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Fantasme suite et fin

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Je ne fût pas choqué de cette demande même si je ne l’avais pas vraiment anticipée. Pourquoi ne pas les laisser faire l’amour plusieurs fois s’ils en avaient envie ?
Je dis donc "ok". Elle m’embrassa et retourna dans le lit auprès de son amant et tira la couette sur eux pour ramener à eux chaleur et intimité.
Elle lui posa la question avec tendresse dans la voix :
- "Tu veux bien rester toi ? ".
Il me regarda. Je ne fîs aucun signe d’approbation. Et il lui répondit :
- "Bien sûr que j’en ai envie"
- "Alors tu restes" dit-elle.
Elle l’embrassa puis posa sa tête sur son torse pour se reposer en attendant sa prochaine érection. Pour l’y aider, sous la couette, elle prit sa verge encore molle dans la main.
Malheureusement ou heureusement, je ne saurais dire, l’alcool et les efforts aidant, elle s’endormit dans cette position.
Il me dit à voix basse :
- "je fais quoi ? Je m’en vais ? ".
A demi consciente peut-être l’avait-elle entendu mais elle nous répondit en enlevant sa main de sa verge et en le serrant tendrement dans ses bras comme s’il était un nounours qui l’aidait à se sentir bien dans son sommeil.
- "Je crois qu’elle nous a répondu" dis je.
- "Toi ça ne te dérange pas de rester même si c’est juste pour dormir ?"
Il me dit :
- "non si c’est bon pour toi..."

J’avais l’impression de ne pas avoir le choix malgré les règles que nous nous étions fixés.
Mais j’étais comme un con là... je pensais "Je vais pas rester planté là à les regarder dormir. Et c’est quoi ça ? Maintenant je leur laisse mon lit et moi je vais dormir sur le canapé ? Putain mais on va où là ??"

L’idée de départ que je me faisais de mon fantasme candauliste s’éloignait à nouveau. Où était la limite de ce que je devais accepter en contrepartie du fait qu’elle ait accepter de le réaliser. Qu’est ce qu’il se passait réellement dans sa tête, dans son cœur ?

Savait-elle où elle allait ?
Autant de questions sans réponse, elle dormait.
Il referma ses bras autour d’elle.
Je descendais et m’installait sur le canapé.
Je me mis à me masturber en plein tourment.
Ni l’excitation ni les sentiments n’étaient contrôlables...
Je n’ai pas dormi...

Je suis resté devant la télévision, les yeux fixes, pris dans mes pensées à mesurer l’ampleur de mes conneries. Celle de lui avoir avouer mon fantasme, celle de ne pas avoir cadrer les choses, celles de laisser faire alors que je pouvais utiliser la règle du Stop si je me sentais mal.

Le petit matin pointa son nez. Il faisait gris dehors, un temps à rester sous la couette.

J’entendis une voix grave là haut. Elle devait être réveillée également.

Je me suis levé et suis monté doucement. La porte était encore entre ouverte. Je rentrais dans la chambre. Ils étaient toujours sous la couette. Il était sur elle, prêt à lui faire l’amour.
Je me mis à côté du lit. Ici je pouvais voir son visage.
Elle me regarda et me sourit d’un air compatissant mais ne me dit rien.
Elle arrêta de me regarder et ferma les yeux lorsqu’il s’introduisit en elle. Elle tourna son visage à nouveau vers lui et se laissa embrasser tandis qu’il allait et venait en elle.
Je les regardais avec tristesse et pourtant ce que je voyais me faisait encore bander.

Le plaisir qu’ils dégageaient de leur étreinte était une évidence. Elle poussa un gémissement lorsqu’il la fît jouir.
Juste après cet orgasme, elle tourna la tête à nouveau vers moi.
Elle me lança un regard doux et triste. Une larme se mit à couler sur sa joue alors qu’il continuait son va et vient...

Je n’écrirai pas de suite à ce récit. Je vous remercie de m’avoir lu.

 

8 Commentaires

  • Bonjour,
    J’ai écrit ce texte pour me "vider" encore une fois. Et pour cela merci à se site d’exister.
    Il a fallu du temps. Je me suis précisemment imaginé quels comportements et quelles émotions je risquais d’avoir "en vrai" dès l’instant où ma compagne accepterai de rentrer dans le jeu.
    Quels comportements elle risquerait d’avoir elle aussi.
    En imaginant, je m’y croyais presque. Pour aller vers le commentaire de Claude, je laisserai les choses se faire ainsi (znfin je pense...) car l’exitation est au maximum (peut être pour les lecteurs aussi ?) lorsque j’aborde ou que je démontre l’attachement affectif de ma femme envers son amant.
    La toute puissance de mon fantasme se trouve ici. Voir ou raconter un film de boule n’est pas si excitant pour moi. L’instant où l’excitation est la plus puissante se trouve exactement au point de convergence avec la douleur. Lorsque le risque de la perdre est maximal.
    Il est très certainement possible de s’arrêter avant pour éviter le danger. Pourquoi pas si la raison est forte.
    Je retiens néamoins une réflexion faite dans l’un commentaire du 1er volet de cette histoire qui disait à peu près que ni les sentiments ni l’excitation ne s’apprivoisent. Pour ce qui est de l’excitation, ça peut se discuter ; en revanche, concernant les sentiments, je ne vois pas de débat. On peut éventuellement refouler mais pas éviter...
    Malgré tout ce danger, le plus simple serait d’oublier le candaulisme. J’ai une vision tellement pessimiste à propos de ce qui pourrait arriver... on le le voit bien dans le récit et l’écrire me l’a confirmé. J’allais naturellement vers cette fin.
    Alors pourquoi je continus malgré ça de continuer d’espèrer le réaliser ? Je me demande... :-)

