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Eros et ton anatomie

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Sonnerie. Bisous nerveux. L’ascenseur monte, je te laisse l’accueillir, seule, dans l’entrée.
Je tourne en rond bêtement dans la cuisine. Vous échangez quelques mots que je n’identifie pas, puis clapotent à mes oreilles des bruits de baisers manifestement peu chastes. Les hostilités sont ouvertes.
Vous entrez dans le salon, je serre la main de ton amant avec un sourire que je veux chaleureux. Je propose un verre. Mojito raté, j’ai du mal à avoir vraiment la tête à ce que je fais. Il n’empêche, le rhum va peu à peu faire son effet pour nous détendre, appuyés au bar entre la cuisine et le salon, puis assis sur le canapé de cuir, où nous parlons vacances, immobilier, travail.
Tension palpable. C’est la grande première tant attendue, enfin, notre plan à trois tant fantasmé. Évidemment, tu es à la hauteur du défi, superbe. Ton corps fin gainé dans cette courte robe noire, assise près de lui, moi en face sur un fauteuil, tes grands yeux maquillés pépitent de noisette anxieuse autant que malicieuse. Tes lèvres maltraitées par la nervosité carminent d’appétissante manière et ta crinière soyeuse s’emmêche autour de pendants argentés que je ne te connaissais pas avant de dévaler ta gorge parfumée jusqu’à l’écrin d’un décolleté rendu plus que plongeant par deux boutons de robe laissés baillant. Et pourtant l’atmosphère peine à s’échauffer, reste bien peu érotique en fait. Comment briser la glace ? Un gouffre, insondable encore, ménage une triste distance entre vos corps. Lui paraît assez à l’aise dans sa simple tenue d’estivant, mais n’ose rien. Toi, les coudes le long du corps, les mains suspendues à ton menton, genoux serrés, il est clair que tu n’en mènes pas large. Et pourtant tu es reine en ce royaume, perchée sur tes talons sensuels, tes jolis pieds onglés de rouge battant une obscure cadence, tes mollets fins attirant mon regard sur une fine faille d’autant plus appétissante que tu as aussi négligé de fermer le dernier bouton bas de cette robe que décidément il me tarde de déboutonner dans son entier… Tu es d’autant plus appétissante que, paniquée, tu as été incapable tout à l’heure de te sortir seule du terrible choix de tes dessous et que par conséquent je sais quels trésors se cachent en haut de tes fusées…
Tu te lèves et disparais un instant, je ne sais pourquoi. J’en profite pour remercier ton amant de la petite vidéo de votre dernière rencontre, où tu étais si peu vêtue, agenouillée devant l’endroit même où il est maintenant assis, où il était alors déjà assis… Tu reviens, n’en menant pas plus large. Gotan Project en fond sonore, rien à redire de ce côté, mais il faut briser la glace. Je m’éclipse. Un tour en rond dans notre chambre. Deux. Dix tours. Le temps de vous laisser trois ou quatre siècles seuls dans le salon. Que s’y passe-t-il ? Je reviens calmement. Et là…
Oh rien d’extraordinaire au fond, juste que vous êtes en train de vous rouler une pelle magnifique, un gadin érotissime. Sa main sur ta nuque, sa langue dans ta bouche qui a tourné bien plus de sept fois, rien à en dire de plus. Vous avez fait bien plus que cela dans vos cinq à sept précédents je le sais, mais cette fois je vois, je dévore. Je m’approche pas à pas et m’assois derrière toi. Ma main remonte ton dos, poursuivie par la tienne. Tu continues ton baiser mais ta menotte jolie veut m’assurer, d’un pressement de doigts, que tu ne m’ignores pas. Aucun problème ma belle, goûte à l’envie tout le plaisir de cette bouche, moi je caresse ton dos, ton cou, te mordille le lobe, glisse sur tes flancs, tes cuisses, ton ventre, remonte sur tes seins. Deux autres mains se promènent d’ailleurs, échangent des politesses avec les miennes pour s’éviter le désagrément d’une rencontre lors de l’exploration de tes courbes. Tu te tournes vers moi, m’offre tes lèvres humides, ta langue chaude. Tête penchée en arrière, ta poitrine doit narguer méchamment notre hôte, vilaine ! La preuve en est, il s’empresse de défaire un bouton de plus, puis deux, révélant le vaporeux soutien qui voile à peine tes tétons orgueilleux. Je te sens frémir quand ses pouces viennent tourner sur ces pointes dardées, à sa manière habile dont tu m’as tant bassiné… Lui. Moi. Lui. Moi. Ta bouche volète sans repos, la mienne alterne de tes lèvres à ton cou, tes lobes. Ta poitrine dévoilée est à perfide épreuve sous ses doigts fripons, mes tâtonnements, nos lèvres goulues. Son T-shirt s’évapore, tu te jettes avec gourmandise sur son torse glabre et baraqué, lui mordille le mamelon… coquine !
