai rattrapé et j’ai repris ma caresseen remontant sur la cheville. " Vous vous êtes connus trop jeunes, sans expérience " "- Je sais m’a-t-elle répondu mais on ne revient pas en arrière de toute façon..." "- Il y a un remède très simple et d’une efficacité redoutable, lui ai-je dit : que vous acceptiez de vous donner à un autre homme". "-Hein ? Mais jamais je ne pourrais faire une chose pareille ! Jamais ! Jamais !" "- Pourquoi ?" "Mais parce que j’aime trop mon mari, je suis une femme fidèle enfin !" Ma main atteignait son genou et l’enveloppait, le séparant imperceptiblement de l’autre. Dans l’entrebaillement de son shorty, en plongeant avec mon regard, j’ai eu le plaisir infini d’apercevoir l’amorce d’une grande lèvre, juste la base, bien dodue, bien glabre, mais elle s’est crispée un peu, a serré les jambes. "- Si votre mari est d’accord ! Il n’y a aucun problème de fidélité !" Elle n’a pas répondu tout de suite, puis : "- Oui, c’est son grand fantasme, que je couche avec un autre homme, mais jamais je ne ferai une chose pareille ! Jamais ! C’est impossible. Je ne suis pas comme ça ! Sans amour je ne pourrais jamais me donner à un homme" Lui a protesté vaguement à ces paroles. Moi, je l’ai démentie : "C’est une vieille légende idiote, le plaisir chez une femme n’a jamais été lié à l’amour !" "- Mais si !" "- Mais non, au contraire, il tient à l’émotion de l’interdit, de l’inconnu". Je me suis un peu rapproché d’elle en abandonnant son genou, et lui ai retiré ses petites lunettes puis son collier. " - Il ira mieux avec une robe longue qu’un pyjama !" " - C’est sûr" a-t-elle dit en riant. Tout en faisant ce geste, j’ai une nouvelle fois effleuré son sein et j’ai vu sa pointe ressortir. " "- Sans qu’il ne soit question de coucher, d’avoir un rapport sexuel, vous pourriez au moins me montrer un sein, cela nous ferait tellement plaisir à tous les deux, à votre mari et moi..." "- Mais pourquoi ?" " - Parce que, j’ai envie de le voir !" "- Soit gentille, chérie, fais pas ta mijorée, tu les as déjà montrés à la plage !" lui a intimé son mari. "-Oui ! Une seule fois, parce que tu as tellement insisté et il n’y avait strictement personne..." Comme elle ne bougeait pas, hésitante, j’en ai rajouté une couche dans le romantisme. "- Est-ce que vous savez à quoi Beaudelaire compare les seins d’une femme ?" "- Ben, non..." "- A des fleurs de chair." "- C’est joli..." "-Alors, il n’y a aucune raison de cacher les plus jolies fleurs qui existent" Rougissante, les doigts tremblant, je l’ai vu défaire les boutons de sa chemise de pyjama, puis ôter celle-ci. Ils n’étaient pas gros mais leur pointe formait une sorte de cône gorgée de sève et pointant vers le ciel. Elle n’a absolument pas réagi quand je me suis penché sur elle et me suis emparé de son sein gauche dans ma bouche, le léchant, l’avalant, l’enrobant avec ma langue. Alors elle s’est lâchée, a poussé des gémissements de plaisir incroyable, se tordant de volupté. Au bout de dix minutes, pensant que c’était gagné, j’ai interrompu ma caresse. Jamais je n’avais vu une femme aussi sensuelle. Puis, dans un mouvement d’impatience, jai voulu baisser l’élastique de son shorty. Elle s’est rebellée dans la panique, a retenu ma main. "-Non, pas le bas, s’il vous plait, pas le bas". J’ai aussitôt arrêté mais repris ma caresse au-dessus du genou, lui prodiguant de longs enveloppements à l’intérieur des cuisses. Elle se laissait aller, ouvrant même les jambes pour faciliter mon geste, les yeux mi-clos, lâchant de petits mmmm de contentement. Cette fois-ci, elle était cuite... Je jetais un regard à son mari. Les yeux hagards, il semblait dans un autre monde, totalement abasourdi, émerveillé par la scène à laquelle il assistait. Son zizi formait un bâton dans son pyjama. Je lui ai fait un sourire qui voulait dire, "c’est gagné !" Remontant la cuisse de la jeune femme, ma main a abordé l’espace de son shorty. Par une maladresse volontaire, j’ai effleuré la grande lèvre dont j’avais aperçu la base un peu auparavant. Elle a sursauté, frémi. Puis, elle a repoussé son mari qui voulait l’embrasser "- non chéri, pas toi, laisse-nous s’il te plaît." J’ai retenté l’opération "bas" en prenant entre mes doigts, au niveau des hanches, l’elastique de son petit short pour l’abaisser. Elle m’a regardé dans les yeux, fixement et m’a supplié : "- Non