  • oh que la fin est rude… Mais oui les femmes peuvent pleurer dans ce genre de situation… les hommes aussi d’ailleurs… et puis en discutant, on a réussi à remettre tout en ordre, nos sentiments, nos émotions, notre amour, elle, son mari, moi… on a décidé de tout stopper et puis il est venu me chercher… elle était trop triste ! La jalousie s’en est allé… ne reste que le plaisir !

  • Merci Tom d’avoir l’honnêteté de préciser que ce récit est imaginaire car il est si près d’une certaine réalité qu’on pouvait se poser la question.
    Il pose LE problème du candaulisme. Si on ne traite pas sa femme comme un jouet on doit accepter ce risque d’un sentiment amoureux. D’autre part l’idéalisation sexuelle de sa femme passe aussi par là. Elle est magnifiée par cette composante affective et d’autant plus désirable.
    Oui mais cela débouche sur ce qui n’est plus un jeu mais une situation véritablement cruelle, un déchirement, un désespoir que seule l’excitation vient cautériser le temps que dure l’excitation...
    Fantasmatique, nécessaire, excitant, douloureux.
    Sans doute vaut il mieux rester un cran en-dessous, laisser aller les choses jusqu’à l’amitié sexuelle et pas au delà, question de règle à poser de façon très claire et consentie sans ambigüité par sa partenaire, installer les choses dans le jovial, le cordial et arrêter de façon déterminée dès que quelque chose de plus profond pointe le nez. Sinon danger, très grand danger et ça ne vaut pas le coup.
    Où l’on voit d’ailleurs que si s’autoriser ses fantasmes fait partie de la pulsion de vie, les pousser jusqu’au bout de leur exigence est une très mauvaise idée.
    Raison de plus pour ne s’autoriser cette pratique que dans un couple aimant et solide.

  • c’est aussi cela le candaulisme....à la fois excité, et aussi par moment sentir que la situation nous échappe et devient incontrôlable...on ne décide plus, on "subit" ce qui se passe....c’est dans son moments précis que l’on deviens de plus en plus soumis dans le jeu et à sa femme....et c’est pourtant si bon...Alors si madame prend en plus plaisir à tirer profit de la situation, cela peut vite déraper en un situation avec jeux s/m ou le premier organe sexuelle devient à 98% la tête, avec de nombreuses privations....c’est ce qui m’arrive actuellement...et je dois disre que j’adore !!!(pourtant je suis très loin de mes premiers fantasmes candaulistes)

  • C’est une belle fiction et elle apporte et demande réflexion (utiles et intéressantes pour tous)

  • Merci pour vos réponses. Attention je tiens à préciser encore une fois que ce récit est imaginaire

  • bonjour Tom,

    pouvez-vous nous, me, permettre de prendre un certain temps pour vous répondre (les "posts" ici, et c’est vivant et heureux, s’enchainent rapidement, parfois trop...) alors que je pense que votre récit demande le temps de l’analyse et de la réponse.
    On vous sent si "désabusé" malheureux...que cela mérite bienveillance, compréhension, partage, précautions...Certaines "pistes" de réponse ou de tentative d’explication me viennent...mais sont encore trop recouvertes d’aspérités brutes pour vous être livrées comme cela. La différence entre rêve et réalité est parfois trop distante et nos idéaux nous poussent à commettre certaine erreurs ou aveuglements ...Tout cela est humain...L’amour semble parfois (c’est aussi son charme) illogique mais réponds aussi au travers des obstacles qu’il produit à nous construire et à nous montrer notre propre chemin.
    Pensées réconfortantes et de soutien.
    Amitiés candaulistes

  • Merci pour ce récit fantasmagorique.
    Lorsqu’on le vit la réalité peut être bien différente. En général rien ne se passe comme prévu. On est déçu quand elle ne se lâche pas. On est déçu quand elle se lâche. Nos esprits tourmentés ne nous laissent pas en paix.

    J’ai tout vécu ou presque, avec à chaque fois l’extase ultime d’être allé au bout, et la douleur intime d’avoir vu un autre la combler. Il y a un prélable incontournable ; la solidité du couple. Si les sentiments s’en mêlent, c’est le début de la fin. Et attention à ça. Les femmes s’attachent à ceux qui leur renvoient une image positive d’elles-mêmes, et qu’elle image plus positive que celle d’une femme qui jouit. Alors si vous allez au bout de vos rêves, ne restez pas trop longtemps avec le même complice. Conseil d’un ami qui a failli tout perdre en poussant sa femme au bout du bout, jusqu’à ce qu’elle soit accroc à la queue de son amant, à sa langue, à son sperme, à ses mains, à lui...

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