Dis donc la belle, tu ne comptes pas la garder cette robe indécemment ouverte ? Les derniers boutons ont été satellisés, il est temps de te lever, que l’on profite pleinement de ton corps doux comme le bronze orangé d’une partie de soleil de juillet ! Que l’on profite du dernier secret du tanga de dentelle noire que tu livres en offrande à nos mâles concupiscences. Baisers. Tes mains caressantes sur les disgracieuses bosses qui déforment nos chausses. Tu es pendue à mes lèvres quand ton alpiniste d’amant dévale ton dos et s’abîme – sans crier gare, c’eût été singulier – entre les globes de ta face nord. Regard surpris, amusé, gêné peut-être. Que fait-il donc cet animal humide sur la soie de tes chairs les plus intimes ? Quelque chose d’habile, si j’en juge à la ferveur de ton baiser suivant. Demi-tour, tes épaules sur ma poitrine, tête en arrière, tes seins dans mes paumes. Et lui…d’où je suis, je peux constater qu’il s’épargne les cervicales. Nul mouvement visible, mais pourtant il doit bien y avoir dans cette bouche maintenant plaquée sur ton sexe une langue qui s’agite, car tout effet a sa cause et le spasme ne ment pas… Pour éviter que tu ne glisses, je pars en quête d’une prise assurée…pas de doute, une partie délicate de ton anatomie a bien reçu il y a peu une humide visite… Protecteur, j’y glisse un doigt puis deux, pour te retenir en cas de chute, bien sûr.
Tu le redresses alors, et entreprends d’ôter ce qui masque encore nos vertueuses pudeurs. Le sien d’abord, et je vois ton bras commencer à osciller avant que le cou que j’embrasse ne s’affaisse. Tu es nez à nez avec un fier monument à ta gloire, divine charmeuse de serpent ! Plus long que le mien, tu me l’avais avoué, arqué et surtout – je revois ta gourmandise en me le confiant – chapeauté d’un très gros champignon violet. Délice forestier pour ma belle, et long soupir du soupirant aspiré. Ta main tire mon pantalon comme la main du mendiant le manteau du bourgeois. Ne t’inquiète pas, je te libère ce qui ne saurait souffrir plus long enfermement dans une cellule textile si exiguë. Ô combien j’avais fantasmé ce moment où tu aurais un sexe dressé dans chaque main, le O de tes lèvres bullant de l’un à l’autre. Long moment de pur plaisir…
Je veux que tu continues à le sucer ainsi, mais je veux mieux voir. Alors je te pousse au fond du canapé et plonge avec délices vers ton antre lisse. Je réalise un instant que là où glisse ma langue, un autre a glissé la sienne il y a deux ou trois morceaux du Joe Cocker qui tourne maintenant sur la chaîne. Unchain my heart, baby. Mais la musique ne retient pas longtemps mon attention, car il y a urgence. Alerte rouge, une inondation comme celle que je constate promet de tout emporter ! Un peu plus haut, deux doigts habiles agacent ton téton dardé. Et au-dessus encore, tout là-haut, je vois cette fois très bien comment tu fais glisser cette longue tige courbe dans l’écrin d’une gourmandise dont ton regard perdu ne permet pas de douter. Une paire de soupirs plus tard, tu demandes que l’on échange nos places. Ainsi soit-il, je prends ta bouche et tes seins et laisse ta fontaine magique à son lappage méthodique. Soupirs. Plaisir.
Tu t’arraches à notre emprise et te lèves alors en nous demandant, trop sûre de ton empire pour avoir à te retourner, de te suivre vers la chambre. Le couloir étant étroit – heureux présage ? – lui et moi échangeons des politesses : « après toi je t’en prie », « non non passe devant ». Devant ? Suivre ce petit cul magnifique perché sur ses talons blancs ? Qu’importe l’ordre des troupes, ta cour accourt. Mais le petit échange a permis de constater que nous sommes maintenant à l’aise et mâlement complices pour te complaire. Premier bilan : pour une première fois à plus de deux, on est bons ! Enfin première fois… pour toi et moi oui, qui en parlons depuis des années sans jamais encore avoir trouvé l’occasion d’assouvir. Mais lui, derrière ses petites lunettes d’intello affûté, n’a pas passé sa jeunesse à enfiler des perles. C’est même ce qui sans doute fait que tu t’éclates autant avec son corps d’athlète depuis des mois que tu te livres régulièrement à ses assauts : l’homme est non seulement sportif et solidement pourvu mais aussi endurant, habile et sûr de lui… un homme d’expérience et un libertin confirmé, l’amant rêvé semble-t-il.