s’il vous plaît..." Mais en même temps,elle levait le bassin pour aider mon geste. Je l’ai donc dénudée entièrement, faisant coulisser son shorty sur ses cuisses blanches et l’en débarrassant. Le spectacle était bouleversant : ce corps très mince, pâle, proche de la perfection totalement nu. Guidé par l’instinct le plus féminin qui soit, elle s’est offerte, ouvrant spontanément les cuisses. Son sexe était d’une beauté indescriptible, un pubis bien renflé, à peine ombré de quelques boucles, des grands lèvres charnue, des petites lèvres en ailes de papillon, gorgées, durcies de plaisir, le tout baignant dans un épais liquide transparent, signe du désir fou qui la possédait. En vieil habitué, je reproduisai un geste familier, celui de décapuchonner tendrement son clitoris, dégageant de sa gangue de chair frémissante un bouton de plaisir de la taille d’un poids chiche. Ce minuscule attouchement la fit gémir. Puis, sans attendre, j’ai englouti dans ma bouche cette vulve et l’ai avalée, dévorée, la sublimant de lentes caresses de les lèvres et de ma langue qui entrait dans un ballet magique avec le clitoris de la jeune femme. Tous deux, ma langue et son clitoris se sont livrés de longues minutes à une lutte sans merci au corps à corps et c’est lui qui a cédé, au son d’un long gémissement de la jeune femme. Cette caresse est de loin, à l’expérience, la préférée des femmes, infiniment plus forte que les attouchements manuels et le coït. Elles ne peuvent pas y résister. J’avais l’impression de la boire, de la manger vivante comme la chair d’un coquillage fou. Laurence était prise d’une véritable frénésie de plaisir, ruant, se tordant, jusqu’au spasme suprême, un hurlement, puis le soupir de la jouissance apaisée. Laurence a fondu en larme "c’était bon, que c’était bon". Son mari a voulu lui caresser la joue mais elle l’a repoussé. "- Non, laisse nous chéri" Puis elle est venue vers moi et m’a embrassé, un long baiser fougeux. "-Viens, j’ai envie de toi," m’a-t-elle dit. Je me suis débarrassé de ma chemise, de mon pantalon et de mon caleçon. Elle a repris la pose précédente, allongée sur le dos, abandonnée, écartelée. Je savais que je n’avais aucune maladie sexuellement transmissible, tout en m’étonnant de la confiance du jeune couple emporté par la frénésie du plaisir et de l’érotisme. J’ai donc pénétré la jeune femme comme dans du beurre tant elle était trempée, presque trop, malgré mon gros zizi et son vagin étroit de jeune feme n’ayant jamais accouché, je sentais à peine la forme de son vagin, et l’ai fait jouir une seconde fois en dix minutes. Il était tard, une heure du matin a sonné. Nous étions un dimanche matin. Elle a eu du mal à s’endormir, cherchant ma bouche plusieurs fois. Elle s’est endormie dans mes bras, agrippée nue à mon corps, sans vouloir me lâcher. Toute la nuit, j’ai senti son cœur battre contre mon torse. Jean-Pierre a dormi dans le salon. Le matin, vers huit heures, elle dormait toujours. Je me suis dégagé précautieusement pour ne pas la réveiller. Qu’elle était jolie dans son sommeil de femme satisfaite. Il avait préparé le café et acheté des croissants. Il m’a dit qu’il était heureux d’avoir vu sa femme heureuse et connaître l’orgasme et qu’il ne m’en voulait pas bien au contraire. Il était heureux pour elle. Je n’avais quasiment pas dormi. Je suis rentré et me suis changé. A dix heures, comme chaque semaine, nous sommes allés courir tous les deux. "Elle dort toujours" m’a t-il dit, comme si de rien n’était.

4 Commentaires

  • Merci pour ce récit Mathieu… sensibilité et complicité ne font pas toujours bon ménage… ce n’est pas votre cas visiblement !

  • En réponse à Marcocu : merci pour votre question, cela s’est passé il y a quelques années maintenant ; je ne les ai pas revus depuis longtemps mais reçois une carte postale de temps en temps. Je crois que c’est un couple uni, ils ont deux petits garçons, voyagent beaucoup. Je ne sais pas si l’expérience avec moi leur a servi posititivement mais en tout cas elle n’a pas desservi leur vie de couple...

  • Merci pour ce très beau récit...

  • Bravo ,Super complicité ,comment se passe la suite de cette relation a 3 ?
    Est ce que maintenant son mari prend plus de plaisir avec elle ou est il juste devenu un mari passif et soumis ?

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