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Escapade d’Emmanuelle avec son ex

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La voiture glissait sur un boulevard désert. Toc - toc monotone de l’essuie glace. Rigoles de pluie qui décomposaient les lumières liquides. Dans l’éclat sanglant d’un feu rouge, j’ai vu Marc dégrafer la ceinture de son pantalon.

Je me suis penchée vers le talisman qui frémissait à chaque mouvement de mes lèvres. Il soulevait ses reins pour s’enfoncer davantage dans ma gorge et je m’étouffais de lui avec un bien-être infini.
- " Arrête toi ".

Je me suis redressée lentement, la bouche luisante, tandis qu’il se faufilait entre deux taxis en maraude.
- " Où vas-tu, ai – je demandé avec une soudaine inquiétude ? "

Il a caressé mes cuisses qui se sont ouvertes sans que je l’aie vraiment voulu. Il a tourné à gauche, sur un autre boulevard, et s’est arrêté dans l’ombre, plus loin, contre les buissons poussiéreux d’un square étriqué. Il a reculé son siège, éteint les feux de position, ouvert la vitre.
- " Continue maintenant ".

Je l’ai regardé avec fierté et me suis à nouveau penchée sur lui. Je ne désirais que son plaisir. Il fallait qu’il soit violent, douloureux. Je fermais les yeux. J’aime faire ce que je faisais. C’était essentiel que j’aime cela. Je me suis déchaînée sur lui comme une chienne amoureuse.

Il a murmuré :
- " Cà y est ! "
J’ai ouvert les yeux et je me suis aperçue que le plafonnier était allumé…

J’ai lentement sorti le sexe de ma bouche, traversée par une onde électrique. Des silhouettes sombres se pressaient contre la vitre tout autour de la voiture. Les yeux brouillés par les larmes de l’étouffement, j’ai réalisé que tous ces fantômes s’agitaient dans le même mouvement, régulier et ostentatoire.

Ces hommes sans visage se masturbaient en me regardant. Lorsqu’ils aperçurent mon visage étonné, ils se pressèrent davantage contre la carrosserie et l’automobile fut prise dans un remous et tangua sous les mouvements des voyeurs qui se bousculaient pour se frotter sur les vitres de la voiture. Marc avait rejeté sa tête en arrière et tendait son membre dans la lueur du tableau de bord.
- " Continue, a-t-il gémi. Finis-moi ".

Je découvrais son front couvert de sueur, sa bouche frémissante, j’avais envie de lui dire des mots d’amour, mais je n’ai pas osé et je me suis enfoncé lentement son sexe dans la gorge, meurtrie par les regards anonymes qui suivaient les mouvements de ma nuque.

Des faisceaux de lumière ont éclairé mes lèvres. Les voyeurs étaient équipés de lampes électriques précises comme un scalpel, qui pouvaient trouver dans l’ombre le point précis et essentiel qui déclenchait leur funèbre plaisir. Les spectateurs invisibles illuminaient ma bouche déformée.

Certains grattaient contre les portières comme des animaux terrifiants. J’accélérais mon mouvement. Marc se raidit davantage. 
- " Oui, Manu, oui "

Il a appuyé sur le bouton qui commande l’ouverture électrique de la vitre. L’air froid a balayé mon visage. J’ai compris avec terreur que la vitre était complètement baissée et que des mains tremblantes rampaient vers mes seins au moment où Marc se libérait dans ma bouche en feu.

Surprise par le flot abondant qui me submergeait, je me suis reculée vers les ombres grouillantes qui s’agitaient derrière le pare-brise. Des gouttes tièdes et épaisses se sont écrasées sur ma robe. Une main sortie de la nuit pétrissait mes seins. J’ai voulu la repousser mais j’ai été saisie, tirée et mise en contact avec des verges phénoménales et invisibles qui se sont déversées sur mes doigts.

Marc a brutalement remonté ma robe en s’écriant :
- " Regardez, regardez la superbe salope… "
Les ombres se pressaient contre la portière comme si elles voulaient écraser la voiture. Les lampes électriques illuminaient ma robe souillée, mes cuisses nues et luisantes.

Un voyeur est parvenu à se coller contre la portière et a dirigé vers moi son sexe tendu. Marc a poussé ma nuque en murmurant :
- " Prends-le dans ta bouche. Fais-le pour moi ".

Je me suis dégagée avec horreur et me suis mise à hurler. Mon cri effraya les ombres qui s’affolèrent et disparurent en un instant. Il ne restait plus qu’un homme, grand et penché, qui acheva tranquillement de se conduire au plaisir et se libéra sur la portière.

Des traînées laiteuses apparurent sur le pare-brise. Marc démarra et la voiture bondit en avant. Mon cœur tapait dans ma poitrine. J’étais ivre, bouleversée par cette forêt phallique suscitée par la nuit…

2 Commentaires

  • En vérité, si j’ai le goût de l’aventure, si je recherche l’inattendu, j’aime avant tout me faire peur. Ceci explique sans doute cela. Le jeu des situations insolites m’excite et me séduit – d’en imaginer me grise – me met en transes et me plonge dans un état second où tout mon être se sent autorisé à se dédoubler, oubliant ainsi toutes les contraintes dressées par une éducation trop sévère. C’est moi sans être moi. Je pense sincèrement que cette sorte de schizophrénie me permet de libérer certaines pulsons refoulées. Le double jeu déculpabilise.

  • très beau texte !
    Merci madame, il est rare que vous nous gratifiez de vos sensations et de vos envies. C’est pourtant si simple et vous avez une façon si vivante de décrire l’instant et le ressenti. J’aurai aimé que vous nous gratifiez des sentiments qui vous sont venus à posteriori, mais ce sera peut-être l’occasion d’un nouveau texte ...

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