Un amant que tu prends à nouveau en bouche tandis que j’ôte tes chaussures au pied de notre grand lit blanc. Puis nous t’allongeons sur le lit et te prenons tour à tour la bouche et la poitrine. Une bouche sur chacun de tes seins… une case de plus à cocher sur la liste de Noël ! Mais un terrible dilemme se pose alors à nous : qui va te prendre en premier ? Réflexion rapide : il est plus gros que moi, le crescendo de tes sensations sera meilleur si je commence…oui mais j’ai le sens de l’hospitalité, priorité aux invités et ceci est mon lit, ma maison et ma compagne ! Et puis j’ai tellement envie de voir enfin de mes yeux ce dont je n’ai eu que tes délicieux mais irréels récits et de partielles photos… Il enfile un préservatif et s’abat sur toi. Je suis maintenant spectateur, en recul, tandis que vos bouches ferraillent en un duel dont tu vas vite finir transpercée… La pénétration de sa lame doit d’ailleurs être terriblement douloureuse, si j’en juge par ton souffle coupé, tes yeux clos et le long râle qui t’échappe. Tu accompagnes ses lents mouvements de bassin, tes mains sur son dos, ses fesses. Ces caresses et vos bouches toujours collées éveillent en moi le premier vrai pincement de jalousie de cette après-midi impossible. Quelle tendresse dans le baiser qui accompagne cette chevauchée ! Ai-je eu raison de te laisser le voir seule tant de fois avant la réalisation de notre, de mon fantasme ? Est-ce qu’à jouer avec le feu je ne vais pas me brûler à nouveau comme avec ton premier amant il y a deux ans ? Je vais prendre l’appareil photo pour souffler un instant, utiliser l’écran numérique pour créer un peu de salutaire distance entre vos corps et mon pauvre cerveau reptilien. Mais c’est quand il se redresse et révèle ton buste et ton visage pour accélérer ses mouvements, qu’il pose tes jambes sur ses épaules, juste desserrées ce qu’il faut pour que ta main titille ton clitoris, que je retrouve ma sérénité. Ce que tu es belle en cet instant ! Fraîche et délicate toujours avec tes lèvres fines en O sous tes yeux clos dans le nuage de tes cheveux éparpillés sur l’oreiller. Forte et rayonnante de liberté, prise par ton amant en présence de ton mec, toute fausse pudeur balayée, assumée. Pas de doute, je suis un amoureux de la liberté, de ta liberté. Il n’y a rien au monde de plus beau, de plus fort qu’une femme libre, que toi libre.
Trêve de contemplation, ce salaud te pilonne maintenant avec vigueur et a délaissé le haut de ton corps. Alors je fonce, t’embrasse entre deux gémissements, maltraite tes seins, glisse ma verge tendue entre tes lèvres, baise ta bouche. Libre oui, mais libre d’être soumise aux caprices de tes deux mâles, bordel ! Changement de rôle, à moi de t’envahir. Je te tire au bord du lit. Notre matelas est bien haut, je suis debout et juste à la bonne hauteur pour l’assaut. Fort, viril, aussi puissant que je peux. Pas de douceur inutile, vu ce qu’il vient de t’infliger, tu es accueillante comme un relai de montagne en pleine tempête de neige, comme une buvette trop petite dans un festival d’été. Tes gémissements continus confirment que je tiens à peu près la route même après son passage. Ta tête cherche la position pour accueillir dans ta bouche son gros menhir violacé. Je te glisse un oreiller sous la nuque, ce qui me vaut un sourire complice. L’amazone est toujours bien ma pétillante chérie, je n’étais pas inquiet mais la confirmation est agréable. Il est à genoux à côté de ton visage et ton bras disparait entre ses cuisses. Sans doute pour pousser sur ses fesses et projeter son sexe à la rencontre de tes amygdales… sauf qu’un petit tremblement agite manifestement ton poignet…tu ne serais pas en train de lui glisser un doigt dans le fondement tout de même ? Il me propose alors de nous prendre en photo. « Tu en prendras quand vous vous retrouverez tous les deux sans moi », lui réponds-je sans appel et sans doute à tort… Je te prends de plus belle un long moment, te tourne vers lui pour mieux continuer de te prendre tout en accédant à tes fesses où je glisse facilement un puis deux doigts. « Pas de double-pénétration, pas derrière ». C’est l’une des rares demandes que tu avais formulées avant le show. Soit, c’est vrai que tu n’es plus trop tentée par ce côté-là ces derniers mois, sans doute parce qu’il t’a fait sentir d’autres choses devant et que pour l’instant au moins tu te satisfais pleinement des délices de l’entrée principale. Tant pis pour les artistes. Je lui cède la place à nouveau.
Il te demande ce qui te ferait plaisir. Tu hésites un instant puis lui répond avec un touchant air d’innocence : « un 69 ». Ma belle, sais-tu que nous n’en sommes plus aux préliminaires ? Il semble aussi surpris que moi et me jette un bref regard interrogateur. Je ne sais ce qu’il obtient en réponse mais il s’allonge alors sur le dos, et tu t’assois sur son visage. Clic clac, quelques photos de ta bouche distendue. Je te caresse le dos, vais pour descendre jusqu’à tes fesses, mais il y a posé ses mains pour mieux plaquer ton bassin sur sa bouche. Alors je remonte ma main sur ta nuque et présente ma queue à ta bouche. A nouveau, tu alternes les dégustations, et je sais – pour bien connaître tes appétits en la matière – que tu te régales.
Bien vite, il vous redresse. Deux tours de bras, deux tours de langue et de corps, et te voilà prise en levrette. Belle initiative l’ami, voilà qui va me plaire ! Au bord du lit, nouveau préservatif enfilé, il te sabre et je te vois te pincer les lèvres à chaque coup de butoir. Un pied posé sur le lit, ses mains étrangement à plat sur ton dos, puis qui descendent pincer tes seins, puis qui t’attrapent les hanches, il alterne longues foulées et sprints de soudard. Je filme quelques secondes, pour garder un souvenir. Tu sembles un moment prendre ton pied, puis un peu moins. Je te présente mon sexe à sucer, encore… mais bien vite tu exprimes ton envie de changer de position.
On sent tous que c’est le dernier changement, l’imminence du bouquet final. L’apothéose va durer en fait, mais dieu qu’elle va être bonne ! Tu es sur le dos, genoux pliés sous lui, tes jambes presque jointes baladées de ses flancs à ses épaules au gré de vos envies, à la recherche de la position d’extase. Comme tu es tournée vers moi, je glisse ma main entre vous pour danser sur la crête de ta montagne sacrée. Polissage que tu interromps prestement : « j’étais au bord, ce n’était pas le moment de me déconcentrer » me diras-tu plus tard. Soit. D’ailleurs je l’étais aussi, au bord, à force d’être si bien embouché. Nous tenons pourtant encore de longue minute, sans que l’athlète qui est en toi ne présente le moindre signe de faiblesse. Alors quand ton cri presque muet sonne bruyamment, c’est l’hallali. Violente jouissance de ma belle baisée à l’endurance. En sueur, il ne tarde guère à suivre, jetant ses reins à l’assaut ultime et brutal de ton abîme chaud. Et simultanément je parachève le tableau en le signant de quelques traits blancs sur tes lèvres, tes joues. Et l’oreiller.
Brusque retour de pudeur, je ne suis pas resté étalé avec vous sur le lit, mais éclipsé vers le salon. Lui ne semble guère avoir goûté ton envie de l’embrasser, encore souillée que tu étais de mon abandon. Après quelques minutes vous me rejoignez sur le canapé. Nous parlons de nouveau de tout et de rien, un long moment, en nous rhabillant pièce par pièce. Profitant d’une éclipse de toi, il me demande si tout s’est passé comme je le souhaitais. Je tente d’appeler à une remise de partie prochaine, même si je sais bien qu’il a surtout hâte de profiter de toi seul à seul. Comment ne pas le comprendre… Dès qu’il sera parti, c’est toi qui me serrera dans tes bras et m’amèneras à te prendre à nouveau. Cette fois sans retenue, je ne tiendrai pas longtemps. Tu t’en douteras car tu ne chercheras pas d’autre plaisir que le mien. Besoin de solitude sans doute, c’est le jet de la douche qui te portera au dernier orgasme de la journée.
Au moment où j’écris, c’était il y a 8 jours. La semaine a été chargée de moments coquins, de sous-entendus (comme cet enivrant « il y a des choses que nous n’avons pas fait », ou ce « quand même je voulais tellement que tu te sentes bien que je ne me suis pas trop concentrée sur moi-même et c’est clair que j’aurais pu beaucoup plus en profiter… »). Pas de doute, comme il y a eu un prologue à ce moment, il y aura des suites…

3 Commentaires

  • superbe narration à lire

  • Oui, subtil et pourtant intense, c’était tout à fait ça.

    Merci pour le gentil commentaire.

  • très joli moment que j’ai moi même connu il y a quelques années dans me débuts. Mélange à la fois subtile et intense de volupté, de sensualité, d’adrénaline et de plaisirs tellement forts, hors du commun !
    Joliment raconté avec beaucoup de finesse, on sent nettement la complicité dans votre couple.

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